“Al Doura : le monde arabe doit savoir qu’il a été abusé”

Entretien avec Philippe Karsenty

Publié le 21 mai 2009 à 19:10 dans Médias

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Il y a un an exactement, la Cour d’Appel de Paris vous relaxait dans le procès en diffamation que vous a intenté France 2 dans l’affaire Al Doura. Depuis, France 2 s’est pourvue en cassation et la profession s’est mobilisée, mais en faveur de Charles Enderlin. Vous avez peut-être gagné au plan judiciaire (et encore provisoirement), mais, politiquement et médiatiquement, ça ressemble à une défaite, non ?
Je ne partage pas du tout cette analyse. Il est vrai que quand on observe les médias français, on a l’impression d’être en Corée du nord. En revanche, à l’étranger les choses évoluent positivement. Ainsi, le 4 mars dernier, la télévision publique allemande ARD a diffusé un documentaire  qui met gravement en cause le reportage de France 2 sur Mohamed Al Doura. Ce film aurait dû faire bouger les lignes en France ou au moins susciter le doute de ceux qui continuent à soutenir la chaîne publique. Il n’en a rien été. Ce documentaire est en train d’être acheté et sera diffusé par de nombreuses télévisions étrangères. Malheureusement, en France, pour le moment, aucun “grand média” n’a même jugé bon d’évoquer son existence.

Si la Cour de cassation, qui devrait se prononcer à l’automne, casse l’arrêt de la Cour d’appel, vous serez bien obligé de reconnaître votre défaite…
En octobre 2006, quand j’ai perdu mon procès en première instance, France 2 a claironné au 20h que c’était une victoire judiciaire qui prouvait que le reportage de Charles Enderlin et Talal Abu Rahma était authentique. Quand j’ai gagné en appel, France 2 et ses défenseurs – et vous savez qu’ils sont nombreux dans les médias – ont expliqué que ça ne voulait rien dire, que je n’avais rien prouvé et que le reportage était toujours authentique. En Cour de cassation, je me bats et je souhaite gagner, bien sûr. Si l’arrêt de la Cour d’appel est cassé, il y aura peut-être un moment difficile médiatiquement. Mais ce ne sera pas une tragédie car on retournera en appel et on remettra tous les documents sur la table, et dans les médias qui voudront bien s’en faire l’écho. Je n’ai aucun doute que la vérité éclatera, un jour ou l’autre.

Mais ne doutez-vous jamais de vous-même ? Etes-vous si sûr d’avoir raison ?
Je doute tout le temps. De moi-même et je me demande chaque jour si je me trompe ou non. Depuis plus de 7 ans, chaque fois que quelqu’un me présente un élément destiné à contredire notre démonstration, je l’analyse. Jusqu’à présent, je n’ai jamais été convaincu par les arguments de mes contradicteurs. Si cela changeait, je m’inclinerais et je présenterais mes excuses à France 2, et surtout à tous ceux qui me font confiance depuis tant d’années. Ce qui m’intéresse, c’est la vérité. Et je suis certain que c’est aussi ce qui intéresse Patrick de Carolis.
Cela dit, les preuves que ce reportage est un faux abondent et, sur Causeur, vous les avez vous-mêmes exposées. Vous avez d’ailleurs été un des premiers médias non communautaires à remettre en question le film de France 2. De plus, je ne suis pas le seul à avoir enquêté même si c’est moi qui ai été poursuivi par la chaîne publique. Avant moi, Nahum Shahaf et Stéphane Juffa en Israël, Richard Landes aux Etats-Unis, Gérard Huber en France pour ne citer qu’eux, avaient déjà pointé la plupart des invraisemblances auxquelles France 2 n’apporte aucune réponse. Luc Rosenzweig, Daniel Leconte et Denis Jeambar, sans oublier Esther Schapira et Georg Haffner de la TV publique allemande ARD ont également enquêté. En face, la seule chose qu’on nous répète depuis près de neuf ans, c’est que Charles Enderlin est un grand journaliste et qu’il ne peut pas s’être trompé ou avoir été abusé. Vous avouerez que c’est un peu faible comme argumentation…

