Comment Airbus a cessé d’être français | Causeur

Comment Airbus a cessé d’être français

La progressive réorganisation de la direction change la donne

Auteur

Roland Hureaux

Roland Hureaux
est essayiste.

Publié le 29 juillet 2016 / Économie

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(Photo : SIPA.00659501_000002)

En ce mois de juillet, un nouveau directeur technique a pris ses fonctions au sein d’Airbus Group. C’est un Américain de 36 ans, Paul Eremenko, qui a fait jusqu’ici l’essentiel de sa carrière dans une annexe du Pentagone, la DARPA (Defense advanced research program agency ), chargée des techniques de pointe en matière d’armement : robotique, drones, satellites. Cette nomination appelle plusieurs questions :
- N’y a-t-il en Europe aucun ingénieur qualifié pour occuper ce poste ?
- La réciproque est-elle concevable : Boeing nommant un directeur technique ayant travaillé dans son pays dans le domaine de la défense ? Rappelons que l’armement est dans le périmètre du groupe Airbus, comme de Boeing.

On peut douter de cette réciprocité au vu d’une récente loi américaine qui prescrit  qu’en cas de prise de contrôle d’une entreprise stratégique par un groupe étranger (même venu d’un pays de l’OTAN, bien évidemment), le gouvernement  américain se réserve de nommer l’ensemble des membres du conseil d’administration et de la direction, les nouveaux actionnaires n’ayant d’autre  droit que de connaître les comptes et de percevoir des dividendes.

Voilà un pays où l’« intelligence économique » est un vrai souci, pas un sujet de colloques ! Mais le fait le plus remarquable est qu’avec cette nomination, aucun Français n’occupera désormais une des cinq fonctions majeures de la direction du  groupe Airbus. Direction générale : un Allemand (Tom Enders). Finances : un autre Allemand. Affaires juridiques : un Britannique. Marketing : un Américain. Technique : désormais un autre Américain.

Les postes de directeur de la stratégie et de président d’Airbus Industrie, encore détenus par des Français, ont perdu beaucoup de leur contenu depuis la réorganisation du groupe opérée par Tom Enders en 2014.

Cette réorganisation comprenant la fusion de la direction générale d’EADS et de celle d’Airbus industrie au sein d’Airbus Group, s’est accompagnée du transfert du siège à Toulouse, ce qui a fait illusion aux Français , toujours plus sensibles aux symboles qu’aux réalités et qui n’ont pas vu que les deux postes évoqués  passaient désormais sous le contrôle étroit du PDG.

Dans la foulée, le même Enders a créé Airbus Defense & Space (ADS), réunion d’Astrium et Cassidian dont le siège a été installé à Munich avec un management presque 100% allemand. Décision d’autant plus étonnante, elle aussi, que les poids lourds dans le domaine considéré sont la France et la Grande-Bretagne. La partie électronique de cette entité vient d’être cédée, sans que personne en France ait eu son mot à dire et alors même que Thalès était candidat, au fonds KKR. Un fonds dont on sait qu’il a recruté en 2013 l’ex-directeur de la CIA David Petraeus.

Une telle situation est d’autant plus paradoxale que l’Etat français est encore actionnaire du groupe à hauteur de 11 % et surtout qu’Airbus est historiquement une création française qui doit son essor, au sortir de la guerre et pratiquement jusqu’à la privatisation, à des investissements publics très importants, payés par le contribuable français. Rien non plus pour l’Espagne actionnaire à 4 %. Ne nous étonnons pas qu’aujourd’hui en Chine, on tienne l’Airbus, créé en France par des ingénieurs français pour un avion allemand !

Il est aujourd’hui politiquement incorrect dans les sphères dirigeantes françaises et au sein du groupe, « à l’heure de la mondialisation », d’entrer dans ce genre de  considérations jugées chauvines et reflétant un nationalisme dépassé. Pourtant,  savoir qui a le pouvoir dans le groupe Airbus intéresse au premier chef notre pays : la désindustrialisation aidant, l’aéronautique représente aujourd’hui, avec ses sous-traitants, le tiers de l’emploi industriel civil.

Par ailleurs les opérations d’internationalisation du groupe semblent s’être  traduites par une diminution continue de la part de l’emploi français (à périmètre constant, c’est-à-dire sans compter les apports initiaux allemands ou autres) dans l’emploi total du groupe. Une voix syndicale autorisée nous dit que depuis quinze ans les plans sociaux touchent principalement la France et le Royaume-Uni, très peu l’Allemagne.

On aimerait que ces considérations, jugées donc chauvines et déplacées dans la classe dirigeante française, soient jugées aussi dépassées à Washington et à Berlin. Mais, entre le nationalisme implacable de l’un et celui, plus rampant de l’autre, on en doute. Peut-être serait-il temps que la France fasse valoir ses intérêts au sein d’Airbus Group ?

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    • 2 Août 2016 à 2h28

      prudent dit

      autres précisions: la DARPA est ce que tu vois dans les James Bond dirigé par M mais là c’est en vrais. y travail essentiellement des espions et la “M”de DARPA se nomme Dr Arati Prabhakar Directrice. embaucher un agent de cette agence de la CIA c’est proprement un acte de traîtrise qui demande des questions aux responsables politiques.

    • 1 Août 2016 à 20h16

      Lafaux dit

      Dire qu’Airbus et décent en partie d’Aérospatiale Matra un peu un gâchis cette opération enfin quand il faut faire du symbole. C’est plus stratégique les aéroports de paris qu’un fabricant de missile…. .

    • 1 Août 2016 à 13h54

      thd o dit

      Sur cet article :

      https://www.contrepoints.org/2016/07/31/261845-edf-hinkley-point-c-nimporte-quoi

      puisqu’il est mentionné (avec éloges…) plus bas, on peut remarquer que c’est n’importe quoi.
      En aucun cas les 20 milliards de construction ne sont à la charge des contribuables.
      Est-ce une bonne idée de lancer ce projet ? Je n’en sais rien, mais il est consternant de lire de telles approximations.

      Pour enfoncer le clou, sur les autres articles quantitatifs pris au hasard parmi les premiers sur ce site :
      - l’article sur la dépense publique ignore les remarques que j’ai déjà données (vidéo xerfi) ; il affirme que la France serait mal classée sur l’indice IDH ce qui est faux ; il affirme que cet indice mesure la qualité des services publics alors qu’il comporte {durée de vie, durée moyenne et médiane de scolarisation, PIB par tête}
      - l’article sur EDF et la concurrence donne quelques informations inexactes, par exemple sur les prêts prétendument à 0% ; mais surtout, il ne répond pas à la question de base : puisqu’EDF a fourni, en régime de monopole, le meilleur système électrique d’Europe (prix les plus bas, énergie la moins polluante) quel est l’intérêt de passer à la concurrence, qui a emmené le système britannique dans le mur (y compris risques de blackout les hivers)…?

