“L’assassinat judiciaire”, dernière technique du coup d’Etat | Causeur

“L’assassinat judiciaire”, dernière technique du coup d’Etat

Un chapitre supplémentaire au chef d’œuvre de Malaparte?

Auteur

Thierry Lentz
est historien spécialiste du Consulat et du Premier Empire, et auteur de nombreux livres sur ces périodes. Il est également directeur de la fondation Napoléon.

Publié le 07 mars 2017 / Politique

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fillon manifestation marine

Manifestation anti-corruption à Paris, mars 2017. SIPA. 00796314_000019

En 1931, dans un maître-livre, Malaparte montrait que la Technique du coup d’Etat avait évolué et s’était perfectionnée avec les âges. A quelques exceptions près et malgré leur efficacité, l’évolution des sociétés et des mœurs politiques avait fini par rendre obsolètes – au moins dans les pays développés occidentaux- les méthodes expéditives, comme l’assassinat pur et simple (quoi que : Robert Kennedy…) ou le coup de force aveugle avec mitraillage des opposants. Même en leur temps, des individus aussi brutaux et peu recommandables qu’Hitler ou Mussolini l’avaient compris. Bien sûr, on a longtemps continué à envoyer des militaires faire la besogne, mais il fallait désormais habiller le pronunciamiento d’un minimum de formes, au plus près possible de la légalité. Ainsi déjà, au 18 Brumaire an VIII (1799), après que quelques grenadiers les eussent chassés de la salle des séances, d’autres soldats allèrent « fissa » rechercher suffisamment de députés pour revenir voter le changement de régime et offrir en apparence légalement le pouvoir au général Bonaparte et à son complice Emmanuel Sieyès. C’est ce que Malaparte appela « le premier coup d’Etat moderne ». En France, son dernier avatar s’est déroulé en 1958, à ceci près que les paras-grenadiers restèrent l’arme aux pieds. Mais il est vrai que personne ne voulut mourir pour la IVe République agonisante.

Une technique (presque) imparable…

Nous voici arrivés aux temps de la post-modernité du coup d’Etat, un chapitre que Malaparte ne pourra pas ajouter, puisqu’il est mort en 1957. Nous assistons ces derniers mois en France à la naissance d’une nouvelle technique de coup d’Etat, parfaitement pensée et, jusqu’à présent, assez bien exécutée. Puisqu’il n’est plus de saison de faire envahir les palais officiels par des hommes en treillis, on utilise désormais une autre institution, que la constitution de la Ve République appelle « l’autorité judiciaire » (et non le « pouvoir judiciaire », ce qui est déjà avouer que son indépendance n’est pas absolument garantie par les textes). Cette technique est quasiment imparable pour les raisons suivantes :

1°) La chanson de l’indépendance est facile à chanter et, au nom des Valeurs de la République, on joue même sur du velours : malheur à qui osera douter de cette indépendance, y compris en rappelant les circonstances de la nomination d’un procureur, les engagements d’un juge ou d’un syndicat de magistrats, le calendrier soigneusement choisi des actes de la procédure ou les fuites de documents couverts par le secret précisément entre les mains de ceux qui n’auront aucun scrupule à les publier. Le plus sublime est que, même de mauvaise humeur (on le serait à moins), la « victime » est obligée de ne pas attaquer ceux-là même qui participent à sa perte et de dire, si possible avec la main sur le cœur, qu’elle « croit en la justice de son pays ».

2°) Le second avantage de la manœuvre est que, sous couvert d’indépendance et de « laisser la justice travailler sereinement », on élimine sans violence la volonté populaire et même, on l’a vu, la critique, sous peine de devenir de fait anti-républicain et – pourquoi pas ? – soi-même un putschiste. Le plus drôle est que même les amis de la victime – parfois de ceux qui rendent inutile d’avoir des ennemis – se croient obligés de monter au créneau pour tuer dans l’œuf le moindre courroux, tandis que les conseillers en communication conseillent de ne point communiquer.

3°) Troisième étage de la fusée, le contre-coup d’Etat n’est pas immédiatement possible par les procédures normales (car la corporation des magistrats se serre les coudes) et ne peut intervenir que deux ou trois ans trop tard, une fois que, dans sa majestueuse lenteur, la cour de Cassation daignera rendre un arrêt. Mais on pourra alors s’en moquer puisque la chose sera faite et bien faite. Il n’y aura plus rien à voir.

