Assurance maladie des retraités: soyons réalistes! | Causeur

Assurance maladie des retraités: soyons réalistes!

Sans quoi la France végétera

Auteur

Jacques Bichot
Economiste.

Publié le 13 avril 2017 / Économie

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Manifestation des retraités, septembre 2016. SIPA. 00774239_000012

Les personnes âgées ont en moyenne besoin de davantage de soins médicaux que les jeunes et les personnes « dans la force de l’âge ». Les organismes qui proposent des assurances santé complémentaires le savent bien, et de ce fait elles augmentent les primes demandées à partir d’un certain âge.

Un décret récent vient justement de modifier les plafonds d’augmentation autorisés. Ce décret concerne (en principe) tous les salariés du secteur privé qui prennent leur retraite, puisque l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013, et la loi du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi qui en transpose les principales dispositions, ont rendu obligatoire à compter du 1er janvier 2016 une complémentaire santé partiellement financée par l’employeur.

Améliorer la qualité de l’activité normative

Concrètement, les tarifs globaux (part salariale plus part patronale) doivent être maintenus (désormais, à la charge exclusive du retraité) la première année ; leur augmentation est plafonnée à 25 % la seconde année, et à 50 % la troisième. Le décret ne précise pas de limite pour les années suivantes, ce qui amène la journaliste Mireille Weinberg à écrire dans L’Opinion : « à partir de la quatrième année, la mutuelle peut, en théorie, pratiquer la hausse tarifaire de son choix ! »

>> A lire aussi: Macron, Fillon, Le Pen: qui osera unifier nos régimes de retraite? – Candidats, un quinquennat suffira!

L’experte poursuit : « La loi de financement de la sécurité sociale pour 2016 a mis en place une labellisation des contrats complémentaires santé, avec 3 formules de garanties et, pour chacune, un tarif maximal. Mais les décrets d’application sont toujours attendus. »

Cela pose le problème de l’activité législative et réglementaire, qui fait en la matière la preuve de sa mauvaise qualité. Tant que l’État manifestera un tel manque de sérieux dans l’accomplissement de ses tâches normatives, la France en souffrira.

Mais le problème est aussi et surtout un problème de fond. L’Assurance maladie de la Sécurité sociale est peu financée par les retraités ; ceux-ci sont donc globalement pris en charge par les actifs, qui paient non seulement leurs pensions, mais aussi la plus grosse partie de leur couverture maladie. Le prélèvement sur les actifs en faveur des retraités est donc nettement sous-estimé quand on le mesure uniquement par les pensions de retraite.

Revoir l’architecture de la Sécurité sociale

Dans un système correctement organisé, et donc enfin unifié, la cotisation vieillesse financerait non seulement les pensions, mais aussi l’Assurance maladie des retraités. Cela pourrait être réalisé au moyen d’un versement global effectué par la caisse nationale vieillesse à la caisse nationale maladie, formule simple et peu dispendieuse quant aux frais de gestion ; il serait également possible, pour conserver le caractère fraternel de l’Assurance maladie (« à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses capacités ») de prélever sur chaque pension brute (dans ce cas plus importante qu’actuellement) une cotisation maladie proportionnelle à son montant, dont le taux serait supérieur à celui appliqué aux actifs, puisqu’un retraité coûte à l’Assurance maladie, en moyenne, davantage qu’un actif . Quelle que soit la solution retenue, elle aurait l’avantage de mettre en évidence le fait que le véritable transfert effectué des actifs aux retraités ne se limite pas aux pensions.

>> A lire aussi: Pour une vraie réforme des retraites - Par Jacques Bichot

Pour aller jusqu’au bout de cette démarche clarificatrice, il conviendrait de faire la même opération en ce qui concerne l’assurance dépendance : celle-ci pourrait être gérée par la branche maladie de la Sécurité sociale en ce qui concerne les dépenses mais, pour la dépendance provoquée par l’avancement en âge, l’argent devrait provenir des actifs via la branche vieillesse. Le cas des infirmes jeunes et adultes est différent ; il relève de l’assurance invalidité.

Ces réformes systémiques sont nécessaires pour que le droit de la protection sociale soit en phase avec la nature économique des opérations réalisées. Tout ce qui bénéficie aux retraités provient du « report », c’est-à-dire d’un échange entre générations successives : la génération A investit dans la génération B, qui lui verse ultérieurement les dividendes de son investissement non seulement sous forme de pensions, mais aussi de prise en charge de son assurance maladie.