      Bref. Contrepoint montre, une fois de plus, que les “libéraux” sont surtout des idiots utiles qui se montent la tête sur des sujets dont ils ignorent tout.

      • 1 Août 2016 à 14h25

        durru dit

        Ben oui, c’est sûr et certain, vu que, même sans les 20 milliards, EDF en a encore au moins 72 de dettes, c’est avec les 1 à 4 milliards de bénéfices par an que tout ça va être financé. Parce que l’argent pousse, comme les mauvaises herbes, à chaque coin de rue. On croit rêver!

      • 1 Août 2016 à 21h25

        eclair dit

        thdo

        si tu preferes l’usager français.

        l’acquisition des centrales britanniques avait déjà amené une hausse sur les prix en FFrance parce que la rentabilité était pas top avec les centrales brit.

        prix les plus bas
        entre autre parce que les centrales nucléaires en France c’est l’état qui les a payé.

        Et qu’ils n’ont pas faient de reserve pour le moment de démanteler les centrales.

        • 2 Août 2016 à 4h21

          thd o dit

          Non, les centrales n’ont pas été financées par l’Etat :

          http://pratclif.com/climatechange/nucleaire/loi-nome/boiteux.htm
          “Ce criminel, c’est EDF. Son crime ? Etre trop bon marché. Des circonstances aggravantes ? Ce résultat a été obtenu (malgré tout ce qu’on raconte pour sauver les apparences) sans la moindre subvention de l’Etat[2]. Nationalisée certes, l’entreprise EDF n’en était pas moins une entreprise au sens plein du terme, avec ses comptes et ses résultats vérifiés par expert comptable. Et l’énorme programme nucléaire que ses concurrents lui envient aujourd’hui, c’est par emprunt ou autofinancement qu’elle l’a financé, sans que l’Etat français, donc le contribuable, y ait mis un sou.”

          nous dit Marcel Boiteux.

        • 2 Août 2016 à 6h50

          durru dit

          Ben oui, deux liens (explicites) dans le même message, ça passe pas…
          C’est vrai, l’Etat n’a pas financé directement la construction des centrales, elles ont été construites sur du crédit. Crédit dont le niveau est assez important, ce qui pose problème à l’entreprise, et ce n’est pas un journal ultr-libéral qui le pense: slate.fr/story/117249/face-cachee-dette-edf
          D’un autre côté, en tant qu’actionnaire principal, l’Etat “corrige” cette dette, la dernière opération en date est assez récente et porte sur la bagatelle de 3 milliards: huffingtonpost.fr/2016/04/23/edf-etat-dettes-capital-energie-nucleaire-economie_n_9763572.html . Donc, en bout de course, l’Etat finance bel et bien, de manière indirecte et rétroactive, la construction des centrales.
          EDF a été un monopole de succès, mais ne se porte pas forcément très bien en tant qu’entreprise soumise à la concurrence. Et on parle ici du groupe EDF, qui ne s’est pas gêné pour faire des investissements faramineux à l’international, voire le RU entre autres. Parce que la concurrence en France il paraît que c’est mal, mais à l’étranger c’est bien…

        • 2 Août 2016 à 7h36

          thd o dit

          Vous auriez mieux fait de reprendre le 3e lien Google, qui est plus pertinent :

          http://www.lesechos.fr/02/05/2016/LesEchos/22183-043-ECH_l-endettement-d-edf–un-faux-probleme.htm

          Il vous dit notamment que l’endettement actuel n’est pas lié au parc nucléaire, et qu’il a pour contrepartie…des actifs à l’étranger.
          Il vous dit aussi que le problème d’EdF ce sont :
          - les ENR imposées par l’UE
          - et le cadre de la concurrence fixé par l’UE.

          Conclusion : EdF marchait bien avant ce cadre de concurrence, tout le monde semble en convenir. Dès lors, pourquoi venir mettre le cirque avec la concurrence ? (sinon pour que quelques rapaces capitalistes puissent se gaver, et que les idéologues verts ou “libéraux” aient l’impression d’être utiles).

        • 2 Août 2016 à 7h48

          durru dit

          Non, l’endettement n’est pas un problème, mais il fait chuter le cours de l’action EDF. Bien sûr…

        • 2 Août 2016 à 7h51

          thd o dit

          A nouveau, vous changez de sujet de conversation. La réponse est pourtant déjà dans l’article :

          “La notation indépendante et informée de Moody’s sur la santé financière des six plus grands électriciens européens est éclairante : un préoccupant B pour Enel, E.ON, RWE et Iberdrola, un modeste A3 pour Vattenfall – et un solide A1 pour EDF.”

          (note passé à A2 courant mai).

          https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/finance/investisseurs-et-analystes/espace-obligataire/notations

        • 2 Août 2016 à 8h16

          durru dit

          Je change de sujet:
          Eclair: “les centrales nucléaires en France c’est l’état qui les a payé”
          Thd o: “Non, les centrales n’ont pas été financées par l’Etat”
          Durru: “L’Etat n’a pas financé directement la construction des centrales, elles ont été construites sur du crédit. [...] En tant qu’actionnaire principal, l’Etat “corrige” cette dette, la dernière opération en date est assez récente et porte sur la bagatelle de 3 milliards. Donc, en bout de course, l’Etat finance bel et bien, de manière indirecte et rétroactive, la construction des centrales.”
          Thd o cite l’article “L’endettement d’EDF n’est pas un problème”
          Durru: “Non, l’endettement n’est pas un problème, mais il fait chuter le cours de l’action EDF.”
          Purée, le changement de sujet! Devant tant de mauvaise foi, on ne peut que s’incliner.

        • 2 Août 2016 à 9h16

          eclair dit

          c’est vrai que si l’état fait une augmentation de capital d’edf c’est pas l’état qui achete directement.

          Sous mitterand l’état a passé des prêts su r 40 ans pour financer les centrales.

          Et cela s’est traduit par des augmentation de capital

        • 2 Août 2016 à 12h30

          thd o dit

          Les centrales nucléaires n’ont pas été financées par l’Etat, c’est marqué dans l’article des Echos comme dans celui de Boiteux.

          Celui-ci précise ici :

          http://www.iaea.org/inis/collection/NCLCollectionStore/_Public/40/062/40062634.pdf

          “Sans doute la Maison bénéficiait-elle
          pour ses emprunts d’une sorte de garantie de fait, qui allégeait quelque peu ses
          charges. Mais ce mode d’allégement était négligeable relativement aux divers procédés
          par lesquels, avant affectation des bénéfices, l’Etat se nourrissait sur la bête en faisant
          assumer par l’Etablissement des charges qui,
          bien au-delà de ses obligations de service
          public, ne relevaient pas de sa mission. Alors, des subventions pour EDF ? Oui, mais au
          sens algébrique, dans le sens d’EDF vers l’Etat …”

          Dans l’article des Echos on trouve aussi :

          “Un quatrième point est que l’actionnaire principal d’EDF, l’Etat français, contribue également à l’endettement de la société. Il demande à EDF d’élargir ses activités, notamment en investissant à l’étranger, mais s’est bien gardé jusqu’à récemment d’augmenter sa contribution au capital.
          (…)
          Il demande à EDF de subventionner certaines activités (éolien, photovoltaïque, péréquations tarifaires), mais fait traîner le remboursement du coût de ces faveurs (justifiées ou non, la question n’est pas là); à ce titre, l’Etat reconnaît formellement devoir 6 milliards à EDF.”