4°) Pour que les trois premiers points fonctionnent, il en faut un quatrième, pas très difficile à assurer chez nous : la complicité du « quatrième pouvoir », celui-ci absolument intouchable et arcbouté sur la maxime : « Nous faisons notre travail de journaliste » (le premier qui dira « besogne » sera envoyé au coin). Ce « pouvoir » là, n’a de compte à rendre qu’à ses actionnaires (qui par un heureux hasard, soutiennent un autre candidat) et, lui non plus, ne s’excusera jamais de ses erreurs. Il est soutenu par le chœur de Vierges et de soi-disant « icônes » qui se pensent tout permis.

…à la finition impeccable

Alors, c’est magnifique, arrive la cerise sur le gâteau : la validation du coup d’Etat par une élection en bonne et due forme, validée sous les ors républicains par le Conseil constitutionnel (dont, pour une fois, les autres magistrats diront qu’il est des leurs). Plus concrètement encore, si François Fillon était battu à l’élection, on dirait, main sur le cœur et larme à l’œil pour une République qui l’a échappé belle, que le peuple toujours sage (plus aucun risque à le dire), a librement choisi, grâce aux institutions indépendantes qui l’ont éclairé. Chapeau !

Nous permettra-t-on d’ajouter que, quel que puisse être l’avenir de la combinaison qui se déroule sous nos yeux et pour paraphraser le duc de Broglie en un autre moment, nul n’est tenu de « joindre au malheur d’être victimes le ridicule d’être dupe » ?

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 12 Mars 2017 à 15h10

      Livio del Quenale dit

      à georges
      -  
      les mystifications incantatoires répétés ne feront jamais une vérité.
      Comme bêler avec les bêlants vertueux ne fera pas la justice, mais une parodie. 
      D’autant que fillon ne peux pas être mis en examen pour des fait infondés.
      Non plus que pour un hypothétique  trafic d’influence affabulé.
      S’il avait commis une erreur de procédure pour l’utilisation de ses dotations (DAP) il n’a en rendre compte qu’au bureau de l’AN et encore, pour ce qui concerne après 2015.
      -  
      Le dossier étant vide, l’adversaire continue d’insinuer tout ce qu’il lui passe à l’esprit, toute les semaines qq chose de nouveau qu’il présente comme étant délictueux et plus captieux que la veille.
      Aujourd’hui ce sont des cadeaux vestimentaires, si la calomnie règne depuis longtemps, aujourd’hui l’absurde est atteint.

      Il est a prévoir que les comptes se régleront après les élections.
      Elections qui pourraient ne pas avoir lieu, car frappées de nullité par le conseil constitutionnel qui va les juger entachées de troubles à la sérénité de leurs bon déroulement.
      – 

    • 8 Mars 2017 à 17h01

      godefroy dit

      La suite du feuilleton “Sondage présidentiel” sur la Dépêche du midi.
      http://www.sondagepresidentielle2017.fr/

      Hier, on avait Macron à 27, Fillon à 22, Le Pen à 18 et Mélenchon à 13. Et au 2ème tour, Macron-Mélenchon ! (allez comprendre).

      Aujourd’hui, on a Mélenchon à 34, Macron à 21, Fillon et Le Pen à 14.
      D’où le fameux second tour entièrement de gauche.

      Mais c’est sûrement la faute à l’informatique ;-)

      • 8 Mars 2017 à 18h03

        Georges dit

        C’est un sondage ouvert, sans contrôle ni méthodologie. Rien d’étonnant.

        • 10 Mars 2017 à 2h01

          i-diogene dit

          .. Donc, guère plus fiables que les sondages officiels..!^^

    • 8 Mars 2017 à 12h38

      CAP43 dit

      Très bon article écrit par un des meilleurs spécialistes actuels de l’histoire du 1er empire. L’héritier de Jean Tulard selon certains. Il ne parle pas du 18 Brumaire en béotien (à rapprocher de mon billet sur les girouettes: http://moncap.over-blog.com/2017/03/girouettes.html).