En quoi le film d’ARD est-il “accablant” ? Présente-t-il des éléments nouveaux ?
Le film allemand dure 52 minutes. Il serait donc difficile de le résumer en quelques phrases.
Voici quand même trois points essentiels confirmés par ce documentaire :
1. Grâce à une analyse biométrique des visages, il démontre que l’enfant filmé par France 2 n’est pas celui qui a été montré à la morgue de Gaza et enterré plus tard.
2. Dans le reportage de France 2, il n’y a pas de sang sur les corps de Mohamed et Jamal al Doura alors qu’ils sont censés avoir reçu 15 balles à eux deux.
3. L’enfant mort et enterré sous le nom de Mohamed al Doura est arrivé à l’hôpital avant 10 heures, alors que la scène montrée par France 2 a été tournée après 15h.

Al Douriste, c’est pas un métier. Si vous ne vivez pas de cette affaire comme le pensent ceux qui vous accusent de vous livrer à un véritable business, de quoi vivez-vous ? Etes-vous financés par des associations juives ?
Vous voulez dire : après le “Shoah business”, le “Al Doura business” ? Toujours les mêmes insinuations de ceux qui font de l’antisémitisme sans le savoir. Néanmoins, je comprends le sens de votre question. La première chose à savoir est que je suis totalement indépendant. Personne ne peut venir me dire :  ”là mon vieux tu vas trop loin !” et c’est essentiel pour mener une bataille comme celle-ci.
De plus en plus d’associations et de personnes, juives ou non, me soutiennent, mais elles me soutiennent moralement, jamais financièrement parce qu’elles ont accepté d’analyser le reportage de France 2. C’est le cas du CRIF en France, et j’en profite pour saluer le courage de son président Richard Prasquier qui m’accompagne dans ce combat difficile, comme de ZOA (Zionist organization of America) aux Etats-Unis. Mais si vous prenez par exemple une organisation juive comme l’American Jewish Committee et sa branche française, ils sont devenus mes pires adversaires. Alors, de quoi est-ce que je vis ? D’abord, je ne suis pas né pauvre. Ensuite, je suis un ancien financier. Enfin, je suis régulièrement invité par de grandes universités américaines – Stanford, Harvard, UCLA pour ne citer qu’elles – et des groupes de réflexion américains. Et, conformément aux usages en vigueur aux Etats-Unis, ces conférences sont rémunérées. Heureusement d’ailleurs ! Parce que les frais engagés dans cette bataille sont considérables : avocats, voyages, documentation…

En dehors de ces institutions juives, vous affirmez avoir beaucoup de partisans à l’étranger. Pouvez-vous en dire plus ?
A l’étranger, les gens acceptent de voir les documents que j’ai, avec d’autres, rassemblés. Et lorsqu’ils les ont vus, ils sont toujours impressionnés. Récemment, j’ai été invité à au Festival de journalisme de Perugia, en Italie. Après ma présentation, ils m’ont donné une salle, le lendemain soir, pour faire un second exposé plus détaillé et répondre aux questions du public. Aux Etats-Unis, je vous l’ai dit, je suis invité par de grandes universités et des think tanks. En France, je multiplie les conférences et les gens qui y assistent sortent tous convaincus. Prochainement, je serai à Marseille, à Lyon, à Grenoble, à Nice avant de repartir à l’étranger, en Europe et aux Etats-Unis. De nombreux journalistes français ont aussi été conquis après avoir visionné nos éléments de preuve mais certains préfèrent rester discrets pour ne pas se “griller” dans la profession – ou dans leur rédaction. Vous-même avez été convaincue lorsque nous nous sommes rencontrés au cours de la Journée du Journalisme Junior organisée par Jacqueline Quéhen pour le rectorat de Nice. J’ai également rencontré des journalistes arabes qui ont trouvé ma démonstration “implacable”, selon leurs propres mots. D’ailleurs, je suis en contact avec les gens d’Al Jazeera qui sont très intéressés.

