Alstom: un scandale français | Causeur

Alstom: un scandale français

Un essai pointe l’impéritie de notre Etat stratège

Auteur

Benjamin Masse-Stamberger
est journaliste, il tient le blog Basculements.

Publié le 15 octobre 2015 / Économie Politique

Mots-clés : , , , ,

Alstom scandale d'Etat Jean-Michel Quatrepoint

On voudrait se tromper. Croire que notre économie et son socle industriel ne sont pas dans l’état de déliquescence que l’on suspecte. Que nos dirigeants ne sont pas aussi irrémédiablement lâches et impuissants qu’on le pense, malgré la multiplication des preuves du contraire. Que nos élites administratives, en particulier à Bercy, résistent encore, au moins un peu, aux vents dominants de l’ultralibéralisme. À cet égard, l’ouvrage de Jean-Michel Quatrepoint sur l’affaire Alstom (Alstom, scandale d’État, Fayard) est parfaitement déprimant. Car il apporte la preuve, par l’exemple, qu’il en est bien ainsi.

[...]

*Photo : Wikimedia Commons.

  • causeur.#28.couv

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    publié dans le Magazine Causeur n° 28 - octobre 2015

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    • 17 Octobre 2015 à 19h15

      i-diogene dit

      A peine 8% de syndiqués en France…: 

      - J’ me demande si les syndicalistes sont syndiqués..!^^

    • 17 Octobre 2015 à 14h16

      la pie qui déchante dit

      je me demande pourquoi on fait des élections :
      Remettons les clefs de la maison ‘”"France” aux syndicats ;
      et qu’on reparte a zéro une fois qu’ils auront fini de la démolir ..;

    • 17 Octobre 2015 à 2h00

      zelectron dit

      il eut mieux valu un mariage avec Siemens ! ! ! mais les socialos s’y sont opposés :-(

    • 16 Octobre 2015 à 10h33

      la pie qui déchante dit

      Rare :
      Échange Entreprise Française en état de marche contre un sandwich saucisson beurre …

      • 16 Octobre 2015 à 12h51

        Aristote dit

        C’est bien le choix qu’ont fait les Français. Le sandwich, c’était la retraite à 60 ans et les 35h !

    • 15 Octobre 2015 à 17h12

      la pie qui déchante dit

      et on se rappelle la chanson de Sardou :

      ” ne m’appelez plus jamais France
      La France elle m’a laissé tomber ,
      Ne m’appelez plus jamais France
      c’est ma dernière volonté “”

    • 15 Octobre 2015 à 17h07

      thd o dit

      @ Aristote

      Vous nous cassez les pieds, avec vos attaques permanentes et basées sur des idées fausses sur les fonctionnaires.

      Je vous ai déjà cité ici le rapport du CAS sous Sarkozy montrant que les dépenses de fonctionnement de l’Etat en France (salaires fonctionnaires + sous-traitance) sont plutôt plus faibles qu’ailleurs.
      Donc que vient faire le statut des fonctionnaires dans les considérations de dépense publique, alors que la différence de dépense publique avec d’autres pays s’explique par les dépenses sociales (et en grande partie par une simple différence d’écriture comptable des dépenses de santé, d’éducation et de retraites) ?

      “L’État stratège est un oxymore. Les politiques sont toujours gouvernés par le court terme.”

      Ouais, eh bien justement l’Etat ce n’est pas que les politiques. C’est aussi les corps de l’Etat, qui avant la vague de privatisations (dont, j’imagine, vous vous êtes réjoui) formait un tout entre cadres supérieurs des grandes entreprises publiques et hauts fonctionnaires préparant les décisions des politiciens.

      L’Etat a basculé dans le court terme, avec les effets délétères qu’on constate, parce qu’on a changé de modèle en France (et pas en Allemagne ou au Japon) : d’un modèle industriel et colbertiste, on est passé à un modèle financier et libéral.

      A vous lire, je me doute que vous étiez favorable à ce changement de modèle : la fuite des grands groupes récemment privatisés et déréglementés, c’est donc un peu votre oeuvre, donc balayez devant votre porte au lieu de gnagnagna fonctionnaires.

      • 15 Octobre 2015 à 17h08

        thd o dit

        formaient

      • 15 Octobre 2015 à 18h42

        Aristote dit

        Si vous voulez bien relire mon post, je ne parle pas du statut des fonctionnaires en relation avec la dépense publique.

        Les grands corps de fonctionnaires, c’est aussi le capitalisme de copinage lié au pantouflage, la monoculture intellectuelle, etc. Du plan calcul au naufrage du Crédit Lyonnais, la liste est longue…  Il y a aussi des réussites, c’est vrai, mais le modèle, qui ne concerne que les grandes entreprises, est de moins en moins adapté à un monde qui va plus vite.

