Quels citoyens voulons-nous former? (3/3) | Causeur

Quels citoyens voulons-nous former? (3/3)

Mon projet pour l’Ecole

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 14 juillet 2016 / Politique Société

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>>> Lire ici le deuxième volet de ce texte.

Réformer le baccalauréat

Il est nécessaire de réformer le bac. Cet examen est devenu sans objet sous sa forme actuelle, dans la mesure où pour une somme exorbitante (près d’un milliard d’euros par an, compte tenu des échecs et du coût des redoublements) et des contraintes matérielles importantes il qualifie près de 90% des candidats, au terme d’un rite de passage cher payé.

Il faut imaginer un bac en deux temps :
- l’obtention systématique, sauf grave souci de santé, d’un diplôme de fin d’études, obtenu pour l’essentiel via un contrôle continu, ce qui redonnera aux enseignants un pouvoir considérable sur le suivi du travail et permettra de « reconquérir » définitivement le mois de juin ;
- une sélection automatique sur dossier à l’entrée du supérieur, ce qui est déjà le cas de 45% des formations (BTS, IUT, classes préparatoires, facs à dérogation type Paris-Dauphine — ou, avec un an de décalage, l’entrée en Médecine). Cela obligera les enseignants du supérieur à déterminer à la fois un nombre de places raisonnable dans chaque cursus, ce qui éliminera les tirages au sort et autres courses à l’échalote au moment des inscriptions, et à examiner dans le cadre de la procédure APB les dossiers que leur enverront les candidats au mois de mai — une tâche que l’informatique a grandement facilitée. Au final, l’offre globale est suffisante pour que chacun trouve une formation adaptée à ses capacités, ce qui devrait à terme diminuer notablement le taux d’échec dans le supérieur, aujourd’hui égal ou supérieur à 50% selon les filières. Ce qui devrait également inciter les élèves de lycée à travailler tout au long de l’année, voire des trois années de lycée si l’on imagine que les dossiers scolaires peuvent rassembler les appréciations de la Seconde à la Terminale, et qu’ils seront le sésame des inscriptions futures.

Formation des maîtres

Quels maîtres pour les élèves ?

Nous sommes aujourd’hui confrontés à un problème massif de recrutement. Salaires insuffisants, conditions d’exercice parfois catastrophiques, mutations douloureuses, manque de respect généralisé, rien n’incite réellement les bons étudiants à s’orienter vers les métiers du professorat.

Il faut reprendre le système à la base :

- Proposer sur concours à Bac + 1 ou Bac +2 une bourse mensuelle égale au SMIC, et l’obtention a priori de l’écrit du concours de recrutement (CAPES), en échange d’un engagement décennal à servir l’Education nationale : c’étaient les conditions des IPES (Instituts de Préparation aux Enseignements du Second degré), créés en 1957 et mis en œuvre sous De Gaulle (et supprimés en 1979) et qui ont permis le recrutement rapide des enseignants nécessaires aux enfants du baby-boom ;

- Augmenter notablement les salaires de départ : l’Europe, qui sert de référence à tant de discours creux, devrait nous inciter pour une fois à égaliser les traitements, étant entendu que les salaires des enseignants français sont au plus bas de l’échelle européenne, et que ceux des enseignants luxembourgeois ou allemands, par exemple, représentent plus du double. Sans un effort très significatif (au moins 35% de plus en commençant, pour arriver à un salaire tournant au départ autour de 2000 € nets), nous n’attirerons pas dans ce métier les étudiants capables et motivés dont nous avons besoin — libre au privé d’augmenter cette base s’il veut être réellement concurrentiel ;

- Réinventer la formation des maîtres, en limitant la formation théorique des « sciences de l’éducation » et en plaçant les nouveaux maîtres sous la tutelle amicale de praticiens confirmés. C’est dans un esprit de compagnonnage que doit être repensée la formation pratique.

- Insister sur l’acquisition de savoirs complexes : c’est en sachant à fond ce que l’on enseigne que l’on peut répondre aux questions des élèves, qui sont souvent plus complexes que leur niveau le laisserait penser. Qui sait le superflu peut donner le nécessaire.

