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Après le dégel, la débâcle

Victor Slipentchouk autopsie au scalpel la Russie post-soviétique.

Publié le 05 janvier 2013 à 17:25 dans Culture

Mots-clés : , , ,

zinziver victor slpentchouk

« En vérité, tout cela était dans le plus pur style russe : le héros invaincu au champ d’honneur termine finalement sa vie dans un monastère ou bien, en glissant sur un sol plat, il se fracasse le crâne contre un rocher. » Mitia Slezkine, le personnage du Zinziver de Slipentchouk, est à l’image des grands archétypes de la littérature russe, l’égal d’un Mychkine ou du Kovaliov du Nez. Il en est l’égal grotesque, et il le sait. Pour cet obscur poète du fin fond de la Sibérie, vivotant aux crochets de la société cultivée locale, l’aventure commence quand Rozotchka, avec qui il filait le parfait amour bohème, le quitte, comme sont quittés par leurs femmes tous les misérables écrivaillons de la terre persuadés qu’on peut vivre d’eau fraîche et de vers géniaux. Mais que l’on soit sous Alexandre III ou, comme dans ce roman, à la fin de la « perestroïka », c’est un point de vue que ne partage aucune femme. Et Mitia, s’il l’apprend à ses dépens dans ce livre lourd d’un comique à la Falstaff, se révèle surtout comme la figure paroxystique d’une période qui ne l’est pas moins. Pas moins comique et pas moins paroxystique.

[...]

Zinziver, de Victor Slipentchouk, traduction de Gérard Conio (L’Âge d’Homme), 461 p., 23 euros.

*Photo : locis/ wikipedia russe.

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  • 5 Janvier 2013 à 19h20

    eetu dit

    1 Dé-gel
    2 Dé-bâcle
    3 Dé-pardieu

    Quant à Poutine, on peut dire qu’il pratique la politique de l’hôte russe …

  • 5 Janvier 2013 à 17h37

    L'Ours dit

    J’aurais préféré que Depardieu (dont je comprends et peut-être même soutiens le départ) dise aimer la Russie pour des personnes comme celle-ci plutôt que pour les raisons invoquées, sans parler des infréquentables qu’il a côtoyé dans ces contrées.

    • 5 Janvier 2013 à 17h40

      Eugène Lampiste dit

      Brigitte Bardot le dira sûrement.

    • 5 Janvier 2013 à 18h00

      nadia comaneci dit

      Pourquoi ? Depardieu aime très sincèrement ses grands amis oligarques et autocrates ouzkeko-tchétchènes, comme il raffole de Néchin, selon les principes qui semblent dicter sa vie, se vendre au plus offrant et mettre son pécule à l’ombre des doigts rapaces du fisc français.

      • 5 Janvier 2013 à 19h52

        Saperlipopette dit

        La Bardot voulait sauver les elephants, elle pourra s’occuper de Depardieu en Russie.