Ali Soumaré : une affaire politique ou judiciaire ?
Un délinquant, candidat PS ?
Publié le 22 février 2010 à 15:00 dans Médias

Ali Soumaré est tête de liste PS dans le Val d'Oise pour les élections régionales en Ile-de-France.
Le PS présente-t-il un délinquant en Ile-de-France ? Cette question a l’air d’importuner tout le monde. Huchon “s’interroge”, Pécresse ne commente pas. Et les accusés se font accusateurs. De surcroît, au vu de mes échanges sur twitter, je crains qu’un certain sens commun ne s’évanouisse. Sens commun ou décence ordinaire, pour prendre une expression popularisée dernièrement par Martine Aubry.
Quels sont les faits de cette polémique ? Francis Delattre et Axel Poniatowski affirment que Ali Soumaré, tête de liste PS dans le Val d’Oise, serait un “délinquant multirécidiviste”. Ils citent, à l’appui de cette accusation, plusieurs condamnations. Ali Soumaré aurait ainsi été condamné en 1999 à six mois de prison ferme, une procédure serait en cours pour des “violences ayant entraîné une ITT de moins de huit jours” commises en mai 2008. Deux autres faits dateraient de 2009 et concerneraient des faits de “conduite sans permis de conduire malgré injonction de restituer le permis de conduire” et “rébellion à agents de la force publique”.
Ali Soumaré a déclaré qu’il porterait plainte pour diffamation1, tout comme Jean-Paul Huchon.
Plus précis, l’Express.fr fait état d’un jugement du 13 octobre 2009 du Tribunal de Grande Instance de Pontoise, dont il a pris connaissance, ayant condamné Ali Soumaré pour rébellion à agents de la force publique à deux mois de prison ferme “compte tenu des condamnations déjà prononcées”. Deux faits semblent donc établis, sauf à ce qu’on ne sache pas lire à l’Express : la condamnation du 13 octobre 2009, et l’existence d’autres condamnations.
Au demeurant, la défense plus que pusillanime du PS et de l’équipe Huchon laisse transparaître le malaise. Les voilà qui, soutenus par certains medias, mettent en cause la façon dont Delattre et Poniatowski ont pu avoir connaissance de ces condamnations. Diantre, quelle brillante défense ! Non seulement ils sont incapables d’affirmer simplement que ces accusations sont fausses (on ne leur demande même pas encore de le prouver), mais ils soulignent magistralement que ce n’est effectivement pas grâce à eux que les électeurs seront correctement informés sur ce candidat.
Même Ali Soumaré, sur son blog, ne parvient pas à affirmer que ces accusations seraient fausses. Et les réponses de son équipe de campagne sonnent même comme un aveu de leur véracité. C’est ainsi que, le 20 février au soir, son équipe écrit : “Permettez enfin que l’on s’étonne des libertés prises avec la présomption d’innoncence quant au dernier fait reproché” (sic).
Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre non seulement qu’une procédure est en cours et que, pour les autres faits reprochés, il n’y a plus de “présomption d’innocence” qui vaille. Soit Ali Soumaré a été condamné pour ces autres faits, soit il a été acquitté. Bon, moi, à leur place, dans ce dernier cas, je ne pourrais pas m’empêcher de le dire.
Il est alors étonnant de lire dans la presse que c’est l’équipe de Valérie Pécresse qui serait “embarrassée”.
Outre le seul fait que l’on puisse présenter au suffrage un candidat apparemment condamné pour des faits graves, je suis sidéré par le traitement de cette affaire et par la confusion morale dans laquelle se noient nombre de mes petits camarades.
1. Bien évidemment, au-dessus de tout cela plane le spectre du racisme, ce qui explique peut-être en partie le silence des medias et la discrétion de Valérie Pécresse. Delattre est, en effet, l’auteur d’une phrase d’une ambiguïté condamnable2 sur Ali Soumaré qui est, donc, noir. Et ce seul fait devrait commander une appréciation différente de la situation. Ainsi, un Pierre Kanuty peut expliquer que l’on s’en prend à un homme qui symbolise la “gauche populaire des faubourgs”. Si Kanuty peut difficilement être accusé de racisme, sa présentation n’en est pas moins stigmatisante : la “gauche populaire des faubourgs” sera probablement ravie de constater qu’on ne peut pas lui trouver de meilleur représentant. Quant aux habitants des cités, à ceux qui consentent les efforts nécessaires pour jouer le jeu de la République, ils seront ravis de voir que, lorsque le parti socialiste veut représenter “les quartiers”, il ne parvient pas à trouver une “personne issue de la diversité” qui n’ait pas été condamnée à plusieurs reprises. On sortira de la ghettoïsation une autre fois.
