La racaille, ferment du djihad? | Causeur

La racaille, ferment du djihad?

La violence est un continuum

Auteur

Denis Bachelot
est journaliste et essayiste, auteur de "L’Islam, le Sexe et Nous" (éditions Buchet-Chastel).

Publié le 22 août 2016 / Religion Société

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Il faut faire le lien entre la culture de la violence du milieu délinquant qui impose sa domination dans les cités ghetto et la radicalisation religieuse des terroristes.
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"La Haine", 1995.

Dans sa fonction de déconstruction du réel, le discours médiatique ambiant, relayant le propos du pouvoir politique, a introduit un nouveau schéma d’explication pour  commenter les actes de violence de masse qui frappent actuellement l’Europe : la subtile distinction entre « acte terroriste » et agression commise par un « déséquilibré ».  Avant les attentats de 2015 et 2016 qui ont ensanglanté la France, toute une série d’attaques au couteau ou à la voiture folle, en France, en Belgique et aussi en Autriche et Grande-Bretagne, avaient déjà été « vendue » au public  sous l’emballage « acte commis par un déséquilibré » ;  que le déséquilibré en question crie « Allahou Akbar » ne semblait pas alors une cause suffisante pour mettre en avant le caractère politico-religieux de l’agression, si elle n’était pas d’emblée revendiquer par une organisation labellisée. Ainsi, les premiers signaux  annonçant un nouveau type de violence terroriste aveugle ont été largement cachés au grand public par une entourloupe médiatique.

Les « fous », si tel était le cas, agissent de toute manière selon l’univers mental qui les imprègne, or, ces prétendus psychopathes agissent bien dans le sens de la violence djihadiste. A ce que l’on peut savoir il y a également des psychopathes chez les chrétiens ou les bouddhistes, ils ne pratiquent pas le meurtre de masse à répétition au nom de leur croyance.

Violence protéiforme

Mais surtout, peut-on comprendre la violence terroriste en la déconnectant d’un contexte global de violence qui légitime la haine de la société hôte et de ses valeurs ? Peut-on ainsi ignorer le continuum de violence qui frappe notre pays, comme d’autres pays d’Europe, depuis les agressions du quotidien, pudiquement rebaptisées « incivilités »,  aux trafics organisés qui tiennent les cités, de la radicalisation religieuse aux crimes terroristes ?

Le fond de l’affaire n’est-il pas d’abord la culture de la violence qui imprègne des pans entiers du territoire et leurs populations captives ? Une violence construite sur la haine de la France et des Français et qui forme un bloc compact et cohérent.

Ne faut-il pas alors globaliser la problématique de la violence et saisir ses liens avec l’immigration de masse incontrôlée et la crise identitaire française pour comprendre le phénomène historique auquel nous sommes confrontés ? Les Français ressentent confusément la logique de ce continuum de la violence mais ne peuvent l’exprimer car leurs dirigeants et leurs médias interdisent ces connections en faisant de la violence radicale un phénomène en soi, coupé de son environnement culturel local, qui résulterait d’un processus quasi individuel !

Ce qui permet aux médias de gloser de manière  stérile sur le fait de savoir si tel ou tel type de violence relève de la délinquance, de la psychiatrie ou du religieux. Tout est lié et tout se mêle, évidemment ! Et le profil majoritaire des terroristes en témoigne.

Il y a une identité de nature entre la haine de la France de la racaille ordinaire et la haine de la France du djihadiste ; ce n’est ensuite qu’une question de psychologie personnelle, de circonstance et de séquençage. La grande majorité des terroristes est d’abord passée par la case violence civile et délinquance.

Il faut ainsi clairement faire le lien entre la culture de la violence du milieu délinquant qui impose sa domination dans les cités ghetto et la radicalisation religieuse. La culture de la violence, quasi légitimée et si peu réprimée, est bien la matrice de la violence terroriste et religieuse. La violence ne se limite pas au terrorisme ; contraindre les femmes à porter le voile ou ne plus sortir comme elles le veulent, attaquer en meute des femmes européennes, laisser des pans entiers du territoire être contrôlés par des bandes, racketter les « babtous fragiles », permettre et promouvoir  des chansons qui profanent la France et les Français ou appellent au meurtre de policiers, c’est déjà ouvrir la voie au terrorisme.

L’inconscient meurtrier

Les classes dirigeantes européennes ne peuvent poser et accepter ce diagnostic car il engage, de fait, leur responsabilité : comment ont-elles pu, au fil des décennies, laisser de telles situations de tension et de violence s’installer aussi massivement ? Il est naturel qu’un environnement pathogène, où les règles ordinaires de la sociabilité « civilisée » sont sans cesse bafouées, entraîne des comportements pathologiques, dont la violence meurtrière est une des formes d’expression. Le déséquilibre des comportements individuels n’annule pas la portée politique du geste assassin, au contraire même, il en est un marqueur essentiel.

L’immigration de masse dans les conditions dans lesquelles elle a fonctionné depuis plusieurs décennies est un phénomène de pathologie collective qui participe de l’émiettement de sociétés fragiles aux identités incertaines. Sur ce terrain dévasté toutes les manipulations psycho-idéologiques sont possibles et la déstructuration identitaire ne peut qu’engendrer une multiplication des personnalités déséquilibrées, voire psychotiques.

