L’animalisme est un antihumanisme | Causeur

L’animalisme est un antihumanisme

Idéaliser les animaux, diaboliser les humains.

Auteur

Jean-Pierre Digard
Ethnologue et anthropologue.

Publié le 27 septembre 2016 / Société

Mots-clés : , , ,

Des groupuscules sectaires, désinformateurs et souvent violents, veulent nous imposer leur théories fumeuses qui idéalisent les animaux et diabolisent les humains.
digar animaux antispecisme vegan

Action du mouvement de libération animale 269 Life, Paris, septembre 2015 (Stéphanie de Sakutin)

Depuis un demi-siècle, d’importants changements sont intervenus en Occident dans les relations humains-animaux. Le plus visible est une bipolarisation croissante entre d’une part, les animaux de rente, dont le sort, comme celui de leurs éleveurs, s’est considérablement dégradé, et d’autre part, les animaux de compagnie, à l’inverse survalorisés et surprotégés.

L’évolution de la place et du statut des animaux de rente s’explique par le contexte de l’après-guerre, dominé par la nécessité de reconstruire l’économie du pays. Dans cette configuration, l’élevage traditionnel, familial et polyvalent de la France des années 1950 s’est peu à peu concentré (les éleveurs ne représentent plus aujourd’hui que moins de 1 % de la population française), il s’est intensifié (avec multiplication des élevages « hors sol » et/ou « en batterie ») et spécialisé (avec formation de « filières » distinctes bovins à viande/bovins laitiers, poulets de chair/poules pondeuses, etc.). Ces changements ont évidemment affecté les rapports éleveurs-animaux d’élevage, rapports qui sont devenus plus impersonnels, au point, parfois, d’entraîner du stress, tant chez les éleveurs que chez les animaux, soumis les uns comme les autres aux contraintes de la productivité et de la concurrence à l’échelle mondiale.

[...]

  • Causeur_038_couv

    Article réservé aux abonnés

    publié dans le Magazine Causeur n° 97 - Septembre 2016

  • X

    Article réservé aux abonnés

    Déjà abonné, connectez-vous


    mot de passe oublié | Vous n'arrivez pas à vous connecter ?
     

    PAS ENCORE ABONNÉ ?

    Causeur_038_couv
  • La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 30 Septembre 2016 à 19h54

      Orwell dit

      Pardon pour mon commentaire incohérent. je maitrise mal le respecte de cette règle absurde limitant le nombre d’interventions lesquelles, après tout, méritent un commentaire aussi long que l’article que vous avez écrit !!!

    • 30 Septembre 2016 à 19h46

      Orwell dit

      ce minimum de décence qui nous interdit de traiter l’animal comme créature à notre bon vouloir, et donc soumise à des interdits alimentaires aussi dégueulasses que le halal chez ces tarés complets de musulmans intégristes. Vous déplorez la disparition des chevaux s’il n’existait plus de boucherie chevaline ? Pour ma part, je préfère la disparition des équidés s’ils sont traités de manière aussi atroce. Pour en finir, une morale qui vaut bien tous les arguments que vous nous avez aligné dans cet article. Selon la Genèse, l’animal a été créé par Yahvé pour servir de compagnie à Adam. Il n’a jamais été question de considérer ce rôle comme une exploitation de l’un par l’autre. Oui, l’humain est omnivore, donc carnivore. Mais cela ne l’autorise nullement à considérer un animal comme un objet que l’on peut traiter avec la cruauté naturelle de l’être humain.