Alain Robbé

Mange ta fraise en hiver !

Publié le 28 mars 2009 à 19:50 dans Politique

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juppe1

Né en 1535 à Bordeaux, dans une famille de négociants en eau minérale, Alain Robbé est l’un des plus grands botanistes, hommes politiques et cordonniers de Gironde. La postérité garde notamment de lui un magnifique opuscule sur l’art de cueillir les cerises avec la queue et un admirable traité : Chausser bottes et y rester droyt (1563). En décembre 1576, Montaigne, qui était son principal adversaire, dit de lui : “Alain Robbé n’a point de cœur.” Incontinent, Alain Robbé provoque Montaigne en duel1. Il le perd. Et c’est cette année-là que l’on vit Alain Robbé manger sa fraise en hiver. Le peintre Nicolas Notat représente ici Alain Robbé à la veille du duel, alors qu’il a encore sa fraise et qu’il consulte, par acquit de conscience, le Guide du Routard de la Nouvelle France.

Nicolas Notat, Portrait d’Alain Robbé, 1581, huile sur toile, conservée dans la salle des Conseils de la CFDT.

  1. Montaigne parle évidemment de cet épisode dans ses Essais, mais je ne sais plus à quelle page. A coup sûr la page 50 ou la 1162. Faut voir.

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  • 4 April 2009 à 13h32

    Antoine dit

    EX-CEL-LENT !

    MDR, comme disent les djeuns Français qui savent encore que LOL est anglo-saxon ;-)

  • 2 April 2009 à 11h04

    Pirée dit

    Montaigne, vous n’y songez tout de même pas? C’est plein de latin…

  • 2 April 2009 à 9h59

    Rotil dit

    Arrêtez de vous pourrir le ciboulot avec des somnifères…

    Lisez Montaigne, c’est bien plus efficace !

  • 31 March 2009 à 21h50

    Pascal dit

    Alain Robbé,grillé en France,exilé en Nouvelle-France….

  • 30 March 2009 à 19h42

    Hirondelle dit

    Jupe en Robbe, super lol

  • 29 March 2009 à 21h02

    ramon mercader dit

    facile ,c’est jupé
    raul cazals l’a très amélioré ,on ne voit pas sa calvitie (même s’il a mangé son chapeau) ni ses orthèses de cheville ,grâce auxquelles il se tient droit
    pas plus d’ailleurs que les capotes dont il voudrait gratifier les foules (si par bonheur il arrive à l’élysée ,il les distribuera à pleines mains ,voilà ce qui le distingue de benoit 16,investissez dès aujourd’hui dans le latex ,ça vaudra cher demain)
    pas plus que le vélo de sa gourdasse

  • 29 March 2009 à 18h28

    Patrick Mandon dit

    Permettez-moi de m’étonner : l’artiste (le dénommé Notat, un artiste du beaujolais plutôt que du bordelais, sans doute)) lui a fait une fraise des bois !

  • 29 March 2009 à 17h55

    Pépine Iériste dit

    A noter que Alain Robbé porte la fraise de style Tagada, importée d’Angleterre par le célèbre Harry Bow.

  • 28 March 2009 à 23h32

    Alice dit

    Eh oui, L’Ours, c’est vraiment magique ! Le texte, l’image : du grand art !

  • 28 March 2009 à 23h15

    Hirondelle dit

    On ne voit pas bien la fraise sur la photo, elle doit être toute petite. De toute façon les fraises d’hiver, fussent-elles celles des maîtres botanistes … Demeure à l’évidence la question existentielle que pose cet esprit rigoureux au monde d’aujourd’hui : rester droyt debout ou rester droyt couché ? Du questionnement à la démonstration expérimentale de l’humble serviteur de science exacte, Alain Robbé manifeste une certaine amplitude du possible d’être libre jusqu’à l’engagement total et l’instant inévitable, où, il faut assumer… et puis ça se termine en queue de cerise, si j’ai bien compris. Ça nous fait une belle botte. Pas mal l’histoire, et tout cela dans la salle des conseils de la CFDT, whoualou !

  • 28 March 2009 à 21h11

    Eryximaque dit

    “Et ne sçay lequel des deux seroit plus digne et meritant porter chapperon verd et jausne a aureilles de lievre : ou iceluy glorieux champion, ou Eyquem qui en faict le tant long curieux et fascheux compte oubliant art et maniere descrire histoires baillee par le philosophe Samosatoys” écrivait René de Sainte-Féréoles dans une correspondance au sujet de ce duel.

  • 28 March 2009 à 20h33

    Pirée dit

    On observera, sur ce beau tableau, que le modèle dissimule sa calvitie sous une calotte noire. Revenu de Nouvelle France, il s’écrira : “a bas la calotte, ça rend sourd; protégeons-nous par la capote!”

  • 28 March 2009 à 20h25

    L’Ours dit

    Quel artiste, ce Cazals!