On en reparlera quand ils feront écho à vos thèses dans leurs médias. Comment expliquez-vous la résistance de la France ? Pensez-vous qu’elle est idéologique, autrement dit liée à la “réprobation d’Israël” ?
C’est possible mais il n’y a pas que cela. Cette affaire montre la puissance d’une caste d’intouchables – que vous avez vous-mêmes qualifiée de Parti des médias. Dans un registre assez proche du cas Al Doura, avez-vous entendu parler du film “Envoyés très spéciaux” qui montre deux journalistes radio qui bidonnent en faisant croire qu’ils sont en Irak alors qu’ils sont planqués à Barbès et fabriquent leurs reportages avec des sons pris sur Internet ? La presse a quasiment fait l’impasse sur cette comédie malgré la présence de Gérard Jugnot et de Gérard Lanvin au générique. On a connu nos médias moins fines gueules en matière de cinéma. Pourquoi ? Parce que le film montre la face sombre de leur profession.

Ce n’est pas tout-à-fait vrai. Allez sur Causeur et dans bien d’autres endroits. Admettons en tout cas que beaucoup de gens pensent désormais qu’il y a une entourloupe ou pire dans ce reportage. Que voulez-vous de plus ? Quel est votre objectif exactement ?
Je veux que le monde entier sache que le reportage de France 2 était une pure et simple mise en scène. Je veux que le monde arabe lui-même sache qu’il a été abusé par une image et qu’il a été embrasé à partir d’un faux médiatique. Or, cela n’arrivera que lorsque France 2 aura reconnu son erreur et aura présenté ses excuses aux téléspectateurs du monde entier en ouverture d’un “20 heures”. Cette image a tué. Elle nourrit l’obsession de la culpabilité occidentale vis-à-vis de l’islam, non seulement dans le monde musulman mais aussi chez nos concitoyens musulmans. Mohamed Al Doura est une icône de Karachi à La Courneuve. Si cette icône est, comme je pense l’avoir démontré, née d’un faux, le monde entier doit le savoir. On parle tout le temps du devoir de mémoire, mais on ne peut inscrire aucune mémoire sur le mensonge. Nous avons un devoir de vérité. Pour aujourd’hui, pour demain, et pour les générations futures.

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  • 28 May 2009 à 12h38

    Giora dit

    Une seule chose est certaine ; c’est le combat de David contre Goliath .
    Les juifs francais , les juifs en general et les Israeliens en particulier devraient tous baiser les pieds de Monsieur Philippe Karsenty .
    Il existe effectivement “un devoir de vérité. Pour aujourd’hui, pour demain, et pour les générations futures.”

  • 28 May 2009 à 0h30

    Hedi dit

    Le problème avec les gens qques peu ethnocentristes comme elisabeth Levy, toujours prompts à critiquer ceux qui critiquent Israël (je précise au cas où pr les aliénés, dans le conflit israelo-palestinien, c’est l’occupant, tandis que la Palestine est l’occupé, c’est bon de le rappeler), comme à critiquer les faits relatifs aux enfants issus de l’immigration maghrébine notamment, ou ceux ayant traits aux musulmans de France, c’est qu’outre ne plus être crédible de par le caractère obsessionnel du traitement des thèmes sus-mentionés, le fait qu’elle se drape dans les habits d’un Republicanisme intégral, alors qu’elle n’a aucune conscience de ses préjugés communataires, communautaristes, et de ceux sur les enfants d’immgrés et musulmans, donne envie de vomir. Du coup on n’arrive même pas à la fin de ses articles, on passe direct “causer” avant de se dire qu’on ne reviendra plus la lire.