2. On m’oppose aussi le cas de Balkany, condamné, condamné à une peine d’inéligibilité, puis réinvesti et réélu. Je peine à comprendre l’utilité de ce qui devrait être un contre-exemple. Si l’élection de Balkany est moralement choquante – ce qui est le cas – celle de Soumaré3 doit l’être tout autant. J’avais également exprimé ma satisfaction de voir Alain Carignon battu aux législatives. Donc, non seulement je ne crois pas être comptable de l’élection de Balkany, mais le fait que “en face” ils ne soient pas clean ne m’a jamais paru être une raison suffisante pour s’autoriser des dérives.
Les condamnations de chacun doivent légitimement être prises en compte, que ce soit les condamnations de M. Balkany à quinze mois avec sursis, 200.000 francs d’amende, assorties d’inéligibilité, ainsi que les vicissitudes morales de son retour à Levallois, ou que ce soit la condamnation à six mois de prison avec sursis de M. Huchon et 60.000 € d’amende pour prise illégale d’intérêt, dans ses fonctions de président du Conseil régional4 ou encore celles d’Ali Soumaré.
3. Vient ensuite la question de l’inéligibilité. Ali Soumaré n’aurait pas été condamné à une peine d’inéligibilité : que viendrait-on donc lui reprocher ? La réflexion me laisse pantois. Personne n’interdit à M. Soumaré de se présenter – même s’il serait bien inspiré, si les faits sont confirmés, de se retirer. Mais le fait qu’il puisse se présenter à une élection n’enlève rien au fait qu’il ait été condamné. Et surtout, les électeurs ont le droit d’être informé d’un trait marquant de la personnalité du candidat. Libre à eux, ensuite, de voter néanmoins pour lui.
Dans d’autres pays, on tombe dans cet excès qu’un homme qui a trompé sa femme ne pourrait être candidat à une élection. On pourrait éviter, en France, de verser dans l’excès inverse, et considérer que des faits de vol aggravé et de violences ne devraient même pas être portés à la connaissance des électeurs… et qu’il serait plus grave, à en lire la presse et mes petits camarades, de les révéler que de les commettre.
Il faut dire aussi que, manifestement, il ne faut pas faire confiance à la presse pour nous informer sur ce coup-là. On l’a pourtant connue plus curieuse, et plus friande lorsqu’un début de polémique éventuelle concernant un membre de la majorité apparaît. Diffuser les informations nécessaires pour que les citoyens puissent voter en connaissance de cause, voilà qui semble pourtant entrer dans sa mission.
4. On m’avance enfin qu’évoquer ces condamnations, ce serait “salir l’honneur d’un homme” et faire peu de cas de la rédemption possible pour tout homme. Mais – si, encore une fois, les faits sont confirmés – Ali Soumaré n’a-t-il pas sali son honneur tout seul comme un grand ? Quant à la rédemption, il ne faut pas la confondre avec le laxisme et la permissivité. Si rédemption il y a, il faut à tout le moins que la personne montre qu’elle en emprunte le chemin. Or certains des faits qui lui sont reprochés sont récents, ce qui semble mal augurer d’une volonté fermement établie de modifier son comportement. Et la rédemption ne signifie pas que l’on passe d’emblée de “l’opprobre” à l’exemplarité que l’on doit attendre d’un élu.
À la fin de ce billet, je m’étonne encore des circonvolutions nécessaires pour affirmer une idée simple : le droit évident pour les électeurs d’être informés sur des faits marquants de la personnalité d’un candidat, afin de voter en toute connaissance de cause. Sans compter le fait qu’une personne encore récemment condamnée “au nom de la République Française” ne serait guère qualifiée pour en devenir un élu.
Article initialement publié sur le blog de Koztoujours.
