Un ex-attaché parlementaire parle | Causeur

Un ex-attaché parlementaire parle

Pourquoi les Fillon ne méritent pas le pilori

Auteur

Vincent Goyet
est attaché parlementaire.

Publié le 06 février 2017 / Politique

Mots-clés : , , , , ,

Vincent Goyet, ex-attaché parlementaire LR, explique le fonctionnement du travail des députés. En fait de dépenses somptuaires, chaque parlementaire doit gérer une enveloppe très serrée. Ce qu'a fait François Fillon, quoi qu'en disent ses accusateurs.
penelope fillon attache parlementaire

L'Assemblée nationale. Sipa. Numéro de reportage : 00788019_000043.

Parce que j’ai été attaché parlementaire, beaucoup de ceux qui me connaissent m’ont demandé comment faire le tri entre tous les éléments qu’ils ont lus dans la presse ces  derniers jours à propos du fonctionnement de l’équipe qui entoure chaque député. Je tiens à préciser tout de suite que si je soutiens François Fillon depuis la défaite et le départ de Nicolas Sarkozy en mai 2012, les éléments que je donne ci-dessous sont ma propre analyse et mon propre ressenti. Je laisse chacun y puiser ce qu’il voudra. Avant tout, le cabinet parlementaire constitue juridiquement une TPE.

Beaucoup laissent l’Assemblée s’occuper de tout

Le député embauche et rémunère librement ses collaborateurs, sur la base de contrats de travail de droit privé, qui prennent automatiquement fin en cas d’interruption du mandat parlementaire. Pour rémunérer ses collaborateurs, chaque député dispose d’une enveloppe mensuelle de 9 561 € (lorsqu’il laisse l’Assemblée nationale gérer ces contrats et payer les charges patronales), 14 341 € s’il décide de tout gérer lui-même. Sur les 9 561 €, il doit donc encore acquitter les charges salariales (précision technique pour les puristes). Dans les faits, l’immense majorité des députés laisse l’Assemblée s’occuper de tout. Chaque député organise à sa guise le travail de son équipe, avec des collaborateurs dont le travail peut être très divers : agenda, logistique, courriers, dossiers législatifs, dossiers locaux, réunions, questions au Gouvernement, amendements, relations presse, relations avec les élus, relations avec la population, communication, rendez-vous, représentation, conseil, etc. Ce travail répond en fait aux trois fonctions remplies par un parlementaire : 1/ il représente le peuple; 2/ il vote les lois; 3/ il contrôle l’action du Gouvernement et des administrations. Bref, le travail est gigantesque, et la politique est bien souvent le lieu où les militants viennent donner un coup de main bénévole (mise sous pli, distribution de documents à la population, logistique des réunions publiques, réseaux sociaux, etc.). Il y a plutôt trop de travail que pas assez !

Des rémunérations tout sauf extravagantes

François Fillon est aujourd’hui attaqué non pas pour avoir rémunéré son épouse et deux de ses enfants, mais parce que certains soupçonnent qu’il s’agirait d’emplois fictifs, sans travail réalisé en contrepartie. Comme je viens de le souligner, ce n’est pas le travail qui manque autour d’un député. J’ai croisé des dizaines et des dizaines de parlementaires, davantage encore de collaborateurs, et la plupart d’entre eux sont des passionnés, qui ne comptent pas leurs heures. De même, il est inimaginable qu’un élu fasse une carrière politique durant 35 ans (François Fillon a été élu pour la première fois en 1981) sans que sa / son conjoint(e) ne lui apporte au quotidien un soutien et une aide de tous les instants, surtout si elle / il n’a pas une autre activité professionnelle à côté. Quid du niveau de rémunération pour le conjoint non salarié du chef d’entreprise ? Comme dans n’importe quelle TPE, il est fréquent que le conjoint participe de fait à l’activité sans percevoir de salaire. Quand la structure trouve l’espace d’une rémunération, il peut y avoir ensuite une forme de rattrapage salarial, en contrepartie de toutes les années de bénévolat. S’agissant de Pénélope Fillon, elle n’a pas été rémunérée entre 1981 et 1997. Puis elle a bénéficié d’un salaire comme attachée parlementaire jusqu’en 2013 (avec manifestement un rattrapage salarial). Elle a perçu 639 000 euros net sur cette période (les médias parlent en brut pour gonfler la somme). Ramené à 35 années de travail aux côtés de son mari, nous arrivons à l’équivalent d’un salaire net mensuel de 1521 €. Tous ceux qui se scandalisent du montant de 830 000 € brut devraient méditer sur la période concernée… Si j’avais travaillé durant 35 ans aux côtés de François Fillon, sur la base du salaire de 2600 € net que je touchais en 2007, j’aurais coûté bien plus de 830 000 € bruts (faites le calcul : 1,4 million d’euros brut – et par souci de simplicité, je n’ai pas tenu compte du treizième mois…). Mais quel travail a donc bien pu réaliser Pénélope Fillon ? Sans doute un travail de petite main pour un grand nombre de courriers reçus au domicile (François Fillon n’avait pas de permanence parlementaire en circonscription). Un soutien logistique également. Un travail de conseil, relecture (c’est ce qui semble ressortir de la bouche de l’avocat de François Fillon). Un travail de représentation, aussi, accompagnant son mari, ou se substituant à lui quand il n’était pas disponible.

