Antisémitisme: appelons les choses par leur nom | Causeur

Antisémitisme: appelons les choses par leur nom

Réponse à Alain Jacubowicz

Auteur

Georges Bensoussan
a dirigé Les Nouveaux territoires perdus de la République.

Publié le 13 février 2017 / Société

Mots-clés : , , , ,

Georges Bensoussan répond à la Licra qui l'accuse d'essentialiser l'antisémitisme arabo-musulman. Tribune.
antisemitisme banlieues jacubowicz licra

Nice, 2004. Sipa. Numéro de reportage : 00499043_000002.

C’est parce que j’ai pu m’exprimer longuement et posément devant les juges que je ne souhaitais pas prendre part personnellement au débat public suscité par les poursuites judiciaires dont j’ai fait l’objet devant la 17è chambre correctionnelle de Paris le 25 janvier dernier. Mais les deux lettres ouvertes du président de la LICRA (la seconde publiée par le site Causeur) m’y oblige car il y affirme plusieurs contre-vérités.

La Licra… avec le CCIF!

M. Jakubowicz, si vous avez formellement raison, et si je dois en effet ce procès à l’initiative du parquet, l’honnêteté eut été d’ajouter que  ce dernier n’a engagé les poursuites qu’à la suite de la « dénonciation » (c’est le terme juridique en usage) opérée par le CCIF en mars 2016,  cinq mois après les faits. Ignorer le rôle central du CCIF dans ce procès ne peut en rien exonérer de sa responsabilité la LICRA qui a validé sur le fonds la dénonciation du CCIF en se constituant partie civile à ses côtés.

Vous reprenez dans vos deux lettres mes propos tenus à France Culture le 10 octobre 2015. Mais vous en donnez une interprétation si caricaturale qu’elle m’oblige à vous répondre en dépit de ma lassitude.

Comme vous le rappelez,  j’ai pu échanger un an avant le procès avec des membres de la Licra dans le but de clarifier les propos « généralisant » qui m’étaient reprochés. Je leur ai expliqué le contexte dans lequel je les avais formulés et comment ils furent décontextualisés pour m’accuser d’essentialiser de façon raciste en parlant des « familles arabes ». A la demande d’Antoine Spire, membre de votre bureau exécutif, je me suis rendu en effet au siège de la Licra à Paris le 22 janvier 2016. Et j’y ai expliqué le sens de mes paroles sur France Culture. La discussion, en présence  de Boualem Sansal invité comme moi, fut vive et animée, mais toujours courtoise, voire marquée in fine par un climat amical dont peuvent témoigner tous les présents. D’un commun accord, tacite évidemment, avions-nous alors estimé, les uns et les autres, que le différend était aplani.

Smaïn Laacher dans le texte… ou presque

De là ma surprise de voir la Licra se constituer partie civile un an plus tard comme si cette réunion n’avait pas eu lieu.  Comme si l’engagement moral qui en émanait n’avait été qu’un écran de fumée. Votre acharnement, c’est moins moi qu’il a trahi (même si je l’ai été) que les militants organisateurs de la rencontre du 22 janvier 2016.

Le 10 octobre 2015, à France Culture, évoquant la question de l’antisémitisme d’origine arabo-musulmane, je décidai de citer de mémoire les propos du sociologue Smaïn Laacher interrogé dans le film de Georges Benayoun Profs en territoires perdus de la République (inspiré de l’ouvrage dont j’avais été le coordinateur). Je précise : « de mémoire », car j’étais alors certain, mais à tort, de le citer correctement. J’insiste : il n’y avait aucune volonté de ma part de travestir les propos de M.  Laacher, lequel  déclarait dans le film de Benayoun : « Cet antisémitisme, il est déjà déposé dans l’espace domestique, et il est quasi naturellement déposé sur la langue, déposé dans la langue, une des insultes des parents à leurs enfants, quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de « juifs ». Bon, mais ça toutes les familles arabes le savent ! C’est une hypocrisie monumentale de ne pas voir que cet antisémitisme, il est d’abord domestique, (…) légitimé, quasi-naturalisé, au travers d’un certain nombre de distinctions à l’extérieur… Dans ce qu’on appelle les ghettos. Il est même difficile d’y échapper, comme dans l’air qu’on respire… »

Pour ma part, me référant à ces propos qui m’avaient marqué (mais sans avoir sous les yeux le script du film), je déclarai à France Culture : « C’est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, et tout le monde le sait et personne ne veut le dire, l’antisémitisme, on le tète avec le lait de la mère… » De cet antisémitisme dont M. Laacher disait qu’il était « quasi naturellement déposé sur la langue, déposé dans la langue […] légitimé, quasi-naturalisé », je disais, moi,  qu’il était tété « avec le lait de la mère ». Ce lait maternel qui est la première chose,  pour reprendre les termes du sociologue, qui soit « quasi naturellement déposé sur la langue » (sic). Si la phrase que j’ai prononcée ne traduisait pas exactement le propos de Smaïn Laacher, leur contenu, leur sens était exactement le même.