  • 27 May 2009 à 19h59

    Olyvier dit

    à Bibi : je ne pourrai répondre à votre commentaire en cours de modération, mais s’il est encore en ligne à mon retour du Proche-Orient, je le lirai – vraiment, c’est à dire au risque de ma propre position… souhaitant avoir été moi-même lu dans la même disposition d’esprit.
    Bonne soirée, et à bientôt.

  • 27 May 2009 à 16h50

    Bibi dit

    Tiens, commentaire en modération depuis 11:18.

  • 27 May 2009 à 11h18

    Bibi dit

    @ Olyvier

    Votre premier paragraphe est trop ridicule pour m’y attarder .

    “Vous me dites que ma position est trop elliptique. Je ne crois pas. Il me semble que c’est relativement simple, mais que votre lecture est trop “inquiète” pour que vous saisissiez le propos.”

    Tiens, quand c’est vous qui êtes soupçonneux c’est permis? Légitime?
    Pourquoi ma lecture serait-elle “trop “inquiète”"? (Non, ma lecture n’est pas inquiète, vous ne m’inquiétez pas). Et pourquoi, quand même bien telle en serait ma lecture, bloquerait-elle ma compréhension? (Il se peut même qu’une lecture qui ne conforte pas le lecteur aiguise davantage sa compréhension).
    N’est-il point envisageable que vous vous soyez exprimé de manière peu claire? Est-ce trop simple et commun pour être plausible?

    “En clair, le fait que ce jeune n’est pas été tué dans les conditions décrites ne gomme pas le fait que les palestiniens sont l’objet de tirs.”
    (n’est-ce pas plutôt “n’ait pas été”?)

    Bien-sûr. Il ne gomme pas un tas d’autres choses également.
    L’argument “faux mais correct” (fake but accurate) a ses limites. Les “palestiniens” ne sont pas que l’objet de tirs. Ils ne sont pas que des pérpétreurs d’attentats non plus. La liste de ce qu’ils sont et ne sont pas est longue. Pourquoi isoler un seul aspect du reste?

    “En ce qui concerne mon incise concernant votre rapport à la souffrance palestinienne :
    - d’abord, encore une fois, relisez, ce n’etait qu’une incise, pas le fond du propos ;
    - ensuite, j’ai eu parfaitement tort de la faire, car elle vous mettait en cause et donc affecterait inévitablement votre lecture de ce qui suivait (c’est contre-productif) ;
    - enfin, maintenant que c’est fait, autant être explicite : je considère qu’on ne peut pas être dans un camp sans que cela affecte notre empathie pour l’autre camp. Je crois que le sionisme interroge l’humanisme juif, autant que le soutien à l’URSS pouvait interroger le rapport des communistes à la liberté. Ce propos mériterait en soi un débat, parce qu’il est éminemment contestable et dangereux. Il ferait débat en soi.”

    -D’abord, il m’est parfois difficile de distinguer, dans vos textes, l’essentiel de l’accessoire.
    -Ensuite, vous avez eu tort de le faire non pas pour la raison stratégique que vous évoquez, mais parce que c’est une attribution qui repose sur votre imagination et non pas sur un fait observable (qq-ch que j’ai écrit) et peu raisonnablement déductible.
    -Enfin, vous projetez votre propre vision (ou représentation) de ce que “être concerné” ou “être engagé” signifie sur quelqu’un d’autre. La diversité des modes de pensée existe, à la fois dans la manière d’envisager une situation tout comme dans la manière de se positionner par rapport à cette situation. La vôtre en est une, parmi d’autres.
    Je regrette que votre empathie pour les arabes de feue la Palestine vous empêche de ressentir une empathie similaire pour les israéliens. Pour ma part, le fait que je n’aie pas de sympathie pour diverses revendications et actes entrepris au nom des arabes dits palestiniens ne m’empêche pas de ressentir de l’empathie envers ces gens. J’essaye de comprendre ce qu’ils font, ce qu’ils ne font pas, et pourquoi. Il m’est très difficile de me mettre à leur place parce que, dès que je m’imagine dans une situation je réagis différemment (parfois très différemment). Pour certains cas d’ailleurs, cet exercice ne relève même pas de l’imagination mais du vécu.