        Le choix de la dépense publique et de l’euthanasie fiscale qu’il a engendrée n’a eu du reste qu’un impact limité sur beaucoup des fleurons du CAC 40 dont le CA et plus encore les bénéfices ne sont que très faiblement dépendants de la France.

        Il a tué le tissu des moyennes entreprises, du “MIttelstand” qui fait l’emploi.

        L’avenir est sombre, très sombre. Accuser l’Europe est une erreur de diagnostic. Nous sommes les premiers responsables. 

        • 15 Octobre 2015 à 19h21

          mogul dit

          Non.
          Cet autosabordage est bien l’application de l’idéologie libéralo-euro-mondialiste exécutée avec un zèle exemplaire par nos gouvernants, avec les félicitations du jury bruxellois et les satisfecits goguenards de nos amis allemands. Une sorte de répétition grandeur nature du futur TAFTA.
          Vos digressions sur les errements de notre haut-fonctionnariat ne sont pas infondées, mais ce n’est qu’un petit élément du problème. 
          L’oligarchie bruxelloise parvient petit à petit à son but, réduire l’espace européen à un terrain de jeu livré aux intérêts américains, chinois voire moyen-orientaux, avec la complicité du patronnat allemand suffisamment puissant pour se ménager une part consistante du gâteau, avec la bienveillante complicité de nos euro-bêlants nationaux de service et le tout au nom de la mondialisation heureuse.
          Amen !
          Tout ça n’est pas bien compliqué… 

        • 16 Octobre 2015 à 21h13

          i-diogene dit

          Bin, tiens, Mogul..!

          - le j’ m’ en-foutisme des employés SNCF, c’ est la faute à Bruxelles..!
          - Le j’ m’ en-foutisme des cadres SNCF, c’ est aussi la faute à Bruxelles..!
          - les grèves à répétitions, c’ est la faute à Bruxelles..!
           
          Rappelle-toi, les commandes aux américains de rames trop larges pour les quais français.. C’ est pas du travail de branleur, ça..?

          A la SNCF, le respect des clients n’ est pas une obligation..!
          D’ ailleurs, ils ne disent pas ” clients”, mais “usagers”… Et les usagers sont considérés comme de la marchandise en transit..! 

          Ce sont les syndicats qui ont détruit le tissus industriel français, la SNCF, RATP, AIR FRANCE, EDF, GDF,CGM, etc… A force de conneries et prises en otages des voyageurs et des consommateurs..

          Tout les étrangers en transit évitent la France et les transports français (Terre, air, mer) de peur de rester coincés dans un coup merdique de grèves…

          Mais, bon : c’ est la faute à Bruxelles…!^^ 

        • 16 Octobre 2015 à 21h32

          eclair dit

          diogene

          il y a les syndicats mais aussi les politiques franco françaises qui ont privilégiés les gros groupes vu que leurs dirigeants avaient faient les mêmes écoles au détriment du tissu industriel de PME..

          L’ue n’a juste qu’accélerer le mouvement de fond déjà bien entamé.

           

      • 16 Octobre 2015 à 21h55

        durru dit

        Thd o,
        Vous nous cassez les pieds, pour reprendre une formule consacrée, avec le “modèle financier et libéral” de la France actuellement.
        Il n’y a rien de libéral dans une économie planifiée, contrôlée et dirigée. A peu près tous les grands groupes français dont vous déplorez la privatisation sont toujours dirigés par des énarques ou assimilés, avec un niveau de compréhension du monde économique qui est en dessous de la cheville de la petite grenouille. D’où les catastrophes à répétition que nos chers politiques feignent de ne pas comprendre, eux qui brassent de l’air pour soi-disant aider ces joyaux de l’économie française.
        Dans une société rongée par le chômage et la précarité, vous voulez nous faire croire que le privilège de l’emploi à vie n’en est pas un. Allez faire un tour dans n’importe quelle administration publique, soit-elle locale ou d’Etat, vous allez être étonné du nombre d’employés qui sont payés à ne rien faire (ou presque). Et vous avez le toupet de nous dire que les dépenses de fonctionnement sont plus basses qu’ailleurs? Quand la Cour des Comptes épingle, année après année, collectivités locales et administrations centrales, pour leurs dérives financières?
        Il n’y a pas pire gestionnaire que l’Etat, que cela vous rentre une fois pour toutes dans la tête. L’irresponsabilité ne peut pas générer une gestion responsable, que diable!

        • 29 Octobre 2015 à 19h08

          i-diogene dit

          C’ est évident..: et plus on monte dans la hiérarchie, plus les dérives sont importantes.. 
          La fonction publique se contrefiche des notions de rentabilité, de fidélisation du client, de pérennité de l’ entreprise et de sauvegarde de son propre emploi..