- Rappelons que le fait, dans une campagne électorale, de mentionner une condamnation, même avérée, peut constituer une diffamation, dans l’hypothèse où les faits rapportés relèveraient de la vie privée. Voir par exemple Paris, corr. 11, section B, 13 février 2003, n° 01/02967. Tout pourrait dépendre, ici, de l’appréciation qui serait portée de la nature privée ou publique des faits commis. ↩
- même si l’on s’amuse d’entendre des critiques émaner de ceux qui volent au secours de Georges Frêche. ↩
- Si les faits sont bien confirmés. ↩
- Confirmée en appel. ↩
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L'auteur
Koz Toujours est blogueur.
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rocardo dit
“Les traders,les spéculateurs,…ça s’appelle tourner les lois”.
Et il faudrait débattre avec des gensses qui te balancent un truc comme ça,et même pas honte.
Il est vrai que c’est la pensée subliminale des merdias.
Autrement,Clapetc,ce n’est sûrement pas moi qui vais prétendre que la vie était beaucoup plus douce pendant les “Trente glorieuses”.Je n’oublie pas que mes grands parents paternels n’ont eu l’eau courante dans leur ferme gasconne qu’en 1969.Et je vais même ajouter,quite à risquer queleques morts par indignation,que the problème de la djeunesse fraônçaise,y compris celle des “quartiers” est d’avoir le cul dans la graisse,et ce en étant persuadée par les parents,l’EN,les merdias que c’est un dû,sans aucune nécessité d’effort et de travail pour l’obtenir.
Enfin,je n’ai jamais cru au “bon vieux temps”,mais je me souviens quand même d’une époque où un platane,un rebord de trottoir pouvaient jouer leur rôle darwinien anticonnerie sans que des voitures,des écoles,des biens publics ou privés partent en fumée.
Aujourd’hui,dans l’Europe diverse.quand un gamin meurt,c’est une bibliothèque qui flambe.
Jean marie dit
J’ai juste une reflexion a faire à l auteur de cette dissertation:” si tout les elus etaient aussi courageux que Mr Peillon pour denoncer les parrains de la politique, il restera combien sur les sieges de notre assemblée ou senat?.Bien peu peuvent pretendre a une aureole. Alors, il est facile de de calomnier un candidat qui n’a pas encore de pouvoir, que de s’en prendre a ceux qui sont deja encré sur leur siege, donc puissants et qui ont tous les droits. A poniatowski, je dirais simplement comme lui” la france aux français, mais je rajoute de souche”.Il sera le premier a prendre le charter a besson.
MOHAND ALI BERRANI dit
Je suis sidéré de voir à quel point la “Grande Mascarade” a, encore, de beaux jours devant elle et quels ardents défenseurs elle continue de susciter.
Les voleurs ? mais ce sont lesnoirs et les arabes, monsieur…
Les corrompus ? mais ce sont les dirigeants noirs et arabes, monsieur… Et ce sont eux, également, les corrupteurs : ils donnent des diamants à nos dirigeants, ils financent les campagnes électorales de nos partis, ils payent trop chers nos frégates… Que sais je encore ?
Les traders, les spéculateurs, les “délits d’initiés” ? Mais cela, ce n’est pas du vol, monsieur. Cela s’appelle tourner les lois. La justice ne peut rien contre vous : vous prenez l’argent que d’autres ont honnêtement gagné, mais, vous n’êtes pas voleur. Vous êtes intelligents.
Les casseurs de banque ? Oui, c’est vrai qu’ils sont presque tous d’origine française estampillée… Mais, cela c’est autre chose. C’est de la haute voltige. Là, on admire… C’est de l’art. On en fait des héros de films.
Nous autres français blancs d’origine, on est …blancs comme neige.
Les noirs et les arabes peuvent ils en dire autant ? Non, évidemment, cela se saurait… Ou, plus exactement, cela se verrait…
Pauvres journalistes qui à défaut de grives (trop grosses pour leur pomme) se contentent de pauvres merles décharnés pour se la jouer “défenseurs de la morale”. Pauvres Don Quichotte prenant de pauvres moulins inoffensifs pour des géants dangereux…
anka dit
Pourquoi ne pas demander un casier judiciaire vierge pour pouvoir se présenter à une élection?