          Donc, vous avez tout faux sur la question du financement des centrales.

          Sur la question de la valeur boursière d’EdF, qui est un autre sujet, l’analyse des agences de notation montre qu’EdF est plus solide que ses concurrents.

        • 2 Août 2016 à 13h30

          durru dit

          Les 3 milliards sont, effectivement, une bagatelle. Et ce n’est que le dernier exemple en date. C’est incroyable, la mauvaise foi. Les transferts depuis EDF vers l’Etat sont principalement politiques (prix bas, etc).
          EDF est plus solide que ses concurrents, mais moins solide qu’avant. Vous arrivez à comprendre ça?
          Pour ce qui est de la responsabilité de l’Etat dans la situation actuelle, il n’y a pas l’ombre d’une contradiction.

        • 2 Août 2016 à 16h45

          thd o dit

          Je comprends tout à fait qu’EDF est plus fragile qu’avant, c’est justement ce que je reproche aux réformes “libérales” de l’UE, qui ont foutu la merde dans une entreprise qui marchait bien par pure idéologie.

          Je vous répète les arguments de l’article : l’Etat demande à EdF d’assurer une nouvelle activité, l’élevage en gros de panneaux solaires et d’éoliennes, qu’EdF n’aurait jamais entrepris de son plein gré car ce n’est pas intéressant en France. C’est bien la moindre des choses que cette nouvelle activité donne, enfin, lieu à recapitalisation…
          Mais cela n’a aucun rapport avec la construction du parc nucléaire, qui s’est déroulé comme l’indique Marcel Boiteux, économiste spécialiste de la régulation et des tarifs puis chef d’entreprise pendant 20 ans (à un salaire nettement inférieur à celui de beaucoup de héros du privé actuels, qui ne lui arrivent pas à la cheville mais trouvent normal d’être plus gourmands).

        • 2 Août 2016 à 17h10

          thd o dit

          Au sujet de Boiteux, voici son CV :

          http://www.asmp.fr/fiches_academiciens/boiteux_carriere.htm

          Notez le premier paragraphe : on dit que les voyages forment la jeunesse.

        • 2 Août 2016 à 17h34

          thd o dit

          Un de mes messages à 16h45 a (encore) été mangé par la machine. Je le repasse par petits bouts.

          1/3 : “Je comprends tout à fait qu’EDF est plus fragile qu’avant, c’est justement ce que je reproche aux réformes “libérales” de l’UE, qui ont foutu la merde dans une entreprise qui marchait bien par pure idéologie.”

        • 2 Août 2016 à 17h35

          thd o dit

          2/3

          “Je vous répète les arguments de l’article : l’Etat demande à EdF d’assurer une nouvelle activité, l’élevage en gros de panneaux solaires et d’éoliennes, qu’EdF n’aurait jamais entrepris de son plein gré car ce n’est pas intéressant en France. C’est bien la moindre des choses que cette nouvelle activité donne, enfin, lieu à recapitalisation…”

        • 2 Août 2016 à 17h36

          thd o dit

          3/3
          “Mais cela n’a aucun rapport avec la construction du parc nucléaire, qui s’est déroulé comme l’indique Marcel Boiteux, économiste spécialiste de la régulation et des tarifs puis chef d’entreprise pendant 20 ans (à un salaire nettement inférieur à celui de beaucoup de héros du privé actuels, qui ne lui arrivent pas à la cheville mais trouvent normal d’être plus gourmands).”

        • 2 Août 2016 à 17h38

          thd o dit

          3a/3

          “Mais cela n’a aucun rapport avec la construction du parc nucléaire, qui s’est déroulé comme l’indique Marcel Boiteux”

        • 2 Août 2016 à 17h40

          thd o dit

          3b/3 PDG d’EDf pendant 20 ans (à un salaire nettement inférieur à celui de beaucoup de héros du privé actuels, qui ne lui arrivent pas à la cheville mais trouvent normal d’être plus gourmands).

      • 2 Août 2016 à 8h10

        durru dit

        IDH: La France a été entre la 8ème et 10ème place jusqu’en 2007. Elle se retrouve maintenant (2014) à la 20ème. Très bien classée? Peut-être, mais en chute libre, ce qui est écrit dans l’article.
        La durée de vie n’est certainement pas une mesure de la qualité des services publics, la scolarisation non plus…
        Qu’est-ce qu’il faut pas lire…

        • 2 Août 2016 à 12h33

          thd o dit

          Non, la durée de vie ne dépend pas directement ou exclusivement des services publics. La durée de scolarisation non plus.

          Au Japon, le célèbre régime alimentaire conduit à une durée de vie parmi les plus élevées du monde. Au contraire, la consommation élevée d’alcool chez les Russes conduit à une durée de vie très faible notamment chez les hommes, les femmes étant plus proches des femmes occidentales sur ces points.

          En France, il y a surconsommation d’alcool. Donc sur ce seul point, qui n’a rien à voir avec les services publics, on a déjà un biais.

        • 2 Août 2016 à 13h34

          durru dit

          Le système de santé n’a pas d’impact sur l’espérance de vie? Alors, quel a été le facteur déterminant de l’explosion de l’espérance de vie sur le siècle dernier?
          Et l’école publique, obligatoire et gratuite, aucun rapport avec le niveau d’éducation?
          Il n’est pas question d’exclusivité là.
          Mais vous éludez l’essentiel. De la 10ème place en 1975 à la 20ème en 2014, normal?

        • 2 Août 2016 à 13h35

          durru dit

          L’alcool n’a rien à voir avec les services publics. OK, alors qui finance les campagnes de sensibilisation? Eh, ben… Et pour info, la consommation baisse.

        • 2 Août 2016 à 16h39

          thd o dit

          Vous ne pouvez pas mesurer la qualité du système de santé français sur le seul indicateur de la durée de vie, qui dépend d’autres facteurs. Notamment les choix de vie individuels.

          La durée moyenne d’études n’est pas non plus un facteur lié avec certitude avec la qualité du système d’éducation.

          Même s’il l’était, ce n’est qu’une petite partie des services publics (20% des effectifs en France), donc l’indicateur IDH n’est pas une bonne mesure de la qualité des services publics. Aussi l’article de contrepoint est-il de mauvaise qualité.

          Sur un autre sujet, qui est l’évolution de l’indicateur IDH, je ne sais pas. Je n’ai pas particulièrement envie d’en discuter, et cela ne me semble pas lié au sujet initial, qui est la qualité des articles de contrepoint, très déficiente sur cet échantillon aléatoire.