Calomniez, calomniez…

Pénélope Fillon n’aurait-elle pas pu remplir toutes ces tâches sans être rémunérée ? Si, sans doute. Mais en France, la loi autorise les parlementaires à salarier leurs proches. De très, très nombreux élus le font, ponctuellement ou de façon pérenne. C’est fréquemment le cas pour les enfants étudiants des députés ou sénateurs, dont les parents mettent ainsi le pied à l’étrier professionnel. Mais alors, pourquoi cette brusque poussée de fièvre concernant François Fillon ? Qui ne voit pas l’opération de déstabilisation à quelques semaines de la présidentielle ? “Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose”, proclame Francis Bacon dans son Essai sur l’athéisme. Interrogeons-nous maintenant sur le niveau de rémunération des enfants de parlementaires : n’est-il pas excessif ? On peut parfaitement le penser dans certains cas. Mais, 1/ ce montant reste à la discrétion du parlementaire et 2/ on sort du débat sur le caractère fictif de l’emploi. Les enfants de Fillon avaient fait des études de droit, l’un d’eux a d’ailleurs obtenu son diplôme d’avocat l’année suivante. Ils avaient donc des compétences utiles pour aider leur père dans ses missions parlementaires. Il ne s’agit pas d’emplois fictifs. Or, c’est là-dessus que Fillon est attaqué. Certains s’étonnent aussi que Pénélope Fillon n’avait pas de badge pour accéder à l’Assemblée, ni d’adresse email personnalisée. J’ai travaillé durant 5 ans à l’Assemblée (entre 2002 et 2007), j’avais évidemment un badge pour accéder à mon lieu de travail, mais ce n’était pas le cas de tous mes collègues de circonscription. Je n’ai par ailleurs jamais eu d’adresse e-mail professionnelle à mon nom : j’ai toujours utilisé l’adresse des parlementaires pour lesquels j’ai travaillé.

Autres questions légitimes que se posent beaucoup de gens : pourquoi Pénélope Fillon a-t-elle été rémunérée par le suppléant de François Fillon ? A quel travail est-ce que cela correspond ? Pourquoi un salaire si élevé ? Lorsqu’un parlementaire devient ministre, il conserve un lien avec le territoire d’où il est originaire. Les collaborateurs du suppléant devenu député font souvent le lien et la navette entre la circonscription et le ministère. Et Pénélope Fillon a pu être d’autant plus sollicitée dans ce cadre que l’agenda de son mari le rendait beaucoup moins disponible. Le suppléant de François Fillon était par ailleurs peut-être davantage présent en circonscription qu’à Paris, n’ayant pas forcément les mêmes ambitions et appétences pour le travail législatif que son prédécesseur. Enfin, un élément important : jusqu’en 2012, les députés pouvaient conserver le reliquat du crédit collaborateurs qui leur était attribué. Cet argent ne serait donc pas resté dans les caisses de l’Assemblée. Ceux qui demandent à Pénélope Fillon de “rendre l’argent” ignorent manifestement qu’il s’agirait de le rendre… à François Fillon lui-même. Mais alors, pourquoi Pénélope Fillon a-t-elle dit qu’elle ne travaillait pas et ne s’était jamais mêlée de politique ? Peut-être simplement parce qu’elle ne considérait pas son action comme un travail, mais comme un engagement aux côtés de son mari. Il n’empêche que si elle n’avait pas été là, toutes les tâches qu’elle a accomplies auraient dû l’être par quelqu’un d’autre. En outre, un attaché parlementaire ne fait pas de politique : il travaille dans le domaine politique, mais c’est le parlementaire qui fait de la politique. Pas ses collaborateurs. Posons-nous maintenant la question de l’orchestration de cette affaire politico-médiatique : – le mercredi 25 janvier, Le Canard Enchaîné publie un article – le jeudi 26 janvier, le Parquet national financier ouvre une enquête judiciaire – le vendredi 27 janvier, ce même parquet auditionne plusieurs témoins. Une vitesse stupéfiante !