- Les professeurs des écoles (encore que nous préférions le beau mot d’instituteur) bénéficieront d’une formation spécifique polyvalente, au sein d’instituts pensés sur le modèle de ce que furent autrefois les Ecoles Normales. Il y seront recrutés à Bac +2, le temps pour eux de déterminer s’ils ont ou non la vocation — étant entendu que ce n’est pas un métier que l’on fait « par défaut », mais par goût.

- Enfin, il est temps que les concours de recrutement portent essentiellement sur la maîtrise des disciplines à enseigner, et non sur des simulations vaines et artificielles de « mises en situation ». Ce n’est que dans un second temps que se décideront les capacités pédagogiques.

Le Supérieur

Si collège et lycée ont pour mission essentielle d’amener chacun au plus haut de ses capacités, les formations supérieures ne peuvent se donner pour objectif de faire réussir tout le monde : elles appartiennent à un niveau différent, dont l’excellence doit être le mot-clé. On ne va pas à l’université pour être médiocre, mais pour posséder à fond telle ou telle matière, telle ou telle spécialisation. Il ne s’agit pas cependant de limiter les universités à une formation à la recherche : tous les étudiants n’ont pas vocation à devenir chercheurs, à moins de s’exposer à ne jamais rien trouver. L’enseignement supérieur tout à la fois conforte la culture, initie à la recherche et forme à des métiers.

Dans un premier temps, sans doute faudra-t-il inventer une propédeutique, un sas entre le lycée et la première année, afin de mettre à niveau des élèves très malmenés par des politiques peu soucieuses de vraie formation. De telles « année zéro » existent déjà sous diverses formes. Il suffit de les généraliser. Une remontée des exigences au collège et en lycée les rendra, à terme, inutiles. Mais aujourd’hui, il est essentiel, si l’on ne veut pas envoyer 50% des étudiants dans un mur dès la première année, de mettre en place de telles remédiations.

Une rivalité — qui n’est pas même une émulation — existe en France entre les grandes écoles (et les classes préparatoires qui y amènent) et les universités. Il est temps d’y mettre fin, en généralisant les synergies qui commencent tout juste à se mettre en place, et en incitant les universités à doubler le nombre d’heures de cours sur les deux premières années, avec une obligation de présence effective, afin que chaque étudiant soit confronté à son niveau réel et ajuste ses exigences ultérieures. Des moyens doivent être consacrés particulièrement à ce niveau, et des enseignants nommés en fonction de leur polyvalence plus qu’en raison de leurs recherches. Il s’agit d’établir un sas qui sera à la fois une reprise d’élan et un niveau requis pour continuer des études supérieures — un peu sur le modèle de ce qui se fait aux Etats-Unis dans la distinction entre « college » et « university ».

Laisser les universités libres de sélectionner à l’entrée n’implique pas une valse à la hausse des droits d’inscription. L’Etat doit veiller à une égalité de traitement des établissements d’enseignement supérieur, tout en les incitant à se gérer avec rigueur. Là encore, des bourses sur concours, dès la première année, remplaceront pour l’essentiel les bourses sur critères sociaux.

Le recrutement des universitaires, actuellement mis sous la coupe de décideurs locaux ou de syndicats qui se partagent des sphères d’influence, doit absolument être repensé — peut-être via une commission permanente neutre recrutant sur une évaluation exacte des travaux et des titres, et non sur petits arrangements entre amis.