La tension identitaire est au cœur même de la pathologie sociale qui engendre une multitude de comportements violents dont les formes sont multiples et évolutives. La biographie des terroristes montre bien ces interconnexions entre sous-culture légitimée des cités, un certain rap est au cœur de cette dynamique, délinquance organisée et radicalisme religieux. Il n’y a pas de contradiction comportementale entre la culture de la drogue, la sexualité prédatrice, la violence anarchique, l’individualisme consumériste forcené, et l’engagement djihadiste. Ces différentes phases se déroulent dans un même contexte socio-culturel, où le sentiment de rejet du pays hôte et la pulsion de légitime prédation sur ses habitants forment le substrat d’une culture que la bien-pensance qualifie, sans honte, de « populaire » !

Il est presque cliniquement compréhensible que les tensions provoquées par la cohabitation de réalités identitaires incohérentes et conflictuelles puissent provoquer chez les esprits les plus fragiles ou les plus exaltés des ruptures mentales dévastatrices ; surtout quand le sentiment d’impunité suscité par la vulnérabilité de la victime désignée facilite la décision du passage à l’acte.

Ainsi, la violence terroriste n’est que la partie la plus émergée d’une violence globale dont la nature éminemment identitaire est niée par le système idéologique dominant. Elle est l’acte vengeur d’un inconscient identitaire occulté et refoulé qui réclame son lot de victimes et de sang pour affirmer son existence. L’inconscient collectif  bafoué peut tuer quand il s’exprime.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 27 Août 2016 à 16h13

      beornottobe dit

      et après “ça” Hollande va courir au Vatican faire des courbettes et remercier François!!!!!)
      pourquoi? :
      mais parce que François n’a fait que RAJOUTER au utopies socialistes!!!!!
      et c’est pas peu dire! (parce que si on lit TOUTES ses déclarations !….. oupssss : j’en connais qui vont faire des cauchemars. )
      oh la laaaaa!

    • 27 Août 2016 à 16h09

      beornottobe dit

      c’est le résultat de la “TAQYYA” selon la Gauche! (c’est pour cela qu’ils s’entendent si bien avec l’Islamo-Coranisme !!!!! (ou Musulmo-Coranisme) (Boubakeur compris!)

    • 26 Août 2016 à 18h20

      beornottobe dit

      en réel ou en figuré !…. (médiatiquement c’est pareil)

    • 26 Août 2016 à 18h19

      beornottobe dit

      “….. si tu ne pense pas comme moi alors je te ferai la peau”……
      (telle est à peu près l’opinion socialiste)

    • 26 Août 2016 à 12h36

      AMA dit

      Ok pour les liens entre la violence, la racaille, la délinquance, le terrorisme et l’islamisme, c’est à dire pour le plancher de la hiérarchie mafieuse, les basses œuvres en quelque sorte. Mais les parrains, qui sont-ils? N’est-ce pas le sujet principal sur lequel un voile de pudeur opaque est installé, ne laissant aux citoyens que du chiffon mouillé à la burkini pour lui faire croire qu’il traite le cœur du sujet. Il s’agit d’une mafia, avec ses chefs et ses complices, sur laquelle beaucoup redoute de s’étendre, comme à Palerme, mais à l’échelle mondiale cette fois-ci. Attendons l’éclosion de la vérité…”ou à la Trinité”.

    • 24 Août 2016 à 18h47

      bartolomee dit

      Lector tient, à mon avis, le bon bout de la ficelle. L’Europe (“le marché commun” de notre jeunesse) s’est construite autour d’une logique “offre” – “demande”, transformant le citoyen, son histoire, son passé, sa culture en un vulgaire consommateur.

      En effet, aucun projet politique n’est jamais sorti des cartons de Bruxelles, et n’en sortira probablement jamais, puisque le principe fondateur (celui de la paix) est totalement dépassé, et que le mode de fonctionnement est bien celui du “marché” au sens large du terme qu’il convient de rendre le plus fluide possible. Le raisonnement se tient sur le plan économique puisque plus le marché “tire” plus il crée d’emplois et ce faisant il est sensé apporter la paix sociale par la prospérité.

      Entre temps, on a bricolé à fond pour des raisons électoralistes. Avec pour conséquence, la fuite en avant : moins de Nation, moins de culture, surtout pas de vague pour ne pas “contrarier” le marché, et cette perle de je ne sais plus quel “dirigeant” européen : “quelle connerie les frontières ” ou approximant.

      Comment sortir de cet imbroglio inextricable sans une grosse casse ?

      • 25 Août 2016 à 0h12

        Lector dit

        je vous remercie de corroborer. J’ajoute au même titre cet étonnement : la critique de la consommation de masse de notre jeunesse semble être passée à la trappe contemporaine de l’économie de marché ; or celle-là disait en creux qq chose d’importance sur ce que nous sommes : pas uniquement des représentations sociales ou acteurs du même type.

        NB problème de la statistique -et d’un modus operandi apparenté- voire du discours médiatique qui y fait constamment référence sans nuances.