          Mais, si vous y tenez absolument, je vous propose une piste : la France a maintenu un niveau de natalité élevé, ce qui mécaniquement fait baisser son rapport PIB/nombre d’habitants par rapport aux pays qui ont un niveau de natalité plus bas. Je suis sûr qu’il y en a d’autres, mais, encore une fois, cela n’a rien à voir avec le sujet dont nous parlions.

          Pour vous éviter la fatigue de rechercher l’article sur Contrepoint, voici le passage incriminé :

          « La France, en dépit de l’importance des prélèvements et des dépenses publiques, n’est pas plus attractive en termes de bien‐être. C’est notamment le cas d’indicateurs quantitatifs ou qualitatifs axés sur les prestations offertes et la qualité de vie. Les Nations Unies classent par exemple la France en 22ème position sur 188 pays dans leur dernier Indice de développement humain (IDH) ».

          qui parle bien du niveau actuel d’IDH, pas de son évolution.

    • 1 Août 2016 à 12h38

      thd o dit

      ” 31 Juillet 2016 à 10h20

      durru dit

      J’ai visé trop haut et je m’en excuse. Mais cela ne change rien à mon analyse.

      La défense sans relâche de la fonction publique de tous les types et à tous les niveaux donnait une piste. L’ignorance totale de l’impact réel des charges et taxes sur le revenu net d’un salarié du privé m’a permis d’avoir la certitude.”

      Mais vous insistez ? Ce n’est pas possible, vous êtes vraiment un con fini.

      Vous recommencez à me tanner sur les charges, alors que je vous ai mis le nez dans votre stupidité à l’occasion de cette discussion, en vous montrant quel était le montant réel que vous transfériez à la SNCF et aux anciens mineurs. Si j’étais à votre place, après un tel fiasco, je me ferais discret sur le sujet.

      Mon expérience de la discussion avec vous sur ce site est la suivante : quel que soit le sujet, vous refusez de tenir compte de ce qu’on vous dit et qu’on vous démontre. Il est impossible de discuter avec vous si vous ne tenez pas compte des règles minimum de bonne foi de la discussion, qui consiste à se le tenir pour dit lorsqu’on vous montre que vous avez tort.

      C’est pour cette raison que je ne perd plus trop mon temps à vous répondre, instruit par l’expérience de votre entêtement.

      • 1 Août 2016 à 13h26

        durru dit

        Hé, le connard, t’avais commencé par m’expliquer, doctement comme à ton habitude, que cela n’a strictement aucun rapport. Et maintenant tu viens me dire que le rapport est négligeable? Mais on s’en fout, et royalement. Le vrai truc, c’est que tu ne piges rien au monde de l’entreprise, mais tu en parles, en long, en large et en travers (et surtout de travers, d’ailleurs).
        Tu ne te rends même pas compte de ton ignorance, que tu viens exposer aux yeux de tous. “Bonne foi”, ma parole! Tu ne sais même pas de quoi il s’agit.
        Allez, on ferme boutique.

        • 1 Août 2016 à 14h01

          thd o dit

          Non, je vous ai expliqué que la répartition des prélèvements n’avait pas d’intérêt lorsqu’on regarde le coût des retraites. Ce qui est la stricte vérité et même le strict bon sens.

          Devant votre insistance et vos lamentations sur votre niveau de vie prétendument menacé par la hausse des prélèvements sociaux pour les retraites des fonctionnaires, je vous ai montré que cela concernait exclusivement SNCF et mineurs pour la sphère publique, et pour des hausses sur 20 ans de moins de 1€ par mois pour ces deux régimes ; et que le principal régime ainsi financé est celui des ouvriers agricoles, issus du privé.

          Donc vous avez tort, doublement ; et vous vous obstinez non seulement à refuser de le reconnaître, mais encore à remettre le sujet initial sur le tapis !! On croit rêver.

          Je maintiens donc la première ligne de ma réponse. Et, si vous voulez fermer boutique, cela vous évitera de raconter n’importe quoi.

        • 1 Août 2016 à 14h22

          durru dit

          Je vais retrouver ce soir les échanges, pour qu’on arrête cette aberration.

      • 1 Août 2016 à 20h48

        durru dit

        Voici l’échange surréaliste sur le fil de l’article “A quoi joue la gauche?”.
        18 Juillet 2016 à 14h20 durru dit
        Les caisses des régimes spéciaux sont alimentés depuis la caisse du régime général, qui devient ainsi déficitaire. Et les efforts demandés aux employés du privé pour combler ces déficits ne sont pas du tout “une question d’écriture”.
        18 Juillet 2016 à 14h34 thd o dit
        Aucun effort n’est demandé aux salariés du privé.
        Ces montants sont prélevés sur leurs employeurs, et seraient perçus sous la forme d’impôts sur les sociétés s’ils n’étaient pas perçus sous la forme des cotisations sociales versées par ces employeurs.
        Encore une fois, c’est un simple jeu d’écriture, donc un détail juste bon à des fins propagandistes.
        18 Juillet 2016 à 14h51 durru dit
        Les employés du privé cotisent eux aussi, c’est une caisse gérée de manière paritaire. Ce sont donc en partie leurs cotisations qui sont utilisées pour combler les trous.
        18 Juillet 2016 à 15h00 thd o dit
        Imaginons qu’on fasse les changements d’écriture suivants :
        - les cotisations retraites du privé sont baissées du montant actuellement reversé aux caisses hors privé
        - l’impôt sur le revenu des boites du privé est augmenté de ce même montant
        - ce montant est reversé, en salaire brut, aux salariés du public, et leur est retiré sous la forme de cotisations retraites.
        Au bout du compte, rien n’a changé pour personne, mais les détails d’écriture qui vous chagrine n’existent plus.
        Donc, encore une fois, vous vous attachez à des détails d’écriture, qui ne correspondent à aucun problème réel, et ne sont utilisés qu’à des fins polémiques. Dans lesquelles vous marchez à fond…
        Jusque là, on voit bien que le vaillant fonctionnaire n’a strictement rien compris. Mais il s’acharne.
        [suite]