Financement

Il faut bien comprendre que les réformes que nous proposons peuvent très bien se faire à moyens constants. Il faut tout à la fois couper dans les dépenses inutiles (la réforme du Bac que nous proposons ferait par exemple économiser près d’un milliard d’euros, qui seront utilement redistribués ailleurs), supprimer les enseignements ou les occupations ludiques (les sommes engagées par les mairies dans les activités péri-scolaires de la réforme des rythmes seront utilisées autrement), et rationaliser le temps de travail des élèves et des enseignants : là encore, il faut cesser de vouloir à toute force un même traitement pour tous, alors même que l’on fait un travail différent. Enseigner dans des établissements difficiles à des élèves en perdition demande une charge intellectuelle et nerveuse qu’il faut prendre en considération, et quinze heures de cours auprès d’élèves turbulents est autrement épuisant que vingt heures auprès d’élèves moins difficiles. C’est dans cette fourchette qu’il faudra calculer les charges horaires des enseignants. L’idée du « corps unique de la maternelle à l’université » inventée à la Libération (Plan Langevin-Wallon) et régulièrement reprise par certains syndicats (SGEN et SE-UNSA) est purement idéologique, et ne correspond pas aux réalités du métier. De même, la charge de certaines formations d’excellence, visant à préparer des concours difficiles, qu’il s’agisse d’universités ou de classes préparatoires, doit être prise en compte. Enfin, il est temps d’évaluer exactement la qualité des recherches, afin de ventiler les crédits de façon rationnelle. Quel que soit son domaine d’application, la recherche pure ne peut être financée que par l’Etat, quitte à laisser l’industrie privée financer la recherche appliquée. Les universités doivent à moyen terme devenir des sociétés mixtes, avec des incitations fiscales conséquentes pour les entreprises afin qu’elles investissent dans tous les champs de la recherche et de la formation.

Conclusion

Il faut avant tout convoquer des Assises de l’Education où interviendraient enfin des enseignants, des parents, indépendants de toute structure — les vrais praticiens et usagers, ceux que l’on n’entend pas.
Tout comme il serait tout à fait fondé de lancer une commission d’enquête parlementaire qui s’interrogerait sur les conditions d’attribution par l’Education nationale d’un certain nombre de marchés publics — par exemple dans le domaine informatique.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 15 Juillet 2016 à 18h20

      Vendéen dit

      Accuser M.Brighelli de passéisme est aussi pertinent que d’interdire la marche arrière à un automobiliste engagé dans un impasse… Les principes auxquels il souhaite revenir sont sains : préférer la transmission des connaissances à la culture du débat et au remplissage ludique des emplois du temps, revivifier les bourses au mérite (“bien travailler paie”), revitaliser les formations littéraires, redonner sa place -la première- à la chronologie dans l’enseignement de l’histoire, refuser des menus de substitution dans les cantines, voilà, en vrac, quelques idées simples et de bon sens.
      Dire que «  Les élèves ont à assimiler des programmes nationaux, dans toutes les matières, indépendamment de leurs convictions personnelles » pourrait sembler enfoncer une porte ouverte si cette obligation n’était battue en brèche dans des classes où le communautarisme prend le pas sur le respect de la laïcité.
      En ce qui concerne les effectifs des classes « l’idée d’une moyenne nationale n’a aucun sens : il faut mettre plus de moyens réels là où ils sont nécessaires » dit M.Brighelli et il n’a pas tort. J’ai vu fonctionner, au Gabon par exemple, des Terminales C à plus de cent élèves, avec des résultats au bac tout à fait comparables à ceux de métropole ; en revanche, avec des élèves difficiles, ou en difficulté, le petit nombre est indispensable.
      Comment nier que les élèves ont au moins autant de devoirs que de droits et refuser que tout manquement doit être sanctionné, y compris financièrement ?
      La réforme du bac, la renaissance des IPES et d’une propédeutique, autant de sujets sur lesquels M.Brighelli jette un éclairage revivifiant. Quant à la formation pratique des maîtres reposant sur le compagnonnage, voilà bien une proposition qui va «  décoiffer ou (…) faire perdre leur moumoute à beaucoup d’experts en pédagogie » comme le dit si bien kelenborn.
      La limitation du nombre de caractères m’oblige à remettre la suite de mes humeurs à une prochaine réaction

    • 15 Juillet 2016 à 10h59

      lili23 dit

      Je faisais référence aux textes du «  bateau ivre »  de Rimbaud et à «  Nique la mer »  de Onfray 

    • 15 Juillet 2016 à 10h55

      lili23 dit

      Et penser avec les moyens du bord reflètent-ils plus le « bateau ivre ou les odeurs de pâté ou une beauté humiliée ou le caviardée de l’effroyable? » 

    • 15 Juillet 2016 à 10h35

      lili23 dit

      Sartre a conduit une réflexion  sur “penser avec les moyens du bord”. Comme Platon ne produisait pas de réflexion psychanalytique ; et que l’élève et le  savoir humain ne peuvent se contenter de la transmission du traditionaliste