Nous ne pourrons pas introduire la protection sociale dans l’économie d’échange, ce qui est indispensable pour qu’elle ne soit pas un fardeau freinant l’activité économique et l’emploi, sans procéder à des remises en ordre telles que celles qui viennent d’être évoquées. Or le principe actif de ces réformes est une conceptualisation économiquement exacte des opérations réalisées dans le cadre de la Sécurité sociale : investissement et retour sur investissement d’une part ; assurance d’autre part. Tant que notre superstructure normative et organisationnelle sera en porte-à-faux par rapport à la réalité économique, parce que les pouvoirs publics agissent sans savoir quelle est la nature économique de ce dont ils définissent les règles, et en appliquant bêtement un modèle fiscal ou parafiscal, notre pays végétera – et cela vaut aussi pour bien d’autres.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 15 Avril 2017 à 10h37

      31600 dit

      Je pense que pour ceux du baby boom ou antérieurs, la potion peut encore passer, à condition bien sur que les taux soient fixés par le gouvernement et non par les complémentaires, mais que l’augmentation prenne en compte la capacité de chacun à pouvoir accepter une augmentation. J’ai 62 ans et autour de moi, beaucoup ont encore leurs aînés, et que l’on voit les dépenses que je trouve complètement irraisonnées, il est certain que ce ne sera plus possible dans peut de temps. 

    • 14 Avril 2017 à 22h14

      rolberg dit

      Pour la plupart, vieillir, c’est aussi s’appauvrir. Augmenter les primes avec l’âge est tout simplement immoral. C’est ce qu’on entend quand on dit que les politiques sont menés par les possédants.

    • 14 Avril 2017 à 16h05

      Terminator dit

      Bon sang, mais c’est bien sûr, il faut faire payer les vieux ! Et dire que personne n’y pense jamais… :-)

      • 14 Avril 2017 à 16h26

        C. Canse dit

        Et les nourrissons, et les handicapés, et les hypocondriaques.
        Allez, euthanasie pour tous ! 

    • 14 Avril 2017 à 16h03

      jean51 dit

      Cet article s’inscrit en fait dans une campagne que l’on voit se développer ici et là visant à culpabiliser les retraités et les vieux dont pourtant les pensions sont bloquées(au moins jusqu’en 2018 pour AGIRC-ARCCO).

      Les retraités ne sont pas tous coûteux pour la SS, loin de là.

      Pour ma part, je rapporte en CSG (sur mes pensions et mes revenus fonciers) bien plus depuis des années que ce que je coûte (30 à 60 fois plus).Les soins dentaires qui sont de loin ma plus grosse dépense ne sont quasiment pas remboursés par la Sécurité Sociale. En sondant mes proches ou relations (c’est vrai plutôt population ancien cadre ou profession liberale) c’est le plus souvent la même observation.

      C’est la fin de vie qui est souvent coûteuse et encore pas toujours !

    • 14 Avril 2017 à 12h41

      lafronde dit

      La Sécurité sociale est une vaste spoliation. D’abord par l’irresponsabilité de syndicats ouvriers marxistes, puis par l’immixion de politiciens socialistes. Pour les retraites on n’a pas besoin d’un monopole de la Sécu , avant Guerre les multiples institutions de Prévoyance de la Mutualité française s’en chargeaient. Pour la Maladie, pas besoin de monopole de la CPAM, des Mutuelles locales ou professionnelles ou encore des Assurance privées peuvent y pourvoir. La France est le seul pays a avoir une Sécu monopolistique, et elle rend le travail trop cher en le taxant à hauteur de 40% du coût salarial total. (salaire net 60%)

      La raison de ce mauvais rendement est que les politiciens tapent dans les caisses pour donner des droits-créances à leur clientèles électorales. Les régimes spéciaux adossés au Régime général (exemple : intermittents du spectacle…) et aussi pas mal d’étrangers oisifs, souvent clandestins. le père Le Pen avait naguère proposé une Sécu séparée pour les étrangers. C’était bien vu ! Sauf que l’Union européenne, la CEDH, exige que les immigrés bénéficient des régimes de Sécurité sociale des nationaux. Pratiques ces droits-créances, pour les immigrés, clandestins ou non ! Dès que vous entrez en Europe de l’Ouest, légalement ou non, vous avez un droit de tirage sur les revenus des natifs ! Pas étonnant que l’immigration affluent vers cette table ouverte qu’est l’Etat-Providence occidental !

      Ces droits-créances nous perdrons par submersion migratoire. Nous devons sortir de la CEDH pour redresser nos comptes sociaux et en faire bénéficier les laissés-pour-compte français, j’ajouterai d’origine française, car des caisses communautaires seraient désormais préférable à une caisse commune avec une immigration de créanciers. Stop à la spoliation ethnique par l’Etat et la Sécu !

      Les politiciens s’en fichent, eux ont leur régime spécial !