        • 1 Août 2016 à 20h58

          durru dit

          18 Juillet 2016 à 15h20 durru dit
          La caisse du régime général est alimentée AUSSI par les cotisations des employés, pas seulement par l’impôt sur les sociétés.
          Par ailleurs, l’employé du privé peut négocier son salaire avec son employeur, mais il n’a pas le contrôle sur l’augmentation des cotisations imposées entre autres par… les syndicats représentant majoritairement… le public et les régimes spéciaux.
          18 Juillet 2016 à 15h23 thd o dit
          Mais c’est vous, durru, qui ne comprenez rien.
          Les salariés doivent payer leurs cotisations retraites, donc en pratique ce n’est pas leur salaire. C’est une charge, qui pourrait aussi bien être passée dans l’impôt sur les sociétés.
          Si vous faites ce jeu d’écriture, comme je vous l’indique avant, le salaire net des salariés du privé ne bouge pas ; ni les prélèvements globaux (cotisation retraite + impôts sur les sociétés…) etc donc rien ne change.
          18 Juillet 2016 à 15h31 durru dit
          Un employé négocie avec son employeur le salaire BRUT, les charges incluses, dont les cotisations retraite. Il paie de sa poche, à chaque fois que la négociation décide d’augmenter le niveau de ces cotisations.
          Qu’est-ce que les écritures comptables ont à faire avec ça?
          18 Juillet 2016 à 15h37 thd o dit
          Vous disposez de votre salaire net, et de rien d’autre. Que vous soyez ponctionné par le Sud ou par le Nord (par les cotisations sociales ou indirectement par l’impôt sur les sociétés) ne change rien à l’affaire.
          Donc, ce qui compte est le salaire net, montant des ressources dont vous disposez, et rien d’autre.
          18 Juillet 2016 à 15h55 durru dit
          Lors de l’entretien d’embauche, ce que l’employé négocie avec son employeur est son salaire BRUT. Le salaire NET dont vous parlez est calculé de manière approximative sur un coin de table, pour la forme. Ce qui est écrit dans le contrat, c’est le brut.
          .
          Une surprise nous attend…
          [suite]

        • 1 Août 2016 à 21h10

          durru dit

          18 Juillet 2016 à 16h04 thd o dit
          Imaginons qu’un héros du privé comme vous l’êtes soit lésé sur son salaire net, qui est (vous en conviendrez) le seul qui compte pour son niveau de vie.
          Il lui suffit, comme il est un héros du privé et pas un planqué de fonctionnaire, de donner sa démission et de recommencer à négocier avec son employeur, sur les nouveaux taux de cotisations sociales. [Voilà une proposition concrète qui fait chaud au coeur]
          18 Juillet 2016 à 16h42 thd o dit
          Je ne dit pas que l’Etat doit prélever de l’argent, je dis que s’il le prélevait sous forme fiscale (plutôt que sous forme de cotisation) cela ne changerait rien au salaire net de durru, rien au salaire net des fonctionnaires, et que l’argument de durru n’aurait donc aucun sens.
          18 Juillet 2016 à 17h33 durru dit
          Essayez au moins de suivre l’échange. Il était question de cotisations insuffisantes pour les fonctionnaires et les régimes spéciaux qui nécessitent régulièrement des ajustements sur les cotisations demandées aux salariés du privé pour le régime général, afin de compenser les pertes.
          Donc, d’une manière directe, ce déficit volontaire des autres caisses (car les cotisations sont volontairement maintenues à un niveau insuffisant) génère une baisse des revenus nets des salariés du privé à salaire brut constant.
          Il n’y a pas d’écriture comptable, d’impôt sur les sociétés ou autres paramètres. Ce n’est pas du tout compliqué. [Oui, mais en fait non...]
          18 Juillet 2016 à 18h41 thd o dit
          Vous mélangez la compensation entre les différents régimes (qui finance aussi, et principalement, les salariés agricoles) et les affaires de tuyauterie.
          Par exemple, le régime des fonctionnaires d’Etat n’est pas financé par les mécanismes de compensation (il y a un régime spécifique des ouvriers d’Etat qui l’est, mais hors FPE). Seule la SNCF l’est, et pour des montants très faibles comparé à la taille du régime général ou aux compensations accordées aux salariés agricoles.

        • 1 Août 2016 à 21h20

          durru dit

          [ça commence à venir, mais on se laisse pas abattre, on change le fusil d'épaule]
          18 Juillet 2016 à 18h52 durru dit
          “vous vous laissez manipuler dans des controverses qui n’ont pas de sens”
          Mes cotisations retraite ne cessent d’augmenter, tout en sachant pertinemment que la retraite à laquelle j’aurai droit va être bien moindre que ce qui se pratique aujourd’hui, et ce principalement pour alimenter d’autres caisses (SNCF, EDF, j’en passe et des meilleures), sachant que la caisse du régime général, à elle seule, est à l’équilibre et les augmentations de cotisations ne seraient pas vraiment nécessaires, et vous parlez de “controverses qui n’ont pas de sens”?
          Ben oui, comme je le disais, mon niveau de vie ne vous intéresse pas, vous. Ce qui est tout à fait normal.
          18 Juillet 2016 à 19h22 thd o dit
          Et voici, sur le site de l’INSEE, un archivage des cotisations sociales [...]
          Par exemple, sur la partie cotisations retraites (sur la partie du salaire inférieure à 1 plafond) on constate une évolution, absolument considérable, d’un taux de 6,55 en 1993 à 6,90 aujourd’hui.
          Soit, sur la base du salaire brut moyen, une différence mensuelle de 11€ et 25 centimes.
          Dont le document précédent montre que moins d’une fraction de 1%, soit une fraction de 10 centimes d’euro par mois, vont à des régimes spéciaux “actuels” (SNCF essentiellement) ; et dont moins d’une fraction de 10%, soit une fraction de 1 euro par mois, vont à des régimes spéciaux “historiques”.
          .
          Conclusion: de “détails d’écriture, qui ne correspondent à aucun problème réel”, nous avons avancé vers une honnête proposition de démission suivie de négociation (on sait tous que les fonctionnaires ne font que ça, toute leur vie, au moins une fois par an), pour enfin arriver à une fraction non significative du salaire net qui serait en cause. Ah, oui, la compréhension de l’entreprise et du privé c’est pas pour demain pour notre pauvre Thd o.
          Que cela lui semble normal, n’en parlons pas.

      • 2 Août 2016 à 4h17

        thd o dit

        Reprenons :
        1) Initialement, la conversation portait sur les composantes de la dépense publique, et avait pour but de remarquer que les dépenses publiques sont plus importantes sur les retraites qu’ailleurs, par rapport aux autres pays ; et que, comme le taux de remplacement est à peu près identique entre privé et public c’est bien l’ensemble des retraites qui sont concernées.
        2) Vous avez cru utile de répondre à cela, sans qu’on sache pourquoi, sur le mode de financement des retraites. Cela n’a pourtant rien à voir avec le point 1, qui portait uniquement sur leur montant et sur la comparaison internationale.
        3) Je vous ai donc répondu en ce sens, en vous disant que si ce financement se faisait par l’impôt cela ne changerait rien. Devant votre incompréhension et/ou votre souci de lancer des polémiques accessoires (comme vous l’avez déjà fait entre 1) et 2)), je précise ce point : imaginons que, il y a 50 ans, la décision ait été prise de ne pas faire de transferts entre régimes mais d’avoir uniquement recours à l’impôt. Dans ce cas, vous voyez bien que vos considérations n’ont aucune pertinence puisque ce ne serait pas la différence brut/net qui serait impactée, mais l’impôt. Donc vous ne pouvez pas prétendre que cette répartition a un impact sur vous autre que celle du montant total des prélèvements, dans ce cas de figure.
        4) comme vous insistiez et vous lamentiez sur des hausses de cotisations qui viendraient impacter la différence net/brut, je vous ai enfin fait remarquer que les montants sur 20 ans de ces hausses affectées à des régimes publics étaient très faibles.