On le demande bien pour pouvoir devenir fonctionnaire et pour tous les postes tenant à la sécurité de l’état.
Christian dit
Présumé innocent signifie que la justice suit son cour; mais qu’il n’est pas non plus blanc comme neige pour le reste des affaires.
Disons qu’après avoir été “connu de nos services” , maintenant il l’est de ses concitoyens.
La gauche sait choisir ses symboles…dommage pour la banlieue
simbad dit
Certes, Ali Soumaré a eu maille à ^partir avec la justice, mais il y a trois choses ignobles ici.
1) La façon dont on a obtenu les informations (les délateurs devraient en répondre devant la justice)
2) L’article “ignore” superbement le droit (ou pas) que se donne la justice à être inéligible. Ce ne fut point le cas de Soumaré, point barre.
3) Le plus important: si au lieu de Ali Soumaré, il s’était nommé Axel Martin, personne n’aurait entendu parler de l’affaire.
En 4), pour la route, il y a une des affaires qui est due à un homonyme , et par aileurs pour moi la prise illégale d’intérêt est bienplus grave que les affaires de monsieur Soumaré.
Pour conclure: Vous pouvez vous draper dans l’idée de politiques vertueux, mais la politique est aussi affaire de gens qui acceptent de mettre les mains dans le cambouis. Parfois, lorsque cela sent trop la m…. ils demandent un retour. Posez vous la question: A votre niveau, ne l’avez vous pas fait?
Clapclapclap dit
On nage dans un confusionnisme total. Cet article est écrit avant même que les premiers éclaircissements n’apportent une petite lueur sur cette affaire. Sachant que le lièvre est soulevé par des adversaires politiques, une certaine retenue dans aurait été de mise. In fine, il reste une condamnation avérée pour laquelle il y a prescription et une affaire en appel (donc pas de condamnation pour l’instant à moins de s’asseoir sur la présomption d’innocence). je sais cela fait mal, mais le droit, c’est le droit. A ne pas confondre avec la justice d’ailleurs. Au passage on rend la justice au nom du Peuple français, pas de la République.
Pourquoi la droite tape-t-elle sur Soumaré ? Pourquoi ne pas taper sur Huchon, qui lui a été condamné, et ce, de manière définitive… pour une affaire liée à son mandat électoral, contrairement au cas Soumaré. Pourquoi, parce que Soumaré n’est pas du sérail ? Parce qu’il est noir et issu de l’immigration ? Petit clin d’oeil à l’électorat du Front national alors que les sondages sont catastrophiques pour la liste UMP ?
J’entends parler de décomposition de la France. Décomposition par rapport à quoi ? Un âge d’or supposé ? C’était mieux sous les Trente glorieuses ? J’me marre. Des années 30/40 ? Ou du début du XXème siècle ? Bon j’arrête là mes lèvres gercées me font trop mal. Il faut arrêter avec l’idéalisation du passé. On peut parler des Apaches, blousons noirs Hippies… Les problèmes posés par la jeunesse sont une constante.
Tonoton dit
Les immigrés sont malheureusement les bons petits soldats de l’anti racisme. La gauche au pouvoir de 81 à….aujourd’hui a même réussi à leur faire croire que si les immigrés sont mal intégrés voire rejetés c’est à cause de 18% d’électeurs du FN dont il est bien connu qu’ils tiennent le patronnat et tout les postes de DRH et chef de services…..moi je croyais que c’était les bobos de droite et de gauche qui tenaient ce genre de postes “de décisions”.
La gauche et la droite ont su empêcher l’intégration des populations immigrées en les cantonnant dans un infantilisme social et politique.
Ali Soumaré : une affaire politique ou judiciaire ?, ni l’un ni l’autre juste, du racisme parlementaire.
Patrick C. dit
J’ai lu en diagonale les commentaires, en profondeur l’article, il n’est nul part indiqué que les informations annoncées par les élus UMP ont été obtenues de manière illégales: accès à des jugements de tribunal pour enfants confidentiels, accès au STIC jamais mis à jour et qui mélange les victimes, accusés et parfois coupables…
L’étape suivante, des élus sortent le compte en banque d’un adversaire et cela ne vous choquera toujours pas?
rocardo dit
Cette affaire est tellement représentative de l’état de décomposition de la France.Un exemple parfait.Tout comme celle du prof de socio aggressé chez lui par un de ses “étudiants”,demi-analphabète mais vrai frappadingue issu de la diversité,prof aspergé d’essence ainsi que sa famille et qui réussit à se débarrasser de l’agresseur en l’étranglant proprement:il est accusé maintenant d’homicide volontaire et attend son jugement.