        PS cherchant à donner les références d’un bouquin de R. Debray (éloge des frontières) que je n’ai pas actuellement sous la main je viens de trouver cette vidéo (pas encore visionnée mais je ne doute pas qu’à l’oral l’auteur soit tout aussi appréciable qu’à l’écrit) que je soumets donc ici à d’éventuels internautes de passages sur ce fil :

        https://www.youtube.com/watch?v=fMZbyOfMNcg

        • 25 Août 2016 à 0h50

          gigda dit

          Eh bien j’abonde aux deux posts… s’apaisant sur leurs lignes de front, l’un trop anti social, l’autre trop anti amalgame  Le problème est que nous n’avons plus d’horizon clair à défendre – et je pensais récemment plus de grand poète non plus pour dire nos tragédies d’à présent et nous en soulever le poids un peu plus haut que le clapautis des journaleux , socio et médiologues divers … 

          Debray dit bien des choses intéressantes, dommage qu’il soit si “plein de lui même. ” et si borné sur certains sujets.
          Au passage je pensais à Andrei Makine : “Cette France qu’on oublie d’aimer” un petit livre déjà ancien d’un de nos derniers meilleurs écrivains (venu d’ailleurs), et complexe sans doute.

        • 25 Août 2016 à 1h16

          Lector dit

          bien que je vous trouve un peu sévère avec R.D., je me souviens que nous nous étions rejoints sur cette absence des poètes ; voire à propos d’un déficit dans les arts en général (par rapport à l’effervescence et l’invention que la France et l’Europe ont connus dans la deuxième partie du 20 siècle). Et c’est de là que je tire cette analyse mienne qui essaie de dire le 4ème Reich dans lequel nous subsistons. Car pour ce qui est de ma partition (la peinture), je prétends que l’Art dit Contemporain, outre que les majuscules en disent l’exclusif et donc le totalitaire, est un non art, ou bien un art du marché -et pas seulement du marché de l’art-, du fait même qu’il n’utilise plus les mêmes outils mais au contraire ceux de l’industrie. Pas de poésie, plus de transcendance ou de spiritualité, un monde de talibans ou de nihilistes, une sorte de Reich qui à l’instar du troisième se voulant éternel, veut faire table rase du passé, et désire avoir, tout de suite, plutôt qu’être et devenir ; qui veut tout “ici et maintenant”, expression d’un présent éternel qui ne saurait de facto construire un avenir tout en maudissant le passé.
          En bref ce fut aussi la “réponse” d’Hemingway à Shakespeare : to have or to have not versus to be or not.

        • 25 Août 2016 à 10h38

          gigda dit

          « …mon corps n’est pas un objet : il est le véhicule de tous mes rapports avec le monde. Je ne suis pas en tant que j’ai un corps, pure conscience, mais engagé dans le monde par ce corps à l’aide duquel je perçois. « 
           « Mon corps est à la fois voyant et visible. »
          Puisque vous parlez peinture Lector, » citations de Merleau Ponty … opportunes ce jour de jugement sur des voilages pas si insignifiants …. L’oeil et l’esprit! Vous connaissez, bien sûr… 

        • 25 Août 2016 à 16h32

          Lector dit

          bien sûr, quoiqu’ancienne et lointaine lecture. Je vous salue ; à une prochaine peut-être.

    • 24 Août 2016 à 14h35

      beornottobe dit

      racaille, djihad, populace etc….. ont tous une même origine : SOCIALSTE !

    • 24 Août 2016 à 10h08

      Dark horse dit

      Les psychiatres, avec l’aide des politiciens, ont découvert une nouvelle maladie … La “Allahou akbarite aigüe”. Et compte tenu du nombre croissant, d’individus atteints, nous pouvons considérer que c’est hautement contagieux. Une des particularités de cette maladie, et de provoquer une forme de cécité sur des individus, aux cerveaux particulièrements faibles, qui s’approchent des contaminés. Cette cécité, les empéchant de distinguer clairement les contaminés. Pourtant ces derniers, dans leur grand “civisme” ne manquent pas d’ingéniosité pour se signaler. Barbes portée assez longue ou en collier, djellabas, voiles, niqab, burqa … Et comme malgré tous leurs efforts, aucune mesure de prévention n’est prise, les dits malades, poussés par leur civisme hors norme, ont décidé d’avoir recours au burkini. Mais là aussi, ceux atteints de la cécité, pensent y voir une mode … Un vêtement de haute couture très distingué. 
      Les symptômes de la maladie sont pourtant inquiétants, haine de tout ce qui ne dit pas au moins une fois par jour “Allahou akbar”. Convulsions qui poussent à prendre des couteaux ou autres armes blanches, et a essayer de tuer tout ce qui ne porte pas les signes des contaminés. Envie de meurtres sous toutes les formes possibles. Et parfois, suicide … En essayant, d’emmener plusieurs personnes dans leur acte. Dès lors, la maladie mute, et devient “martyr”. 

    • 23 Août 2016 à 17h00

      Robinson dit

      En polygamie, le garçon est élevé et poussé par sa mère, pas par le père pour qui il n’est qu’une option.
      Le mari n’est pas un patriarche, c’est un seigneur fort et riche, qui donne de quoi vivre à ses épouses vassales et leurs enfants.
      Le système familial musulman est basé sur des inégalités :
      - entre homme et femme, car c’est l’homme qui a la force et l’argent,
      - entre homme et homme, car celui qui n’a pas de force ni d’argent n’a pas de femme,
      - entre femme et femme, car ce sera la plus soumise, avec ses enfants, qui aura les faveurs.
      Au final, les jeunes hommes privés d’attention paternelle, de force et d’argent s’en iront aux aventures ; les jeunes femmes, sans soupirants, n’auront plus alors qu’à se soumettre à ceux qui ont force et argent.
      Darwin et Marx associés.

    • 23 Août 2016 à 11h35

      beornottobe dit

      pendant qu’ils essaient de nous faire parler de ça!….. on ne parle pas de l’essentiel ! (et ça les arrange bien!)