        Si vous faites le bilan de vos interventions, vous constaterez que vous êtes régulièrement à côté de la plaque (passage du point 1 au point 2, incompréhension malgré plusieurs explications du point 3, et lamentations sur une prétendue baisse de votre niveau de vie démontrées comme inexactes au point 4).
        Conclusion : ligne 1 de mon message de 12h38 le 1er août.

        • 2 Août 2016 à 6h48

          durru dit

          1. C’est un échange sur lequel celui-ci s’est greffé.
          2. J’ai commenté sur la manière de financer les retraites du service public en France. Evidemment en lien avec “les composantes de la dépense publique”.
          L’échange qui est reproduit plus haut porte, de manière très claire et précise, sur l’impact des charges (demandées par le déséquilibre chronique des caisses de retraite des régimes spéciaux) sur les revenus nets d’un salarié du privé.
          L’échange n’est pas tronqué, le point de départ est bien précisé. La “leçon de comptabilité” qui a été produite ne porte que sur ce sujet bien précis. On mélange allègrement impôt, charges et autres contributions, mais tout est bon si ça sert “la cause”.
          Les revenus nets des salariés du privé sont ponctionnés par une taxe qui ne dit pas son nom (parce que, dans l’absolu, il s’agit d’une contribution au régime général qui concerne directement le salarié) pour aider à financer (peu importe le montant) des retraites du public. C’est à l’Etat que revient cette charge, mais ce vol est tout ce qu’il y a de plus normal pour un fonctionnaire qui considère toute personne travaillant dans le privé comme un moins que rien.
          Quels “détails d’écriture”? Quels “impôts”? Il s’agit simplement de l’incurie de l’Etat, qui se permet tout et n’importe quoi, surtout avec l’argent des autres.
          .
          Conclusion: deuxième paragraphe de mon message du 1 Août 2016 à 13h26.

        • 2 Août 2016 à 7h20

          thd o dit

          Non, l’échange porte comme le sujet de discussion initial sur le niveau de la dépense publique.

          Et même dans le nouveau sujet que vous prétendez introduire vous vous trompez : il n’y a pas de financement par ce biais des retraites des fonctionnaires (sauf la caisse des ouvriers d’Etat, toute petite et bien à part du reste de la FP) mais financement des caisses qui sont en déséquilibre démographique : avant tout les ouvriers agricoles, pour plus de 90% de ces financements ; et marginalement deux caisses du publics également en déséquilibre démographique, celle de la SNCF (car on n’est plus au temps de la locomotive à vapeur et du plus grand nombre de salariés impliqués) pour 1% de ces financements, celle des mineurs pour quelques pourcents.
          Donc il n’y a nullement de vol de qui que ce soit, mais une mesure de solidarité avec des régimes en déficit pour des raisons démographiques.
          Ces données sont dans le document du COR que j’avais fourni sur l’autre lien.

          En résumé :
          - vous avez dévié du sujet initial, vers un sujet qui n’avait pas de pertinence à cet égard ;
          - et même sur ce nouveau sujet, vous vous trompez ;
          - et après d’innombrables explications de ma part, et encore ce matin, vous continuez à ne rien comprendre.

          Donc c’est le diagnostic que j’ai déjà prononcé : bêtise et/ou mauvaise foi. Et discussion à peu près impossible (et en tout cas très désagréable).

        • 2 Août 2016 à 7h36

          durru dit

          Je ne dévie pas. L’Etat fait payer aux salariés du privé des dépenses dont il a la charge. Le déséquilibre des caisses SNCF et autres caisses publiques (je n’ai jamais évoqué les travailleurs agricoles) n’est pas démographique, il est structurel, de par la décision politique de l’Etat de ne pas mettre des charges suffisantes sur les salaires correspondants, ni d’adapter les conditions de départ à la retraite. Parce qu’il est question des locomotives à vapeur, les conditions de travail on bien changé, mais pas les conditions de retraite. Et c’est aux salariés du privé de supporter ce genre de largesses. Que ce soit 1 centime par mois ou 10 euros ou 1000, cela n’a strictement aucune importance, le principe en soi est inacceptable.
          Mais le fait qu’il n’y a même pas un début de commencement de compréhension du problème ne m’étonne pas du tout. C’est tout à fait le prototype du fonctionnaire/responsable politique sûr de son fait et de son droit à gérer les affaires des autres sans demander leurs avis.
          Echange désagréable certes, mais qui reflète très bien l’état d’esprit de certains et les raisons profondes d’un ras-le-bol de plus en plus affirmé dans l’opinion.

        • 2 Août 2016 à 7h48

          thd o dit

          Oui, par définition les dépenses de l’Etat sont prises sur le privé, personne ne dit le contraire.

          Ce que je vous dis, c’est que le mode de prélèvement est indifférent, et que seul compte le niveau global de prélèvement (sur une personne ou sur l’économie, selon le sujet dont on parle). Donc j’ignore pourquoi vous vous obstinez à vous préoccuper du seul transfert entre caisses de retraites, comme je vous l’ai déjà dit. Et, sur ce point, vous changez de conversation.

          Dans cette nouvelle conversation que vous introduisez, vous commettez de plus des erreurs.
          1) Si la SNCF est financée, c’est à cause de déséquilibres démographiques ; vous pouvez vérifier, le nombre de salariés a baissé. Et il en va à l’évidence de même pour les mineurs…
          2) il en va de même pour les salariés agricoles. J’ignore donc pourquoi vous vous excitez sur les fonctionnaires et pas sur eux, alors que c’est le même principe.
          3) La hausse de financement dont vous vous plaignez revient, pour un salaire moyen, à une fraction d’euro par mois sur 20 ans, pour les deux caisses publiques qui vous navrent ; ce qui montre l’extrême futilité de votre nouveau sujet de discussion, qui n’est en fait là que parce que vous ne voulez pas reconnaître que vous vous êtes embringué dans des considérations sans intérêt.

          Bref, je ne vous répondrai plus sur ce point, hors relance intempestives du sujet. Mais je tiens à vous faire connaître mon mépris pour votre attitude générale lors de cette discussion.

