Terrorisme, mouvement social: comment la réforme de l’Etat a désarmé l’Etat | Causeur

Terrorisme, mouvement social: comment la réforme de l’Etat a désarmé l’Etat

De la fusion à la confusion

Auteur

Roland Hureaux

Roland Hureaux
est essayiste.

Publié le 15 juillet 2016 / Politique Société

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Des officiers de police sur la place Masséna à Nice, à quelques encablures de la Promenade des Anglais où s'est déroulé l'attentat au camion (Photo : SIPA.AP21922349_000007)

Parmi les nombreux facteurs de tension qui pèsent aujourd’hui sur l’opinion française, il faut faire un sort à part aux actes terroristes de 2015 et 2016 et au désordre qui a entouré les manifestations contre la loi travail.

Même si les menaces terroristes ont aussi d’autres causes, il n’est pas inutile de les mettre en relation avec la réforme des services de renseignement qui a été opérée en 2008.

Il y avait jusque-là deux services de renseignement intérieur  (outre la gendarmerie qui a toujours fait du renseignement sans avoir de service dédié) : la Direction de la surveillance du territoire  (contre-espionnage) et les Renseignements généraux (renseignement politique et social pour le compte du gouvernement). Tous les deux dépendaient de la Direction générale de la police nationale.

Ils ont été fusionnés pour ne plus former qu’un seul service, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), laquelle a été en 2014 séparée de la Direction de la police nationale, prenant le nom de Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). L’antiterrorisme lui est rattaché.

Une fusion contestable

La fusion de 2008 s’est avérée catastrophique pour chacun des services, comme d’ailleurs presque toutes les fusions de services  administratifs.

La DST fonctionnait bien : grâce à elle, les attentats terroristes avaient été prévenus et déjoués sur le territoire métropolitain entre 1996 et 2012. Corps de fonctionnaires de qualité, suffisamment réduit pour que ses agents se connaissent et coopèrent efficacement, ils n’avait pas besoin d’être réformé, sinon à la marge, si le génie national ne s’attachait presque systématiquement à réformer ce qui marche bien tout en délaissant le reste. Les intéressés ont mal pris la fusion avec le corps des Renseignements généraux dont ils n’avaient que faire et dont la culture était différente.

Sans doute la menace terroriste s’est elle aggravée au cours des années 2010 : le nombre de suspects à suivre ne se compte plus en centaines mais en milliers. Mais beaucoup pensent que les attentats de janvier et de novembre 2015 auraient été prévenus si la DST n’avait été mise sens dessus-dessous par la réforme, aggravée par une réduction d’effectifs.

Les Renseignements généraux ne faisaient pas que du renseignement politique. Ils n’en faisaient même parfois qu’accessoirement, les préfets étant généralement mieux informés qu’eux grâce à leurs contacts politiques et mondains ; ils faisaient en revanche du renseignement social, se rendant dans les usines, connaissant les dirigeants syndicaux, servant non seulement d’informateurs mais de relais, voire de médiateurs ; ils pouvaient voir venir la montée du mécontentement, en informer l’autorité, faire passer des messages, négocier des compromis sur le déroulé d’une  manifestation, prévenir les débordements. Réorientés vers la lutte  antiterroriste qui n’était pas dans leur culture, ils n’assurent plus guère  cette fonction éminemment utile d’huilage social.

On peut légitimement penser que les incidents d’Air France auraient été évités si les Renseignements généraux avaient été présents dans le conflit. Il est aussi vraisemblable qu’avec l’ancien système, les luttes sociales ne se seraient pas envenimées autant qu’elles l’ont fait ces dernières semaines. Est-ce la CGT qui a changé ou les relais de l’Etat sur le terrain social qui se sont  affaiblis ? On peut en débattre.