L’antisémitisme en héritage… culturel !

Comme il faut rappeler aussi concernant cet antisémitisme arabo-musulman, cette métaphore relative à sa transmission par le lait maternel que j’avais lue maintes et maintes fois en préparant mon livre Juifs en pays arabes (Tallandier, 2012) : le journaliste marocain Saïd Ghallab, dans un texte intitulé « Les Juifs vont en enfer » (publié en 1965 dans la revue Les Temps modernes), écrivait en effet : « C’est avec ce lait haineux que nous avons grandi ».

Il n’est nullement question ici d’essentialisation mais bien de transmission. Il n’est nullement question ici d’être mais de culture. Pour autant mes propos furent interprétés de telle façon que certains tentèrent d’accréditer l’idée, sur Internet et les réseaux sociaux, que j’avançais la thèse d’un antisémitisme contenu dans les gènes ou dans le sang. Dans un souci de se démarquer du personnage sulfureux que j’étais devenu, M. Smaïn Laacher alla jusqu’à parler d’« ignominie » (sic) pour avoir déclaré que l’antisémitisme se transmettait « par le sang » (sic). Une diffamation pure quand je n’ai jamais prononcé ce mot ni rien pensé de tel.

Vous rappelez la formule des « deux peuples ». Il est question ce disant de comportements qui interrogent l’unité d’une nation. Parler de « deux peuples », c’était faire référence aux minutes de silence non respectées après les assassinats de Mohamed Merah, référence aux  très nombreux « Je ne suis pas Charlie », référence d’une manière plus générale à un islam radical et politique dont la pratique et les préceptes poussent à la sécession d’avec le reste de la communauté nationale. Il n’est nullement question dans mon esprit de « races » ou pour dire les choses plus trivialement d’opposer les « Arabes » aux « Français de souche ».

Vous-même, M. Jakubowicz,  évoquez à propos de l’antisémitisme arabe, mais en me l’imputant, une « réalité biologique atavique » voire un « antisémitisme de naissance ». J’ai du mal à croire qu’un avocat qui se targue aussi d’être un homme de culture puisse  ignorer les subtilités de la langue jusqu’à confondre  l’antisémitisme « tété avec le lait de la mère », c’est-à-dire transmis par l’éducation, avec le sang, cette réalité biologique, inaltérable, inamendable et figée. La métaphore du « lait maternel » appartient de longue date à la langue française, elle désigne ce qui se transmet culturellement (et non biologiquement) dans les familles, de génération en génération.

Rhétorique stalinienne

” Vos propos servent  la surenchère extrémiste » écrivez-vous : comment  cacher mon désappointement de lire cet argument de rhétorique stalinienne qui consiste à stigmatiser son adversaire en l’accusant de « faire le jeu de ». C’était déjà ce que dénonçait George Orwell dans les années 30  à propos de ses camarades socialistes anglais, comme à propos de ce dont il avait été le témoin dans les Brigades internationales de la guerre civile espagnole. J’ai l’impression à vous lire, M. Jakubowicz, de réentendre la vieille rhétorique communiste des années 50 : «Faire le jeu de l’impérialisme américain» ou « le jeu de la bourgeoisie française », etc.  De retrouver aussi les amalgames de l’âge d’or du stalinisme en laissant entendre que Louis Aliot, du FN, m’aurait exprimé son soutien. Ce que j’ignorais. Mais peu importe : me voici donc estampillé FN,  ce qui confirme le côté « nauséabond » de mes propos. Procéder par amalgames, telle était la logique des procès de Moscou.

Ce qui « fait le jeu de » l’extrémisme en France, aujourd’hui, M. Jakubowicz, ce qui nourrit les chances d’un parti populiste d’arriver au pouvoir, c’est  d’abord le déni de réalité, la stratégie suicidaire de l’aveuglement et du silence. C’est la stratégie des « trois singes », ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre, qui ne sont pas ici ceux de la sagesse mais de la démission. Mais ce sont aussi vos mots et votre antiracisme à géométrie variable quand on  s’interroge en vain sur les poursuites  engagées contre le Parti des Indigènes de la République, contre Houria Bouteldja en particulier, l’auteur du pamphlet paru l’an dernier,  Les Blancs, les  Juifs et nous (éd. La Fabrique).  Vous êtes-vous constitué partie civile contre le « camp d’été décolonial » de l’été 2016 ? Contre les forums interdits à la « parole blanche » organisés au  sein de l’université Paris 8 (où enseigne Mme Guénif, témoin à charge au procès du 25 janvier) ?

