Barcelone : quand Le Monde comprend la notion de seuil de tolérance | Causeur

Barcelone : quand Le Monde comprend la notion de seuil de tolérance

L’extrême gauche catalane fait de l’étranger un bouc émissaire

Auteur

Olivier Prévôt
anime le site et la revue L'Esprit de Narvik et le blog Les Carnets de Betty Poul sur Causeur.

Publié le 04 octobre 2016 / Médias Monde Société

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Affichettes à l'entrée de la station Diagonal à Barcelone, le 26/09/16. Crédit : O. Prévôt

D’abord, ça m’a fait bien rire.

C’était en juin dernier, dans le quartier le plus bobo de Barcelone, Gràcia. Je descendais tranquillement la Carrer de Torrijos en direction de la halle de l’Abaceria – marché couvert où l’on peut, au petit matin et sur le zinc, se régaler de charcuteries et fromages catalans. Là, devant l’entrée de la halle, un petit malin s’était amusé à ajouter une direction à celles déjà présentes sur les panneaux indicateurs destinés aux touristes – pourtant rares dans ce coin de la ville. « L’aéroport, c’est par là ! », inscription suivie d’une invitation à partir, un peu plus convenue et abrupte, « Tourists, go home ! ». Entre la douceur de ce matin d’été, cette impression confuse que la ville, les gens, l’air lui-même avaient organisé une sorte de conjuration pour assurer mon bonheur et, d’autre part, la brutalité du message, j’ai senti un choc. Non, avec nos chaussures de marche, nos shorts de toile beige, nos sacs à dos siglés et, surtout, cette confiance, un rien vaine, du Parisien pour lequel le monde est un vaste banquet où il est l’invité d’honneur, non, avec tout ça, malgré tout ça, nous n’étions pas nécessairement les bienvenus. Je veux dire : dans la vraie ville – qui n’est pas qu’un décor – peuplée par de vrais gens – qui ne sont pas que des figurants. En fait, je ne tarderai pas à m’en apercevoir, les murs de Barcelone étaient envahis par de telles inscriptions, signes d’une allergie de la capitale catalane à la présence touristique.

Début septembre, à Paris, je lisais à ce sujet, un article paru dans Mle magazine du Monde, intitulé L’auberge espagnole voit rouge et qui expliquait, cette fois sans la juger, ce qu’en d’autres lieux, on aurait appelé « tentation du repli sur soi ». Le grand quotidien français, infatigable pourfendeur de la seule idée qu’il puisse exister un seuil de tolérance, semblait plutôt comprendre nos voisins catalans et leur soudain rejet de la présence étrangère fort peu discrète.

Lisez la suite de l’article sur le blog d’Olivier Prévôt 

 

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 6 Octobre 2016 à 12h45

      Nolens dit

      Très cher IHMO.
      Quelle perspicacité ! En effet je vis en Thaïlande depuis deux ans et j’y suis bien. Tellement bien que j’espère y finir mes jours.
      Quant à votre question très subtile : est-ce pour les fillettes ou les garçonnets ou bien les deux ? c’est assez insultant. Je vis avec une Thaïlandaise plus jeune que moi mais plus toute jeune. je ne le suis pas non plus. Nous allons nous marier très bientôt d’ailleurs, civilement et religieusement (au temple bouddhiste).
      Vous ne connaissez rien à la Thaïlande, vous n’en avez que des clichés.
      Il y a bien sûr du tourisme sexuel, comment l’éviter ? Ce n’est pas mon truc, je ne paie pas pour coucher avec une femme, y compris en Thaïlande. Autre détail, ma future épouse a des revenus plus que confortables, elle est jolie, intelligente et cultivée.
      Je ne suis pas un touriste, juste un retraité qui touche une retraite confortable (y compris selon les critères français) parce qu’il a travaillé près d’un demi-siècle et cotisé un max. On ne peut pas en dire autant des français que je côtoie parfois et qui ont cotisé moins, touchent moins et pleurent beaucoup quand ils connaissent mes revenus.