    • 14 Avril 2017 à 11h50

      marcopes dit

      la réalité est que nous cotisons de plus en plus pour être de plus en plus déremboursé et ce dans le plus grand désintérêt et égoïsme des bien portants qui naïvement ne savent pas que leur tour viendra

    • 13 Avril 2017 à 18h44

      Robinson dit

      Un nouvel angle d’attaque de la question des retraites, qu’il faudrait donc augmenter pour les diminuer ensuite d’une cotisation santé ; noter quand même que de plus en plus de retraités cotisent notamment à la CSG, est-ce suffisant pour couvrir le surcroît de coûts de la catégorie ? un économiste devrait le savoir.

    • 13 Avril 2017 à 16h27

      L'Ours dit

      J’ai eu la chance de n’avoir quasiment jamais été malade pendant ma carrière professionnelle.
      Je veux qu’on me rembourse.

      • 15 Avril 2017 à 15h36

        emem dit

        Inutile. Tu vas bientôt être hospitalisé et alors…

    • 13 Avril 2017 à 15h42

      Sancho Pensum dit

      Mouais, ça se discute.
      Sur le plan des principes d’abord. Pour moi, la Sécu est un système assurantiel juste, puisque chacun paie selon ses capacités. Ce que ne sont plus les mutuelles, qui font payer plus pour un risque supposé augmenté. C’est à mon sens, une dérive insupportable, qui met fin, en partie, au principe même de l’assurance qui est la “mutualisation des risques”. Si le risque est rapporté, à l’extrême limite, à chaque cas individuel, à quoi sert donc d’être assuré ? Je garde mon pognon pour moi, et je paie de ma poche quand j’ai un pépin, avec les économies réalisées précédemment. Ce n’est plus un secret pour personne que désormais, il est plus rentable de se passer de mutuelle complémentaire (*) pour sa santé : le patient n’ayant pas souscrit de mutuelle, sur une période de quelques années, est toujours gagnant. Si vous n’en êtes pas convaincus, reprenez donc vos feuilles de remboursement et comparez ce qu’on vous a remboursé à votre cotisation mutuelle…
      Si l’on rentre dans le détail, il est faux de prétendre que les retraités coutent globalement plus cher que les actifs. Il y a une période couteuse, et une seule, dans la vie, c’est la fin de vie. Les derniers mois. Un cancéreux jeune en fin de vie ne coute pas moins qu’un cancéreux retraité, sur le point de mourir.
      (*) de ce point de vue, on peut considérer la mutuelle obligatoire pour la quasi totalité de la population française comme une vente forcée, avec la bénédiction (la demande ?) du lobby des assureurs, et la complicité de l’Etat qui voit là une belle occasion de transférer de nombreux coûts de la sécu au secteur privé.

    • 13 Avril 2017 à 15h31

      ZOBOFISC dit

      Monsieur BICHOT nous avait gratifiés dans le passé d’analyses plus perspicaces.

      Que nous dit-il en substance : « Les vieux sont plus malades que les jeunes, donc il faut leur faire payer plus ».

       Oubliés les grands principes de solidarité, de fraternité, de cohésion sociale, finie la répartition dont on nous rebat les oreilles depuis 70 ans. Ce n’est plus « à chacun selon ses besoins » ou « à chacun selon ses moyens » c’est « chacun paye sa part ».

      Pourquoi pas ! Mais, dans ce cas, il faut aller jusqu’au bout de la démarche. Si on doit faire payer « plus » les vieux parce qu’ils sont « plus » malades, il faut aussi instaurer un bonus, comme pour les assurances automobiles, pour ceux qui sont moins malades ou qui trouvent des choses plus intéressantes à faire que d’aller tuer le temps dans la salle d’attente d’un médecin pour y raconter à d’autres vieux leur dernière coloscopie.

      Quant aux « complémentaires santé », je vais répéter encore une fois ce que j’en pense :

      Elles couvrent des risques secondaires et comblent, partiellement, les manques de remboursement de certaines prestations (prothèses dentaires, lunettes).

      Les cotisants versent 100, la complémentaire santé prélève ses frais de fonctionnement, disons 20 et distribue le solde aux assurés soit 80.

       Au mieux, elle vous remboursera quelques milliers d’euros pour des soins dentaires, mais c’est au détriment des autres assurés qui toucheront moins de 80.

       C’est donc une arnaque, comme le loto, à la différence qu’avec le loto, on a une chance, faible certes, mais une chance de toucher le gros lot ; avec une complémentaire santé AUCUNE !

      La complémentaire santé, c’est un loto sans gros lot ! 

      • 13 Avril 2017 à 15h46

        Sancho Pensum dit

        “il faut aussi instaurer un bonus, comme pour les assurances automobiles, pour ceux qui sont moins malades ou qui trouvent des choses plus intéressantes à faire que d’aller tuer le temps dans la salle d’attente d’un médecin pour y raconter à d’autres vieux leur dernière coloscopie”
        Il y a eu quelques tentatives. Comme cet assureur qui offrait une ristourne aux gens qui consommaient des margarines anti-cholestérol. Ce qui est une double arnaque.
        1. il s’agit d’une collusion entre grandes entreprises du secteur de l’assurance et du secteur de l’agroalimentaire
        2. les margarines anti-cholestérol, on le sait maintenant, n’ont jamais réussi à faire baisser la mortalité cardiovasculaire.

