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Bac à lauréats ?

Les résultats du bac 2010 : pour quoi faire ?

Publié le 07 juillet 2010 à 6:30 dans Société

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Bac

A quoi peut encore servir le baccalauréat, diplôme dévalué, puisqu’on le donne à tout le monde ? Pas loin de 90 % des élèves vont l’obtenir, pour s’apercevoir qu’il n’est qu’une hypocrisie et une supercherie…

La télé nous montre tous les ans les mêmes images : des lycéens qui font la queue devant des feuilles A4 placardées à la porte des lycées de France et de Navarre. Il y a ceux qui exultent, et quelques-uns, plus rares qui font la tête : il va falloir qu’ils en passent par le rattrapage.

Au bout du compte, ils auront presque tous obtenus un diplôme qui ne leur servira à rien.
Que peut-on faire avec son bachot ? Entrer à l’université ? De moins en moins. Les entrées dans les universités sont de plus en plus sélectives. Autre hypocrisie, qui veut que l’on sélectionne sans le dire. Alors va pour l’université : des centaines milliers de bacheliers frais émoulus vont encombrer des facs de première année et, au bout du compte, il se trouvera peut-être 15 % d’étudiants qui obtiendront un diplôme. Les autres auront perdu leur temps, et le contribuable de l’argent. Les filières des sciences humaines et des langues ressembleront aux autoroutes les jours de mauvaise humeur de Bison futé et les étudiants, ainsi que leurs professeurs, s’apercevront qu’ils ne savent toujours pas écrire le français, parce que dans les délires de l’Education nationale on préfère toujours faire des têtes bien faites que des têtes bien pleines.

Hypocrisie tout du long, mensonge public. Il y a des lustres que l’on ne peut plus rien faire de son bac. Il en va du “premier diplôme universitaire” comme il en est allé du fameux “brevet des collèges” : sert à rien, donné à tout le monde.

Le bac, faudrait le donner à tout le monde

Peut-être, pour économiser du temps et de l’argent, faudrait-il, en effet, le donner à tout le monde, sans épreuve. Les quinze pour cent d’élèves les moins bien notés redoubleraient et l’obtiendraient l’année suivante. Il n’y a que les ânes, comme Jean-Pierre Bêle-Fort, inventeur de cette honteuse galéjade, qui se regorgent encore de ces résultats de succès qui frisent les cent pour cent. Une grande victoire républicaine en effet…

Les autres ont bien compris : dans les lycées l’esprit de compétition fait des ravages. On se met en lice pour les prépas. Hors les grandes écoles, point de salut. L’égalitarisme républicain trouve ses limites. Ou bien l’on s’en va étudier dans des universités prestigieuses, cotées et très chères à l’étranger; à condition de présenter un dossier en béton et passer des épreuves d’admission.

Autre hypocrisie, donc, l’égalité républicaine consiste à transformer un diplôme en chiffon de papier, un bon coup de démagogie, alors tout le monde sait que les vraies diplômes, et les vraies bonnes places, seront pour les gamins les plus futés et les plus riches qui se les garderont. Les plus futés et les plus riches, avez-vous remarqué, ce sont les mêmes. Et des générations d’énarques, issus pour la plupart, de ces milieux favorisés ont bétonné le système, institutionnalisant l’injustice.

Il est beaucoup plus difficile de passer le permis de conduire que d’obtenir son bac, et l’on gagne beaucoup plus d’argent en faisant un CAP de cuisinier ou un BEP de boulanger qu’en tentant de devenir sociologue, comme tous ceux qui ne savent pas quoi faire de leur vie et qui répugnent à travailler de leurs mains.

Alors, qui sera assez conséquent pour dire et décider que le bac est lié à des efforts et du travail, et qu’il est aussi un instrument de sélection ? La sélection ? Quoi qu’en disent les sentencieux, la sélection est une vertu républicaine. Une vertu, parfaitement, en ce qu’elle endigue la médiocrité, le moyennisme de l’égalitarisme borné. Car l’égalité républicaine est une égalité des chances, par une égalité de résultats… Ce serait trop facile autrement.