    • 15 Juillet 2016 à 10h23

      lili23 dit

      Les belles écritures, le porte plume, pourquoi l’éducation nationale ne serait-elle pas de sont temps. 
      Si l’universalitée philosophique historique est intemporalitée par définition.  L’agent historique fait l’histoire

    • 15 Juillet 2016 à 10h08

      lili23 dit

      Il faut s’attendre à ce que la métaphysique athée ne trouve pas de solution à une question métaphysique. Moi je suis donc pour le développement d’un travail personnel comment un mémoire ou un exposé, plutôt qu’a la réponse à une question sous une forme contestée 

    • 15 Juillet 2016 à 10h00

      lili23 dit

      Librivox c’est gratuit je vois bien comment engendrer la gratuité, y participer. 

    • 15 Juillet 2016 à 9h41

      lili23 dit

      Faut t-il vraiment avoir lu des livres ou dégouté les gamins de la littérature pour défendre bec et ongle la profession de professeur que le niveau des élèves tend à faire disparaitre. Des moyens comme Librivox, les tablettes le numérique, le réseau sont là pour aider les élèves à travailler autrement que manuellement. le professeur intelligent à tôt fait de réduire ses élève à un travail manuel pour les garder en esclavage

    • 15 Juillet 2016 à 9h27

      lili23 dit

      Moi je trouve bizarre  que des concepts comme travail et formation se juxtaposent dans le même champ lexical  par exemple «   la réflexion philosophique existentialiste  sur l’art n’a rien d’ une contemplation esthétique, la réflexion philosophique esthétique existentialiste athée «  un athée avec un e à la fin c’est pas logique ; la logique et l’orthographe » est ontologiquement complice ou purifiante elle n’est dédiée à l’imagination au sublime. Et lorsque l’on lit la doctrine de l’auteur n’a pas tant d’importance, je trouve sa stupide, pour moi il faut lire l’oeuvre d’un philosophe entièrement pour comprendre sa philosophie l’oeuvre de Platon est su librivox il y une dizaine d’heures d’écoute au moins. nb les correcteurs informatique ne sont pas performant en grammaire de plus il y a des correcteurs d’orthographe maintenant le fonctionnaire de l’éducation nationale se réfugiait-il dans un tradition surannée pour camoufler sa fainéantise 

    • 14 Juillet 2016 à 23h01

      Pfloirat dit

      “Tout comme il serait tout à fait fondé de lancer une commission d’enquête parlementaire qui s’interrogerait sur les conditions d’attribution par l’Education nationale d’un certain nombre de marchés publics — par exemple dans le domaine informatique”. Vous pourriez être un peu plus précis ?

    • 14 Juillet 2016 à 21h39

      kelenborn dit

      J’ai vu Brighelli en plus grande forme.
      Ayant été prof de lycée pendant 13 ans, je me contenterai des remarques suivantes dans la limite des 2000 caractères
      1.Le fait que certains profs soient impropres à l’enseignement n’est pas nouveau. Autrefois, cela n’avait aucune importance car l’écrémage des élèves faisait qu’ils finissaient par s’en sortir…il n’y avait que 15% de bacheliers sur une génération

      2 J’ai du mal à comprendre comment tout cela ne ferait pas exploser le budget de l’EN. Cela fait un certain temps que l’on applique une méthode inversée de Diafoirus avec autant de succès que lui. Diafoirus faisait des saignées, on transfuse avec pour résultat une productivité et une efficacité aux abois!

      3 De l’avis des universitaires, on assiste à une secondarisation du premier cycle simplement parce que le lycée n’a pas fait son boulot! Dans le même temps, si dans le premier cycle ce sont les étudiants qui sont à la merci des profs , c’est l’inverse dans le troisième cycle où les maquignons ne manquent pas pour proposer des formations mirifiques qui justifient leurs salaires et leur job mais permettent de faire trainer les jeunes hors de la zone du chômage