Ce 25 janvier,  votre acharnement à distance contre moi vous aura poussé à asseoir votre association sur le même banc que celui de l’idéologue des Indigènes de la République, celle qui aura doctement expliqué à un tribunal dubitatif que dans la langue arabe aujourd’hui, les insultes à l’endroit des Juifs, monnaie courante comme l’on sait, sont des « expressions figées » (sic) ayant perdu tout caractère insultant. Qu’elles n’ont, pour tout dire, plus de sens. Qu’autrement dit, aujourd’hui, en arabe, « Mort aux Juifs » ne signifie pas « Mort aux Juifs ». Le père de Jonathan Sandler, grand-père également de deux des trois petits enfants assassinés par Mohamed Merah à Toulouse, appréciera.

Vous pouvez laisser croire dans votre « Lettre ouverte » que vous combattez les idées et les méthodes du CCIF, mais en l’occurrence vous lui avez  servi de caution morale antiraciste,  vous l’avez encouragé dans sa stratégie de légitimation d’un combat identitaire, communautariste et antidémocratique.

Car c’est bien ainsi que le CCIF exploite cet événement auprès de son public, et c’est ce qui compte pour les militants et amis de la Licra qui refusent d’être tenus pour des alliés de l’islam politique et s’insurgent de voir leur association impliquée dans un tel procès.

Le grand inquisiteur

Vous prétendez qu’à l’issue des débats, j’aurais trié le bon grain de l’ivraie en « faisant la part des choses entre les parties civiles ». Vous étiez absent et on vous aura bien mal renseigné : je n’ai rien fait de tel s’il s’agissait d’examiner combien toutes les parties présentes étaient motivées par la même volonté de déformer mes propos, en transformant l’antisémitisme culturel massif des sociétés arabes en un fait biologique. En dénaturant mes mots à dessein d’en faire l’expression du racisme le plus vulgaire.

« Présenter des excuses », dites-vous. Mais à qui ? Êtes-vous le représentant des « familles arabes » qui auraient pu se sentir insultées par mes propos ?  M’excuser auprès de vous pour obtenir un sauf conduit et échapper au triste sort qu’apparemment je méritais ? Mais qui êtes-vous, M. Jakubowicz, pour vous draper dans la posture du Grand Prêtre doté du pouvoir de dire le bien et le mal ?

Sous l’effet d’une campagne délirante de calomnies, à partir d’une phrase qui était une citation (et dont je persiste à dire que je n’en ai pas altéré l’esprit), j’aurais assigné toute une population à une essence antisémite, quasi-génétique pour dire les choses crûment. De là va naître une « affaire Bensoussan » bâtie de bric et de broc, d’approximations et de mensonges, et de l’« affaire » un personnage fantasmatique, en particulier sur la toile, cet espace infini où la rumeur et la calomnie sont reines.

Je ne vous demande nullement d’être d’accord avec ce que je peux dire ou écrire, prises de position et déclarations, qui ne peuvent manquer d’être soumises à la critique aussi virulente soit-elle. Ce que je ne peux accepter en revanche, c’est d’être cloué au pilori pour  des intentions ou des pensées que l’on m’attribue et qui n’ont jamais été les miennes.  Sortir les mots d’un contexte donné, c’est prendre le risque d’entrer dans une logique inquisitoriale dont Richelieu, en son temps, s’était fait l’écho : « Donnez-moi six lignes écrites de la main du plus honnête homme, j’y trouverai de quoi le faire pendre ».

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 18 Février 2017 à 19h03

      Normanh dit

      Calomniez!…calomniez!…Il en restera toujours quelquechose!…Jacubowitz met en pratique cette bonne vieille methode Stalinienne, particulierement honteuse pour un president de la Licra…!Cela acheve de le deconsiderer aux yeux de tous…Le nouveau Tribunal de l’ Inquisition s’ appelle desormais Licra(cra)!…

    • 18 Février 2017 à 11h36

      José Bobo dit

      Il n’empêche que “l’antisémitisme, on le tète avec le lait de la mère” était une formulation malheureuse : mal comprise elle peut en effet faire penser qu’il y a quelque chose de naturel, génétique, dans cette transmission.
      Il faut dire que ce sujet est tellement sensible que des hordes d’intellectuels consacrent une bonne partie de leur temps à finasser sur le sens exacte de telle ou telle formulation, sur savoir si telle ou telle phrase ne comporterait pas une trace d’antisémitisme… Au point que les non-juifs hésitent à s’exprimer sur la communauté juive de peur d’être taxés d’antisémitisme. Ce quasi-terrorisme intellectuel vient de revenir en boomerang à un membre distingué de la communauté, ce n’est sans doute pas juste mais ce n’est que la continuation d’une pratique dont il ne se plaignait sans doute pas tant qu’il n’en était pas la victime…

    • 15 Février 2017 à 9h55

      keg dit

      Un arabe, musulman ou non peut-il être anti sémite? Si oui, prière de m’expliquer parc quelle opération un être humain peut-il être anti lui même!