L’application de schémas mécaniques

Il ne faut pas jeter la pierre à Nicolas Sarkozy qui a opéré la réforme de 2011. Il n’a fait qu’appliquer le schéma a priori prescrit par la loi organique sur les lois des  finances du 1er août 2001 qui prévoyait  pour l’ensemble de l’Etat la fusion de tous les services ayant à peu près les mêmes fonctions. A peu près, pour l’œil distant des financiers de Bercy ou pour les journalistes, mais pas exactement pour les agents concernés. Ces schémas technocratiques n’intégraient ni les différences subtiles  de méthode, ni les chocs de culture prévisibles ; dans bien des  domaines (Pôle emploi, services locaux de l’Etat), les fusions ont désorganisé de manière durable des services qui marchaient. Des   réformes mal acceptées et mal comprises entraînent une démoralisation du personnel et donc une baisse d’efficacité qui n’est pas le moindre de leurs effets fâcheux.

Mais, dira-t-on, ne faut-il pas faire économies ? Certes, mais la fusion n’est pas nécessairement la meilleure voie pour cela : des fonctions communes peuvent été mutualisées sans aller jusqu’à la fusion ; il est possible de réduire les effectifs d’un service sans qu’il soit  nécessaire de le fusionner avec un autre. Surtout si on s’évertue en parallèle à simplifier les procédures, ce qui n’a guère été le cas depuis 2000.

Il est probable que lorsqu’on fera le bilan des réformes administratives des années 2000, supposées introduire les « méthodes managériales » dans l’administration, particulièrement en matière de sécurité, on prendra la mesure du désastre.

Attentats de Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray, par magazinecauseur

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 19 Juillet 2016 à 9h46

      RED (From Tex) dit

      “La fusion de 2008 s’est avérée catastrophique pour chacun des services, comme d’ailleurs presque toutes les fusions de services administratifs”

      Réflexe conditionné du “haut fonctionnaire”… Une fusion de services, ça réduit le nombre de “chefs” (hauts-fonctionnaires). DONC c’est très mauvais !

      Où comment profiter de 84 morts pour passer le message qu’il est interdit de toucher à l’Administration (avec une majuscule).

      Sauf, naturellement, pour augmenter ses effectifs !

      Pour le reste, on notera que c’est la faute de la droite… Donc en 2017 on (re)votera pour Hollande DÈS LE PREMIER TOUR (car sinon il n’y aura pas de second tour pour la “gauche”.

      Et on “inversera la courbe des attentats”… en 2022 !

      • 19 Juillet 2016 à 9h52

        thd o dit

        Comme je l’ai déjà dit plus bas, l’article a été écrit le 29 juin.

        Hureaux est un type de droite.

        Et les fusions de services mettent toujours le cirque, comme le moindre bon sens suffit à s’en convaincre.

    • 16 Juillet 2016 à 22h02

      thd o dit

      ” 16 Juillet 2016 à 20h47

      Axiophilus dit

      THO D

      comme votre référence concernant la représentation des fonctionnaires à l’Assemblée Nationale votre lien apporte de l’eau à mon moulin. Que voyons nous? Qu’en bout de chaine les établissements d’enseignement français consacrent moins d’argent à leurs élèves que les britanniques ou les allemands. Mais où va le reste de l’argent? C’est bien le budget global qui doit être pris en considération! Et là, la France est mal placée. Si ce n’est pas de la gabegie qu’est-ce donc? Quant au rapport dépense/résultat nous pouvons l’apprécier en fonction du taux de chômage des jeunes. Comment expliquer que l’Allemagne et la Suisse qui font appel à l’apprentissage ont un taux de chômage des jeunes bien inférieur au nôtre? Vous pouvez tourner les chiffres dans tous les sens, tous ces élèves de 24 ans qui glandent en terminales puis dans des facultés à la con (socio psycho lettres etc)n’est ce pas de la gabegie? Et le représentant de l’UNEF qui a 27 ans alors qu’il est premier cycle?”