      • 23 Août 2016 à 17h20

        Zinho dit

        250 morts cet hiver, c’est “un détail” de l’histoire pour vous ?

    • 23 Août 2016 à 11h16

      beornottobe dit

      http://www.yabiladi.com/articles/details/28740/parc-aquatique-oasiria-marrakech-interdit.html

      qu’ils se mettent d’abord d’accord entre eux…. après on verra

    • 23 Août 2016 à 11h13

      beornottobe dit

      que VALLS (ou qui que ce soit) en parle !…..

    • 23 Août 2016 à 11h12

      beornottobe dit

      le “burkini” n’est qu’un problème AJACENT …..
      l’essentiel c’est de faire place nette! (ainsi ce problème (si c’est un problème) sera résolu en même temps !…..)

      • 23 Août 2016 à 11h17

        beornottobe dit

        mille excuses :bien lire : adjacent

    • 23 Août 2016 à 9h52

      chvrd dit

      Le comportement violent-voleur et mental des jeunes est très exactement celui du prophète mahomet.

      Le reste n’est que collaboration crétino (gaucho) musulmane ou maso(judéo) musulmanne aimant s’auto détruire.

    • 23 Août 2016 à 0h28

      Lector dit

      il me semble que ce n’est pas tant un problème d’inconscient que d’imaginaire ; et c’est sans aucun doute le déficit de l’UE économique versus une Europe politique qui n’est pas née : pas d’imaginaire, pas de langue choisie donc pas d’identité précise (le globish par défaut ne propose pas d’identité). Bref on nous a peu ou prou proposé d’abandonner une identité (celle des nations) sans en forger véritablement une nouvelle : passer de citoyen à consommateur de masse, sans réel autre projet que la libre circulation des biens et des personnes. Le roman national se délite et rien en échange n’est proposé à des “déracinés” arrivant sur le territoire, ou aux enfants de la “double absence”, comme disait Abdelmalek Sayad, la culture des parents n’ayant pas tjrs été transmise. Et d’une certaine manière cela vaut aussi pour les “de souche” lorsque le “vivre ensemble” d’assimilation s’est dissout dans le multicul communautaire.

      • 24 Août 2016 à 15h01

        gigda dit

        Tiens Lector vous voilà redevenu … vous même! Je suis! :)

        • 24 Août 2016 à 15h02

          gigda dit

          … enfin vous même… j’exagère… je veux dire tel que je vous imaginais:))

        • 24 Août 2016 à 16h45

          Lector dit

          Salut Gigda, vous avez remarquez. ;) Mais quoi ? Plus réfléchi que bavassant peut-être ? C’est que l’article me semble plus intéressant que la moyenne.

          PS Donc vous imaginez bien. Et sinon que dire… je reste en général néanmoins sidéré par l’inique rhétorique contemporaine, peu dialectique, dans laquelle il est fort probable que peu de gens soient véritablement eux-mêmes ou bien c’est à désespérer totalement de l’humanité.

          Bien à vous.

      • 24 Août 2016 à 17h36

        gigda dit

        Oui lector, à peu près comme vous dites… :)) Parfois vous êtes plus … emporté.. par les vagues d’ici! Souvent engouffreuses, c’est vrai. Je ne cesse de me dire qu’il faut savoir ici ne pas tout dire. Sinon c’est aussi lourd que dans la vie réelle;) 

        • 25 Août 2016 à 0h21

          Lector dit

          vous devez avoir raison :) et ce que vous pointez là d’un savoir faire/être irl vs internet me laisse penser que c’est peut-être bien parce qu’on peut de moins en moins dire irl qu’internet devient si vigoureusement un tel défouloir…

    • 22 Août 2016 à 23h11

      Simbabbad dit

      Je suis d’autant plus d’accord avec l’article que je répète depuis bien longtemps qu’on fait fausse route en ne considérant que l’aspect religieux ou “force étrangère” de l’affaire.

      Le terrorisme et la délinquance psychopathe avec obsession de la violence/cruauté et la haine des Français sont la même chose en France. Le “gang des barbares” d’il y a dix ans ou les meurtres de Mohammed Merah ont sévi avant que l’Etat Islamique existe, et s’il avait existé alors, les mêmes personnes auraient choisi cette bannière par égo, par publicité ou par justification morale à leurs actes, mais lesdits actes auraient été les mêmes.

      L’Etat Islamique, en réalité, ne sert que de révélateur sur la situation en France, il ne l’a pas créée, et la chute dudit état ne changerait/changera rien à l’affaire.

      Ce que la situation actuelle héritée de décennies d’incurie montre, c’est que l’on a besoin d’un fond culturel fort pour que les humains se structurent et se construisent et qu’ils ne deviennent pas des bêtes sauvages soumises aux pulsions les plus primordiales.

      Le problème, c’est qu’on l’on a fait venir des millions de gens en l’espace de quarante ans dans un espace qui, du fait d’un certain contexte historique (spectre de la seconde guerre mondiale, consumérisme mondialisé, culpabilité et haine de soi entretenues par le gauchisme), était alors empressé de se débarrasser de son identité pour ne devenir qu’un vaste supermarché ou chacun cherche son bonheur individuel où et comme il veut. Or, on n’intègre pas les gens dans du rien, et les enfants de ces gens n’ont donc pas pu se projeter dans notre culture ni dans leur culture d’origine, cette dernière étant découragée par le reste de nos réflexes assimilationnistes et par des parents qui en arrivant ici comptaient laisser derrière eux leurs origines. Confronté au vide, ces jeunes gens se bricolent donc une identité dans un grand terrain vague culturel bien souvent hors des lois de la République – et on s’étonne que ça tourne mal.