Taubira et le parquet financier

Pour rappel, le parquet national financier a été créé par Christiane Taubira en 2014, qui y a placé ses amis : son procureur Eliane Houlette, était commissaire du gouvernement auprès du Conseil des ventes volontaires. Elle doit son incroyable et fulgurante promotion au Garde des Sceaux de l’époque, laquelle a également constitué une équipe de procureurs adjoints et vice-procureurs parmi ses très proches (Michel Pelegry, Ulrika Delaunay-Weiss, Patrice Amar, Monica d’Onofrio…). Rappelons aussi qu’en France, le parquet (a fortiori le parquet national financier) n’est pas indépendant du pouvoir exécutif : les procureurs dépendent directement du ministre de la Justice, ce qui est d’ailleurs pointé du doigt par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. La vitesse avec laquelle le parquet s’est jeté sur François Fillon ne manquera pas d’interpeller tous ceux qui déplorent les lenteurs habituelles de la Justice. La perquisition de l’Assemblée Nationale qui a eu lieu mardi après-midi relève là encore de l’exceptionnel. Parallèlement, quand des journalistes publient dans le livre Nos très chers émirs des accusations nominatives de corruption envers un ministre du Gouvernement, le même parquet reste curieusement muet. Pourquoi une telle différence de traitement ? Face à cette situation, je suis persuadé de l’impossibilité pour Pénélope Fillon de ne pas avoir participé au travail parlementaire de son mari. Son travail n’a pas été fictif, et il dure depuis 35 ans. Je suis aussi persuadé que cette opération de déstabilisation a été sciemment préparée et orchestrée. Je n’ai pas voulu croire à une machination envers DSK en 2011, ses propres turpitudes étant suffisantes pour provoquer la chute d’un candidat annoncé par tous comme le prochain président français. La similitude de l’acharnement qu’il a subi alors, avec l’acharnement subi aujourd’hui par François Fillon, fait naître le doute. Les mêmes officines semblent à l’oeuvre. D’ailleurs, ce sont les mêmes qui en furent et en seraient les grands bénéficiaires : François Hollande et ses proches, du PS à Macron. Et toute cette agitation éloigne les citoyens de ce qui devrait nous préoccuper à titre principal : la situation de la France, qui compte un nombre record de chômeurs, dont la dette n’a jamais été aussi élevée, et qui n’offre aux jeunes générations que le choix entre le déclassement ou l’émigration. Voilà pourquoi je continue plus que jamais à soutenir François Fillon. Parce que le projet qu’il porte me semble nécessaire pour redresser notre pays. Parce qu’il faut desserrer l’étau de l’étatisme. Parce qu’il faut permettre à chacun de travailler davantage s’il le souhaite pour gagner davantage. Parce qu’il faut améliorer le financement et la couverture maladie de notre assurance sociale. Parce que la France doit redevenir un interlocuteur crédible sur la scène internationale. Et parce que je ne suis pas dupe du matraquage médiatique actuel.

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 9 Février 2017 à 15h23

      ophyrs dit

      J’ai une question simple que je n’ai entendue d’aucun journaliste : si Pénélope et les enfants Fillon n’ont rien fait, qui alors est l’attaché/e parlementaire de François Fillon ? Et comment le/la rémunère-t-il/elle ?

      Bizarre que le Canard ne se soit pas posé la question … parce que si F. Fillon fait tout ce travail tout seul, c’est vraiment un surhomme et il faut voter pour lui sans hésiter. Cela nous changera du roi fainéant qui squatte l’Elysée.

    • 9 Février 2017 à 11h36

      mfrbe dit

      Réponse à UNCHAT. Où voyez-vous qu’il y a magouilles dans la famille Fillon ? Vincent Goyet nous explique clairement les choses concernant le travail des assistants parlementaires et il sait de quoi il parle il est attaché parlementaire. Si magouilles il y a ce serait de toute évidence du côté du Parquet financier quand on sait maintenant qui a nommé qui à ce Parquet. La morale ? Oui la morale -quand on en a- requiert de prendre un peu plus de distance vis à vis des informations que la presse nous jette en pâture. Et -encore la morale- quand on en a, on fait valoir la présomption d’innocence dans tout jugement d’une situation.

    • 9 Février 2017 à 10h27

      Diveroi dit

      Serait-il possible de faire parvenir à Yves Calvi de LCI cet article utile et à decharge de M. Fillon pour la comoprehension du problème.

      Il est dommageable de constater ce manque d’honnêteté dans la diffusion de l’information

      Je remercie CAUSEUR pour son honnêteté intellectuelle. 

    • 8 Février 2017 à 0h01

      Mouah dit

      Merci pour cet éclairage… ou “éclairage”.
      Je me permets toutefois de vous faire remarquer que si le parquet a fait preuve de célérité, c’est peut-être parce qu’il y va d’une élection présidentielle et, partant, d’un peu du destin national. Et que cette élection va se dérouler dans quelque deux mois.

    • 7 Février 2017 à 17h57

      QLURON dit

      Il est parfaitement vrai que pour tenir sa place en tant que député il faut beaucoup de petites mains rémunérées ou non.
      Mais rappelons qu’il faut le vouloir.
      Je suis convaincu que, s’agissant F Fillon, aucun esprit manoeuvrier en recherche de privilèges ne lui est attribuable.
      Cependant j’observe que
      1/ plus de clarté eût été judicieux
      2/ en ce qui concerne les avantages ou privilèges des uns ou des autres il conviendrait de rappeler que les 6 millions de fonctionnaires ou assimilé sont largement bénéficiaires en matière de retraite des largesses normalement
      légales mais non morales(penser aux six derniers de rémunération qui servent de base au calcul de la pension et qui pour ceux qui chercheront à faire le calcul dur une durée moyenne de retraite approchant les 30 ans représente une jolie somme) le Canard enchaîné ne semble pas ému .
      3/ Il y a quantité d’autres anormalités de la même farine, il serait trop
      long de s’y attarder mais il convient tout de même que ceux qui sont capables de faire sortir de telles précisions sur un contribuable tel qu’un dépité, et qui ne peuvent être que placés au sein du ministère des finances, ceux-ci , il y a quelques années (5 ou 6 ans: Mr Accoyer était président de l’assemblée nationale) s’attribuèrent (hors avis du parlement) une déduction fiscale spécifique sur des primes ou rémunéra

    • 7 Février 2017 à 15h56

      Pyrrhon dit

      Bravo et merci pour ce témoignage complet, partialité du Parquet Financier, comprise. La vraie justice s’est réfugiée dans las pages de Causeur!