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  • 11 July 2010 à 15h14

    Grandgil dit

    pardon le boulot des profs ne DEVRAIT pas

  • 11 July 2010 à 15h13

    Grandgil dit

    lorymequa, pour l’orthographe je vous donne quelques cours de rattrapage si vous voulez.
    Mais si l’éducation des gosses me regarde car dans la plupart des cas, les élèves n’en ont pas, et c’est ce qui crée les problèmes, et ce dans tous les milieux, ils ont été nourris, habillés, on leur a acheté la plupart des gadgets électroniques en vogue et c’est tout. C’est là tout le problème le boulot des profs ne devraient pas être de refaire cette éducation qui n’a pas été faite à la base : dire bonjour, au revoir, merci etc…
    Je comprend très bien les parents qui mettent leurs enfants dans le privé, quand ils leurs ont donné quelques valeurs morales, spirituelles ou politiques, et les enfants ont ainsi plus de chance d’être protégés.

  • 11 July 2010 à 13h46

    lorymequa dit

    Grandgil,

    Ce n’est pas possible, vous ne m’avez pas lu.

    Vous refusez tout simplement le débat et, que l’on mette en lumière ce qui vous dérange, grand bien vous fasse.
    Quand à l’éducation de mes enfants, ne vous en mêlait pas,contentez vous de faire au mieux votre travail, ce sera très bien.

  • 11 July 2010 à 13h01

    Grandgil dit

    lorymequa, et les autres,
    J’en ai un peu marre en tant que prof de ce discours de dénigrement continuel de l’EN. Et si vous commenciez à éduquer vos gosses correctement ? Cela limiterait les problèmes. Vos petits chéris peuvent être nuls, c’est tout. Bien sûr qu’il y a des profs incompétents mais pas plus pas moins que dans tous les métiers.

  • 11 July 2010 à 10h40

    Michel Michemiche dit

    @ anthoto1 :
    Plutôt que de me prêter des propos que je n’ai jamais tenu, de m’attribuer des idées qui ne sont pas les miennes, je préfèrerais que vous tentiez, par honnêteté intellectuelle, de justifier quelque peu les vôtres, si ce n’est pas trop vous demander.
    Vous affirmez du ton de celui qui détient La Vérité que “le niveau d’exigence requis est en baisse constante”.
    Sur quelles données vous basez-vous pour être aussi péremptoire ?
    Sur votre intime expérience d’une filière parmi tant d’autres, celle des “Sciences Politiques” ? Insuffisant, très cher.
    Je veux bien que vous n’ayez pas passé un bac scientifique, mais vous avez forcément entendu parler de Descartes et de méthode. Il ne suffit pas d’énoncer des croyances pour démonter quoi que ce soit.
    Quand à la responsabilité engagée dans l’allongement de la durée des études, dans la multiplication des diplômes sans doute dévalués pour certains, j’en conviens, je ne crois pas que l’EN soit seule responsable.
    Combien de recruteurs ont privé leurs entreprises de talents réels parce que le “niveau d’études” ne cadrait pas avec le “profil du poste”, sans prendre en compte d’aucune manière les acquis professionnels du candidat ?
    Mais c’est un autre débat…

  • 10 July 2010 à 21h02

    lorymequa dit

    Je précise que mon fils vient d’obtenir son bac, avec mention. Mais bien sur ça ne vaut pas un clou comme certains l’affirment ici sans avoir la moindre idée du bagage acquis, y compris le leur… – Essayer donc d’acquérir le minimum pour pouvoir circuler et vivre à égalité, cela en dehors de l’EN.

    D’après ce que je sais en S comme c’est le cas, rien à voir avec le niveau des années soixante. Toujours est-il que les plus doués du lycée se sont arrachés pour faire briller leurs résultats.

  • 10 July 2010 à 20h58

    Bougalioubof dit

    La nostalgie, justifiée ou pas, de l’ancien système éducatif est sans doute dû au fait qu’il “suffisait” d’être bosseur et méticuleux pour y réussir. On apprenait par coeur. Si c’est toujours le cas dans les matières scientifiques, les matières littéraires subissent pendant la 3èm une transformation qui finit en 2nde, et deviennent une vraie loterie. On veut voir la capacité à réfléchir -cela dépend énormément des correcteurs-, apprendre le cours ne paie pas, ou si peu. Dès lors, pourquoi l’apprendre?
    Ce constat rejoint un peu un autre constat sur l’éducation nationale. Elle ne se contente pas de remplir les têtes à qui on reproche aujourd’hui d’être vides. Elle veut leur apprendre des choses plus abstraites, “travailler en groupe”, “développer l’esprit critique”, “avoir un esprit de synthèse” ce qui est tout à son honneur. Mais n’a-t-elle pas lâché la proie pour l’ombre?