      • 23 Août 2016 à 9h17

        François dit

        Absolument Simbabbad, la perte d’estime de soi d’un masculin stigmatisé et culpabilisé ne peut concourir à construire des Hommes, lesquels à leur tour puissent servir de référents sains. Ex : Il y a deux ans, à la Rochelle une gamine se serait fait agresser sexuellement dans les toilettes d’un lycée. Tous les « hommes » ont subi un test ADN sauf un garçon de 17 ans qui a refusé soutenu par ses parents. Traduction : La parole des autres ne valait rien, même leurs parents en convenaient… (On n’a rien à se reprocher disait les juifs partant dans des camions plombés…) Tous les tests se sont révélés négatifs. Croyez-vous que la jeune fille soit passée au détecteur de mensonge ? Pourtant, selon le procureur Belot, service de police et de gendarmerie, 7 à 8 plaintes pour viol sur dix sont bidons. Il faut restaurer les codes éducatifs du masculin que l’on retrouve dans le scoutisme pour l’ex. Honneur, droiture, respect de la parole donnée ect…
        Au moment de « Charlie », j’avais fait passer un mot à l’E .N. disant qu’il y avait un dénominateur commun à ces garçons sombrant dans le « déséquilibre » c’est qu’ils étaient des Hommes en devenir quel que soit leur couleur de peau, croyance, ou pays qu’il soit d’origine ou non. Qu’un homme devait se comporter comme tel, « servir, protéger et défendre » et non « tuer, violer ou torturer » Le cabinet de Belkacem m’a répondu poliment que ce n’était pas « au programme »… Leur programme n’est pas, en effet, de contribuer à faire de nos garçons des Hommes mais plutôt « une fille comme les autres »

        • 24 Août 2016 à 15h37

          gigda dit

          Que vous le vouliez ou non François, dans votre” fille comme les autres” il y a quelque chose de méprisant… pourquoi pas après tout, je me dis, malgré ma réticence? Vous craignez il semble que nous féminisions la société et que le mal soit là. Mais qu’entendriez vous, vous,  par cette féminisation? 
          La virilité de même que la femellité ne sont en fait ni l’apanage des hommes ni des femmes… Nous nous constituons par repérage, et ontogénétiquement en traversant ces deux positions… tant qu’elles restent une coupure fondatrice évidemment ! Personnellement je peux tout à fait me concevoir  féministe, c’est à dire revendiquer une égalité sociale, et symbolique, sans surtout revendiquer un modèle de société matriarcale par ex.  
          J’ai toujours pensé qu’il fallait un équilibre et pour l’avoir il faut qu’il y ait ces deux pôles là. Que le pouvoir se constitue sur le mode du “féminin” ou du “masculin” ne me conviendrait pas s’il n’était dialectique, dialogue permanent entre les deux, donc déchirement constant. 
          Mais il ne faut pas oublier la subtilité de ce qui semble si clivé. Le patriarchat n’exclut pas un pouvoir du féminin s’il est laissé à la mère toute puissante, comme dans la culture islamique par ex. Au point que certains y reconnaissent même une spécificité dominante.
          Le problème serait alors de confondre le féminin et le maternel…. mais trop pointu pour ici. L’homme et le paternel!
          Ce qu’il me semble que vous releviez c’est la perte d’une dimension symbolique … celle qui est de parole et non de chair. Protéger et défendre demandent cette accession à une fonction symbolique qui s’opposent au meurtre … 

        • 25 Août 2016 à 1h24

          Lector dit

          bien vu ! De même que le matriarcat d’ailleurs n’exclue pas la nidification :) (Cf. exemple type au large de l’Equateur, matriarcat dans lequel les femmes tiennent les cordons du foyer -maison et ce qui va avec + salaires de ces messieurs qui vont au charbon -ah donc ce n’est pas uniquement un trait du patriarcat :)))).

          “confondre le féminin et le maternel” j’abonde à mon tour mais aurais voulu en savoir plus de votre part à ce sujet.

    • 22 Août 2016 à 21h12

      saintex dit

      Cet article a un très grand mérite. Il ne réduit pas le comment à un seul phénomène. On lit la plupart du temps du noir ou du blanc sur le sujet lorsque toute construction humaine est un camaïeu de gris.
      En revanche il pèche sur le pourquoi. Une seule phrase et tout est dit. “Les classes dirigeantes européennes ne peuvent poser et accepter ce diagnostic car il engage, de fait, leur responsabilité”. Même si c’est un des éléments, leur réduction à cette portion congrue en fait quelque chose de faux.
      Il peut y avoir une peur de reconnaître l’erreur, mais quand l’erreur est intégrée quelque part dans le subconscient, la dynamique s’essouffle. Or elle enfle. C’est donc qu’il y a d’autres éléments, probablement nombreux et ne concernant pas que les égos des politiques.