Par curiosité,j’ai cherché des renseignements sur le CV d’Ali Soumarin(merci Internet).On déniche vite un article du Monde du 29/11/09,où l’on découvre qu’Ali Tambourin fit de brillantes études le poussant jusqu’en terminele L,mais avec une énergie insuffisante pour décrocher le bac(par ignorance des codes sociaux a le culot d’ajouter le thuriféraire plumitif).En fait,Ali Tamouré avait bien compris dans quel pays il se trouvait et compris que de bonnes études et une solide culture n’avaient aucun intérêt pour devenir branleur subventionné…zut,éducateur/animateur social.
Il eut l’occasion de se mettre en valeur lors des émeutes de Villiers-le-Bel,où il fut le porte-parole des “familles” et des “quartiers”(hu hu hu!)
De vilains camarades évoquèrent des antécédents judiciaires,ce qui est faux,s’empressa d’ajouter le Philippe Henriot du journal de “référence”(article du 29/11/09!).
Voilà.
C’est tout.
Ce pays est foutu.
expat dit
@ Kevin : voulez vous analyser le texte comme il faut ? Aller un peu d’effort de cerveau. En quoi il est nul ce texte ? Où sont les fautes/faussités ? Allez, des détails. Une analyse quoi.
Clapclapclap dit
Bonjour,
quelques propos liminaires suite à la lecture de cet article “journalistique” et de l’ensemble des réactions suscitées par icelui. Je ne peux que m’associer à kevin, Lionel Mesnard et quelques autres (bien peu faut-il le préciser) quant à l’incongruité de propos répétés ad nauseam par des Fouquier-Tinville aux petits pieds.
Quand on se veut le défenseur d’une République vertueuse, pourquoi ne pas faire montre soi-même d’un minimum de vertu ? Paille, poutre…
76 commentaires pour le seul 22 février (sans compter ceux publiés dans la nuit du 22 au 23), avant donc, qu’on ne puisse sincèrement débroussailler cette affaire. Un festival de contre-vérités, de moralisme à 2 balles… où l’on reprend des infos sans même vérifier leur exactitude… L’essentiel restant : tant qu’elles collent à ce que je crois…
Mais le meilleur est à venir. les commentaires publiés à partir du milieu de la mâtinée du 23, moment où l’on commence à entrevoir une opération d’enfumage de l’UMP francilienne, notamment avec l’interview de la procureure de Pontoise sur France info, complétée plus tard par celle de Reuter. Là on se dit, que les excuses vont pleuvoir chez les (mal)causeurs. Que nenni ! Explications foireuses, la procureure n’y connaît rien en droit (on cite même, mal, l’article de maître eolas), etc.
Conclusion : un article bâclé, des commentaires à la hauteur des lecteurs du figaro.fr (allez les lire, cela vaut le coup et certains devraient s’y reconnaître).
Respectueusement.
janac dit
Bravo elysabeth
Autant je vous trouve un peu injuste envers olivier todd dans un recent article ,autant votre point de vue sur cette affaire coule de source et je suis stupefier qu’il ne soit pas , ou si peu , partager.Comme vous , j’entend des “droits a la rehabilitation” , etc….Nul part le simple bon-sens de l’information sur l’elut.
Sommes nous , a ce point , oublieux de toute morale ?De tout civisme ?
Oui ,apparament oui.
kevin dit
Votre article est un summum de la bêtise humaine !
Etes vous journaliste ou est-ce le texte d’un élu du Front National ?
La différence ne se sent pas !
Ou si, bien au contraire, une odeur nauséabonde transpire de tout votre article, si l’on peut parler d’article de presse…
Cela est encore trop un bel éloge à votre médiocrité.
Minos dit
“Est-ce que les électeurs en ont voulu à Balkany d’avoir commis un viol sous la menace d’une arme ?”
???!!!!