      Vous y croyez?

      http://wp.me/p4Im0Q-1xN

      • 15 Février 2017 à 10h12

        Guenièvre dit

        Parce que la définition du mot est historique tout simplement. Pas la peine de finasser, le mot a été inventé pour désigner l’hostilité envers les juifs , c’est comme cela …

        “L’antisémitisme, dans son acception originelle telle que formulée vers la fin du XIXe siècle, est une forme de racisme qui se veut scientifique dirigée exclusivement contre les Juifs et non contre les peuples sémites, prétendûment regroupés sur la base de critères linguistiques.”

        • 15 Février 2017 à 10h18

          dov kravi דוב קרבי dit

          Dame Guenièvre, vous m’avez coiffé au poteau.
          Chacun (à l’exception peu notable de keg) sait (ou devrait savoir) ce que vous venez d’écrire.
          Mais tout est bon pour tenter d’annuler le concept d’antisémitisme. Y compris de lui mettre un faux nez, appelé antisionisme de nos jours.

    • 14 Février 2017 à 20h28

      Martin J. Malliet dit

      La thèse défendue par Georges Bensoussan à la radio? Que l’antisémitisme très répandu dans la communauté arabo-musulmane, harcelée comme elle l’est par la mouvance islamiste, est un obstacle majeur à l’intégration de cette communauté dans la société française. – Quand le CCIF, qui se veut défenseur des musulmans contre l’islamophobie en France, s’attaque à Georges Bensoussan pour s’être prononcé sur l’antisémitisme dans la communauté arabo-musulmane, en l’accusant à tort d’islamophobie au moyen de réinterprétations spécieuses de ses propos, en agissant en d’autres mots selon le principe que l’attaque est la meilleure défense, il détourne les instances et procédures de la juridiction républicaine non pas pour combattre l’islamophobie, mais pour l’amplifier dans l’esprit de la communauté arabo-musulmane déjà passablement désorientée par le harcèlement islamiste et islamophobe qu’elle subit. Dans le seul but de la mener à une confrontation avec la société française. Et non pas de son intégration. – Il est vrai, le Ministère Public semble aussi avoir joué son rôle dans ce détournement. Mais le juge peut encore le corriger.

      • 15 Février 2017 à 0h07

        Bibi dit

        Une chose à corriger est l’élimination de l’antisémitisme virulent répandu au sein des communautés rouges-vertes-brunes. Aucun tribunal ne peut l’accomplir.

    • 14 Février 2017 à 16h50

      Jean-Marie Sonet dit

      Merci à Causeur d’avoir permis à monsieur Bensoussan de publier cette mise au point claire et irréfutable. Hélas, il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre…
      Si on ne peut assurément pas empêcher qui que ce soit de dénoncer à la justice ou la police ceux qui lui déplaisent, ne pourrait-on pas penser à limiter le droit de ces associations d’agir en justice à la seule défense de leurs intérêt personnels (par exemples leurs intérêts patrimoniaux) .
      Il serait bon qu’elles ne puissent plus mettre ainsi la justice au service de leurs objectifs politiques ou idéologiques. Ces associations prétendument “antiracistes” parasitent la justice dont elles détournent les moyens, déjà limités au regard du nombre de dossiers qui doivent être traités. Elles pourrissent la vie intellectuelle et politique depuis trop longtemps. Ce parasitisme judiciaire devrait être combattu. Y a-t-il un de nos candidats à la présidence qui ait envisagé la chose ?

      • 15 Février 2017 à 3h21

        Livio del Quenale dit

        Oui et mettent de l’huile sur le feu au lieu d’aplanir les tensions toujours possible dans les sociétés quelle quelles soient. (ça existe déjà dans les fratries d’enfants)les Livres en parlent.
        Alors à quand les responsables adultes vont l’être (responsables)
        Mais aujourd’hui j’oubliais que le maitre mot est “faire de l’argent” même en marchant sur les autres, tant pis pour eux, –”saleté de “sans dents” pousse toi de là que je m’y mette et paye tes impôts, tes charges, ta banque et tes assurances”.

    • 14 Février 2017 à 14h30

      Guenièvre dit

      @ Sancho Pensum,

      “Si Bensoussan s’était limité à dire ce que vous dites, en prenant soin d’ajouter, ce que vous avez fait et qu’il n’a pas fait : “ce qui ne veut pas dire que tous les musulmans sont antisémites”, nous n’en serions certainement pas là aujourd’hui.”

      Bensoussan dans cette même émission ( à 46′) dit clairement qu’il n’y a pas essentialisation: ” Il n’y a aucune fatalité à ce phénomène,…”
      G.Bensoussan a toujours expliqué qu’on était toujours libre de s’extirper de ses codes culturels…
      Voilà toute l’escroquerie de ce procès : on ne prend qu’une petite partie du discours, on juge une phrase et pas l’ensemble d’une pensée.