      Absolument pas. Le document donne la dépense d’éducation par élève, dans chaque pays. Le budget global de l’éducation est égal à ce montant multiplié par le nombre d’élèves ; comme il y a moins d’élèves en Allemagne qu’en France en proportion de la population, le budget global est plus faible en proportion du PIB, mais il est plus élevé par élève.

      Le reste de vos considérations sont hors sujet : le chômage ne dépend pas uniquement de l’éducation, l’orientation dans le supérieur ne dépend pas de l’éducation nationale (qui couvre le secondaire), l’orientation dans le supérieur peut être discutée mais n’a pas de rapport évident avec les coûts, etc.

    • 16 Juillet 2016 à 19h38

      fogarty dit

      Vouloir exonérer Sarkozy ses responsabilités est un peu fort de tabac. Il diminué le nombre policiers, désorganisé la police proximité quand il était ministres de l’intérieur. Par la suite en voulant réorganiser les servies de renseignements il les surtout désorganisés en particulier en supprimant les RG. En détruisant la Libye de Khadafi il a ouvert la porte non seulement aux migrants , mais surtout aux terroristes islamistes. et cette nullité prétentieuse veut de nouveau être candidat à la présidence de l république. Dieu nous en garde, car c’est la huitième plaie d”Egypte!

      • 19 Juillet 2016 à 21h47

        thierry bruno dit

        En passant, il n’a pas supprimé les RG, ils ont juste été réorganisés au sein de la nouvelle entité (DGSI). De plus, sans vouloir dédouaner N. Sarkozy, il y a un problème récurrent avec les différents services de police, c’est les guéguerres internes. Il n’est pas sûr que la DGSI ait résolu le problème comme par magie.
        La police de proximité ? Vaste fumisterie de Daniel Vaillant et Lionel Jospin. Pendant que les flics jouaient au foot avec les petits frères, les grands frères se livraient sans vergogne à leurs trafics.
        Enfin, quel rapport entre l’action de Sarkozy et l’invasion de sauterelles qui est la huitième plaie de l’Egypte (pour rappel, il y en a DIX, pas 7) ? Compareriez-vous les immigrés clandestins à des sauterelles ? Gonflé, non ? Et d’ailleurs, ces “migrants” déboulent par centaines de milliers depuis à peine plus d’un an et Sarkozy a quitté l’Elysée il y a plus de 4 ans.
        N’aimez pas Sarkozy, c’est votre droit mais avec des arguments valables et non une crise d’urticaire.

    • 16 Juillet 2016 à 18h06

      Axiophilus dit

      Il est difficile pour un profane de porter un jugement sur ces réformes administratives. En revanche, il serait bon que des commissions parlementaires d’opérer des évaluations. S’il est avéré que deux services valent mieux qu’un, alors recréons deux services. “Des fonctions communes peuvent être mutualisées” écrit fort justement l’auteur de l’article sans pour autant être fusionnées. Tout est là. Alors que l’Europe et le monde économique en général prône la concurrence à outrance, pourquoi supprimer l’émulation entre services de renseignements?

      • 16 Juillet 2016 à 18h09

        Axiophilus dit

        correction: il serait bon pour des commissions parlementaires etc. ou bien : que des commissions parlementaires opèrent etc. Ah! On ne se relit jamais assez.

    • 16 Juillet 2016 à 10h53

      persee dit

      Ah ces tueurs qui ne font pas le ramadan et pas leur prières . solution bâtir des mosquées  et  laisser les Imams  expliquer à ce s délinquants LA VIE . Vous verrez le résultat.  l’islamisation ET  l’arabisation  de la France se fait à marche forcée … mais par quelle volonté supérieure “? Insensé et démoniaque ,  Non ?

    • 15 Juillet 2016 à 21h30

      walkyrie dit

      La réforme a désarmé l’Etat, et l’UmPs a permis aux banlieues de s’armer. Car il semble bien que le terroriste était armé non ? Me trompé-je ?