    • 22 Août 2016 à 19h51

      persee dit

      JoJo++ vous faites erreur , même si votre analyse est séduisante . la cause de l’échec des jeunes des populations émigrés a bien été cernée par Malika Sorel dans son livre ” le puzzle de l’intégration.” J’ai moi-même subis l’injonction contradictoire que pratiquait un de mes patrons (pourtant éducateur) mais si elle est avérée pourquoi , les comoriens , malgaches,africains, asiatiques etc ne la subissent pas à l’égal des maghrébins , puisque nous sommes tous égaux ?; Si vous pouvez me répondre , moi qui ne suis pas enseignant …..

      • 22 Août 2016 à 22h19

        Jojo++ dit

        L’injonction contradictoire frappe essentiellement les Maghrébins du simple fait que ce sont eux qui, dans leur famille et dans leur milieu, sont le plus mis en garde contre le modèle occidental, représenté par le prof. Pour apprendre, il faut avoir envie d’apprendre, et pour avoir envie d’apprendre, il faut considérer le prof comme un modèle, comme une incarnation d’un monde dans lequel on a envie d’entrer. Si, dès son plus jeune âge, l’enfant est mis en garde contre le modèle de société que vont représenter les profs, sa seule chance de s’en sortir sera de vouloir rompre avec le modèle que représente sa famille. Et on sait que, pour les Maghrébins la famille est un moule sacré. Inversement, pour les Asiatiques, le savoir est une valeur, et les enseignants sont respectés parce qu’ils représentent la tradition du savoir. Le jeune Chinois est donc programmé par sa famille pour suivre le modèle que représente le prof, et jamais le modèle familial et le modèle enseignant ne sont perçus comme contradictoires. On voit les effets.

        • 24 Août 2016 à 15h08

          gigda dit

          Intéressantes questions et réponses.

        • 24 Août 2016 à 15h29

          i-diogene dit

          Oui, je suis assez d’ accord: l’ obscurantisme religieux a toujours été réfractaire à la connaissance scientifique du réel..

          A propos des musulmans, il faut noter aussi:

          - que ceux qui s’ en sortent sont réellement brillants,
          - que les filles font globalement des études plus longues que les garçons.

    • 22 Août 2016 à 17h55

      François dit

      Denis Bachelot : « A ce que l’on peut savoir il y a également des psychopathes chez les chrétiens ou les bouddhistes, ils ne pratiquent pas le meurtre de masse à répétition au nom de leur croyance » : Les Bouddhistes de Malaisie ou les Chrétiens de Centrafrique ne vous donnent pas franchement raison.

      D. B. « Ainsi, la violence terroriste n’est que la partie la plus émergée d’une violence globale dont la nature éminemment identitaire est niée par le système idéologique dominant »
      Je vais vous proposer une explication qui n »a rien d’antinomique. L’idéologie dominante c’est le pouvoir de la mère (Maternalisme sociétal). Je rappelle qu’Abdeslam et Mérah réclamaient des re-pères qui leur ont été refusés (Police armée). La nature éminemment identitaire d’un garçon c’est « sa masculinité » :
      « L’absence ou le silence du père ne favorise pas le contact et la maitrise de l’agressivité naturelle du garçon, mais l’incite plutôt à mépriser ce qui est masculin en lui. Et ce sont justement ces valeurs masculines, dont il est en quelque sorte privé, ” castré ” par la mère, qui finissent par l’entrainer vers une misère intérieure. Certains adolescents peuvent développer des troubles psychologiques, de la délinquance, de l’alcoolisme, le tout baignant dans une révolte sans fin contre la société jugée patriarcale ».

      L’appellation « déséquilibré » n’est pas fausse. Ce sont des garçons (et des filles) qui n’ont pas reçu d’éducation équilibrée.

      • 22 Août 2016 à 18h13

        i-diogene dit

        Oui, mais cet article reste valide: il y a un terrain psychologique..

        Il est certain que des musulmans intégrés, mariés avec enfants, propriétaires et salariés ne se fourvoieraient jamais dans le trip-cul-de-sac-suicidaire djihadiste..

        Dans les années 70/80, toutes les sectes merdico-religieuses draguaient les cités à la recherche d’ éléments instables pour former leurs nouveaux adeptes..

        Le phénomène n’ est pas nouveau, c’ est le concept sectaire qui a changé..

        • 22 Août 2016 à 18h56

          François dit

          Je suis d’accord, c’est pour cela que j’ai écrit que mon explication n’était pas antinomique avec l’analyse de Bachelot.

      • 22 Août 2016 à 18h54

        golvan dit

        @ François à 17h55
        Une fois de plus vous évoquez le rôle supposé néfaste de la femme dans vos explications comme sur à-peu-près tous les sujets.
        Mais en ce qui concerne les musulmans, le trait caractéristique le plus incontestable est précisément l’éducation que reçoivent les “jeunes mâles” auxquels strictement tout est permis, alors que leurs soeurs doivent être exclusivement à leur service.
        Et tous les observateurs de bonne foi de l’immigration musulmane en France relèvent que ce comportement machiste imbécile des sociétés musulmanes a pour effet de rendre les jeunes filles plus travailleuses et désireuses d’apprendre, pour fuir ce milieu musulman oppressant.
        Il suffit d’ailleurs de constater la réussite scolaire nettement supérieure des jeunes immigrées sur leurs homologues masculins pour se rendre compte que cette observation est exacte. 
        Parler alors de valeurs “masculines” dont seraient privés ces pauvres jeunes musulmans pour excuser leurs méfaits est donc profondément inexact, puisqu’ils sont élevés dans le machisme le plus sordide et le plus imbécile.
        On peut donc écrire le contraire absolu de ce que vous supposez, et constater que c’est ce machisme stupide qui leur offre tout sur un plateau jusqu’à la fin de leur adolescence qui les prédispose à une insatisfaction à l’âge adulte.
        Par contre, ce machisme borné provoque chez les jeunes filles issues de l’immigration une réussite sociale qui enfonce un peu plus les abrutis qui refusent d’admettre que les femmes ne sont pas nées pour les servir. 
        Mais en conséquence, il très facile de recruter de complets connards frustrés par la réussite des jeunes filles occidentalisées pour adhérer à un islam qui souhaite enfermer les femmes dans les appartements.  