    “Je crois que c’est une illusion de croire qu’on puisse en tant que reporter ne relater que des faits. Expliquer, montrer, demande un point de vue. Sans point de vue, pas de vision, pas d’image, pas de propos, pas de transmission.”

    C’est, en gros, ce que je disais. Le reporter livre une image (même quand il s’agit d’une description verbale) qui n’est que sa “capture” d’une situation plus vaste, dans le temps et dans l’espace. Forcément partielle. Mais pas nécessairement partiale.

    Il faut peut-être distinguer les réclamations faites de part et d’autre par rapport à la non-neutralité des reporters, des actes commis vis à vis de ces derniers. La liberté de la presse n’a pas l’air d’avoir la même signification à Jérusalem qu’à Ramallah.

    “Cela contraint en permanence le reporter à se mettre dans un propos “indiscutable” : la photo choc, le reportage sensation. Le journaliste, pour échapper au procès permanent qui lui est fait, se doit de sidérer son auditoire. D’où les dérives…”

    Donc d’après vous, pour échapper au procès permanent que les israéliens font aux reporters, ils cherchent à les sidérer en publiant des photos/récits (vrais ou faux) montrant la cruauté israélienne? Et quid des photos/récits montrant la cruauté “palestinienne”? Y-en-a-t-il eu autant de faux que ceux prétendant montrer celle des israéliens? Autant de suppressions d’images/récits considérés gênants des 2 côtés?

    Comment expliquez-vous que la quantité considérable d’allégations avérées fausses soit issue d’un seul côté?

    “si en permanence vous les attendez au coin du bois, votre vigilance interdit cette honnêteté de fonctionner.”

    a. Je ne les attends pas au coin du bois. Je lis en réfléchissant. Je ne cherche pas la bêtise, je la détecte quand elle apparaît.
    b. Ma vigilance n’a aucun effet sur le fonctionnement d’un ou plusieurs professionnels de l’information. Si tel était le cas, il y aurait eu une diminution significative des demi- et contre-vérités, des distorsions et des mensonges publiés.
    c. L’honnêteté d’un journaliste fait partie intégrale de son statut professionnel. Sa carte de presse et son accréditation sont censés la garantir.

    En général, les gens malhonnêts ne m’inspirent pas de respect. Les journalistes à la sensibilité sélective non plus. Je respecte la liberté de chacun de se positionner là ou il/elle veut.

  • 26 May 2009 à 18h14

    L. Bronstein dit

    J’adore quand on parle de moi.
    Surtout quand parler de moi remplace et se substitue à la discussion du sujet en question.

    Oylivey, mon petit, comme toute autre arme, il faut savoir manier l’ad hominem – et ne pas l’employer avant de s’en être assuré. Le risque de se blesser est trop grand!

    Saul, l’ingénierie des agents nécessite la suppression d’un nombre de sens. Sinon ils ne sont pas efficaces.

  • 26 May 2009 à 16h45

    goulven de kervenny dit

    Tetunicois, vous me faites RIRE

    Louis XIV etait il gay ?