    • 5 Octobre 2016 à 18h30

      Pierre Jolibert dit

    • 5 Octobre 2016 à 14h25

      persee dit

      Merci Steed59, nous sommes d’accord,…. mais Paris martyrisé , Paris libéré mais Paris !

    • 5 Octobre 2016 à 13h50

      persee dit

      Steed 59, je ne nie pas la réalité de la violence en Corse à Marseille ou à Paris ma ville natale ,. Il y a en Corse le meilleur et le pire ? Je dis simplement que les murs de la réalité sont épais; Par ailleurs “les corses” ont le mérite d’avoir dit NON tout de suite à ce qui est devenue une habitude sur le continent , par la répétition des provocations , la fatalité des passifs face à ce que vous savez .Même un procureur le dit

      • 5 Octobre 2016 à 13h53

        steed59 dit

        ceci dit je préfère largement vivre en Corse qu’à Paris

    • 5 Octobre 2016 à 5h30

      Fuckwit13 dit

      Hello…. Barcelone est tres certainement une ville de charme….. Nous y avons passe un sejour merveilleux meme si nous n’avons pas pu visiter certains endroits qui etaient surpeuples de touristes…. Oui, c’est vrai que le tourisme bouchent les arteres et rend malade les habitants …. Il faut quand meme bien dire que certains se renflouent les poches grace a eux depuis des decennies…Il est aussi vrai de pointer du doigt les touristes issus de chomage qui eux cherchent l’etrillement a prix modestes et qui n’ont rien a foutre de leur entourage. Ils sont partout, meme en Australie ( et ceux la ne sont pas issus du chomage !…). Les transports a bas cout, l’hebergement sur soffa, le camping van les plus modestes ( juste le van et matelas, font que les hordes sociales animales se confondent au desespoir de beaucoup….. Dommage, mais c’est ainsi…. La Nouvelle Zelande semble etre la destination de choix ces temps-ci.

      • 5 Octobre 2016 à 13h57

        steed59 dit

        c’est ce genre de vacances moi qui m’ont toujours botté. Un barcelone gentrifié, embourgeoisé, “emparisé”, “londonisé” ne m’intéresse pas trop

    • 4 Octobre 2016 à 22h52

      ZOBOFISC dit

      « Le tourisme est l’industrie qui consiste à transporter des gens qui seraient mieux chez eux, dans des endroits qui seraient mieux sans eux» a dit Jean Mistler et cette formule s’applique parfaitement au sujet de cet article.

      Le touriste pollue, il envahit, il irrite les autochtones, il arrive en territoire conquis et, moins il a d’argent, plus il est exigeant.

       MAIS, le tourisme rapporte du pognon.

       L’idéal serait l’argent des touristes sans les désagréments de leur présence.

      Quelqu’un a-t-il une solution ?
      Il y a plein de pays qui seraient intéressés ! 

      • 5 Octobre 2016 à 3h40

        Nolens dit

        Certains pays, du moins celui où je vis, font la chasse au touriste clodo. Celui qui veut vivre au-dessus de ses moyens et surtout qui vit de mes moyens à moi car je paie pour lui, lui qui a toujours cotisé un minimum tout en recueillant un maximum d’aides, subventions, allocations, j’en passe et des meilleures.
        Ce paradis où je vis contrôle les revenus des résidents, il impose aux retraités un revenu mensuel d’au moins 1700 à 1750 euros. Cette année les parasites faisant des petits boulots à la saison dans le sud-est de la France ont de grosses difficultés à venir passer l’hiver sous les tropiques avec le RSA que je leur paie.
        Dernière chose, ce paradis est sous tutelle militaire ce que je trouve éminemment préférable à la dictature élue qui nous vole depuis des décennies.
        On est quand même mieux entre riches qu’avec ces salauds de pauvres.