    • 7 Février 2017 à 15h31

      UNCHAT dit

      Belle envolée lyrique d’un lèche-bottes qui vie du système.
      Je lui concède que la célérité de la justice est inimaginable en temps normal, il pourrait bien s’agir d’un complot politique, qui ne dédouane pas Fillon de ses turpitudes famillo-financières, elles ne sont peut-être pas illégales, mais la morale, lorsqu’on en a, ne peut accepter ce genre de magouille.  

      • 7 Février 2017 à 16h37

        MGB dit

        Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre…
        (au fait, c’est pas qui “vie”, mais qui “vit”)

      • 9 Février 2017 à 11h43

        mfrbe dit

        Réponse un peu plus haut concernant votre commentaire.

    • 7 Février 2017 à 14h14

      rolberg dit

      Les candidats magouillent pour se faire élire et encore pour demeurer au pouvoir. Désespérant !

    • 7 Février 2017 à 14h10

      Negrito dit

      Bravo, votre plaidoirie est excellente….

    • 7 Février 2017 à 13h54

      Tolstoy dit

      Bon…ça suffit ! Les petites vierges effarouchées qui se dandinent sur les plateaux de télé pour clamer que ” 3000€, c’est beaucoup d’argent “….pour qui ? Pour eux ? Qu’ils montrent combien ils empochent chaque mois en nous assénant leur syntaxe aléatoire et leurs ” infos de source sûre” qui circulent depuis des heures.
      Si je dois employer le cousin de mon voisin et que j’ai un budget de 6000€ pour ça, je lui en propose 2000/2200 à tout casser. Il prend où il laisse. S’il s’agit de mon fils et de ma fille, je leur file les 6000 !
      Quelle est la loi qui l’interdit ? Si tout est déclaré….aucune !
      Si l’emploi est fictif, que leur travail est égal à 0, alors ça signifie que quelqu’un d’autre l’a fait bénévolement. Qui est-ce ? Qu’il vienne témoigner et prouver qu’il a été le nègre à titre gratis des enfants, de madame et de qui vous voulez.
      On marche sur la tête !
      Les “spécialistes” à la con vont même jusqu’à prétendre que le salaire perçu par Pénélope à La Revue des Deux Mondes s’apparente à de l’abus de bien social. Ils se foutent de qui ?
      Il y a a.b.s quand je vais chez le coiffeur avec ma petite amie, au Resto avec elle son père et sa maîtresse, en vacances avec un pote et deux députés et que je fais passer tout ça sur ma société. Sommes sur lesquelles je n’ai versé ni impots ni charges sociales.
      Mais si je veux embaucher qui que ce soit, lui donner le salaire que je veux, qu’il le déclare au fisc et que, de mon côté, je paie toutes les charges inhérentes à cet emploi. Rien ne me l’interdit. Je suis un entrepreneur privé qui n’a licencié personne et qui est dans son droit le plus strict, même et y compris si je demande à mon salarié de rester chez lui pour me raconter ce qu’il a vu à la télé.
      Certes, tout cela n’est peut-être pas très moral, mais je trouve encore moins moral que ces trafiquants d’opinion viennent tout simplement nous expliquer qu’il n’y a rien de plus normal que de traquer ceux qui ne peuvent pas prouver ce qu’ils n’ont pas fait….Comme le KGB!

      • 7 Février 2017 à 15h34

        douce France dit

        Si c’est votre pognon , je vous laisse libre d’avoir une moralité d’exploiteur, mais si c’est l’argent du contribuable, il ne vous appartient pas, et ce dernier ne vous l’a pas confié pour que vous en disposiez à votre guise, afin d’enrichir de manière inconvenante votre patrimoine familial, pas plus qu’ils ne sont élus pour pratiquer le népotisme à tous les étages en faisant surtout bien attention de paraître “bien propre sur soi”. Fillon a été pris la main dans leS sacS. Il n’est pas le seul à pratiquer cette version bananière de la république , j’en conviens et c’est parfaitement honteux, écœurant, scandaleux, injurieux pour le citoyen lambda que cela puisse être. En faire le président de ma nation..non merci. Je tiens à l’image de celle ci à l’étranger et elle a suffisamment été écornée comme ça depuis 10 ans.

        • 7 Février 2017 à 17h11

          Georges dit

          Avec Fillon président, la France perdra toute crédibilité.