  • 10 July 2010 à 20h46

    lorymequa dit

    …/…

    Il a fallut que j’intervienne.

    Bien sur c’est parfaitement inadmissible et ce cas n’est pas exceptionnel. J’en ai d’autres à votre service si vous le désirez.

    Si être libéral, c’est assumer sa destiné et être responsable en marchant sur ses deux jambes, alors oui je le suis et j’en suis fier. Les manichéens, les binaires les fiers d’être dans le bon camp, le votre d’après ce que j’ai compris, me font gerber, cent fois si non une je fut conforté dans mon aversion.

    Bien sur il y a d’excellents profs, et je ne généraliserai pas comme vous le faites avec vos 95 et 99%. Seulement il faudrait peut être revoir un peu tout ça, et un peu plus si possible.

  • 10 July 2010 à 20h44

    lorymequa dit

    Grandgil,

    “Vous êtes de droite, donc, sur l’école. Et très libéral…
    Je vous rassure, un prof peut être viré sur la base d’une inspection ou à la suite d’un gros souci, j’ai vu le cas dans un établissement…”

    Absconse votre première phrase, faudrait me faire un dessin.

    Ni de droite, ni de gauche, c’est incroyable ce besoin de mettre les gens en boite…un peu facile.

    Je vais vous dire un truc, classe unique, j’ai eu un monstre jusqu’à 13ans, 10 fautes par lignes…elle ne fut jamais inquiété. Résultat, à 14ans je bossais 6 jours par semaine, plus de 50h, les patrons communistes affichés, me l’ont mis jusqu’à la glotte, excusez la trivialité mais je ne peux en parler autrement si non avec plus de violence encore.

    Non, vous ne me rassurez pas, si les profs peuvent être viré c’est exceptionnel et vous le savez très bien. Quand on sait que pour des cas extrême d’atteinte à l’intégrité des enfants ils étaient il y a peu, seulement déplacés.
    Il y a actuellement des cas flagrants d’incompétence et de je-m’en-foutisme qui passe comme lettre à la poste.
    Mon fils en terminale n’a eu son prof de philo qu’un seul jour au premier trimestre, et bien, attachez vous…il a eu une appréciation pour l’ensemble du trimestre où il lui était demandé de se mettre au boulot.

    …/…

  • 10 July 2010 à 19h02

    Mangouste dit

    Kastals,

    J’irai dans le sens du commentaire d’Anthoto. Vous utilisez la meilleure des ficelles pour ne pas écouter ce que l’on vous dit : discréditer l’interlocuteur, qui n’est qu’un pauvre nostalgique (c’est presque aussi grave que réactionnaire, nostalgique, ça vous place très bas sur l’échelle de l’humanité en tous cas). Vous évitez ainsi de lui répondre sur le fond autrement que par quelques lieux communs sur les manies ridicules de l’enseignement d’antan (les départements – encore que leur connaissance puisse avoir parfois une vraie utilité) ou sur la subtilité et l’exigence de notre pédagogie actuelle. J’apprend ainsi, légèrement stupéfié dois-je dire, que nos têtes blondes sont aujourd’hui capables de “restituer finement la substantifique moelle d’un texte” et que c’est sur cette noble compétence qu’on les évalue. Légèrement sonné par cette nouvelle, donc – à l’instar de quelques autres enseignants je suppose, je suis taraudé par quelques questions : où sont ces élèves surdoués dont vous nous parlez et, surtout, pourquoi en ai-je si rarement dans mes classes ? et puis, finalement, pourquoi mes élèves, souvent incapables de comprendre les grandes lignes d’un article de presse de difficulté moyenne (pour ce qui est de la substantifique moelle… je préfère en rire) passent-ils presque invariablement dans l’année supérieure si notre bel enseignement est si exigeant? J’ai bien quelques idées de réponses, mais j’aimerais aussi connaître votre avis sur la question.