      Coup d’état ou non, il faut de toutes les façons être sacrément de mauvaise foi pour ne pas voir la manipulation. Les indices concordants sont trop nombreux : révélations à 3 mois des élections pour des faits connus depuis longtemps, auto-saisine du PNF sur des bases juridiques à tout le moins discutables, fuites dans les médias, rythme très régulier des révélations, partialité de médias dont les patrons soutiennent un concurrent, nature du PNF (création récente du pouvoir actuel et sous la dépendance, qu’on le veuille ou non, de celui-ci), convocation en vue de mise en examen dans des conditions pour le moins inhabituelles, choix très opportun de juge Tournaire (déjà très impliqué dans les affaires Sarkozy), role trouble du canard enchaîné, déjà à l’initiative de campagnes semblables dans l’histoire récente (contre Chaban et VGE en particulier), avec le succès que l’on sait, faiblesse des attaques médiatico-judiciaires contre Macron, pour qui il y aurait pourtant beaucoup à dire etc.

      La liste est beaucoup trop longue pour être le fait du hasard.

      La réactivation des affaires contre Sarkozy aux moments opportuns procédaient de la même tactique. Cela devient franchement une mauvaise habitude et fait ressembler la France à une république bananière dans laquelle la justice est instrumentalisée (si on est gentil), ou même (si on est méchant), joue un rôle actif dans les entreprises de déstabilisation politique. Le fameux “mur des cons” peut donner des indices. Et je suis avocat…

      • 10 Mars 2017 à 2h11

        i-diogene dit

        .. Bizarrement, comme par hasard, ceux qui accusent le PNF de partialité sont ceux qui trimbalent des casseroles en cours d’examen..!

        Etonnant, non..?^^

    • 8 Mars 2017 à 11h20

      jcm dit

      je vais me faire l’avocat du diable, et suggérer que les hauts magistrats aujourd’hui mis en causes auraient moins souffert des retombées de leur zèle si les media n’étaient pas aussi inconséquents dans l’exploitation qualitative et quantitative des mises en examen, lesquelles peuvent déboucher sur des non-lieux.
      C’est la conjonction des partialités justice/media qui renforce aujourd’hui la mise en cause de la haute autorité judiciaire .

      • 8 Mars 2017 à 11h45

        Georges dit

        “hauts magistrats”

        Qui ça ? Parce que les parquetiers / juges d’instruction sont tout sauf des “haut” magistrats.

        Mais c’est sûr que ça fait moins aristocratie complotiste.

    • 8 Mars 2017 à 10h39

      lafronde dit

      L’Etat de Droit c’est simple : c’est d’abord la neutralité de l’Etat, notamment entre les candidats dans une élection politique majeure comme l’élection présidentielle. Ce qui signifie que le Ministère public ne peut pas faire de procédure arbitraire et de plus abusive contre l’un des candidats à cette élection, sinon il fausse la compétition électorale et celle-ci risque fort d’être annulée à cause de l’abus de pouvoir du ministère public.

      Notons bien que ce n’est pas la personne qui vaut dérogation à la règle commune, mais c’est la fonction qu’elle porte, le mandat dont le candidat est investi. Qu’il soit parrainé par les grands électeurs, désigné par son parti ou par une primaire.

      Qui ne comprend que le mandat électoral doit être respecté dans une élection ? De ce respect dépend le caractère neutre ou partisan de l’Etat, et la reconnaissance par le Peuple du caractère libre, non faussé, et donc valide de l’élection. Après l’élection, temps de la Démocratie, les candidats reviennent au Droit commun, au temps judiciaire ordinaire, sauf pour la durée de son mandat le Président.

      Il n’y a donc aucun privilège lié aux personnes, simplement une trêve judiciaire nécessaire à l’Etat impartial pour les élections. C’était dailleurs la tradition du Ministère public jusqu’à ce que Mme Taubira mette le Syndicat de la Magistrature (celui du murs des cons) à la tête du Ministère de la Justicce (des blaireaux ?)

      Ce Syndicat de la Magistrature (lire son article dans Le Monde de cette semaine) a une conception égalitariste et progressiste de la Justice. Il voit la candidature électorale non comme une fonction temporaire à respecter car essentielle à la Démocratie, mais comme un privilège à éradiquer. Cette conception n’est pas dans l’intérêt de la Société, car elle peut amener l’annulation du scrutin par le Conseil Constitutionnel.