    • 14 Février 2017 à 13h55

      Martin J. Malliet dit

      Espérons donc encore une fois que le juge d’un tribunal de la RF aura la solidité pour ne pas s’en laisser conter et même pour remarquer que le procès contre Georges Bensoussan est en lui-même une preuve à l’appui de la thèse défendue par Bensoussan à la radio, et une preuve également de la mauvaise foi antisémite des parties civiles, à l’exception probablement de la LICRA, coincée comme elle l’était par l’habilité du CCIF. – Donc Georges Bensoussan devrait demander €10.000 de dommages pour procédure abusive, harcèlement et atteinte à sa réputation à chacune des parties civiles à l’exception de la LICRA, à laquelle il devrait demander €5.000 de dommages pour atteinte à sa réputation par manque de courage civique.

    • 14 Février 2017 à 13h55

      Martin J. Malliet dit

      [C'est plus une réponse à Alain Jakubowicz, mais là les commentaires sont fermés.] Donc, une fois que le Ministère Public avait fait sienne l’accusation d’incitation à la haine raciale portée par le CCIF à l’encontre de Georges Bensoussan, la LICRA devait exercer le discernement nécessaire pour savoir s’il s’agissait d’un de ces cas où la LICRA doit se joindre au Parquet quand il demande l’application de la loi pour des faits de racisme et d’antisémitisme. La LICRA avait bien des doutes, dans un sens comme dans l’autre, et aurait voulu par conséquent que Georges Bensoussan se prononce en public pour lever tout malentendu sur l’intention de ses propos à la radio. Il est impossible de savoir exactement ce qui s’est passé dans cet échange avec Georges Bensoussan, mais Bensoussan a apparemment refusé de donner suite à la demande de la LICRA. Et c’est ce refus qui a motivé la LICRA à se joindre enfin au Parquet et au CCIF pour accuser Bensoussan d’incitation à la haine raciale. – Il y a une certaine similitude avec l’explication donnée par Mohamed Sifaoui sur le besoin de ne pas laisser subsister l’impression que le CCIF soit le seul défenseur de la communauté arabo-musulmane. Et je me demande si dans les pourparlers entre la LICRA, Mohamed Sifaoui et Georges Bensoussan on n’a pas aussi abordé le sujet qui fâche tant que tout le monde semble vouloir le taire, c.à.d. l’antisémitisme si répandu dans la communauté arabo-musulmane, et dans une moindre mesure aussi dans la société française. Antisémitisme qui faisait que c’était échec et mat pour la LICRA quand le Parquet avait suivi le CCIF, car la LICRA n’aurait plus pu se mettre du côté de Georges Bensoussan sans s’exposer aux reproches de partialité juive que le CCIF en tout cas n’aurait pas manqué de répandre avec beaucoup d’effet.

    • 14 Février 2017 à 12h29

      AGF dit

      Monsieur Bensoussan croyez-vous vraiment que cette mise au point infléchira le point de vue de Jacubowicz ? Il risquerait d’être mal vu des bailleurs de fonds de son officine . Aussi avec le soutien de gens aussi détestables que lui , Michèle Sibony, Esther Benbassa etc. il continuera à avancer des arguments aussi foireux que ceux qu’il a vomis jusqu’à ce jour mais qui marchent merveilleusement bien à l’Institut du monde Arabe, dans les banlieues devenus les territoires nouveaux du salafisme, et chez les bobos des apprts à 15 000 €/le m² des 5ème et 6ème arrondissements .

    • 14 Février 2017 à 11h13

      todike dit

      M. Bensoussan, vous avez sans doute bien des ennuis. Mais enfin, peut-être grâce à cette affaire, le débat s’éclaire, et le faux parallélisme antisémitisme=islamophobie commence à montrer son ridicule; le terme même islamophobie commence à être discuté et contesté, enfin ! Car somme toute, si on ne peut changer de couleur de peau, de sexe ou d’appartenance ethnique (ce qui justifie le fait que le racisme soit un délit) au pays de Voltaire, l’adhésion à une religion est un choix ! et peut donc être critiqué, sauf à valider le concept de délit d’apostasie, ce dont nous nous sommes heureusement débarrassés il y a quelques siècles. Donc, M. Bensoussan, merci.

    • 14 Février 2017 à 11h13

      todike dit

      M. Bensoussan, vous avez sans doute bien des ennuis. Mais enfin, peut-être grâce à cette affaire, le débat s’éclaire, et le faux parallélisme antisémitisme=islamophobie commence à montrer son ridicule; le terme même islamophobie commence à être discuté et contesté, enfin ! Car somme toute, si on ne peut changer de couleur de peau, de sexe ou d’appartenance ethnique (ce qui justifie le fait que le racisme soit un délit) au pays de Voltaire, l’adhésion à une religion est un choix ! et peut donc être critiqué, sauf à valider le concept de délit d’apostasie, ce dont nous nous sommes heureusement débarrassée il y a quelques siècles. Donc, M. Bensoussan, merci.

    • 14 Février 2017 à 10h47

      Livio del Quenale dit

      En voulant nous la faire épouser, cette querelle fratricide importée sur le sol Français vient y foutre le bordel et cependant ne nous concerne pas.

