Non, la moitié de la France n’est pas “fasciste” | Causeur

Non, la moitié de la France n’est pas “fasciste”

Les références ont un sens

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 04 mai 2017 / Politique

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Manifestation anti-FN à Paris, le 1er mai 2017. SIPA. 00804679_000009

Les noms d’oiseaux volent bas depuis quelques jours. Voter Marine Le Pen, ce serait donc voter fasciste. Ou mieux : nazi. À point Godwin, point Godwin et demi. Et voter blanc c’est tout pareil — un demi-point de mieux !

Claude Rochet, qui a fait une brillante carrière dans le privé et dans le public, professeur des universités et vieux spécialiste du fascisme français, a beau expliquer dans une tribune rigoureuse ce qu’est le fascisme, et comment le vrai fascisme a toujours été du côté des puissances économiques, c’est sur Marine Le Pen que l’on s’acharne. Et mieux que cela : sur tous ceux qui n’appellent pas à voter pour son adversaire. Mélenchon, tu n’as pas honte d’être fasciste ?

Ni 1933, ni 2002

Pourtant, comme le souligne mon ami Jacques Sapir analysant le programme de MLP, « la décence devrait obliger cette même meute de reconnaître qu’il n’y a rien de « fasciste » ni dans son programme ni dans le comportement de son mouvement. Où sont donc les milices armées qui tiendraient les rues ? Depuis des années, elles viennent d’une toute autre mouvance que le FN. A prétendre que le FN est « antirépublicain » on s’expose de plus à une contradiction évidente : si ce mouvement fait courir un danger à la République, il devrait être interdit et ses responsables emprisonnés. Si tel n’est pas le cas, c’est que ce parti n’est pas un danger pour la République.

A vouloir se draper dans l’Histoire, cette meute journalistique et écrivassière se prend les pieds dans le tapis. Le programme défendu par Mme Marine le Pen est un programme populiste, avec ses bons mais aussi ses mauvais côtés. C’est un programme souverainiste, même s’il n’est pas exempt de dérapages, comme sur la question du droit du sol et de la protection sociale. On peut le contester, on peut même le réprouver. Mais, en faire un épouvantail est d’un ridicule achevé. Non, nous ne sommes pas dans l’Allemagne de 1933. Nous ne sommes même plus dans la France de 2002. Les choses ont profondément changé, sauf peut-être l’inconscience crasse de cette meute bavante qui nous rejoue la même partition qu’elle nous avait jouée lors du référendum de 2005. Et, il faut le souligner, elle avait été battue à l’époque ! »

Les vrais “fascistes” ne sont peut-être pas ceux qu’on croit

Je suis loin d’approuver moi-même tout le programme de Marine Le Pen. Par exemple, ne pas vouloir scolariser aux frais de la République les enfants de migrants est une grosse bourde : il faut les sur-scolariser, et deux fois plutôt qu’une, et leur apprendre la langue française qui sera leur vraie patrie, et à travers eux scolariser leurs parents. Mais ce sera facile, dans les classes dédoublées que nous promet Macron.

Que je sache, ce ne sont pas les fascistes qui, le 1er mai, tentent de faire brûler les policiers…

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 6 Mai 2017 à 21h25

      groach dit

      Ce sont bien des fascistes qui tentent de brûler des policiers un 1er mai. Sauf qu’ils se déclarent anti-fascistes ! Comme les terroristes se proclament résistants et que les résistants ont été qualifiés de terroristes.

      N’oublions jamais que c’est le socialiste Mussolini qui a conceptualisé le fascisme, suivi par le national-socialisme germanique qu’il a largement inspiré.

      N’oublions pas, non plus, que le racisme a été mis à toutes les sauces, au point de perdre de vue son origine : Le délire intellectuel de la supériorité d’une race sur les autres !

      N’oublions pas, encore, que le racisme est, hélas, une peste universelle ! Le Rwanda peut en attester, tout comme l’Australie ou l’Inde.