    • 15 Juillet 2016 à 16h16

      varese dit

      Au même temps, tout le monde se plaint de la lourdeur des services de l’Etat, des mêmes compétences multipliées sur différentes institutions, des administrations inutiles et des dépenses exubérantes. Il doit être très difficile de faire des économies en maintenant le même niveau de performance institutionnelle. Mais c’est sûr que si cette fusion DST+RG était à faire aujourd’hui, après tous ces attentats, personne n’oserait y toucher.

      • 15 Juillet 2016 à 16h32

        thd o dit

        Justement, la désinformation qui règne dans les médias partisans conduit à croire qu’il faudrait faire des économies sur le fonctionnement de l’Etat, alors que ce n’est pas le cas.

        Les dépenses publiques sont plus importantes en France qu’ailleurs dans le domaines des dépenses sociales (retraites notamment), dans le domaine des dépenses de fonctionnement de l’Etat ce n’est pas le cas.

        Donc ce vandalisme réformiste n’est pas justifié, et il ne conduit même pas à des économies de fonctionnement.

        • 16 Juillet 2016 à 18h16

          Axiophilus dit

          Euh! THO D quid de la gabegie à l’ E.N.? De la gabegie dans l’administration territoriale? Rien à faire vraiment pour obtenir plus d’efficacité avec moins d’effectif quand dans certains secteurs de l’administration l’absentéisme est le double que dans le privé?

          http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/fonctionnaires-les-ravages-de-l-absenteisme_1688050.html

        • 16 Juillet 2016 à 18h38

          thd o dit

          Quelle gabegie de l’éducation nationale ?

          Vous trouverez dans le rapport ci-dessous de l’OCDE :

          http://www.keepeek.com/Digital-Asset-Management/oecd/education/regards-sur-l-education-2015_eag-2015-fr#page226

          le budget par élève, et vous pourrez constater qu’il est inférieur à celui de l’Allemagne et du Royaume-Uni par exemple. Mais les médias partisans adorent présenter un budget global, tablant sur l’ignorance de leur lecteur des différences de taux de natalité…

          Les résultats aux enquêtes de l’OCDE (elles-mêmes bien critiquables) montrent pourtant un résultat proche de celui des autres pays, parfois au dessus, parfois en dessous.

          Et, avant les réformes que je critique, d’autres tests internationaux montraient que le système français était dans les années 1980 relativement plus performant que d’autres, en mathématiques notamment. Mais ce n’est plus le cas, la réformite ayant miné nos points forts.

          La fonction publique territoriale est aussi le résultat des réformes que je critique. Vous remarquerez d’ailleurs qu’à en croire votre article, les fonctionnaires d’Etat (ie ceux sous statut classique) sont moins absent que les salariés du privé.

        • 16 Juillet 2016 à 20h47

          Axiophilus dit

          THO D
          comme votre référence concernant la représentation des fonctionnaires à l’Assemblée Nationale votre lien apporte de l’eau à mon moulin. Que voyons nous? Qu’en bout de chaine les établissements d’enseignement français consacrent moins d’argent à leurs élèves que les britanniques ou les allemands. Mais où va le reste de l’argent? C’est bien le budget global qui doit être pris en considération! Et là, la France est mal placée. Si ce n’est pas de la gabegie qu’est-ce donc? Quant au rapport dépense/résultat nous pouvons l’apprécier en fonction du taux de chômage des jeunes. Comment expliquer que l’Allemagne et la Suisse qui font appel à l’apprentissage ont un taux de chômage des jeunes bien inférieur au nôtre? Vous pouvez tourner les chiffres dans tous les sens, tous ces élèves de 24 ans qui glandent en terminales puis dans des facultés à la con (socio psycho lettres etc)n’est ce pas de la gabegie? Et le représentant de l’UNEF qui a 27 ans alors qu’il est premier cycle?