  • 10 July 2010 à 18h34

    Kastals dit

    @ anthoto1
    Cadeau pour cadeau, je vous offre ce lien qui décrit le niveau lamentable des étudiants finlandais dont l’enseignement secondaire est classé premier dans l’évaluation PISA de l’OCDE.
    En fouillant dans les autres articles de la série vous verrez sur quelle idéologie performative de compétences et non de connaissances repose cette évaluation très liée à l’idéologie ultra-libérale de cet organisme.
    On a heureusement échappé à la réforme Darcos de l’enseignement secondaire qui voulait singer le bac à la carte finlandais.
    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/de-l-evaluation-a-la-domination-ii-47679

  • 10 July 2010 à 14h08

    anthoto1 dit

    @Kastals :

    “Le niveau moyen en orthographe dans la première moitié du 20e siècle était loin d’être parfait. Il suffit de lire la correspondance des vieilles cartes postales pour s’en rendre compte.”

    Ce qui justifie sans doute que le niveau moyen d’orthographe et d’expression écrite soit devenu, à proprement parler, catastrophique. Je n’ai jamais décrit un quelconque âge d’or, je constate seulement, avec un certain nombre d’enseignants, une dégradation rapide des savoirs fondamentaux qui rejaillit sur la qualité des raisonnements, des calculs et, au final, la capacité de compréhension des autres matières. Le niveau baisse jusque dans les classes préparatoires. Il suffit de discuter en “off” avec des enseignants officiant à ce niveau-là, lire des comptes-rendus de correction de concours, bref, s’intéresser un peu à la réalité plutôt qu’au discours officiel du SNES.

    Vous préférez ramener le débat sur le terrain de la nostalgie pour justifier de la qualité d’un système qui squatte les dernières places des classements de l’OCDE, soit. Je ne vous en veux pas, ce genre de diversions est extrêmement apprécié de ceux qui préfèrent nier le réel.

    Un cadeau pour vous :

    http://www.scienceshumaines.com/ecole–cette-fois-le-niveau-baisse-vraiment-_fr_23509.html

  • 10 July 2010 à 13h46

    Souris donc dit

    Cadeau aux nostalgiques :

    Enseignement de la grammaire
    Selon J-L Fournier, les compléments circonstanciels :

    Exemple au tableau :
    “La biche a vomi dans l’étang que le soleil empourprait.”
    Question :
    La biche a vomi où ça ?
    Réponse :
    Dans l’étang est complément circonstanciel de lieu du verbe a vomi.

    En gardant les méthodes qui ont fait leur preuve et en modernisant les contenus :

    Exemple au tableau :
    “La racaille a vomi dans l’escalier que le deal encombrait.”
    Question
    La racaille a vomi où ça ?
    Réponse :
    Dans l’escalier est complément circonstanciel de lieu du verbe a vomi.

    A lundi !

  • 10 July 2010 à 11h23

    Grandgil dit

    lormequa,
    Vous êtes de droite, donc, sur l’école. Et très libéral…
    Je vous rassure, un prof peut être viré sur la base d’une inspection ou à la suite d’un gros souci, j’ai vu le cas dans un établissement…

  • 10 July 2010 à 7h13

    Kastals dit

    @ anthoto1
    Un élève de troisième actuel a acquis des connaissances et des aptitudes en maths bien supérieures aux “problèmes de robinet qui coule” du certificat d’études, ainsi que des notions en physique, chimie, biologie, géologie, littérature, histoire et géographie mondiale, et en deux langues étrangères qu’étaient bien incapables de transmettre les “hussards de la République” qui apprenaient l’orthographe, à avoir une belle écriture, le calcul, l’histoire des rois de France, les chef-lieux de département et “l’Empire français”, et faisaient quelques “leçons de choses” en physique et biologie.
    La mythification de la transmission de la culture de masse “dans le temps d’avant” ne repose donc sur aucune réalité.

    Le cheval de bataille des nostalgiques du temps passé repose essentiellement sur la lecture et l’orthographe.
    Le niveau moyen en orthographe dans la première moitié du 20e siècle était loin d’être parfait. Il suffit de lire la correspondance des vieilles cartes postales pour s’en rendre compte. Quant à la lecture, alors qu’on déclarait lecteur toute personne qui savait déchiffrer (ce que savent faire tous les élèves actuels), on leur demande maintenant de savoir restituer finement la substantifique moelle d’un texte pour évaluer leur niveau en lecture. Avec ce critère on pourrait montrer qu’un prof de français ne sait pas lire en lui demandant de restituer un texte scientifique ardu.