        • 9 Février 2017 à 11h47

          mfrbe dit

          Si cette pratique vous écoeure, vous fait honte, vous scandalise, etc. n’accusez pas un homme mais le système et réclamez des comptes à tous les hommes politiques. Allez, un peu de courage !

        • 9 Février 2017 à 13h32

          lafronde dit

          @douce France
          Vous n’ignorez pas que le déficit budgétaire de l’Etat se monte à cent milliards d’euros l’an. Aucun budget à l’équilibre depuis 1981 ! Voyez-vous quelques actifs ou investissements utiles en regard de cette dette colossale ? Non n’est-ce pas ? Hé bien tout cet argent a servi à de la dépense inutile pour l’Etat et la Société, mais très utile pour la réélection des politiciens. Observez le logement social implanté là où il coûte le plus cher par loi SRU. Ou encore l’inflation de l’emploi public dans les collectivité locales, hors transfert de compétences.

          Toutes ces dépenses ont été faites dans un but électoral, c’est du clientélisme. Chaque député “produisant” cent à 150 millions d’€ de déficit chaque année ! Vous voyez, il y a pire que les emploi fictif ce sont les décisions nuisibles. Largement de la responsabilité du Gouvernement.
          L’endttement est pire encore en tenant compte du hors bilan. (retraite des fonctionnaires) tout ceci est en ligne sur le site de l’IREF.
            
          Si vous souhaitez mettre des noms propres sur des scandales, vous avez le choix : la nomination de Mme Royal à la tête de la BPI, la gestion du 93 par le sieur Bartolone, ou la celle de Paris par Dame Hidalgo.

          Ce qui est inacceptable, c’est qu’en campagne électorale la Presse choisisse certains scandales et en taise d’autre. Un fait donné fait actualité aussi par la grille de lecture du journaliste, du medium. D’où l’importance cruciale du pluralisme.

          L’indignation sélective est un appel à l’émotion et pas à la raison. La Démocratie émotionnelle “indignez-vous” c’est le début du populisme (qui peut s’ajouter au clientélisme). Après, faudra pas pleurer sur ses résultats ! 

    • 7 Février 2017 à 13h39

      Octone dit

      Article à décharge venant d’un républicain, c’est assez désopilant.

      Le problème posé ce n’est pas la malversation, mais le manque de probité morale dans cette histoire. Qu’il soit légal pour un élu d’entretenir toute sa petite famille aux frais de la république, certes, on n’en doute pas un seul instant, mais que l’élu en question n’y voit, de fait, aucun manquement à la déontologie est en soit symptomatique de la déconnexion totale de nos dirigeants. Remarquez que je ne fais aucune allusion à la grand’ croix de la Légion d’honneur généreusement accordée à l’(ex)employeur de Penny. Qui penserait un seul instant à une saine collusion ?
      Un hasard sans doute…

    • 7 Février 2017 à 13h05

      Georges dit

      “si je soutiens François Fillon depuis la défaite et le départ de Nicolas Sarkozy en mai 2012″

      Aucune confiance dans ces individus
      Article nul et non avenu.

    • 7 Février 2017 à 11h57

      castor27 dit

      Dans ce coup monté (par qui ?), il est curieux qu’aucun journaliste sérieux (?) des merdias n’ait souligné le fait que,quelques cent parlementaires, voire plus, emploient quelqu’un de leur famille. Exemple : Mr BARTOLONE Claude(PS)qui emploie sa conjointe (2014). Source (30 janvier 2017 – 12:24 Aguelid -Citoyens et Français [Blog]). Mr FILLON n’y figure pas puisque “contrat” Pénélope arrêté en 2013. Il est également très curieux de constater la rapidité de la saisi du “pôle financier”, tout ça me paraît plus que très louche. Il circule d’ailleurs des noms de complotistes sur la toile, mais sans certitude pour le moment.

      1
      2
      3
      4
      5
      105 votes

      AteliER
      Article initialement publié dans l’atelier E&R

      Emmanuel Macron, candidat déclaré aux prochaines élections présidentielles et dernièrement gratifié de plus de 20 % des intentions de vote au premier tour [1] en dépit d’un programme souvent qualifié au mieux d’imprécis ou au pire d’inexistant, est décidément un homme plein de ressources.

      …Ou pas, lorsque l’on prend le soin d’analyser sa déclaration de patrimoine en date du 28 octobre 2016 et disponible sur le site de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) [2].

      Récidiviste

      Emmanuel Macron s’était déjà plié à l’exercice de la déclaration de patrimoine en 2014 [3]. Celle-ci ayant à l’époque fait l’objet de plusieurs critiques, et notamment d’une analyse assez complète sur le blog les-crises.fr d’Olivier Berruyer [4], nous ne reviendrons pas dessus en détail.