          ..Il suffit d’ observer la trajectoire d’ Orange pour s’ en convaincre…:

          - du jour où il y a eu des notions de rentabilité, épidémie de dépressions et vague de suicides..!^^ 

    • 15 Octobre 2015 à 16h26

      Naif dit

      S’il n’y avait eu qu’Alstom. Cela fait 20 ans que je vois l’industrie française disparaitre à petit feu.

      • 15 Octobre 2015 à 16h27

        Naif dit

        Cette vente aurait du être interdite.

      • 15 Octobre 2015 à 16h28

        Parseval dit

        Pechiney, par exemple…

    • 15 Octobre 2015 à 16h11

      Habemousse dit

       Puisque l’on parle D’Alstom, ne manquez pas l’article du point :

      LA SNCF, UN MONDE A PART ( Il vaut son pesant de cacahuète )

       « L’un de leurs enquêteurs ( Que Choisir ), Erwan Seznec, a passé méticuleusement à l’infrarouge les informations disponibles sur les rémunérations à la SNCF et son premier constat est brutal : « Année après année, et malgré les réductions d’effectifs, la masse salariale y progresse nettement plus vite que le nombre de voyageurs transportés. » C’est ainsi qu’en 2003, 178 000 cheminots « se sont partagé » 7,7 milliards d’euros, soit 43 260 euros par tête. Dix ans plus tard, en 2013, ils n’étaient plus que 152 000, mais « ils ont touché » 9 milliards d’euros, soit 59 200 euros par personne, soit 4 554 euros par mois sur treize mois. »

       Extrait de l’article du POINT du 15-10-15 de Jean Nouailhac

       PS : Le reste de l’article est tout aussi ahurissant. Mais bon, qui ne le sait pas ? Pompidou se demandait si il ne fallait pas supprimer la CGT, il aurait dû le faire, c’est un deuxième gouvernement, plus fort encore que l’actuel et ceux qui ont précédé …

      Les syndicats touchent environ quatre à quatre milliards et demi d’euro par an et ils représentent huit pour cent de la masse salariale, chercher l’erreur : oui, la droite est autant coupable que la gauche, non, supprimer ces avantages ne peut se faire dans le calme et l’acceptation de la démocratie.
      Comme je l’ai déjà dit, la démocratie s’arrête où commence la CGT. 

      • 15 Octobre 2015 à 17h16

        la pie qui déchante dit

        cépafo ..; d’un autre côté , il faut repeindre les bureaux et c’est pas donné ;)))

      • 15 Octobre 2015 à 17h16

        thd o dit

        Ah bon ?

        Le salaire net moyen est de 2 200 environ en France, soit environ 4 000 avec les charges patronales et salariales. Soit 48 000 environ par an.

        Il suffit donc que les salariés SNCF soient un peu plus âgés que la moyenne, ou un peu plus qualifiés (ce qui est cohérent avec des suppressions d’emploi récentes : automatisation, pyramide des âges suite à restrictions recrutements…) pour qu’on atteigne les doigts dans le nez les 59 200.

        Mais bon, il y a des gens qui veulent s’exciter contre la SNCF : ils trouveront toujours du grain à moudre…

        Gare à la dépression nerveuse, Pamplemousse…

        • 15 Octobre 2015 à 17h28

          golvan dit

          @ thd o
          Le salaire moyen n’a pas grande signification. le salaire médian est de 1730 euros par mois.
          De plus, la Sncf ne paie pas les mêmes charges que des employeurs privés.
          Votre calcul n’est donc pas pertinent.
          N’oublions pas non plus les retraites pour lesquelles les salariés de la Sncf n’ont pas cotisé l’équivalent du régime général alors qu’elles sont infiniment plus généreuses et qui sont prélevées en partie sur d’autres caisses.
          En résumé la gestion du personnel de la Sncf est indéfendable.   