      • 14 Février 2017 à 12h11

        AGF dit

        “ne nous concerne pas”.
        Tiens donc! Et qui croyez vous qui fout le bordel en France sans avoir besoin de Juifs mais avec une” complicité manifeste des bons français, orphelins de Jésus-Christ et du marxisme léninisme.
        Exactement la même réflexion que celle des allemands qui disaient, convaincus d’ailleurs , et assez satisfaits, “qu’est-ce qu’on en a faire des Juifs” (sous-entendu “du moment que nous les bons chrétiens ne sommes pas concernés et même qu’on participe à la curée”). Il leur a fallu 12 ans pour comprendre (1933 à 1945).
        Avec l’Islam, cher ami, vous aurez droit à encore mieux une fois que les Juifs, dans l’indifférence ,ou avec votre complicité ,auront été éliminés et que c’est directement à vous que s’adresseront les disciples de Tarik Ramadan. Si vous pensez que le sort des chrétiens d’Orient est enviable vous pouvez persister.
        Et ce ne sont pas les journalistes lèche-babouches, remontant vers le cul, qui vous mettront en garde sur ce qui vous attend.

        • 15 Février 2017 à 3h04

          Livio del Quenale dit

          Ne mélangez pas tout dans votre prédicat pusillanime
          et notre querelle avec eux, assez récente, et la votre que vous avez importé ici.
          Ce n’est pas les allier que nous y mêler insidieusement, c’est en cela qu’elle ne nous concerne pas, assumez donc votre politique au Moyen-Orient. (vous voyez je ne la qualifie pas, quand elle ressemble assez à une que nous avons déjà connue).

          Vous faites bien peu de cas de ceux qui vous ont aidé à ce moment là, notamment ici dans les Pyrénées, et donc si vous trouvez les autochtones de ce pays si peu digne de votre grandeur, la France est un pays de liberté ou chacun peut aller où il veut y compris ailleurs.
          Ça ne veut pas dire que vous soyez rejetés mais au lieu de “la ramener”, mettez la “en veilleuse” ça vous changera, comme de provoquer en mettant de l’huile sur le feu, ressassant votre malédiction atavique millénaire.

          Si nous devions être orphelins de qq chose , ça ne vous regarde pas, surtout si c’est pour développer un ressentiment acrimonieux de crétins pusillanimes et paranos.
          -
          Ceci pour dire qu’en démocratie laïque les religions restent à la maison et ne doivent pas interférer dans la chose publique, ni sur les lieux publics, car c’est un espace de liberté ou chacun peut vivre sans créer de trouble ou imposer aux autres une gêne par des comportements et/ou des signes d’appartenance politico-religieux, ni ostentatoires ou pharisien.

    • 14 Février 2017 à 10h27

      philpat dit

      il faut maintenant mettre son avis en concordance avec ses actes et voter pour des candidats antiracailles

    • 14 Février 2017 à 8h19

      QUIDAM II dit

      Le représentant des Indigènes de la République reconnaît que, dans la langue arabe aujourd’hui, les insultes à l’endroit des Juifs, sont monnaie courante… de sorte que, selon lui, elles « sont des « expressions figées » (sic) ayant perdu tout caractère insultant ».
      Il suffirait donc qu’une expression soit entrée dans le langage courant pour cesser d’être insultante ? On pourrait donc traiter un juge « de pédé » sans l’insulter ? Un Arabe de « bicot », un Africain de « bougnoule » ?… « pédé », « bicot » et « bougnoule » étant des termes faisant partie depuis toujours du lexique d’un très grand nombre de gens. De même que « Bamboula reste encore à peu près convenable » selon un syndicaliste de la police, et « presque affectueux » selon un ancien haut magistrat.
       Mais surtout, comment est-il possible de sanctionner un auteur qui dit simplement ce que tout le monde sait parce qu’il s’agit d’une réalité ? L’antisémitisme, qui est une forme de racisme, est une donnée idéologique de base dans le monde arabe ; transmise dès l’enfance et diffusée institutionnellement par les autorités politiques.
      Tout le monde connaît cette affreuse réalité… mais c’est un juif qui est condamné pour l’avoir dénoncée.
      Il s’agit là d’un signe exprimant le caractère devenu très morbide du climat politique dans notre pays.

      • 14 Février 2017 à 10h48

        AGF dit

        “Mais surtout, comment est-il possible de sanctionner un auteur qui dit simplement ce que tout le monde sait parce qu’il s’agit d’une réalité ?”
        Réponse parce que
        1 le CCIF et les Indigènes de la République l’exigent.
        2- Parce que le Syndicat, taubiriste, de la Mmagistrature est là pour exécuter les ordres des susnommés.
        3- Parce qu’ il y a longtemps que SOS Racisme, la LDH, ou autres MRAP ont établi une police de la pensée destinée en favoriser l’installation de l’islam en remplacement de la laïcité républicaine
        4- Parce qu’il y a encore des juifs honteux, comme Jacubowicz qui croient que hurler avec les loups les mettra à l’abri des pogromes quand ceux auxquels ils se sont donnés jugeront le moment venu . A ce moment il n’y aura plus personne pour écouter leurs jérémiades.