      • 8 Mars 2017 à 11h19

        aicaqb dit

        Parfaitement d’accord! Cela devrait être le bon usage de la démocratie et il est toujours dangereux de modifier cet usage. En outre, dans le cas Fillon, il n’y a rien d’illégal à son comportement. Un député de l’envergure de François Fillon peut il se passer de l’aide d’un attaché parlementaire et récupérer ainsi un complément d’indemnité?

      • 8 Mars 2017 à 11h46

        Georges dit

        “Ce qui signifie que le Ministère public ne peut pas faire de procédure arbitraire et de plus abusive contre l’un des candidats à cette élection, sinon il fausse la compétition électorale et celle-ci risque fort d’être annulée à cause de l’abus de pouvoir du ministère public.”

        Tout à fait d’accord.

        Comme l’enquête contre Fifi n’était ni arbitraire ni abusive, l’Etat de droit a été respecté.

        • 8 Mars 2017 à 13h07

          scarlet dit

          Georges:
          ‘Comme l’enquête contre Fifi n’était ni arbitraire ni abusive”

          Cela, c’est votre interprétation, pas un fait établi. Nombreux sont les juristes, sans préjudice de leurs opinions politiques, qui pensent complétement le contraire. Cette enquête leur apparait abusive et à de multiples égards, arbitraire.
          Ainsi que je vous l’ai déjà exposé, le seul qui était légitime à actionner une enquête, c’est le Bureau de l’Assemblée Nationale.
          Qui a été lésé dans le cadre de supposé emploi fictif? L’Assemblée Nationale puisque c’est elle qui a décaissé cet argent, sur son budget.
          C’est l’opinion de Dupont Moretti qui est loin, très loin d’être un supporter de Fillon.
          Il se trouve que nombre de juristes, avocats et/ou magistrats, en ont plus que ras le bol de l’instrumentalisation de la Justice par le pouvoir en place, et de l’instrumentalisation de leurs fonctions par les gens du Syndicat de la magistrature. Il n’y a pas que les “accusés” et/ou le peuple, qui soit fortement agacés par cela.
          J’entendais l’autre jour la secrétaire du syndicat FO des magistrats. Elle disait “entendre” les critiques de Fillon et trouvait les arguments de ces avocats légitimes.
          Elle prône une séparation du Parquet et du ministère de la justice, donc une véritable indépendance des magistrats. Elle milite également pour une dépolitisation totale des syndicats de magistrat, bref une dissolution du Syndicat de la Magistrature.
          Il faut également créer un organisme qui soit en mesure de sanctionner réellement les magistrats, soit parce qu’ils abusent de leurs pouvoirs, soit parce qu’ils sont incompétents. Les magistrats doivent être, comme n’importe quel professionnel, comptables et responsables des dommages qu’ils provoquent.

        • 8 Mars 2017 à 13h51

          Georges dit

          “Cela, c’est votre interprétation, pas un fait établi”

          Tout comme l’inverse. Et je préfère l’interprétation qui n’a pas besoin d’un grand complot médiatico-judiciaire pour s’expliquer.

          “Ainsi que je vous l’ai déjà exposé, le seul qui était légitime à actionner une enquête, c’est le Bureau de l’Assemblée Nationale.”

          Faux, comme je vous l’ai déjà dit.

          “Il se trouve que nombre de juristes, avocats et/ou magistrats, en ont plus que ras le bol de l’instrumentalisation de la Justice par le pouvoir en place, et de l’instrumentalisation de leurs fonctions par les gens du Syndicat de la magistrature. Il n’y a pas que les “accusés” et/ou le peuple, qui soit fortement agacés par cela.”

          Il se trouve que nombre de juristes, avocats et/ou magistrats en ont plus que ras le bol de l’hystérisation victimaire et les accusations infondées de complot contre les magistrats. Il n’y a pas que le peuple qui soit fortement agacé par cela.

          “Elle prône une séparation du Parquet et du ministère de la justice, donc une véritable indépendance des magistrats. Elle milite également pour une dépolitisation totale des syndicats de magistrat, bref une dissolution du Syndicat de la Magistrature.”