        • 15 Octobre 2015 à 17h43

          saintex dit

          Juste pour la forme thd’om, votre calcul n’est pas tout à fait fondé.
          Va pour les 2200 et 4000 pour le salaire moyen. Ca fait que le Français moyen a touché 2200 x 12 = 26 400 et que le patron a déboursé 4000 x 12 = 48 000.
          Là Habemus parle de “toucher” 59 200 euros. Si on compare à 48 000, c’est une belle différence, si on compare à 26 000, c’est énorme.
          La première chose à faire, avant de convoquer le Français moyen, est de demander à Habemus de préciser la nature de ses chiffres.
          Ensuite, on peut l’origine de ce qui est de toutes façons une différence sensible.
          Cela ne peut être les suppressions d’emploi qui, au contraire, touchent des gens en fin de carrière. Une qualification moyenne plus importante qu’au niveau national est plus que probable. Outre des techniciens et des techniciens supérieurs assez nombreux, il y a certainement un taux d’ingéniérie plus fort. Dans les gens sans qualification particulière, il y a surtout le guichet et le contrôle. Et le contrôle impose des conditions de vie que peu de gens acceptent.
          Mais il y a aussi c’est certain, l’héritage de Zola, la Lison et Gabin. Ceci de la même façon que, bien après la fermeture des mines et jusqu’en 2007, les gens de Charbonnages de France ont touché des primes et salaires qui étaient des extensions d’une juste rémunération des conditions de travail des mineurs.
          Pour en revenir à la SNCF, qui semble être un sujet qui vous touche personnellement, je ne crois pas que ce qui ressort soit un salaire moyen trop élevé. C’est plutôt la façon dont aujourd’hui sont perçues des grèves, entraînant bien des désagréments, et liées à des demandes salariales. Ce ressenti est négatif, avec ou sans grain à moudre, et ce ne peut être en renvoyant plumer l’Habemus cartorangisé que ça va s’améliorer.
          Mais bon, c’est une autre histoire.

        • 15 Octobre 2015 à 18h30

          Habemousse dit

          « Gare à la dépression nerveuse, Pamplemousse… »

           Je suis choqué, pas dépressif : M. Nouialhac du journal Le Point et M. E . Seznec de « Que Choisir » aussi : ils seraient dépressifs ils n’auraient pas pu l’écrire. 
          Après Air France, La RATP, EDF-GDF, ça fait beaucoup, que vous soyez syndicaliste ou pas. 

    • 15 Octobre 2015 à 15h53

      thierryV dit

      Nous avons collectivement choisi les mauvaises orientations économiques . Pensant que la consommation allait à elle seule suffire maintenir un système assez lâche à flot . Nous dévions le payer de toute façon , d”une manière ou d’une autre .
      Ce pays à crû , après guerre ,que la gestion du paradis social allait pouvoir se faire sur terre .
      C’est un peut comme cette Tsarine qui pour impressionner ses visiteurs étrangers faisait refaire les façades sur le parcours d’accès au kremlin .Cette mentalité de champion de l’économie “dirigée” , ne nous a jamais quitté en 60 ans .

    • 15 Octobre 2015 à 15h23

      Aristote dit

      Depuis le premier choc pétrolier, 1974, la classe politique française a choisi, gauche et droite confondues, de protéger la dépense publique, au nom de la relance !, et de faire porter la totalité du poids des efforts nécessaires sur le secteur marchand concurrentiel. La rigidification du droit du travail, dont l’objet évident a été d’éviter toute remise en cause du statut des fonctionnaires dont les syndicats “représentent” les travailleurs, rend les adaptations encore plus difficiles. Les dégâts sont considérables. Les étrangers rachètent nos entreprises affaiblies, celles qui le peuvent déménagent leur siège à l’étranger (Lafarge !), les entrepreneurs s’exilent aux US, en GB, à Bruxelles…

      L’État stratège est un oxymore. Les politiques sont toujours gouvernés par le court terme. Les dirigeants d’entreprise ont aussi leurs motivations égoïstes et ils font comme tout le monde des erreurs. Mais leur horizon de temps est quand même généralement plus long et s’ils sont manifestement incapables, ils finissent par être virés.

      Bien sûr que l’État US aide GE quand il le peut. Et il serait souhaitable que l’État français fasse de même avec les champions français. Mais il faudrait d’abord qu’il ne sape pas systématiquement les forces des entreprises.

    • 15 Octobre 2015 à 15h16

      salaison dit

      “Etat stratège”
      ….
      ah bon nous en avons?(je veux dire des gens au Gouvernement!).
      c’est vrai qu’ils (de n’importe que bord) ont toujours voulu avoir l’air !….. mais ils n’en ont toujours eu QUE l’air!!!!

    • 15 Octobre 2015 à 15h06

      RED (From Tex) dit

      Sur l’économie qui se refuse à redémarrer, il y a un article dans Atlantico autrement plus intéressant que les théories du complot américain…

      http://www.atlantico.fr/decryptage/etude-fiscale-qui-prouve-que-gouvernement-rate-sortie-crise-jean-marc-sylvestre-2387090.html

    • 15 Octobre 2015 à 14h53

      abiess dit

      Thomson à vendre pour le franc symbolique ou Alstom ,qui ne pourra pas vendre ses équipements sans l’aval des US,c’est déprimant !”delengo Municho”

      • 15 Octobre 2015 à 15h07

        Nolens dit

        C’est bien le meilleur d’entre nous qui voulait brader à 1 franc symbolique, ou bien c’est ma mémoire qui me joue des tours.
        C’est déprimant cette désindustrialisation. C’est bien en France qu’a été inventé le fabless, l’entreprise sans usines.
        Aujourd’hui on va vers le franceless, la France sans français.
        On n’arrête pas le progrès.