Alexandre le grand | Causeur

Alexandre le grand

Vialatte par monts et par vaux

Auteur

François-Xavier Ajavon

François-Xavier Ajavon
Chroniqueur, professionnel de la presse.

Publié le 04 décembre 2011 / Culture

Mots-clés : ,

Alexandre Vialatte.

De fâcheux malentendus brouillent encore l’image d’Alexandre Vialatte (1901-1971). Les uns ne voient que l’écrivain « régionaliste » qui a loué l’Auvergne enchantée, les autres un amuseur aux saillies dévastatrices dans le sillage duquel on trouve Pierre Desproges. D’autres encore retiendront le germaniste inspiré, premier traducteur de Kafka dans la langue de Descartes. Une poignée de connaisseurs goûtera immodérément ses délectables romans méconnus et une pincée d’excentriques s’amusera à ponctuer une conversation mondaine de faux proverbes bantous inventés par le malicieux chroniqueur. Qui dira « Le marchand de sable ne fait pas fortune dans le désert », se verra opposer : « Qui rit sous l’okoumé, pleure sous l’acajou. »

Pour tous ceux qui n’appartiennent à aucune de ces catégories, « l’année Vialatte », organisée pour le quarantième anniversaire de la mort de l’écrivain par le groupe de presse Centre-France (qui édite le journal La Montagne, auquel Vialatte a collaboré plus de vingt ans), est l’occasion de se plonger dans son œuvre et d’y découvrir qu’il était à la fois poète dadaïste et chroniqueur scrupuleux d’un monde en pleine mutation.

[...]

Cet article est issu de Causeur magazine n ° 41.

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  1. L’intégralité des chroniques de La Montagne a déjà été publiée il y a quelques années, en deux épais volumes. La sélection qui nous est proposée à l’occasion de l’« Année Vialatte » regroupe 26 chroniques, choisies et présentées par la rédaction de La Montagne et une poignée de grands amateurs de l’écrivain dont Denis Tillinac, Amélie Nothomb et Philippe Meyer.

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    publié dans le Magazine Causeur n° 41 - Novembre 2011

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    causeur 41
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    • 4 Décembre 2011 à 15h41

      pirate dit

      Les Chroniques de la Montagne sont en bonne place dans ma bibiothèque, d’où Desproges a quasiment disparu (hélas j’ai presque tout paumé, reste son seul roman) et je ne sais si l’édition de Kafka dans la Pleïade a été traduite par lui, mais c’est en le lisant que j’ai découvert l’humour à froid d’un auteur qu’on imagine souvent comme l’exegète de la froideur et des univers impossible. Kafka est assez hilarant, Vialatte l’avait compris apparement. Par contre j’avais lu la Banane de Koenisburg, à l’initiative des compliments que lui dressait Desproges (finalement plus imitateur qu’inventeur) et j’avais été assez déçu.

    • 4 Décembre 2011 à 14h27

      rackam dit

      Il n’y a pas grand chose qu’une chronique de Vialatte ne puisse dissper: ennui, solitude, peine, douleur, désespérance du monde d’aujourd’hui, rage de dents, cors aux pieds, sondages alarmants, vague verte comme une algue toxique, découvert bancaire, absence de cigare, insomnie diurne, énurésie, alopécie, obésité anorexiante, chagrin d’amour, polygamie du conjoint, défaite du XV de France,…
      Julliard serait bien inspiré de rééditer fissa les quelques ouvrages difficiles à trouver (Les champignons du Détroit de Bering,Éloge de l’ornitorhinque, etc.)
      C’est beaucoup plus efficace qu’un anxiolityque et peu forant du déficit de la S.S. 

    • 4 Décembre 2011 à 13h17

      rackam dit

      Dommage, je me faisais une image telle du grand Vialatte que j’espérais, secrètement, qu’il avait échappé au fléau télévisuel.

      • 4 Décembre 2011 à 14h19

        fxajavon dit

        ;-) L’ORTF a du beaucoup le travailler pour qu’il cède… 
         

    • 4 Décembre 2011 à 10h41

      fxajavon dit

      Je me permets d’ajouter cet extrait vidéo, du seul passage à la télévision – à ma connaissance… - du grand Vialatte. En 1969.  http://tinyurl.com/3lfzbd2  Il parle de Charles Dickens et des catalogues ManuFrance… Délectable…