          Tout à fait d’accord. L’UMP (surtout Sarko) s’y est toujours opposée et a même tenté de supprimer le juge d’instruction, soit tout l’inverse.

          “Il faut également créer un organisme qui soit en mesure de sanctionner réellement les magistrats, soit parce qu’ils abusent de leurs pouvoirs, soit parce qu’ils sont incompétents. Les magistrats doivent être, comme n’importe quel professionnel, comptables et responsables des dommages qu’ils provoquent.”

          Cela existe déjà depuis longtemps.

        • 8 Mars 2017 à 22h40

          durru dit

          “Ainsi que je vous l’ai déjà exposé, le seul qui était légitime à actionner une enquête, c’est le Bureau de l’Assemblée Nationale.”
          Faux, comme je vous l’ai déjà dit.
          Ah oui, la fameuse (fumeuse?) réponse avec Fifi qui zigouille sa femme. Effectivement, l’explication est claire, nette et précise. La mauvaise foi dans toute sa splendeur. Du coup les concurrents de Georges se doivent de relever fortement leur niveau.

    • 8 Mars 2017 à 10h39

      Malg dit

      Si le 15 mars le parquet décide de ne pas poursuivre Fillon, je demande que que tous ceux et celles qui aujourd’hui l’accusent de comploter, viennent ici même proclamer leur confiance dans la justice indépendante et juste. Ce sera bien. Et Il y a de bons produits pour soigner les articulations trop sollicitées.  

      • 8 Mars 2017 à 12h03

        durru dit

        Ce sont pas les juges d’instruction qui instruisent le dossier, maintenant? Ou c’est toujours le PNF qui décide?

        • 8 Mars 2017 à 13h30

          scarlet dit

          Durru: Ce sont les juges d’instruction, mais le Parquet a toujours son mot à dire.

        • 8 Mars 2017 à 14h05

          Malg dit

          C’est dur de forcer à boire un âne qui n’a pas soif.

        • 8 Mars 2017 à 14h06

          Malg dit

          Vous avez raison, c’est le yéti !!! 

        • 8 Mars 2017 à 14h17

          Georges dit

          ” mais le Parquet a toujours son mot à dire”

          Vous pouvez préciser ?

        • 8 Mars 2017 à 22h41

          durru dit

          Demandez à Malg, Georges. Elle sait tout.

    • 8 Mars 2017 à 10h16

      keg dit

      Leur chemin de croix s’appelle champs Elysées au panthéon des dieux devenus hommes (et accidentellement femme. Journée de la femme nous oblige…..)…
      Que le Goal go tas des putatifs est semé d’obstacles (fratricides et suicidaires)

      http://wp.me/p4Im0Q-1A9

    • 8 Mars 2017 à 9h34

      Flo dit

      Le responsable Santé de Macron a dû demissionner de l’équipe de campagne pour cause de conflit d’intérêts.  En fait ce brave homme est lié aux laboratoires Servier. C’est une association qui lutte contre ce genre de conflits d’intérêts qui a levé le lièvre.  

      • 8 Mars 2017 à 10h10

        isa dit

        Et?

      • 8 Mars 2017 à 16h07

        munstead dit

        En effet , un des 400 conseiller bénévoles. Devant ces révéla

      • 8 Mars 2017 à 16h07

        munstead dit

        En effet , un des 400 conseiller bénévoles. Devant ces révélations, il immédiatement dû démissionner. Lui. Et quoi d’autres?

        • 8 Mars 2017 à 22h44

          durru dit

          Le responsable des “Jeunes avec Macron”, par contre, est toujours là et aussi attaché parlementaire à temps partiel, mais il n’est pas vraiment connu dans les couloirs de l’Assemblée… On attend avec impatience que le PNF s’auto-saisisse.

    • 8 Mars 2017 à 9h20

      Lecoeuretlaraison dit

      Une réflexion récurrente des journalistes quand les défenseurs de Fillon font remarquer qu’il n’était pas le seul à commettre les mêmes faits, qui étaient d’ailleurs autorisés  et connus : “vous êtes comme un élève qu’on prend la main dans le sac et qui prétend que ses camarades font pareil”.
      Et bien, un maître qui permet usuellement certaines attitudes et qui tout d’un coup se met à les reprocher à quelqu’un en particulier pourrait être soupçonné d’avoir une tête de Turc. Ce serait un bien mauvais maître !