      Rappelons simplement, entre autres éléments incongrus, que son appartement à Paris semblait nettement sous-évalué – de l’ordre de 300 000 euros – par rapport aux prix du marché, ce qu’il défendit en arguant du fait qu’il l’avait « acheté cher » ; qu’il déclarait s’être fait consentir un prêt entre particuliers d’un montant de 550 000 euros, pour un but qu’il avait initialement refusé de déclarer, tout comme l’identité du généreux prêteur [5] ; enfin, qu’en ayant perçu plus de 3,3 millions d’euros en 6 années, sans effectuer aucun achat immobilier pendant cette période, il déclarait ne plus disposer que de 266 000 euros de liquidités. Autant d’éléments qui conduisaient Olivier Berruyer et d’autres à poser la question de l’éventualité d’une évasion fiscale ou, mais peut-être est-ce plus grave lorsque l’on aspire à diriger un État, d’une piètre gestion.

      Qu’apprend-on aujourd’hui à la lecture de la nouvelle déclaration ?

      Dépensier ?

      Tout d’abord, on voit que son patrimoine global a profondément été modifié depuis 2014, notamment car l’appartement de Paris ne figure plus dans la déclaration et a donc semble-t-il été vendu. L’apport dudit appartement à une société civile immobilière (SCI) dont Emmanuel Macron détiendrait des parts est à exclure, l’intéressé déclarant n’être associé d’aucune SCI.

      En ce qui concerne ses liquidités globales propres (c’est-à-dire en excluant les comptes et instruments d’épargne au nom de son épouse), on trouve une somme légèrement supérieure à 213 000 euros. Si l’on rappelle le montant de ses revenus passés, cette somme apparaît toujours comme extrêmement faible. L’appartement étant estimé à plus d’1,2 million d’euros en 2014 et ayant vraisemblablement été cédé pour un prix voisin, on peut toutefois supposer que l’explication réside en partie dans le remboursement du prêt entre particuliers déjà mentionné, ainsi que dans celui du prêt contracté pour l’achat de l’appartement, ces deux emprunts ayant disparu de la déclaration. En partie seulement, car le solde de ces deux prêts était en 2014 d’environ 758 000 euros, et aucune indication ne nous permet de savoir où est parti le surplus du prix de vente.

      Précisons que Monsieur Macron réussit l’exploit de détenir ces 213 000 euros de liquidités, somme modeste pour lui mais faramineuse pour le Français moyen, tout en déclarant un découvert sur compte courant (-1 071 euros) pour lequel ledit Français moyen paierait avec difficulté les agios.

      Le conseil placement de chez Rothschild : le LDD

      Une autre interrogation naît lorsque l’on observe les comptes-épargne en détail : Emmanuel Macron déclare disposer d’un Livret de Développement Durable (LDD, ex-CODEVI) sur lequel figurent 40 157 euros. Or, le LDD est plafonné à 12.000 euros. En observant l’évolution annuelle du plafond du LDD [6], on voit que le rendement maximal de ce type d’épargne n’a pu être obtenu qu’en garnissant un LDD de 12 000 euros en 2012, année où le plafond a été doublé. Mais avec des taux annuels identiques à ceux du Livret A [7], descendus entre 2012 et 2016 de 2,2 % à 0,75 %, on peine à voir comment un LDD de 12 000 euros en 2012 a pu fournir plus de 28 000 euros d’intérêts. Outre l’erreur ou le mensonge, reste l’explication suivante : certaines banques, dont le Crédit Mutuel chez qui Monsieur Macron détient son LDD, proposent de dépasser le plafond par l’apport d’autres versements ; le surplus étant alors rémunéré à un taux encore inférieur (0,3 % en l’occurrence [8]), mais surtout soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. L’hypothèse d’une piètre gestion se fait alors persistante : on ne peut en effet imaginer qu’un ex-banquier d’affaires de la Banque Rothschild n’ait pas pu trouver mieux qu’un placement rémunéré à 0,3 % et soumis à imposition de surcroît.

      Apparemment altruiste mais peu rigoureux

      Une irrégularité manifeste apparaît enfin à la lecture de la section dédiée aux emprunts en cours. Le seul prêt, d’un montant de 350 000 euros et sur lequel environ 296 000 euros restent à rembourser, figurait déjà dans la déclaration de 2014, assorti de l’objet « travaux résidence secondaire ». Or, hier comme aujourd’hui, aucune résidence secondaire ne figure à l’actif de son patrimoine. On suppose donc qu’il s’agit d’un bien immobilier appartenant à son épouse, plus précisément la résidence du Touquet qui, une fois réévaluée par le fisc, a mené à un redressement fiscal rendant le couple redevable de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) [9].

      Il apparaît donc qu’Emmanuel Macron déclare devoir rembourser un emprunt pour une maison qui appartient en propre à son épouse, et qui n’est pas leur logement principal. Cette déclaration est critiquable à deux titres : en premier lieu, en droit, le fait de payer un crédit-travaux pour le bien d’autrui fait naître une créance au profit du payeur. Le prêt étant commun (car souscrit en 2011, après le mariage) mais destiné à un bien propre à Madame, Monsieur Macron détient donc une créance envers son épouse pour la moitié des sommes effectivement payées par lui… Créance qui devrait nécessairement figurer à l’actif de la déclaration de patrimoine par simple réciprocité. En second lieu, toujours en droit, et dans le cas d’un prêt bancaire, il convient de distinguer l’obligation à la dette (être contractuellement/légalement obligé de payer la banque) et la contribution à la dette (être celui ou celle qui, en dernier lieu, dans le cas de plusieurs obligés, devra supporter l’intégralité du remboursement, en remboursant les obligés qui n’étaient pas tenus de contribuer) [10]. Ici, le prêt n’est commun aux époux qu’au titre de l’obligation. En revanche, au titre de la contribution, seule Madame Macron est concernée, car le financement concerne son bien. En ce sens, la présence de l’emprunt dans la déclaration d’Emmanuel Macron est éminemment critiquable voire mensongère.