        • 22 Août 2016 à 22h45

          Simbabbad dit

          En fait, vos deux explications ne sont pas antinomiques.

          François argumente que ces jeunes n’ont pas de référent ou de repère masculin, et vous argumentez qu’au contraire leur mère (seule parent) les laisse tout faire… mais en réalité, c’est la même chose: on ne leur propose pas d’identité masculine structurée, d’une part parce que la société française en général a été gangrénée par une idéologie qui considère la masculinité comme le mal absolu et a détruit tout référent masculin, et d’autre part parce que le père est absent et la mère soumise laisse son fils tout faire.

          Du coup, ces jeunes sont obligés de se bricoler une masculinité sans structure culturelle – que cette structure soit française ou de leur culture d’origine – et cela se fait avec ce qu’ils trouvent : la pub, le rap, les films d’action, les caïds du quartier, les imams autoproclamés, les jeux vidéo.

          Si au lieu de diaboliser les rôles masculins la société française les mettait en avant mais avec des principes, comme l’honneur, le courage, etc., à l’ancienne, ils pourraient se projeter. Au lieu de ça, la société s’est castrée et ensuite déplore que cette masculinité non canalisée, non organisée, fasse des ravages, mais c’était évident et cela a été annoncé par certains il y a plus de quinze ans.

        • 23 Août 2016 à 9h05

          François dit

          Absolument Simbabbad, la perte d’estime de soi d’un masculin stigmatisé et culpabilisé ne peut concourir à construire des Hommes qui, à leur tour, puissent servir de référents sains.
          Ex : Il y a deux ans, à la Rochelle une gamine se serait fait agresser sexuellement dans les toilettes d’un lycée. Tous les « hommes » ont subi un test ADN sauf un garçon de 17 ans qui a refusé soutenu par ses parents. Traduction : La parole des autres ne valait rien, même leurs parents en convenaient… (On n’a rien à se reprocher disait les juifs partant dans des camions plombés…) Tous les tests se sont révélés négatifs. Croyez-vous que la jeune fille soit passée au détecteur de mensonge ? Pourtant, selon le procureur Belot, services de police et de gendarmerie, 7 à 8 plaintes pour viol sur dix sont bidons.
          Il faut restaurer les codes éducatifs du masculin que l’on retrouve dans le scoutisme pour l’ex. Honneur, droiture, respect de la parole donnée, sens de l’effort ect…

      • 22 Août 2016 à 19h57

        François dit

        Golvan : Je dénonce en effet le maternalisme et le rejet du patriarcat accusé de tous les maux par un féminisme imbécile, ce, comme de grandes voix qui s’élèvent partageant cette évidence. Le maternalisme musulman élève ses garçons et en fait des petits phallocrates (machos si vous préférez) qui reproduisent à leur tour ce qu’on leur a enseigné. Chez eux, la mère a tout pouvoir en sa « domus » contrairement à certaines idées reçues. Ce n’est pas ce qui s’est passé chez nous où un Patriarcat, aujourd’hui conspué, a établi les conditions de l’égalité des droits.
        Le partage des rôles dans l’éducatif de l’enfant s’expliquait pour d’évidentes raisons relatives à son avenir d’adulte (femmes aux fourneaux et hommes aux champs, dans la production où l’armée). Ça n’a d’ailleurs pas réellement changé. Les hommes se tapent toujours les travaux pénibles (0,4% d’ouvrières dans le bâtiment – 28% de femmes dans la production et 5% dans l’armée)
        L’incontestable réussite scolaire des filles s’accompagne d’une impressionnante baisse du niveau scolaire (PISA – OCDE). Une instruction taillée à leur mesure et les codes éducatifs sont désormais ceux du féminin or ils nient l’estime de soi des garçons qui leur est pourtant indispensable pour devenir des Hommes donc désireux d’apprendre. A l’inverse, les filières scientifiques où elles sont défaillantes donnant lieu à un enseignement spécifique pour qu’elles puissent être à égalité…
        Je dénonce ces imbécilités : L’oppression patriarcale ancestrale, plafond de verre et autocensure féminine qui serait du fait du masculin (Etude des genres ou ABCD de l’égalité) ainsi que le mensonge de l’égalité des sexes et de la parité en reprenant cette formule de Karl Marx en 1846 disant « La libération de la femme ne se fera que si les conditions économiques le permettent ». C’est ce que le masculin a créé. Elles ne doivent pas grand-chose au féminin. Je vous citerai encore Jean CAU : « Tous les déclins et décadences ont une origine féministes, matern

