Algérie, l’Histoire à dire
Lledo raconte le bruit, la fureur et l’horreur
Publié le 17 août 2010 à 14:00 dans Culture
Mots-clés : Algérie

“La diffusion de ce film n’a pas été autorisée en Algérie”, peut-on lire au dos du DVD. Le ton est donné. Pendant deux heures et quarante minutes, ces Histoires à ne pas dire sont racontées par des personnages tragiques – la grandeur et le malheur, l’exaltation et la dépression se côtoient. Shakespeare nous a enseigné que la tragédie est la condition de l’homme. Jean-Pierre Lledo nous rappelle que notre histoire d’Algérie en fut une, de tragédie.
Les personnages principaux sont Aziz, viticulteur aux cheveux blancs, Katiba, pétillante sexagénaire animatrice de radio, Kheir-Eddine, jeune et beau metteur en scène, engagés dans la recherche de la vérité sur les violences (des rebelles) qui ont accompagné l’indépendance du pays en 1962.
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Inédit
Article inédit
publié dans
Causeur n° 25Juillet/Août 2010

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L'auteur
Maya Nahum est auteur.
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zadig34 dit
Je rappelle que le FLN a massacré dix mille civils pieds-noirs, surtout femmes et enfants , et de façon souvent abominable , ce qui équivaudrait aujourd’hui par rapport à la population française SIX CENT MILLE CIVILS TUES en à peu près quatre ans ! sans compter les mutilés à vie, les milliers de disparus et les dizaines de milliers de harkis assassinés avec des raffinements hallucinants de cruauté. Voilà ce qu’on cherche à occulter depuis près de 50 ans. la batialle d’Alger a été une course contre la mort quotidienne, celle provoquée par des bombes placées n’import où et qui pouvaient sauter à tous moments. Dans ces conditions la mise à la question des suspects n’a été qu’une horreur relative en comparaiosn de ‘horreur absolue délibérément fomentée par l’advesaire.
Maquisart dit
Je me fiche des mal-pensants comme des bien-pensants, ce ne sont que de pâles néologismes pour séparer patriotes chevronnés et “multiculturalistes” rêveurs.
Français et Arabes d’Algérie sont les grands perdants du processus de décolonisation; les uns arrachés à leur terre natale, les autres empêtrés dans la bannière gestion des héritiers FLN. Les salauds marchent tous sous la même bannière.
Mais la belle affaire que de s’épandre mollement sur ces discussions historico-familiales tournant autour de l’infaillibilité ancestrale!
L'Ours dit
Maquisart ,
errare, c’est moi qui ai mal interprété vos propos.
Je suis plutôt d’accord avec les sus-cités qui ne cherche nullement à idéaliser un camp mais à ne pas tout amalgamer en demandant de vrais comptes. Ils ont leur importance, car si un mort peut éventuellement être égal à un autre mort (et encore), la façon dont il a été tué (et la cause ne justifie pas tout) ne peut être égale à une autre. Vous pouvez me ranger parmi les mal-pensants
L'Ours dit
Maquisart,
je pense que vous avez mal interprété les propos de Loulou et Libéro.
J’ajouterais à la remarque de ce dernier que si la l’Algérie n’était pas française avant 1830, elle n’était pas algérienne non plus.
Maquisart dit
Libero, Loulou, vous êtes à vomir.
Le problème n’est pas l’antiracisme ni le racisme anti-blanc. Et vos réactions le montrent. Quel ridicule “l’OAS n’a pas tué d’enfants?”
Aussitôt que quelqu’un ose nuancer des propos, ose s’abstenir d’être d’emblée pro-”" ou anti-”", voilà les charognards mémoriels de votre espèce débarquant pour dire “l’OAS a fait mieux”, “la France était faite de lâches antipatriotiques”,…
On pleure sur la “pensée unique” de quelques pauvres chaînes de télé et on ose ensuite justifier les crimes de l’OAS par une “logique patriote” qui a pourtant échappé à des milliers de français d’Algérie.
Au diable vos théories fumeuses!
Cet article est remarquable par son détachement qu’il exprime dans celui des “protagonistes” interrogés!
On ne sait certes pas ce que Camus aurait fait mais ce qu’il a écrit avant sa mort en dit long sur ce même “détachement” à rebours de votre fierté franchouillarde.
Il a dit préférer sa mère à la justice. Donc également à la patrie, aux raisons d’Etat et encore moins à la niaise et inconditionnelle réhabilitation des ancêtres.