      J’ai quitté l’EN en 1987, j’ai enseigné en fac de droit pendant deux ans vers 95; il ne m’a pas semblé qu’il y avait effondrement du système! Ce n’était pas le cas du primaire ou du premier cycle du secondaire mais c’est un autre aspect du problème. A cette époque, on apprenait encore aux élèves à analyser un dossier et à structurer leur raisonnement. Il semble que cela soit passé au caniveau depuis!!
      Mais cela il faut le demander à Terranova , question qui épuiserait les 2000 caractères
      Donc , si’il faudra sans doute une réforme de l’enseignement comme Belcassine et ses prédécesseurs s’y sont les uns après les autres attachés, je crains malheureusement qu’il existe des préalables susceptibles de décoiffer ou de faire perdre leur moumoute à beaucoup d’experts en pédagogie
      MK

    • 14 Juillet 2016 à 21h00

      C. Canse dit

      Je suis totalement contre le contrôle continu pris en compte lors du baccalauréat afin d’éviter les notations “à la tête du client”. 
      Le bac est le premier grade universitaire et un rite de passage, l’anonymat des copies est essentiel. 

      • 14 Juillet 2016 à 21h03

        kelenborn dit

        Ouais !!! sauf que je ne vois pas la nécessité de demander un passeport pour accéder à un terrain vague!

      • 15 Juillet 2016 à 6h12

        IMHO dit

        Le contrôle continu n’est pas incompatible avec l’anonymat des copies . Il suffit de faire coter les copies par des professeurs d’un autre lycée .
        “Rite de passage” me laisse perplexe. De mon temps c’était tirer sa crampe qui était un rite de passage .

        • 15 Juillet 2016 à 11h02

          C. Canse dit

          IMHO

          Vous attendîtes fort longtemps votre “tirage”….
          :-))))
           

        • 15 Juillet 2016 à 20h31

          IMHO dit

          Non, j’ai eu tôt une ouverture .

    • 14 Juillet 2016 à 20h55

      C. Canse dit

      Les enseignants se doivent de maîtriser parfaitement leur discipline puis se tester devant leurs classes quitté à recourir à des enregistrements vidéo afin que des collègues expérimentés discutent avec eux de leurs prestations. 
      Mais, mais, mais comment attendre d’un jeune sorti du système universitaire actue une parfaite maîtrise de sa discipline, il faudrait faire un pont d’or à des vieux maîtres afin qu’ils viennent prendre la relève des profs en exercice actuellement afin que les plus jeunes apprennent réellement quelque chose.
      Réfléchir à des possibilités de reconversion pour les jeunes profs (maîtres) incapables de transmettre leur savoir. 

      • 15 Juillet 2016 à 6h20

        IMHO dit

        Il en sera fait selon les préceptes de la sagesse de Madame la
        Douairière .

        • 15 Juillet 2016 à 10h59

          C. Canse dit

          IMHO

          J’espère bien, ô grand sage. Et rendez-moi mon douaire, immé-dia-te-ment !

    • 14 Juillet 2016 à 16h26

      MLBACH dit

      Concernant la formation des maîtres, il est urgent que votre programme s’applique…!
      Car de plus en plus, si tel n’est pas le cas,  les “formateurs” auront eux-mêmes été “formés” (si l’on peut dire) de la façon déficiente actuellement en cours.  Et alors qui sera là pour porter vos idées, voire pour être en mesure de les comprendre???

      • 14 Juillet 2016 à 20h57

        C. Canse dit

        Et les illettrés parleront aux analphabètes…

    • 14 Juillet 2016 à 16h18

      adadaf dit

      Quelques contradictions :
      Vous voulez augmenter les salaires des enseignants (+35% voire +100%) mais “à budget constant”. Sachant que le budget de l’éducation nationale (sans compter le supérieur) est déjà le premier budget de l’Etat et que le poste Rémunérations et charges sociales en constitue l’essentiel, comment résolvez vous cette équation ? Vous virez des gens, vous sous payez vos instits bac+2 … ?
      Vous prônez des CDD de 10 ans. OK, ça incite au rajeunissement et à la diversification du corps enseignant. Mais dans le même temps vous souhaitez accompagner l’apprentissage des jeunes profs par les anciens. Lesquels, puisque aucun n’aura plus de 10 ans de boutique ?

    • 14 Juillet 2016 à 15h53

      Pig dit

      Cette troisième partie est un peu mieux rigoureusement rédigée que les deux premières. Peut mieux faire, mais progrès indéniable.