      En conclusion…

      Que nous disent, au final, ces montants surprenants, ces soupçons de mauvaise gestion et ces évidentes irrégularités ? Pas grand-chose de plus que ce que nous savions déjà, en réalité. Rien de plus, en tout cas, que ce que nous avions pu deviner en observant le bilan de celui qui a géré pendant deux ans le budget de

    • 7 Février 2017 à 11h28

      Fursy dit

      Cet article est parfaitement documenté mais je m’interroge sur un point : en cas de non utilisation de la totalité des crédits ” assistants parlementaires “, il me semblait que le solde revenait au groupe parlementaire et non au député lui-même. Ainsi il y a également cette affaire où les sénateurs qui avaient versé le solde à leur groupe parlementaire, le récupérait via une association (affaire en cours).

    • 7 Février 2017 à 11h13

      keg dit

      Que de regrets dans le message-sauvetage de cet ex…. qui espère peut(être revenir en sel…. exhausteur de goût.

      Il est des défense qui enfoncent. Est-ce voulu ou mal à droite démarche?

      http://wp.me/p4Im0Q-1wU

    • 7 Février 2017 à 11h09

      jcm dit

      Michel Onfray a publié une Histoire des femmes de la Révolution.
      Notre non-violent catégorique n’aime pas du tout mélenchon qui admire Robespierre ( et on le sait , pas seulement lui ! )
      Il nous cite des noms , des Olympe de Gouge, des Théroigne de Méricourt, et ….Charlotte Corday ! Qu’il réhabilite intégralement. Le meurtrier en série, c’est Marat. Meurtrier par procuration…on imagine peut-être en effet, s’il avait survécu , qu’un mot encore plus fort que terreur aurait pu apparaitre.

      Aujourd’hui , nos femmes actrices auteurs ou spectatrices , ont de beaux noms aussi : Pénélope Jolicoeur, Nadjihad Diallo Belle Sacem. Et notre
      Charlotte Corday, aujourd’hui, c’est Marine le Pen . c’est la meurtrière que la justice condamne. Mais qui est sa victime , encore bien vivante par ailleurs ?
      Un marat hadja iriya .
      L’Histoire est violente, il faut de la clairvoyance, mais aussi de la détermination , comme chez Charlotte Corday. Cette douceur si féminine qui frappe aujourd’hui Elisabeth Lévy ne sied pas aux necessités du moment. Quand on a une bonne arme en main pour se défendre, on ne laisse pas entendre qu’on ne va pas s’en servir.
      Et imagine-t-on, Charlotte Corday avec une éponge , même au temps du politiquement correct ?

    • 7 Février 2017 à 10h44

      jcm dit

      Pour relancer le la construction, augmentons encore plus le nombre de parlementaires : bureaux, logements de fonctions, regroupement familial, et emplois à domicile à la clef ( secteur d’avenir ).

      certes, certes, mais pourquoi ne pas voir les choses encore en plus grand :
      brulons le reichstag, car il faudra bien en reconstruire un autre tout entier en neuf.

      Quel est le rôle d’un député : faire les lois écrire les lois, voter les lois…
      Le sénat passe derrière et fait le travail de finition, l’esprit ( de l’escalier ou autre ), c’est l’Assemblée, la lettre c’est le Sénat.
      Le vrai travail du député, c’est de poser son cul et de voter , et pour voter il doit avoir lu un texte.
      Est-il besoin de presque 600 personnes pour écrire un texte ?
      Au fait, combien de députés à la Knesset ? Est-il justifié de dire que le nombre de députés doit etre proportionnel au nombre d’habitants d’un pays …?

      Ne remarque-t-on pas la taille ans cesse croissante de nos codes, et leur complexité dommageable, qui ralentit l’action alors que le monde accélère ?
      Plus nos députés travaillent à pondre, plus ils sont néfastes.

      La première mesure est de diminuer très considérablement le nombre de nos députés, et la deuxième pourrait être de ne plus leur confier la rédaction des lois, et de limiter le nombre des amendements par texte, ces amendements sont devenus une arme de contre-pouvoir bien trop puissante, et ne brillent que par leur nombre , jamais par leur qualité.

      Limiter le nombre de mots dans chaque texte .

      Interdire les lois écrites sous le forme suivante :
      ” la loi du XXX reprend la loi du YYY et modifie le passage suivant du paragraphe ZZZZ….

      La langue de Molière , la langue des médecins de Molière, et la médecine….:
      devinez qui est l’Assemblée nationale.