        • 5 Octobre 2016 à 13h05

          IMHO dit

          En Thaïlande. Vous vous y êtes installé pour les fillettes ou les garçonnets, ou les deux ?

      • 5 Octobre 2016 à 10h35

        Schlemihl dit

        La solution ? Créer dans chaque pays une taxe touristique . Toute personne susceptible de partir en vacances à l’ étranger paye au fisc une somme et a l’ obligation de rester chez lui . Le fisc envoie honnêtement aux états intéressés ( France Italie Thaïlande Espagne USA etc … ) ce qui leur revient et empoche la différence . Tout le monde profite , le fisc , les états touristiques , les touristes qui ne gêneront personne , sont protégés de la tourista et parfois de quelques infections sexuellement transmissibles , sans oublier la fatigue du voyage .

        Idée simple , facile à réaliser …. oui mais la routine , toujours la routine !

    • 4 Octobre 2016 à 20h54

      saintex dit

      J’ai lu ci-dessous que le prix de l’immobilier ou les odeurs de cuisines sont les éléments déterminants.
      Le quartier arabe de l’Albaicin est le plus vieux de Grenade et son nom signifie, les misérables. Ses constructions ne sont donc pas comparables à l’Alhambra auquel il fait face. Il y a quelques années, de nombreuses maisons menaçaient de s’effondrer. Avec le tourisme, et probablement l’UE, il a été beaucoup restauré. C’est un quartier très peu commerçant et les marchands d’artisanat d’art et autres faux tolède et banderilles sont quasi absents de la colline. Les touristes se promènent essentiellement en bas, près de la rivière, et ne montent qu’aux alentours des deux belvédères. Sur le mur d’une maison il est écrit en espagnol que ce quartier n’appartient pas aux touristes et qu’ils sont priés de passer leur chemin.
      J’ai vu quelque chose d’assez similaire sur les remparts de Jérusalem.
      Ceci n’est qu’un témoignage et non un engagement dans un sens ou dans un autre. Mon engagement est en revanche l’expression d’une certitude. On peut contraindre les gens à faire ceci ou cela en gueulant, ou par la force. Mais on ne peut jamais les obliger dans leurs pensées. Si d’aucuns pensent être sages et détenir une vérité de l’humanité, ils n’ont pas d’autres moyens de la faire partager que la conviction. S’ils font autrement ils se trompent sur l’homme, et ils ne sont pas les sages et justes qu’ils prétendent être. Jamais on ne change la pensée des gens en leur tapant sur la tête, ou en criant et les insultant.

      • 4 Octobre 2016 à 21h25

        steed59 dit

        ceci dit le touriste cherche toujours des endroits “authentiques” qui ne sont pas “touristiques” mais de sa propre présence il fait du lieu où il se trouve un endroit “touristique”, ce qui fait cette recherche vaine ….

    • 4 Octobre 2016 à 20h05

      bartolomee dit

      @ Sancho @ IMHO

      A vous lire fréquemment, j’ai vraiment des difficultés à comprendre pourquoi vous ne demandez pas l’asile politique à un pays de l’autre côté de la Méditerranée. Vous y boufferiez du français et de la France à satiété.

      Ici, vous prétendez débattre tandis que l’observation (et la lecture attentive, j’insiste) atteste d’affirmations non démontrées toujours étalées comme des théorèmes.

      Je serais bien curieux de connaître votre apport concret à la société française pour la critiquer avec autant de virulence.

      Il n’est pas haineux, ni raciste, ni xénophobe, ni fasciste que de dire que nous ne savons plus intégrer en France parce que nous avons dépassé largement le seuil de nos possibilités en la matière : financière, culturelle, sociale.

      Si votre conviction profonde est que les français de souche doivent laisser la place libre : osez, ayez le courage.