      Raison de plus pour lutter contre le racisme, le vrai et pour recadrer celles et ceux qui parlent de racisme lorsque cela n’en est pas ! Raison de plus pour ne pas laisser prospérer les sections d’assaut (Uniforme noir, masque, arme, bombe incendiaire) qui sévissent dans les manifestations.

      Est-il si difficile d’identifier et de neutraliser des groupes ultra-violents ? La réponse est non comme les britanniques l’ont démontré avec les hooligans. La réponse est non car les logiciels de reconnaissance faciale existent. De même que l’interdiction de manifester et l’obligation de pointer au commissariat.

      Est-il si difficile d’enseigner l’histoire. Si on commençait par demander aux lycéens ce que veut dire la phrase du Gal De Gaulle : A Londres, je n’ai vu que la synagogue et la cagoule !

      • 6 Mai 2017 à 22h37

        Pol&Mic dit

        ” Comme les terroristes se proclament résistants et que les résistants ont été qualifiés de terroristes. “…….
        ……
        eh oui !…… c’est aussi “ça” les Français……!
        allez y comprendre quelque chose

    • 6 Mai 2017 à 13h41

      lafronde dit

      Des associations clientélistes et politiciennes prétendant agir aux nom des déportés et assassinés par le régime nazi, font cette semaine une campagne de diffamation dans la Presse.

      Leur procédé pour tromper l’opinion, se fonde sur la catégorisation par le Ministère de l’Intérieur des partis politiques sur un axe Gauche-Droite. Cette catégorisation n’implique aucuns principe ni valeur, ni héritage idéologique, et encore moins une responsabilité de l’Histoire.

      Comme le Komintern, les communistes, les socialistes et les progressistes, les Klarsfeld classe Hitler à l’Extrême Droite.

      Le régime nazi a d’autres caractéristiques comme l’étatisme, le centralisme, le socialisme, une idéologie proposant un “Progrès” (en l’espèce nationaliste, militariste et suprémaciste), l’embrigadement de la jeunesse par le parti au pouvoir, la suppression des libertés publiques, économiques et locales.

      De nombreux partis politiques partagent ces caractéristiques, parfois létales, toujours liberticides, avec le régime nazi, notamment ceux de la Gauche progressiste, en France et de par le monde.

      L’essor du nazisme s’est fait avec des criminels, bénéficiant de l’impunité de la part des autorités du Reich de Weimar.

      Notre régime actuel a lui aussi restreint les libertés publiques les libertés locales, et a été déficient sur la Sûreté des personnes, à cause de son laxisme pénal.

      Alors, oui, notre République a été mise à mal, comme le Reich de Weimar, par une idéologie progressiste – le nihilisme identitaire, avec le concours des officines de clientélisme mémoriel, qui ont dénigré l’honneur de la Patrie, alimentant le ressentiment anti-français. Certains radicalisés sont devenu terroristes islamiques. Ils ont frappé les français depuis deux ans. Complicité islamo-progressiste.

      • 6 Mai 2017 à 18h11

        Schlemihl dit

        Ils n’ ont pas frappé les Français depuis deux ans , mais depuis au moins 1980 . Il est vrai qu’ils choisissaient leurs victimes . c’ est pourquoi on parlait de délire sécuritaire .

        Et comme de raison ils ont choisi de moins en moins et ils ont fini par tirer dans le tas , ce qui est profondément logique . Alors la psychose obsidionale et le délire sécuritaire sont de sortie

        Avant de tuer l’ ennemi tourne sept fois ta crosse de fusil , attends plutôt qu’ il se change en ami ….. on chantait ça pour se moquer de ces andouilles de résistants , vu que leurs querelles aujourd’ hui tout le monde s’ en fout etc

        ne craignez pas les terroristes , ils finiront par se calmer , et si ils vous tuent avant , les générations à venir , si il y en a , s’ en moqueront complètement . n’ ayez pas peur ne tombez pas dans la psychose .

        Merde merde et merde