      • 8 Mars 2017 à 11h48

        Georges dit

        “qui étaient d’ailleurs autorisés et connus”

        Faux et faux.

        • 8 Mars 2017 à 22h45

          durru dit

          Ah bon? Qu’est-ce qui n’était pas connu?

      • 8 Mars 2017 à 9h14

        Malg dit

        Il devrait :-D
        si on se retrouve seulement avec 2 candidats, ça coûtera moins cher aux finances de l’état !
        Surtout si c’est Poitou et Cheminade, qui n’ont pas brillé jusqu’ici par leur goût immodéré pour les pâtes aux truffes et les gogues de campagne en poil de caribou bio.
        J’allumr une bougie pour chacun à l’église sainte Odile. Les autres, qu’ils se demerdent, ils ont assez de saints patrons chez Causeur. 

        • 8 Mars 2017 à 12h05

          durru dit

          Vous avez oublié Arthaud, et elle les a déjà, ses 500 signatures. Ce qui rend les choses encore plus simples: un seul candidat, plus besoin de voter, l’affaire est dans la poche. Ca doit vous plaire ça, non?

    • 8 Mars 2017 à 8h19

      FM Arouet dit

      Un article tous les jours pour défendre les turpitudes, attaquer la justice et la presse et soutenir Fillon. Trop, c’est trop.

      Causeur est-il donc l’organe de la campagne d’un candidat?

      J’aimais Causeur pour sa liberté d’opinion, son refus du prêt à penser et du “politiquement correct”.
      Il devient tout le contraire: l’expression du sectarisme et du matraquage idéologique ou politique.

      On aimerait au moins *un* article pour défendre Bourlanges, évincé de l’Esprit public de France-Culture qui a osé dire ses quatre vérités sur un candidat ici célébré quotidiennement et sans le moindre esprit critique.

      Alors, s’il y chasse aux sorcières, que Causeur, au moins, ose parler de toutes.

      • 8 Mars 2017 à 9h21

        Malg dit

        Plus ils tapent sur la justice, plus la cause de monsieur “courage de la vérité” apparaît pour ce qu’elle est. On n’écope pas frénétiquement l’eau dans un bateau qui n’a pas un gros trou dans la coque.  

      • 8 Mars 2017 à 9h41

        Lecoeuretlaraison dit

        “Il a osé dire ses quatre vérités”, vous auriez dû écrire : “SES quatre vérités”. 
        Je vous rappelle que France Culture est une radio de service public et que les opinions personnelles des chroniqueurs, surtout à ce point partisanes et véhémentes sont à proscrire. Et quand ce même chroniqueur soutient officiellement un candidat, son temps de parole pourrait être considéré comme faisant partie de la campagne. !!!!!!

        • 8 Mars 2017 à 9h59

          FM Arouet dit

          L’émission n’est pas une émisssion d’information mais d’analyses, de parti-pris parfois, de confrontation d’idées avec une hauteur intellectuelle rare à la radio.
          M. Bourlanges n’est pas un journaliste, ni même un chroniqueur.
          Tout le monde sait qu’il est un député européen et il participe à cette émission depuis longtemps.
          L’exclure parce qu’il a dit des mots peu tendres à l’égard de Fillon et exprimé sa préférence pour Macron, c’est faire une chasse aux sorcières et limité sérieusement la liberté d’expression.
          Eût-il été journaliste que mon point de vue aurait été différent: les journalistes n’ont pas à exprimer leurs préférences politiques, je suis bien d’accord.
          Mais ici les choses sont fort différentes.
          Notons que cela s’ajoute au renvoi d’Yves Michaud il y peu de temps pour avoir, semble-t-il, contré Alain Finkielkraut (que j’aime bien pourtant) à propos de Polanski et s’être opposé à une certaine doxa.
          Il faut quand même y prendre garde sinon rien ne sera plus permis (et pas même d’utiliser le terme “autiste” dans son sens figuré !)

        • 8 Mars 2017 à 10h02

          FM Arouet dit

          Merci de corriger ma faute et de lire un infinitif et non un participe: “limiteR sérieusement la liberté d’expression ” etc..