      Je vous en parle d’autant plus librement que mon origine n’est pas stricto sensu française, mon arrière grand père est né dans un autre pays d’Europe. Mais…je suis profondément reconnaissant à cette grande Nation de m’avoir donné tout ce qu’elle m’a procuré depuis pas mal d’années.

      Pas si compliqué…les Corses vous indiquent le chemin à suivre depuis longtemps : La France, tu l’aimes ou tu la quittes.

      • 4 Octobre 2016 à 21h05

        Sancho Pensum dit

        “Je serais bien curieux de connaître votre apport concret à la société française pour la critiquer avec autant de virulence.”
        Mon pauvre vieux, voilà que vous prenez Causeur pour la société française…

      • 5 Octobre 2016 à 2h15

        IMHO dit

        Encore un métèque drapé dans les trois couleurs !

      • 5 Octobre 2016 à 6h55

        bartolomee dit

        @ Sancho & IMHO

        Evidemment, pas de réponse sur le fond (je vous coupe tout de suite l’herbe sous le pied : le fond n’est pas vide) et un “casse toi pov’con” à peine déguisé.

        @ IMHO : j’apprécie le “métèque drapé les trois couleurs”, la formule est bien trouvée et originale. Si, si c’est vraiment bien, sincèrement.

        • 5 Octobre 2016 à 11h05

          IMHO dit

          Merci mais ce n’est pas de moi, je l’ai trouvée, il y a longtemps, dans le Dernier des Justes, le roman de Schwarzbart.
          PS Votre arrière grand-père était un Grec d’Asie Mineure ?

    • 4 Octobre 2016 à 18h58

      Martini Henry dit

      Seuls les indécrottables abrutis peuvent imaginer que les “identitaires” croient une seule seconde que leur identité est figée, imperméable et immuable. Le dernier d’entre eux sait parfaitement qu’elle est le résultat d’échanges, d’apports, d’enrichissements multiples et continus. Aucun d’entre eux ne l’ignore et prétendre le contraire relève de la bêtise la plus crasse.
      Le problème découle de la rapidité des bouleversements actuels et de son résultat qui est l’installation, sur notre territoire, d’une culture concurrente dont on a le sentiment qu’elle se développe parallèlement à la notre sans aucune volonté de s’en rapprocher mais donnant, bien au contraire, le sentiment de vouloir se substituer à elle.
      Et c’est pour cela que l’on parle de seuil de tolérance. Ce seuil n’est rien d’autre que l’expression du sentiment que cela va trop vite et rend l’assimilation impossible, mettant notre culture en danger, lui imposant un défi trop dur à relever.
      Ajoutez à cela la mondialisation et la contestation de l’existence même d’une culture, d’une identité française et vous obtiendrez un peuple en état d’absolue incertitude identitaire et qui devient donc, particulièrement méfiant et réfractaire à la venue de populations dont la culture constitue alors une menace et non plus une promesse d’enrichissement.

      • 4 Octobre 2016 à 19h50

        mogul dit

        Je ne suis pas encore descendu sur ce fil, mais je tombe du 1er coup sur ce post remarquable, avec lequel je suis pleinement d’accord. 
        Je suppose que l’essentiel de la troupe des abrutis faisant preuve d’une bêtise indécrottable  est constitué de l’axe Sancho-Imho, c’est ça ?

      • 4 Octobre 2016 à 21h00

        Sancho Pensum dit

        MH, sauriez-vous m’en dire plus sur votre définition de l’identité que Canse :
        “Pour ma part, Sancho Pensum, je serai bien en peine de vous définir, en quelques mots, l’identité toutefois j’ai conscience de ce que je suis, et la liberté est constitutive de moi.” ?