    • 13 Février 2017 à 22h49

      zvilevy dit

      Erreur, grave erreur La liberté “d’expression” n’est pas une liberté essentielle. Elle est soumise à des règles définies par la loi (loi sur la liberté de “la presse” de 1881. Un hors-série du Monde titré “La liberté d’expression” propose 40 textes “de Voltaire à Camus”. Pas un seul de ces textes ne parle de la liberté d’expression; ils parlent de la la liberté d’opinion (=liberté de penser) et de la liberté de la presse. Seule la liberté de penser ne souffre aucune limite. Les autres sont soumises à la loi (d’ou, entre autres, le délit de diffamation que peut commettre la liberté d’expression)

      • 14 Février 2017 à 16h40

        Bibi dit

        Toute liberté est encadrée par des mesures qui limitent son exercice vis à vis de celles d’autrui, y compris celle de l’expression. L’étendue de ces mesures varie d’une démocratie à une autre (y compris les “démocraties populaires”).

      • 15 Février 2017 à 4h15

        Livio del Quenale dit

        zvilevy 13 Février 2017 à 22h49

        Exactement ! et la liberté dite “d’expression” (concept soixante-huitard) s’arrête comme la liberté tout court, où commence celle d’autrui.
        Dans la liberté d’opinion, vous avez le droit de l’invoquer pour ne pas faire ou pour au contraire faire qq. chose, à condition de rester dans les clous de la loi. (par exemple : les objecteurs de conscience du temps de la conscription).
        Quand dans un autre pays, il y a persécution pour ce motif, cela sous-tend l’asile politique en France.

        Quant à la liberté de pensée (ou de penser à) de facto personne n’y a accès c’est votre intimité, à vous de savoir avec qui vous pouvez partager cette opinion, mais ce n’est pas illégal comme dans certain pays, culture ou religion.

        Maintenant en France un affichage prosélyte d’opinion ou de pensée est interdits, des lors qu’il trouble l’ordre public.
        C’est d’ailleurs un maître mot en France, est interdit, tout ce qui trouble l’ordre public,
        Notion qui s’avère trop vague quand certains esprits tordus prennent la lettre de la loi au lieu de l’esprit. Ce qui oblige à une rigidification des lois et donc une restriction des libertés, chères aux pays libres ou le peuple est ouvert, adulte et responsables.
        Ce “trouble l’ordre public”, peut avoir des effet pervers et/ou abusif, car s’il doit être caractérisé et constaté officiellement, il peut être un prétexte.

    • 13 Février 2017 à 21h09

      Bibi dit

      Laissez-vous tenter, Georges Bensoussan, et revenez d’exile.
      Pour des expressions similaires ou identiques, vous serez peut-être lynché par les fanatiques d’Ha-Ha-HaAretz et Co., mais jamais traîné au tribunal.

      À moins que la France ne finance encore une de ces ONG “soucieuses des droits de l’homme – à condition qu’il ne soit surtout pas juif” qui encombrent les tribunaux israéliens. Mais pour l’instant ce n’est pas sur des questions de liberté d’expression. Alors, la liberté vous tente?

      • 13 Février 2017 à 22h45

        ji dit

        Bonsoir Bibi,
        Je suis ravie de vous lire, j’ai cru que vous étiez en sevrage de causeur.
        Mais s’il vous plaît, laissez nous Georges Bensoussan dont la présence et le travail honorent son pays La France, et rappelez en priorité Alain Jacubowicz.

        • 14 Février 2017 à 16h35

          Bibi dit

          Bonjour chère ji,
          Avouez, c’est lassant de relire les mêmes arguties, quand ce ne sont pas les postillons haineux. Surtout quand on est occupé par ailleurs.
          Sur le point précis, il est question d’inviter quelqu’un – et l’on invite chez soi qui l’on souhaite – et non de recevoir qui débarque.

        • 14 Février 2017 à 21h08

          ji dit

          Oui, je comprends, et vous savez que jai un attachement pour votre pays qui se situe bien au delà de la nostalgie de quelques mois d’étude et de tourisme. Mais si M. Bensoussan s’en va, comme d’autres juifs, c’est la victoire du mensonge et de l’idéologie contre la vérité, c’est l interdiction de la pensée, l’interdiction de l’intelligence qui est aussi la capacité de voir le réel. Et c’est quand même la victoire de la bêtise dans ce qu’elle a de plus vile, pour réussir à faire croire que les propos de M. Bensoussan étaient islamophobes. Tout cela dans un contexte très 1984 comme cela a été évoqué dans d’autres commentaires.
          Avec Charlie les islamistes ont finalement réussi à interdire les caricatures les dérangeant, c’est maintenant une autre bataille qui est en train d’être gagnée si les meilleurs ne restent pas. Je trouve cela extrêmement triste. Enfin ça ne s’arrête pas aux juifs, il ne me semble pas que la judéité de M. Bensoussan explique son procès même si elle rend particulièrement insupportable la position de la Licra. Jimagine le plaisir de ces associations à faire la même chose à un bon catho vite qualifié d’intégriste parce qu’il va à la messe plus de deux fois par an, ou à n’importe quel journaliste ou universitaire essayant de comprendre l’islam, dune manière jugée non hallal. 