      • 12 Mars 2017 à 16h39

        Livio del Quenale dit

        8 Mars 2017 à 8h19 FM Arouet 
        -
        C’est ça, ben à nous, Causeur nous va très bien et Finkielkraut nous présente sous un angle nouveau les choses.
        Quand toute la presse TV et  les grands quotidiens propriétés de la grande finance étrangère, elle même Maître du gouvernement, sont pour défendre sans discernement les candidats de gauche Mascaron compris, courtisans de la frange extra-patriotique des français susceptible de voter pour cette gauche parjure, déloyale, perfide, hypocrite et qui leur promet tant, sans tenir.
        Heureusement que Causeur et qq autres résistants existent.
        C’est sur que fillon, n’est pas une rock-star démago et “So sympathic” au masque à la Boris Vian, mais, c’est un homme courageux, travailleur, pugnace, portant des raisonnements argumentés, chiffrés, aboutis et convaincants, certes sérieux, pas toujours agréables à entendre, sur les grands problèmes de notre pays, mais crédible et présidentiable.
        Son succès aux primaires dérange tout le monde, jusque et y compris dans son propre camp politique, alors tout est bon pour le “dézinguer” même pour le PS, “l’illégal” que ça ne trouble du tout, forcément, aux abois, on risque tout, surtout quand on a plus rien a perdre .
        -
         Mais vous, que faites vous donc ici, c’est pour ceux “qui ne sont pas d’accord” et/ou défendent la veuve et l’orphelin , mais pas pour la mauvaise foi d’une gauche qui en arrive a soutenir un client qui les a roulés dans la farine et continue de se servir d’eux. Plus dure sera la chute quand la bulle de savon médiatique crèvera, pour le moment c’est ho! la belle bleue ho!la belle rose … harrh! la belle arnaque.

        D’autre tabloïds à forums vous attendent… peut-être.
        Allez y voir… peut être reviendrez-vous plus objectif .
        Je n’ai pas dis moins borné.

        – 

    • 7 Mars 2017 à 23h03

      jo1934edunom dit

      Mais bon sang ! Mais c’est bien sûr !

    • 7 Mars 2017 à 22h56

      Livio del Quenale dit

      Encore une avanie annoncée et masquée,
      passez outre anges oppresseurs, après un temps en vient un autre,
      et Nul n’est tenu de joindre au malheur d’être victimes le ridicule d’être dupe.

    • 7 Mars 2017 à 21h56

      radagast dit

      Des prêts sans intérêts entre amis ça se fait tous les jours .
      On appelle même cela des “prêts d’honneur” .
      Qu’est ce que le fait de le déclarer change à cela?
      C’est de l’inquisition fiscale pure , simple et détestable.

      • 7 Mars 2017 à 22h59

        Sancho Pensum dit

        C’est pour éviter les donations déguisées. Il y a la preuve d’un mouvement dans un sens, puis dans l’autre.
        Pour un particulier, la donation déguisée, c’est un moyen de contourner le fisc. Qui a donc son mot à dire.
        Pour des emprunts/dons entre monde économique et monde politique, je pense que vous êtes assez intelligent pour que je n’ai pas besoin de vous faire un dessin. 
         

        • 7 Mars 2017 à 23h24

          Flo dit

          Macron non plus n’a pas eu besoin de dessins pour emprunter 500 000 euros à taux zéro à un particulier dont il ne veut pas donner le nom.

        • 7 Mars 2017 à 23h36

          Sancho Pensum dit

          Ah ! Floconne !… Toujours en retard d’un train. On sait qui a prêté à Macron : c’est Henry Hermand. On sait pourquoi : acquisition d’un bien immobilier. On sait qu’il a déjà remboursé 300000 euros. Et on sait que ce n’est pas un prêt à taux zéro.

        • 7 Mars 2017 à 23h44

          durru dit

          550, plus exactement. Et il les demande toujours, le vieux, les 250 briques restantes?

        • 7 Mars 2017 à 23h45

          Flo dit

          Hermand est mort et Macron a revendu son appart. Il n’a pas remboursé son vieil ami le petit salopard ?

        • 7 Mars 2017 à 23h57

          Flo dit

          J’vais lu dans le canard enchaîné que Macron avait emprunté à taux zéro. J’avais lu aussi qu’il avait truandé sa déclaration ISF. Il a dû payer le redressement sur trois ans.