  • 10 July 2010 à 2h04

    anthoto1 dit

    Il y a quelque chose de touchant dans la capacité qu’a Michel Michemiche à se persuader que l’augmentation du taux de scolarisation dans le supérieur se traduit mécaniquement par la hausse du niveau des savoirs. En réalité, le prolongement de la durée moyenne des études et les généreuses distribution de diplômes qui s’ensuivent, sont, avant tout, un artifice pour écarter les jeunes du monde du travail. C’est là tout le sens du système LMD, couplé aux années Erasmus qui se résument, peu ou prou, à de gentils séjours touristiques.

    Je prends l’exemple de ma formation (Sciences Po / IEP) qui est progressivement passée de 3 à 5 ans. On a d’abord ajouté une année à l’étranger (Erasmus ou stage), décalant, de fait, les contenus de la troisième année en quatrième année. On a ensuite ajouté l’obligation de valider un Master II. Ceux-ci consistent généralement (sauf à payer 15 000€ l’année) en six mois de cours indigents suivis de six mois de stage sous-payés. Ces derniers temps, la conjoncture étant morose, la tendance est d’ailleurs à faire un deuxième Master II après l’obtention du diplôme. Je ne m’en plains pas car, lors de mes sept ans d’études, j’ai passé de très bons moments et j’ai profité d’un parcours relativement atypique pour progresser. Pourtant, je dois bien reconnaître que cela est symptomatique d’une dilution progressive des savoirs au sein de formations dont la qualité pédagogique n’augmente pas.

  • 10 July 2010 à 1h25

    anthoto1 dit

    @Kastals :

    “alors que la somme des connaissances acquises par un élève de troisième est dix fois supérieur à ce qu’on demandait à un candidat au certif”

    Sois vous êtes malhonnête, soit vous êtes d’une naïveté confondante. C’est justement ce que l’on reproche à l’Education nationale : avoir délaissé les enseignements essentiels pour consacrer de trop nombreuses heures à des matières périphériques, intéressantes certes, mais qui perdent leur sens sans la maîtrise indispensable de savoirs fondamentaux transversaux. Quand un nombre croissant de gamins ne maîtrisent ni la langue écrite, ni la langue orale (vous pourrez bien raconter ce que vous voulez, des études viennent à l’appui de ce constat-là, Philippe Meirieu lui-même l’a d’ailleurs avoué), ni le calcul, aborder la physique, l’éducation civique ou je ne sais quelle autre matière est vain. Au final, on évoque un nombre impressionnant de notions, mais celles-ci restent vagues puisque les élèves n’ont pas les outils théoriques pour les comprendre.

    Alors sans doute, les gamins d’aujourd’hui savent-ils désormais se servir d’un ordinateur ou d’un iPhone (quel rapport avec l’Educ’ nat’ ?). Sans doute est-il plus facile de trouver de l’information sur le net que dans une bibliothèque. Mais lorsqu’on ne sait ni la lire, ni, bien sûr, la comprendre ou la hiérarchiser, le système tourne à vide.

  • 9 July 2010 à 19h05

    Kastals dit

    @ anthoto 1
    Vous admettez que pour obtenir un bac il faut accumuler des connaissances et des aptitudes que vous avez perdues.
    Je crois que vous vous trompez sur le niveau des épreuves du bac d’il y a 40 ans comparé à aujourd’hui. Un peu comme les nostalgiques du bon vieux certificat d’études alors que la somme des connaissances acquises par un élève de troisième est dix fois supérieur à ce qu’on demandait à un candidat au certif, que ne passaient qu’une partie des élèves en fin de primaire.
    Parsemer vos commentaires d’insultes n’ajoute rien à le valeur de vos arguments.
    Mon pseudo est Kastals, cela ne devrait pas être trop difficile à retenir pour une mention TB au bac à demi dévalué.

  • 9 July 2010 à 18h41

    Impat1 dit

    Oui Lisa, il faut être optimiste. Mais penser que notre culture survivra malgré l’Education Nationale, au lieu d’être sauvée par elle, cela rend un peu triste.

  • 9 July 2010 à 18h20

    Lisa dit

    @Impat
    Expat,
    Ce matin j’ai écouté Anne Coffinié à la radio, je crois que vous connaissez “créer son école”, quelle énergie a cette femme, quelle bouffée de fraicheur (ça aurait dû passer maintenant…)
    Cela redonne de l’optimisme pour l’éducation, ou plutôt l’instruction.