        • 4 Octobre 2016 à 21h56

          Martini Henry dit

          Une langue, un territoire façonné par une histoire commune, une histoire inventée aussi mais en commun, ce fameux roman national, un esprit, une race aussi bien sûr, des principes et des valeurs, un art de vivre, des paysages, une toponymie, une géographie, une gastronomie, le sentiment de faire corps, d’être français et le tout, ce socle minimum, partagé par les autres français comme moi. Une communauté partageant cela avec la conscience de le partager et du fait que cela fait de moi un français plutôt qu’un congolais.
          À cette identité s’ajoute une multiplicité d’autres, mon identité corse, celle de fils de petit fils de pieds noirs, celle de père de famille, mes histoires d’amour, mes réussites et mes échecs, celle de pratiquant d’arts martiaux et de chasse sous-marine, toutes ces particularités qui me sont propres dans leur mélange et qui se croisent et se partagent avec d’autres. Ce qui fait que je me sens au moins aussi proche d’un senseï japonais que d’un bouliste lyonnais.

        • 4 Octobre 2016 à 22h32

          IMHO dit

          Toutes ces identités ensemble !
          Mais c’est la gueule-de-bois assurée, ça !
          Moi je sais qu’avec la moitié du quart, je serais à genoux à côté de la cuvette à dégueuler et à appeler la mort .

        • 4 Octobre 2016 à 23h25

          Martini Henry dit

          Oui IMHO, ça on le sait.

        • 5 Octobre 2016 à 18h00

          Sancho Pensum dit

          “Ce qui fait que je me sens au moins aussi proche d’un senseï japonais que d’un bouliste lyonnais.”
          Elle a une drôle de gueule votre identité française…
          Et en tant que descendant de pied-noir, vous ne vous sentez pas proche des Algériens ?…

        • 5 Octobre 2016 à 19h26

          Martini Henry dit

          Il y a une identité nationale et une identité personnelle, dont notre identité nationale commune est l’un des éléments constitutifs. C’est portant pas difficile à comprendre.
          Bien sûr que je me sens un peu arabe : vous devriez goûter le couscous de ma grand-mère! Elle qui se teignait les cheveux au henné, qui était institutrice puis directrice d’école de petites gamines musulmanes, qui leur apprenait à tisser les tapis berbères dont nous avons encore quelques exemplaires, qui poursuivait à coup de balai un vieil algérien de 75 balais à qui une de ses élèves de 12 ans était promise, qui parle arabe couramment, qui a vécu avec les servantes et nounous arabes qui ont élevé ses fils.
          Je suis aussi tout ça, c’est tellement évident. Cela constitue mon identité personnelle mais n’empêche absolument pas de se reconnaître dans une identité française qui n’est pas la somme de toutes les identités individuelles de chacun.
          Faut vraiment être bouché à l’émeri pour ne pas arriver à concevoir cette distinction pourtant tellement évidente…

    • 4 Octobre 2016 à 18h54

      Alex Z dit

      Moi aussi je suis allé à Barcelone. Deux fois ! La première c’était en voyage organisé (week-end prolongé organisé par le CE). Cela s’était très bien passé. Barcelone est en effet une ville fantastiquement attachante.
      La seconde fois, perdus, seuls au milieu de cette ville toujours fantastiquement attachante, nous avions besoin d’un renseignement pour nous rendre quelque-part, nous demandons, dans le métro, un renseignement. Ma femme parle couramment espagnol (étant espagnole d’origine), et pose des question à la préposée du métro. Réponse… en catalan. Ma femme réitère, j’essaie l’anglais. Encore une fois, réponse (très étayée vu la longueur du discours), mais toujours en catalan ! Merci madame, et passez une bonne journée, excusez-nous de vous avoir dérangé.
      Je ne voudrais pas faire de racisme à la petite journée, mais ce que je reproche surtout aux catalans, et ça date pas d’hier, de partout en Catalogne, et même à Andorre, c’est le visage fermé de nos interlocuteurs, y compris des commerçants, y compris des employés de ces commerçants. De véritables portes de prison. Des visages fermés à toute discussion, à tout humour. Ces gens, ont vraiment la phobie de l’”étranger”, et le montrent bien.