    • 7 Février 2017 à 10h25

      jcm dit

      La guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée à des polytechniciens.
      et son équivalent :
      la loi est une chose trop sérieuse pour être confiée à des députés.

      L’extrême-droite , les députés, l’anti-parlementarisme :
      éclairé aujourd’hui sous un nouvel angle ! Qui de la poule ou de l’oeuf ? ….

      des causes de l’effondrement des empires :
      - la plus citée est la corruption ( les pouvoirs musulmans sont très bien placés ne paniquez pas , on trouve pire que nous )
      - le moment où l’empire n’a plus les moyens de financer sa sécurité : l’extension de l’empire romain doublée de troubles internes l’a rendu incapable de contrôler tous ces adversaires.
      Aujourd’hui, nous devons augmenter le salaire de nos policiers , étant donné l’importance croissante de leur rôle et la dangerosité de leur métier, nos entreprises doivent financer des salles de prières dans leurs locaux pour les musulmans,nous devons augmenter le budget de notre armée pour préserver l’arrivée de matières premières…..
      Oh, la belle bleue……

      La Chine qui a inventé les feux d’artifice passe toujours en dernier pour raffler la mise.

    • 7 Février 2017 à 10h10

      jps dit

      Voila une analyse typique du sérail, avec une méthode stalinienne de parler des problèmes du chômage, parler de l’affaire Fillon c’est une question de morale. comment faire confiance à un homme qui donne des leçons, qui ment ( un compte en baque devient brutalement 17 comptes, des enfants “avocats” qui ne l’étaient pas encore avocats bénéficient de stages en or. le total du coût pour le contribuable est nettement supérieur au revenu d’un smicard pendant toute sa vie. Madame Lévy pour laquelle j’avais jusqu’ici plane elle aussi en disant hier soir à RTL qu’elle s’en foutait du montant dont a bénéficié la famille Fillon, réaction typique d’une bourgeoise passée par science po. Enfin si par malheur Fillon devenait président, la France améliorerait son statut de république bananière.

      • 7 Février 2017 à 12h27

        douce France dit

        BRAVO, entièrement d’accord avec vous.

        • 9 Février 2017 à 13h49

          mjpg dit

          Pour ma part je trouve ces deux commentaires plus que nuls….

    • 7 Février 2017 à 9h58

      jcm dit

      l’un n’empêche pas l’autre….:
      L’affaire Fillon met à jour les techniques du FBI de Hoover que l’on a mis en place, mais affaire Fillon il y a !
      Tout travail mérite salaire, y compris celui de femme au foyer ou d’élève ou d’étudiant. Le revenu Universel n’est pas une utopie qui encourage à la feignantise.

      L’habileté à se faire des relations et des amis puissants fait aussi partie du jeu, de même qu’appartenir au sang bleu si on est dénué de tout talent pour séduire ces puissants. Il y a plusieurs façons de s’en sortir , plusieurs façons de gagner sa vie, et même quand on a épuisé tous les moyens légaux, il en reste d’autres.

      les arguments pour défendre Fillon sont aussi variés que la vie.

      François Fillon : quel animal politique ! est-il le résultat de la métempsycose de notre ancien poète voleur ? je croyais aussi que l’Eglise interdisait le métier d’acteur.

      j’écoute mon poto Christophe Barbier, assez lucide sur cette affaire .
      La seule carte à jouer pour Fillon est celle de l’autorité. Christophe Barbier a parfaitement raison. Avec un bémol : comme disait Terrence Hill dans Trinita ( la sainte ou la maudite sur mer ) : ” les gros quand ça se casse la figure, ça fait encore plus de boucan”.

      Du naufrage individuel au naufrage collectif….: tous-en-sang-bleu-tous-en-sang-bleu-hin….hin…( pas mal celle -là ! trouvée dans l’instant ! )

      un astéroîde a heurté la terre autrefois, d’où aurait résulté la création de la lune actuelle. Celle va être grosse , le noyau dur ferait , dit-on , deux tiers de la masse. la Lune fera donc le tiers restant

      • 7 Février 2017 à 10h06

        jcm dit

        je peux aussi faire une antithèse .

        Objectivement : qui aujourd’hui peut trouver intelligent de faire une carrière dans la politique ?
        La baisse de nos dirigeants vient peut-être du fait que les meilleurs individus et les plus intelligents ne sont plus dans la politique.
        l’expression tir au pigeon va devenir de plus en plus réaliste : un homme politique sincère aujourd’hui, tient beaucoup du pigeon.

        On va comprendre dans quelques années qu’il faut un réel courage pour s’exposer dans la politique, et quand on verra la tête de boxeurs de nos élus, on finira par les trouver enfin sympathiques. La nouvelle promo de l’ENA sera la promo Marcel Cerdan. Mais pour l’heure, on a Marianne qui piaffe.

        Où est passé le vrai pouvoir ?

        Pour vivre heureux , vivons cachés.

        • 7 Février 2017 à 13h17

          José Bobo dit

          Vous, vous vous regardez écrire, mais vous lire est particulièrement fatigant, je ne m’y risquerai plus.