  • 26 May 2009 à 14h56

    Saul dit

    @ Olyvier
    “Je ne vous ai rien dit là dessus jusqu’à ce que vous me sollicitiez expressément à ce sujet. Si vous n’êtes pas convaincu, relisez.”
    ben si justement carjen’ ai fait que réagir à votre post :
    “Bonstein : je vois que vous n’êtes pas prêt à sortir du bois de l’ironie, en plus vous avez trouvé un copain…. ”
    et là c’ est vous qui me les brisez menu à réecrire le fil et comprendre ce que vous voulez comprendre, mais on ne va pas passer tout le fil là dessus.
    néanmoins je vous rejoins sur le fait que ça doit etre extrémement difficile pour un témoin (comme les reporters ) de rester totalement neutre. quand bien meme ils le feraient, ils se feraient taxer de partialité par l’ un ou l’ autre des 2 camps ( voire les 2 très souvent )

  • 26 May 2009 à 14h16

    MLF dit

    Olyvier, vous voulez dire que nous avons affaire à un petit logiciel,qu’on peut appeler ” easter egg “?.
    Un geek propagandiste new-age, aimant les jeux de rôles et la playstation.
    Exalté par “nous sommes prêts à la confrontation”.
    Sur l’ordi bien sûr.
    Il aurait mal digéré Debray….nous sommes prêt!
    Ces gens là ne meurent jamais.

  • 26 May 2009 à 10h36

    Olyvier dit

    à Bibi : je vous ai fait une longue réponse argumentée, je vois qu’elle ne parait pas, “en attente de modération”. Merci de venir la lire, s’il vous plait, quand elle apparaîtra.

  • 26 May 2009 à 10h31

    Olyvier dit

    à Causeur : j’aimerais comprendre pourquoi mes commentaires sont maintenant a priori modéré. Merci de me répondre en off.

  • 26 May 2009 à 10h22

    Olyvier dit

    Bibi,

    Dans nos échanges, nous sommes exactement au point que je décrivais : le soupçon n’affecte pas seulement l’entendement du soupçonneux, il génère chez l’autre des comportements intellectuellement déviants. Essayons d’en sortir.

    Quand je cite Karsenty, je réponds à une interrogation de votre part. Je vous explique pourquoi j’en suis venu à commenter sur la réalité palestinienne, et quelle est la nature de mon commentaire. Je ne fais que répéter ma position initiale et l’expliciter.
    Dans ce paragraphe, votre position sur la question palestinienne n’est qu’une incise, pas le fond du propos.
    Vous me dites que ma position est trop elliptique. Je ne crois pas. Il me semble que c’est relativement simple, mais que votre lecture est trop “inquiète” pour que vous saisissiez le propos.
    Je vous la répète : Karsenty dit que l’image a nourri l’obsession. Je dis : OK. En commentaire, c’est à dire en ajout, je dis : si on retire l’obsession (par rapport à une situation), on ne retire pas la réalité de ce qui a pu obséder, même si c’est moins obsédant. En clair, le fait que ce jeune n’est pas été tué dans les conditions décrites ne gomme pas le fait que les palestiniens sont l’objet de tirs.

    En ce qui concerne mon incise concernant votre rapport à la souffrance palestinienne :
    - d’abord, encore une fois, relisez, ce n’etait qu’une incise, pas le fond du propos ;
    - ensuite, j’ai eu parfaitement tort de la faire, car elle vous mettait en cause et donc affecterait inévitablement votre lecture de ce qui suivait (c’est contre-productif) ;
    - enfin, maintenant que c’est fait, autant être explicite : je considère qu’on ne peut pas être dans un camp sans que cela affecte notre empathie pour l’autre camp. Je crois que le sionisme interroge l’humanisme juif, autant que le soutien à l’URSS pouvait interroger le rapport des communistes à la liberté. Ce propos mériterait en soi un débat, parce qu’il est éminemment contestable et dangereux. Il ferait débat en soi.

    En ce qui concerne Timisoara, j’ajoute que ce précédent n’a pas rendu les journalistes plus prudents envers les manipulations de toutes sortes qui se sont produites en Europe orientale. Bien peu nombreux, par exemple, sont ceux qui ont vraiment interrogé la Révolution Orange.