      • 3 Août 2016 à 16h28

        durru dit

        Mais visiblement vous n’arrêtez jamais:
        “Si la SNCF est financée, c’est à cause de déséquilibres démographiques ; vous pouvez vérifier, le nombre de salariés a baissé.”
        1. Si on garde les mêmes niveaux de prélèvement maintenant, avec trois retraités pour un salarié, qu’à l’époque où il y avait trois salariés pour un retraité, c’est sûr qu’il y aura un déséquilibre. Pour le privé aussi ce rapport a changé, mais le niveau de prélèvement également. C’est une évolution démographique connue et prévisible qui a été totalement ignorée, car il y avait des vaches au champ…
        2. Si on offre maintenant les mêmes conditions de retraite qu’il y a cent ans (à l’époque des “locomotives à vapeur”), c’est normal aussi de retrouver des déficits, qui n’ont strictement rien à voir avec la démographie cette fois, mais tout avec la gestion politique de l’affaire.
        Si on suivait votre raisonnement, TOUTES les caisses devraient être financées pour cause de déséquilibre démographique. Mais ce n’est pas le cas. Vous avez dit bizarre?
        Non, pour ce qui est du financement des caisses de retraite directement de la poche des salariés du privé, vous n’avez toujours strictement rien compris et ce n’est pas près d’arriver…

    • 1 Août 2016 à 12h32

      munstead dit

      Curieux titre. Airbus n’a jamais été “français” mais européen. Airbus vient d’installer son siège mondial (1500 personnes) à Toulouse. La nomination de cet Américain est un autre problème.

    • 1 Août 2016 à 10h13

      tudfal dit

      Les commentaires sont légèrement sortis du sujet airbus… Vu que ca tient à coeur à certains, une précision de plus: le Comex au niveau d´Airbus Group se compose de 13 personnes, dont 4 Francais et 4 Allemands (http://www.airbusgroup.com/int/en/group-vision/corporate-governance/executive-commitee.html).  Donc il est absolument faux de dire que les Allemands ont une quelconque majorité, relative ou absolue.
      Encore une fois, il est stupide de vouloir declencher une énieme polémique sur l´équilibre franco-allemand au sein d´Airbus. Celui-ci est objectivement respecté et serait plutôt à l´avantage des Francais. Si on veut poser des questions pertinentes, on s´interroge sur la stratégie de Tom Enders vis-à-vis des Américains et de la défense, sur sa volonté de se défaire du politique, sur son obsession de la rentabilité à 10% de chaque projet et sur ce qu´il fait/a fait/auraot dû faire des faramineuses réserves de cash du groupe. Là on aurait pu faire un bel article, bien plus intéressant qu´une avalanche de poncifs faux ou à côté de la plaque pour la plupart.

      • 1 Août 2016 à 10h27

        durru dit

        Faudrait vraiment proposer un article à la rédaction, cher Monsieur, nous aurions des choses à apprendre.
        Quant aux commentaires, dans l’absence d’une bonne connaissance d’Airbus, elles ont ciblé les poncifs, justement. Vous connaissez la devise: “surtout si vous n’êtes pas d’accord”.

    • 30 Juillet 2016 à 20h38

      ZOBOFISC dit

      A thd o

       Cher Monsieur Très Haut Débit,

      Vous m’écrivez :
      « S’agissant de votre réponse sur l’EN, j’ai déjà eu l’occasion d’y répondre. Vous n’avez qu’à vous y reporter, et à argumenter à partir de là en cas de désaccord. Pourquoi faites-vous perdre du temps à tout le monde en ignorant les réponses qui vous ont déjà été faites ? »

      J’ai recherché : je n’ai pas trouvé de réponse. Je suis un âne !

      Sans vouloir vous faire perdre votre précieux temps de Haut Fonctionnaire, pourriez-vous avoir l’amabilité de me donner, de nouveau, cette réponse s’agissant de la question posée qui était :

      Si la dépense par élève du Zimbabwe est le quart de celle de la France, cela prouve-t-il que l’éducation nationale du dictateur Mugabé est quatre fois mieux gérée que la nôtre ?

       Pour en revenir aux prisons, vous affirmez qu’une prison privée coûte plus cher qu’une prison publique. Serait-il possible que vous développiez vos arguments avec, par exemple, quelques chiffres de l’OCDE ?

      Dans l’attente impatiente de vous lire…….. 

      • 30 Juillet 2016 à 21h19

        thd o dit

        Sur les prisons très facilement : vous avez le coût du bâtiment, déjà sous-traité, qui ne change pas ; le coût de la main-d’oeuvre, à peu près semblable ; et le petit pourcentage pour le profit de l’opérateur privé, qui vient en plus. Je vous l’avais déjà dit lors du fil où ces questions ont été abordées.

        Sur l’école, je vous avais répondu ceci :

        28 Juillet 2016 à 14h59

        thd o dit

        Les chiffres de l’OCDE permettent de voir qu’en Allemagne, en Angleterre, aux Pays-Bas…on dépense plus par élève qu’en France.

        Donc, ils démontrent qu’il est faux de dire que l’éducation nationale a trop de moyens.

        Comme c’est le principal argument de gens dans votre style, il leur faut convenir qu’ils ont tort, s’ils sont de bonne foi.

        Je peux élaborer si vous le souhaitez : la dépense par élève en France est plus faible qu’en Allemagne. De plus, les scores à PISA de l’Allemagne sont voisins de ceux de la France. Donc, si on se base sur ce critère (qui mesure, de manière très imparfaite, la formation à 15 ans), l’école française est plutôt plus efficace que l’école allemande.

        En conclusion, il y a un problème de l’école en France qui est celui des réformes “pédagogistes” qui ont fait baisser le niveau. Il y a aussi des problèmes d’orientation, une valorisation de l’enseignement professionnel insuffisante, etc. Mais ce qui n’existe pas, c’est un problème de structure : il est faux de dire que l’école française coûterait trop cher ou qu’il faut tout y chambouler. Au contraire, ce sont les réformes mal conçues de ces 40 dernières années qui devraient être révisées. C’est à dire un problème de software plutôt que de hardware, pour prendre une image.

        • 30 Juillet 2016 à 23h27

          ZOBOFISC dit

          A thd o
          Merci pour vos réponses.
          En ce qui concerne le coût des prisons privées, je ne vous suis pas du tout. Je sais, par expérience, qu’un bâtiment payé par l’administration coûte BEAUCOUP plus cher que lorsque le maître d’ouvrage est un privé.
          Mes diverses expériences professionnelles m’ont aussi montré que le « rendement » des fonctionnaires était TRES inférieur à celui des salariés du privé.
          Tous ces surcoûts sont TRES supérieurs au « retour sur investissement » attendu par un investisseur privé.
          Un seul exemple : La régie RENAULT a été un gouffre financier pour le contribuable français durant des décennies. Le groupe RENAULT fait des bénéfices.

          Ceci dit, je ne considère pas que les prisons privées soient obligatoirement la panacée mais elles auraient l’avantage d’être construites plus vite et donc de concourir plus vite à lutter contre cette délinquance qu’on retrouve comme dénominateur commun à tous les terroristes islamistes français.

           Comme je vous l’ai expliqué, mon pseudo n’est pas un refus de payer l’impôt mais une réaction contre le gaspillage ; et puis j’aime bien provoquer. J
          e sais qu’il faut des impôts, au moins pour assurer les fonctions régaliennes de l’Etat comme la sécurité et la justice. Il en faut aussi pour venir en aide aux plus démunis et réduire les inégalités. Mais la gabegie actuelle des « démocraties » européennes et singulièrement la nôtre me révulse.