    • 15 Juillet 2016 à 15h27

      A mon humble avis dit

      C’est le simplisme qui commande en politique, d’une part parce que les décideurs voient tout de trop haut, d’autre part par démagogie, ce qui est simple se vendant mieux.
      Les fusions contre-productives des services de renseignement ne sont pas des exceptions. C’est ainsi qu’il faut voir les fusions de régions et de communes: vu de loin, c’est plus efficace et plus économique; vu de près, c’est exactement le contraire.
      La solution est de mettre des ressources en commun, pas de tout fondre en une seule entité.
      C’est ainsi qu’il faut voir la fusion des pays dans un fédéralisme européen : là aussi il faut mettre des ressources en commun, pas fusionner en perdant les identités et en éloignant les décisions des citoyens et des réalités du terrain.
      Il fut un temps -pas si éloigné- où le slogan anglais “Small Is Beautiful” était un principe souvent répété, et avec raison; désormais, on aurait plutôt “Big Is Better”, et même “Bigger Is Always The Best”.
      On peut aussi comprendre cette évolution par la volonté des princes qui nous gouvernent (aujourd’hui élus mais pas plus démocrates pour autant) d’être moins nombreux pour détenir chacun plus de pouvoirs, et s’entourer d’une cour de flatteurs obséquieux quémandant des prébendes.
      Des dirigeants toujours plus puissants, plus démagogues, peu compétents et donc inefficaces : voilà donc l’évolution politique de nos “démocraties”.

    • 15 Juillet 2016 à 15h26

      Garmin dit

      Profiter d’un attentat tel celui d’hier pour remettre en cause des réformes administratives, sans arguments sérieux et avec des suppositions hasardeuses, est assez lamentable. Que ce soit disant “haut fonctionnaire” adepte de la critique à postériori fasse son travail (dans quel domaine?) et évite de se poser en donneur de leçons.

    • 15 Juillet 2016 à 14h39

      thd o dit

      Il ne faut pas jeter la pierre à Nicolas Sarkozy qui a opéré la réforme de 2011.

      Mais si, il faut lui jeter la pierre. D’une part, c’est bien lui qui l’a fait (et pas seulement celle-là y compris à ce ministère) ; d’autre part, le projet de l’Union des margoulins et des prétentieux pour la présidentielle de 2017 continue à vouloir faire des fusions de corps, et là c’est incontestablement lui qui tient la plume.

      “Il est probable que lorsqu’on fera le bilan des réformes administratives des années 2000, supposées introduire les « méthodes managériales » dans l’administration, particulièrement en matière de sécurité, on prendra la mesure du désastre.”

      C’est plus que probable. La critique de ces réformes ne signifiant naturellement pas la défense d’avantages indus ou autres fariboles, comme il faut le préciser de manière préventive aux usual suspects.

      http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2016/07/quand-un-truc-sappelle-louvois-comment.html

      • 16 Juillet 2016 à 18h29

        Axiophilus dit

        Que des méthodes “managériales” du privé ne soit pas applicables dans l’administration, c’est probable. Mais il ne faut pas tout mélanger. Il est vain de nier que nous avons une administration pléthorique. En revanche, il semble que les réformes et les suppressions de postes affectent d’avantage des secteurs régaliens liés à la sécurité ( voyez à quel point le budget de l’armée a été réduit faisant office de variable d’ajustement) que des secteurs transposables au secteur privé. Sauf erreur, la France est le pays d’Europe qui dépense le plus pour son enseignement. Et pour quels résultats? Par ailleurs, est-il souhaitable d’entretenir autant de permanents syndicaux qui pointent dans les effectifs mais ne sont pas sur le terrain? Est-il normal d’accepter dans certains services (l’administration territoriale en particulier) un tel taux d’absentéisme? Je dis cela avec d’autant plus d’objectivité que sur mes 4 enfants j’en ai 3 qui sont fonctionnaires.