    Je crois que c’est une illusion de croire qu’on puisse en tant que reporter ne relater que des faits. Expliquer, montrer, demande un point de vue. Sans point de vue, pas de vision, pas d’image, pas de propos, pas de transmission.
    Mais j’ajoute cela qui est un peu plus compliqué :
    Pour le cas du Moyen-Orient, il me semble que les journalistes sont pris en permanence dans une double accusation. Pour les uns, les médias sont favorables à Israël et à l’Occident, pour les autres c’est le contraire.
    Cela contraint en permanence le reporter à se mettre dans un propos “indiscutable” : la photo choc, le reportage sensation. Le journaliste, pour échapper au procès permanent qui lui est fait, se doit de sidérer son auditoire. D’où les dérives…

    Il me semble, et c’est ce que j’essaie de faire (et à causeur il le font encore mieux) qu’il faut prendre le risque d’un “montrer” et “démontrer” qui ne se voudrait pas objectif, mais subjectif et dans tous les cas honnêtes.
    Or, c’est là votre responsabilité citoyenne, si vous mettez en cause l’honnêteté des journalistes (pas Enderlin en particulier, et le propos déborde tout à fait le cas particulier, mais on voit bien que pour beaucoup le bidouillage en question serait emblématique d’une pratique) de manière systématique, si en permanence vous les attendez au coin du bois, votre vigilance interdit cette honnêteté de fonctionner.

    En clair, un journaliste plus sensible au malheur palestinien qu’à celui des israéliens n’est pas forcément un salaud à dénoncer,
    mais un interlocuteur à respecter.

    Pour finir, non, ni vous ni moi ne sommes les “patrons”. Nous sommes des citoyens, partageant ce privilège avec d’autres, si l’on peut dire.

  • 26 May 2009 à 9h10

    Olyvier dit

    MLF : Bronstein, il adore l’ironie, le second degré, le private. C’est très courant dans certaines générations.

  • 25 May 2009 à 22h46

    expat dit

    @ MLF : “Je ne sais pas pourquoi, je trouve que ce Bronstein, a quelque chose d’”allemand”.
    Une langue et des tics curieux.
    Sans être vexant, une langue qui rappelle la gestapo.
    Ce pseudo aussi est curieux.”

    Alors si vous ne le savez pas, ne le dites pas; comme on dit en anglais ‘think before you act’. Sinon, ça n’a aucun valeur.

  • 25 May 2009 à 22h33

    MLF dit

    Je ne sais pas pourquoi, je trouve que ce Bronstein, a quelque chose d’”allemand”.
    Une langue et des tics curieux.
    Sans être vexant, une langue qui rappelle la gestapo.
    Ce pseudo aussi est curieux.

  • 25 May 2009 à 21h43

    Olyvier dit

    Saul, très sincèrement vous commencez à me les briser.
    Je me fiche de votre plaisanterie avec Bronstein. Je ne vous ai rien dit là dessus jusqu’à ce que vous me sollicitiez expressément à ce sujet. Si vous n’êtes pas convaincu, relisez.
    Roulez jeunesse.

  • 25 May 2009 à 21h17

    expat dit

    @Saul : 401…

  • 25 May 2009 à 21h04

    expat dit

    @MLF : vous trouvez qu’il n’est pas responsable M. Enderlin ? lisez cela :
    “Charles Enderlin et France 2 sont mis en cause de tous cotés, pour la fabrication et la diffusion d’un faux reportage aux conséquences gravissimes. La mort du petit Mohamed Al Dura a été diffusée dans le monde entier, l’enfant est devenu le symbole du “martyr de la cause palestinienne”.
    De nombreux kamikazes se sont fait exploser dans des autobus, des restaurants et des cafés bondés de civils en son nom. ”
    le lien si vous voulez faire quelques recherches :
    http://acmedias.free.fr/b418.html
    Il est journaliste, il est censé représenté la vérité. Il ne l’a pas fait. Il est donc responsable.
    Je pense que les journalistes portent une responsabilité lourde : s’ils ne savent pas l’assumer, ils n’ont que changer de métier.

  • 25 May 2009 à 19h57

    Saul dit

    400…