        • 14 Février 2017 à 21h25

          ji dit

          PS : et d’ailleurs je n’ai toujours pas compris pourquoi l’on n’a pas le droit d’être islamophobe tant que l’islam sera ce qu’il est aujourd’hui. Il n’y a aucun problème à être anticlérical et à se foutre des cathos. Mon fils de 12 ans m a dit hier “finalement les seuls dont on peut se moquer c’est les chretiens : les musulmans ont des djihadistes, les juifs ne sont pas nombreux et ils ont leurs problèmes (je ne sais pas ce qu’il voulait dire), il ne reste que les chretiens”.

        • 14 Février 2017 à 23h04

          Bibi dit

          Oui, c’est l’un des paradoxes de l’Europe contemporaine (et de la vieille Europe aussi). Ça vomit très facilement des éléments fidèles, bien ancrés aux fondements, pour adopter des modes “exotiques” aux barbarismes envoûtants. Cette même Europe dont les féministes suédoises se couvrent en Iran, finance des ONG en Israël dans le but de nous rendre aussi suicidaires, avec des Jakubowicz locaux.
          L’islamophobie n’est qu’une invention khomeiniste, notoirement négationniste et terroriste. Tant pis pour eux.

    • 13 Février 2017 à 20h04

      emeraude4447 dit

      Pour les raisons citées dans mon intervention précédente, je soutiens de la même manière que je soutiens M. Bensoussan une rédaction en butte à 43 plaintes dont 42 sous la gauche. Il s’agit de tuer financièrement un media en ligne, de ruiner son fondateur: M. Cazeneuve a déposé 4 plaintes, Anne Hidalgo deux ou trois autres pour avoir été caricaturée en lèche-babouches- tous deux “je suis Charlie”mais au cuir hyper sensible : bref, selon que vous serez plus ou moins fréquentable politiquement, les jugements idéologiques vous feront plus ou moins coupables…..
      http://fr.blastingnews.com/opinions/2017/01/40-procedures-judiciaires-contre-riposte-laique-pierre-cassen-christine-tasin-001410699.html

      La prochaine assemblée s’honorerait en supprimant les lois liberticides qui permettent à des associations antiracistes devenues folles de porter plainte contre quiconque émet des opinions critiques , fussent-elles argumentées, sur des systèmes idéologiques, ou des religions, etc., -et cela sans s’attaquer aux personnes-. C’est ce que suggère Philippe Nemo à la fin de son opuscule (94 pages) La Régression intellectuelle en France” (Texquis) paru en 2011.
      “Si un jour le pays se ressaisit et se donne un gouvernement et un parlement connaissant la valeur vitale des libertés intellectuelles et le tort qu’une société se fait à elle-même en les diminuant,un des premiers projets de loi à déposer sur le bureau de l’Assemblée sera celui-ci:
      “Article unique. Les lois du 1er juillet 1972, 13 juillet 1990, 21 mai 2001, 30 décembre 2004, ainsi que l’article R.625-7 du Code pénal et l’article 475 du Code de procédure pénale sont abrogés.”
      Par cette réforme, la France pourra de nouveau se représenter son avenir. Et de ce seul fait, elle sera en meilleure position pour s’y préparer.”
      C’était le dernier paragraphe de l’ouvrage dont les analyses gagneraient à être davantage connues et diffusées.

      • 13 Février 2017 à 20h38

        Martini Henry dit

        Je soutiens votre proposition. La liberté d’expression est la plus essentielle des libertés. Celle dont dépendent toutes les autres. Et, comme le dit l’arrêt que vous avez cité, “elle vaut non seulement pour les informations ou idées accueillies avec faveur, ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent l’Etat ou une fraction de la population.”
        Je dirai même qu’elle vaut surtout pour ces dernières idées. Celles qui choquent, que l’on n’aime pas entendre.

      • 13 Février 2017 à 20h49

        desi75015 dit

        Bravo ! ceux qui font commerce de dép^^ots de plaintes en avalanche doivent répondre de leurs actes. Je propose de les obliger à publier leur taux de réussite et de fixer un seuil en dessous duquel on leur supprime leurs subventions publiques ou même on les condamne pour obstruction à la justice par encombrement des tribunaux.
        Par ailleurs, vive la liberté d’expression ! si on avait pas criminalisé le discours de manière ahurissante on en serait pas là. il faut épurer la loi, la limitation à la liberté d’expression doit être minime.