      • 13 Avril 2017 à 15h53

        Sancho Pensum dit

        Mutuelles comme sécurité sociale ont des frais de fonctionnement. C’est vrai aussi de votre assureur automobile, habitation, etc. Il est donc normal qu’il y ait une retenue sur l’ensemble des cotisations, qui servent à payer entre autres les salariés qui travaillent dans ces organismes.
        La seule différence entre le public et le privé, c’est que dans le privé, il y a des actionnaires à rémunérer. Mais comme en règle général, la boutique est mieux tenue dans le privé, il est probable que l’un dans l’autre, les “frais de fonctionnement” soient équivalents.
        Pour les grosses dépenses imprévues (un cancer, une voiture dans le fossé…), il est très difficile de se passer d’assurances. En revanche, c’est tout à fait possibles pour les complémentaires santé, qui en réalité ne remboursement globalement que 15 % des dépenses santé des patients. C’est souvent des petites sommes (7 euros pour le médecin, 10 euros pour une analyse de sang, etc…). Il n’y a aucune difficulté à se passer de complémentaire santé complète. Il faut juste prendre une assurance hospitalisation (environ 50 € par an), qui couvrira un truc que ne couvre pas la sécu : une hospitalisation avec observation et examens sans acte chirurgicale.

        • 13 Avril 2017 à 16h38

          ZOBOFISC dit

          Je ne trouve pas “anormal” qu’une mutuelle de santé retienne des frais de fonctionnement c’est inévitable.  Je ne trouve pas non plus “anormal” qu’une complémentaire santé face des bénéfices : c’est le but de toute entreprise. C’est le principe de garantir des risques mineurs et limités qui est une hérésie. Mais l’homme est ainsi fait qu’il cède aux sirènes de la l’hyper-sécurité au détriment de son porte monnaie.  

          Les “complémentaires  santé” constituent une arnaque et une erreur qui est responsable de la surconsommation médicale en France. Quand c’est gratuit, on gaspille ; c’est dans la nature humaine.

          Il faut responsabiliser les Français, mais ça, aucun de nos brillants candidats à l’élection présidentielle n’en parle. 

    • 13 Avril 2017 à 14h54

      accenteur dit

      J’ignore comment les générations futures résoudront ces problèmes.
      La population mondiale va augmenter. Les pays européens connaissent une baisse de la natalité. Le nombre de personnes âgés voire très âgés va augmenter dans les pays riches. La pollution va augmenter. Les ressources en eau potable risque de diminuer. Les pays possédant l’arme atomique vont augmenter. La Chine achète de plus en plus des terres agricoles.

      • 13 Avril 2017 à 15h20

        Moumine dit

        La recherche astrophysique progresse, mais aurons-nous le temps de nous exiler sur d’autres planètes avant d’étouffer ou exploser ?

        • 13 Avril 2017 à 16h32

          accenteur dit

          Erreurs humaines mais erreur de la nature aussi. Ma valve aortique plus la pose ont coûté 30 000 euros à la sécu en LSD. Plus les onze examens pratiqués avant dont scanner, et coronarographie sous anesthésie générale, plus rééduc.
          Quelques 15 ans auparavant, tant d’autres comme moi n’auraient pas survécu.
          Si les maladies cardio-vasculaires tuent mois, les cancers tuent moins, les maladies neurodégénératives tuent moins, on va rigoler à se faire reprocher sa survie par des jeunes de moins en moins nombreux.
          Une société hyper-technique risque de raviver une rivalité générationnelle à côté de laquelle la société de survie des Goths sera une aimable rigolade proto-nazie.

      • 13 Avril 2017 à 15h59

        Sancho Pensum dit

        Oui et non. Contrairement à ce qu’on croit, la pollution n’augmente pas, mais diminue, en tout cas en occident. Nous vivons mieux, plus vieux, et mieux traités au moindre pet de travers.
        Tant que la Sécu prend à sa charge les grosses maladies, ça devrait aller. Voir plus haut comment se passer de mutuelles, qui ne servent pas à grand chose, sur le plan financier.
        Ensuite, il conviendra de faire plus et mieux ce que nous faisons insuffisamment : la prévention. La plupart de nos maladies couteuses sont liées à des carences, des mauvaises habitudes alimentaires au long cours, ou à une hygiène de vie déplorable. Quand le système actuel aura atteint ses limites, s’il les atteint, il y aura là un formidable gisement d’économies.