        • 22 Août 2016 à 20h49

          golvan dit

          @ François à 19h57
          Je pense que vous délirez totalement dès que vous vous exprimez au sujet des femmes.
          Ce qui a fait évoluer le patriarcat en Occident vers une nouvelle conception des rapports homme-femme, c’est principalement les progrès de la technique qui ont relativisé l’importance de la force physique dans la production, et bien sûr le recul des pratiques religieuses.
          Pour soutenir votre thèse vous rebaptisez le patriarcat musulman en “maternalisme musulman” mais c’est bel et bien un patriarcat qui maintient la femme en état de domestique.
          Quant à prétendre que ce sont les femmes qui “se tapent les travaux pénibles” c’est une affirmation qui fait fi de tous les métiers dans l’agro-alimentaire par exemple où les femmes souffrent au moins autant que les hommes, ce qui d’ailleurs vrai dans tous les métiers industriels postés où l’on trouve énormément de femmes. 
          C’est le problème avec vous, vous êtes tellement misogyne, pour une raison que j’ignore, que vous travestissez les faits.
          Que les “études de genre” soient une merde sans nom, c’est probable, mais combien de femmes adhèrent-elles à ces idioties ? Pourquoi pondre de telles généralités haineuses sur les femmes ?   

        • 22 Août 2016 à 20h59

          Guenièvre dit

          @ Golvan,
          Ah ! vous l’avez remarqué aussi, merci ! Il y a des commentateurs ici qui, quel que soit le sujet, ramènent tout à une obsession : pour François c’est le “femélisme” selon sa charmante expression !

        • 22 Août 2016 à 21h15

          François dit

          Golvan : « Ce qui a fait évoluer le patriarcat en Occident vers une nouvelle conception des rapports homme-femme, c’est principalement les progrès de la technique »
          C’est exactement ce que Marx que j’ai cité a dit en l’approuvant écrivait en 1846…
          Golvan : « Quant à prétendre que ce sont les femmes qui “se tapent les travaux pénibles” c’est une affirmation qui fait fi de… »
          J’ai écrit exactement le contraire = 2000 hommes par an qui meurent d’accident de travail. 600 000 invalides à vie et 3 millions de femmes retraitées qui leur survivent à ce jour… alors qu’à conditions de vie égales, l’espérance de vie des femmes est de 12 à 15 ans inférieure à celle des hommes.
          Il n’y a pas de patriarcat musulman mais un phallocratisme imbécile qui se reproduit par le biais de « l’éducatif » de leurs mères.
          Golvan, avant de me répondre lisez-moi et faites l’effort de tenter de comprendre ou vous ne ferez que confirmer ce que les femmes pensent des hommes : Qu’ils sont lâches, faibles et prisonniers de leur désir ce qui obscurcit leur jugement dramatiquement. Quant à ma misogynie, elle relève plutôt de la misoconnerie et je peux vous assurer qu’elle inclut nombre d’hommes ou se prétendant tels.

          Vous êtes toujours hétéro j’espère pour vous…? A ce stade d’aveuglement comme de soumission !

        • 22 Août 2016 à 21h19

          François dit

          Dame Guenièvre, vous croyez que je pourrai arriver à la cheville des fémino-co…s qui n’ont pas de mots assez durs pour critiquer et condamner patriarcat et masculin ? (Je ne parle ni de Golvan ni de Singe évidemment)

        • 22 Août 2016 à 21h20

          saintex dit

          C’est vrai que François est un peu monomaniaque. Cela ne signifie par pour autant que son propos soit infondé, ni même la plupart des conséquences qu’il attribue au “fémélisme”.
          En la circonstance, il présente son propos en opposition, et cela n’est surement pas le fruit du hasard. L’humanité fonctionne comme un balancier. Les excès des uns génèrent les excès des autres. Et si pendant des siècles, nous avons tenté par chez nous de viser plutôt le juste milieu des philosophes antiques, tout a basculé. Les moyens de communications donnant parole égale à tout le monde, le zapping, les formats réduits et minimalistes, ainsi que l’ouverture planétaire de l’audience, ont dopé les principe de radicalisation.

        • 22 Août 2016 à 22h06

          François dit

          Saintex, Monomaniaque, ça me convient…

        • 23 Août 2016 à 10h45

          Guenièvre dit

          @ François,

          Je ne suis pas complètement en désaccord avec vous- j’ai par exemple aimé l’analyse de M.Schneider , ” Big Mother” ,mais votre manière de présenter les choses est toujours abrupte.
          On ne peut accuser “les féministes” de tous les maux parce qu’elles sont multiples. Les féministes libérales n’ont fait que réclamer la stricte égalité des droits.Et les “différentialistes” ne demandent pas à être des hommes. Il me semble que je vous avais cité les paroles d’une Annie Leclerc qui vous avaient plu.
          Il me semble aussi que, lors d’une discussion j’avais reconnu que je comprenais bien ce qu’avait de rassurant, confortable et paisible sans doute, une société où les rôles étaient bien définis une fois pour toutes. Les choses ont évolué, chacun s’aventure dans le domaine de l’autre. On peut le déplorer mais on peut aussi y trouver du piquant, chacun pouvant enrichir son propre jeu du jeu de l’autre. Le féminin s’inspirant du masculin c’est une manière féminine de s’inspirer du masculin, ce n’est pas du masculin.
          Quant à la perte de l’autorité masculine elle a bien d’autres raisons que le féminisme, elle a à voir avec le perte de l’autorité en général avec le fait que les institutions ont été peu à peu délégitimées . Bref je trouve que vous y allez fort avec “la responsabilité des femmes” dans cette histoire !

          ,

    • 22 Août 2016 à 17h44

      dov kravi דוב קרבי dit

      excellente analyse, merci.