Aymenon dit
@Libero: ils ne se sont pas répandus. Permettez-moi de vous mettre la puce à l’oreille: influence et persuasion. Aujourd’hui on dirait plutôt: par l’usage du “soft power”. Mais je peux me tromper.
Libero dit
Supposons que les Français n’avaient rien à faire en Algérie qui, avant 1830, n’était pas française. Que font, en Algérie, les Arabes dont le pays d’origine est l’Arabie – qu’au Moyen-âge, on appelait “l’Arabie Heureuse” ? Comment se sont-ils répandus, du Maroc à l’Irak ? L’expansionnisme, c’est le mauvais dynamisme de l’autre.
Loulou dit
Il faudrait une comptabilité précise pour en finir avec la guerre d’Algerie.
Le gouvernement algérien continue à entretenir cette culpabilité qui lui sert si bien à maintenir son pouvoir sur le peuple, mais si les peuples algérien mais aussi français savaient exactement sur quoi est fondé ce pouvoir, sur quel bain de sang, les choses évolueraient. S’ils savaient que la guerre d’Algerie ce n’est pas la France contre les Algériens mais aussi les Algériens entre eux et les français entre eux. Si la sauvagerie du FLN était révélées au grand public ignorant photos à l’appui, comme ont été révélées les exactions de l’armée française peut être cela changerait-il la donne. Peut être même que ces jeunes qui brandissent le drapeau algérien sur notre sol seraient moins surs d’eux en sachant quels crimes et quels mensonges ils revendiquent.
Quand à Camus, il est mort au début 60 qui peut dire quel aurait été son engagement face à la suite des évènements …
Loulou dit
je suis française et fille d”un résistant OAS.
Il avait auparavant donné six années de sa vie pour lutter contre le nazisme, de 1939 date de sa mobilisation à 1945 date de sa démobilisation après la campagne d’italie et l’occupation de l’allemagne, lui que désormais l’Histoire a mis du coté des mauvais, des fascistes, alors qu’il était de gauche.
J’ai du mal à accepter ce genre de phrase : “Au diable la comptabilité morbide entre les crimes commis par l’armée française, l’OAS et tous les salopards de l’époque et ceux perpétrés par les rebelles algériens ! ”
L’OAS n’a pas égorgé d’enfants, ni écrasé les têtes de nouveau nés contre les murs, ni découpé en morceau des innocents, ni fait fusiller d’autres innocents au hasard pour l’exemple. L’OAS a fait des attentats ciblés contre les chefs de reseaux FLN et aussi contre des policiers français ou des politiques qui du jour au lendemain ont mis plus de zèle à combattre les leurs qu’à continuer de combattre les égorgeurs.
Ces gens là ont payé la saloperie des Aussaresses, la mégalomanie et la trahison du Général, et la lacheté du peuple français, ils servent de boucs émissaires à tout le monde.
Au contraire, il faudrait une comptabilité précise car à entendre la version politiquement correcte, l’OAS serait à elle seule responsable de toutes les horreurs de la guerre d’Algerie, alors que d’un coté ce sont des centaines de milliers de morts sur huit années et de l’autre quelques milliers sur la dernière année de guerre.
Maquisart dit
Je suis français et petit-fils d’un résistant algérien. Et je reconnais bien là l’utilité et le devoir de nuance dans les processus de “décolonisation”.
Camus méritait d’être cité, lui qui n’aimait l’Algérie pour ce qu’elle était : une Terre où l’on grandit, et non une terre d’Islam ou une succursale de l’Empire colonial français.
Bravo!
Alpheratz51 dit
Ps : J’avais 11 ans.
Alpheratz51 dit
désolé… rebafouillage de clavier.
ou n’a pas eu le temps de me cacher les yeux, occupé qu’il était avec ses mon Dieu…mon Dieu…
Une histoire de Willayas, m’a-t-il raconté beaucoup plus tard. Quand chaque faction du FLN cherchait à occuper le plus de territoire possible. Tout un village, hommes, femmes et enfants, enmmenés de nuit sur les lieux de leur supplice et sacrifiés sur l’autel de la vengeance aveugle.
Merci Maya Nahum
Alpheratz51 dit
J’aime beaucoup ce que vous venez d’écrire. Et, tout comme vous, le mot “égorger” et l’image qui s’y rattache, m’ont toujours donné la nausée depuis cet après-midi d’avril 1962 où, accompagnant mon père en tournée d’inspection forestière, nous sommes tombés sur un charnier d’une trentaine de personnes, toutes arabes, étalées pèle-mêle le long d’un fossé. Mon père n’a pas eu le temps ou n’a