        • 8 Mars 2017 à 9h23

          Jean Louis dit

          pourrait on éviter de mêler sciemment prêt sans intérêt entre amis, et DONATION !!

        • 8 Mars 2017 à 9h26

          Malg dit

          Votre dossier m’a l’air assez bien ficelé. Si j’étais vous je l’apporte directement au bureau de madame Houlette et le double au canard enchaîné. Chez Causeur vous n’obtiendrez rien, ils font tout occupés avec un innocent mais dont le dossier a atterri dans les bonnes mains. Faites pareil di vous êtes certaine de votre coup. 

        • 8 Mars 2017 à 9h29

          Flo dit

          Macron a utilisé un prêt pour en faire un apport personnel dans l’achat de son appartement.  C’est illégal.  Seul un prêt familial peut constituer un apport personnel.  

        • 8 Mars 2017 à 10h13

          isa dit

          Pourquoi vous prêtez à vos amis avec intérêts?
          Pas moi. 

        • 8 Mars 2017 à 16h11

          munstead dit

          Flo, le prêt hermant illégal? Vous voulez rire. C’est à la banque de décider. Et un prêt de Hermant plus un prêt souscrit par un inspecteur des finances, ça passe parce que le risque est très faible Entous cas pas illégal..

        • 8 Mars 2017 à 22h46

          durru dit

          C’était juste une comparaison avec le prêt de Fillon, banane.

      • 8 Mars 2017 à 11h51

        Georges dit

        Après le complot des juges, l’inquisition fiscale. Bientôt les fillonistes nous décriront La Santé comme un camp de concentration.

    • 7 Mars 2017 à 21h55

      ronchon56 dit

      On ne peut être plus clair ni plus convainquant, la démonstration est parfaite et le cheminement logique implacable….Hélas, mes humbles félicitations au brillant Professeur d’Histoire…P et H majuscules

      Monsieur Lentz me réconcilie avec l’Université.

    • 7 Mars 2017 à 21h48

      rolande.faugeron@libertysurf.fr dit

      Merci M.Lentz pour cet article très intéressant et honnête, pas apprécié par tout le monde, j’ai cru lire.
      G. Béart a bien chanté: ” le témoin a dit la vérité, il sera exécuté…”Nous en sommes là.

    • 7 Mars 2017 à 21h25

      Tonio dit

      On finirait par comprendre ces LR qui refusent de soutenir désormais le candidat Fillon. Remarquez le peu de raisons suffisantes:
      1) reprendre la France en lambeaux;
      2) réindustrialiser les régions abandonnées par l’Etat et les patrons déçus du hollandisme;
      3) reprendre un à un les ministères que le PS a féodalisés et minés pour dissuader quiconque d’y revenir, comme l’a fait Tonton;
      4) s’occuper de la dette;
      5) ramener les impôts à leur niveau de 1996, déjà confiscatoire alors;
      6) diminuer le nombre de ministres, de secrétaires d’Etat, de députés, de sénateurs, de fonctionnaires, partout, départements, régions, groupe de régions, communautés urbaines;
      7) on préférera laisser passer Marine pour lui attribuer en bloc les naufrages prochains en vue: la politique? Mais c’est très simple !

      Dites-moi qui voudrait s’atteler aux 40 prochains travaux herculéens ?
      Personne, encore moins à gauche qu’à droite.

      Donc Macron peut tout promettre, promet encore, promet toujours car il s’en fout, il poursuivra l’abaissement entamé par les socialistes de la parenthèse hollandaise, il n’aura plus besoin du peuple après la présidentielle pour servir ses maîtres chaperons de la haute finance et lassera les loups de la politique se bouffer entre eux, en restant au-dessus de la mêlée…

      • 7 Mars 2017 à 22h25

        Livio del Quenale dit

        &&&6) diminuer le nombre de ministres, de secrétaires d’Etat, de députés, de sénateurs, de fonctionnaires, partout, départements, régions, groupe de régions, communautés urbaines.&&&
        -
        Réduire le train princier de l’état, réduire le nombre des fonctionnaires, certes, mais pas partout, ni uniformément, c’est à dire Redistribuer les effectifs et supprimer ce qui reste de pléthorique d’inutiles.