           Je me classe dans les anarchistes de droite, c’est-à-dire que je ne crois pas à la démocratie mais que je reste attaché à certaines valeurs que les anarchistes de gauche ont jetées aux orties comme le respect de la propriété, de la vie humaine, de la parole donnée, l’honnêteté, etc…

          Enfin, pour ce qui concerne l’école, je n’avais pas vu votre référence à PISA, c’est pour cela que je trouvais la comparaison incomplète. Ceci dit, peut-être que PISA juge les résultats de l’enseignement Zimbabwéen excellents ce qui rendrait leur gestion très supérieure (J’en doute !)

        • 30 Juillet 2016 à 23h28

          ZOBOFISC dit

          Tout à fait d’accord avec vous quant à votre analyse sur la dégradation de l’enseignement en France qui est le VRAI problème. Elle est le résultat du même laxisme à l’égard des enfants de l’immigration que celui de la justice.

        • 30 Juillet 2016 à 23h33

          eclair dit

          zobofisc

          sous sarkozy, il y a eut des prisons construite en partenariat avec le privé
          4 fois le cout d’une prison normale.

          l’état ne sait pas faire de contrat avec le privé

        • 30 Juillet 2016 à 23h39

          durru dit

          @Eclair
          “l’état ne sait pas faire de contrat avec le privé”
          Oh que si. “L’Etat, c’est moi”, on va vite se rappeler cette fameuse phrase. On oublie que ce n’est pas “l’Etat” qui fait les contrats, mais des politiques et des (hauts) fonctionnaires, des hommes en chair et en os, quoi. Qui ont des besoins d’hommes, de la famille, des amis, des intérêts, etc, etc. “On” est un peu trop naïfs à mon avis. Les contrôles sont quasi-inexistants, et les risques minimes.

        • 31 Juillet 2016 à 0h15

          ZOBOFISC dit

          A ECLAIR
          4 fois le prix !
          Où avez-vous trouvé ça ?
          Il faut vite les dénoncer !
          Sérieusement, pouvez-vous me donner la référence d’un document un tant soit peu sérieux montrant que l’Etat,  l’Etat français, cet Etat que le monde entier nous envie a payé des prisons quatre fois le prix !
          Je suis impatient ! 

        • 31 Juillet 2016 à 0h40

          eclair dit

          un tiers des prisons sont déjà privées.

          http://multinationales.org/La-privatisation-rampante-des-prisons-francaises
          « Avec le recours aux PPP, l’État s’est considérablement endetté, alertait l’OIP, l’année dernière. Les intérêts et les charges à verser chaque année pour la maintenance des bâtiments alourdissent toujours plus le montant à rembourser. » Le « loyer » versé par l’État aux gestionnaires privés avoisinerait 5,9 milliards d’euros par an

        • 31 Juillet 2016 à 4h01

          ZOBOFISC dit

           A l’attention d’ECLAIR
          Le budget de l’administration pénitentiaire française est de 2,69 milliards. Comment l’état pourrait-il payer 5,9 milliards de “loyer” au privé ?

           Si les prisons privées représentent un tiers des prisons donc environ 23 000 détenus sur les 68 000 actuels, cela correspond à un budget de 256 000 € par détenu ! Cherchez l’erreur !…

          L’erreur est que le site sur lequel vous prenez vos informations est un tissus de conneries pour les gogos anticapitalistes oligocéphales primaires qui raconte n’importe du genre : « « Aux États-Unis, c’est complètement privatisé, analyse Marie Crétenot, juriste à l’Observatoire international des prisons (OIP). » Or même aux USA où il existe des prisons entièrement privées (y compris la surveillance) cela ne représente qu’environ 10 % des emprisonnements.

           Les chiffres sont têtus.

        • 31 Juillet 2016 à 4h28

          eclair dit

          zobofisc
          l’administration pénitentiaire c’est le personnel et la gestion des prisons publiques.

          Les contrats avec le privé ne passe pas par l’administration pénitentiaire.

          La construction d’une prison c’est un budget en dehors.

        • 31 Juillet 2016 à 15h11

          ZOBOFISC dit

          A Eclair

          Fort bien, je ne vous contredirai pas, il y a longtemps que je ne cherche plus à comprendre les arcanes des comptes publics car ils sont faits pour brouiller les pistes.

          Donc quand l’administration pénitentiaire dépense 2,69 milliards pour 68 000 prisonniers soit près de 40 000 € par prisonnier, cela ne comporte que le gite, le couvert et le gardiennage. Fichtre !

          Je comprends qu’à plus de 100 € par jour, les candidats à la création de prisons privées se bousculent. C’est plus rentable qu’un club de vacances et il n’y pas besoin de faire de la pub, la clientèle est « captive ».

          Ceci dit, votre réponse est un peu courte.

          Quid des 256 000 € par détenu ?

          Quid du gros mensonge sur les prisons américaines ? 

      • 30 Juillet 2016 à 21h20

        thd o dit

        Et je ne suis pas haut fonctionnaire.

        • 30 Juillet 2016 à 23h20

          ZOBOFISC dit

           
           En ce qui concerne le Haut Fonctionnaire, DURRU semblait tellement sûr de lui !…….. Mais moi aussi, il m’arrive souvent de conclure trop vite.   

        • 31 Juillet 2016 à 10h20

          durru dit

          J’ai visé trop haut et je m’en excuse. Mais cela ne change rien à mon analyse.
          La défense sans relâche de la fonction publique de tous les types et à tous les niveaux donnait une piste. L’ignorance totale de l’impact réel des charges et taxes sur le revenu net d’un salarié du privé m’a permis d’avoir la certitude.

    • 30 Juillet 2016 à 9h16

      durru dit

      Thd o,
      Moi aussi je vous ai compris. Vous faites partie de la caste des seigneurs et vous ne supportez pas que votre point de vue soit mis en cause. Vous avez raison dès que l’idée a commencé à traverser votre esprit. Et tout écart de la ligne que vous avez tracé ne peut correspondre qu’aux situations suivantes: déficience intellectuelle qui empêche à comprendre vos idées, malhonnêteté poussée par des bas intérêts matériels ou carrément trahison (intelligence avec l’ennemi, pour être plus clair).
      Ce que je remarque, c’est que cette logique est exactement celle déployée par tous nos hauts dirigeants, et ce depuis des lustres, que ce soit au niveau local, national ou européen. Nous voyons tous où cela nous mène, il s’agit donc certainement de la bonne méthode.
      Une autre observation est votre approche de la chose démocratique, elle aussi très similaire à celle de nos dirigeants (quoique, contrairement à vous, leurs discours sont plus lisses). Vu que vous avez raison et les autres ont tort, leur opinion compte pour du beurre. Mieux, de manière générale, ce n’est pas la population (les électeurs) dont l’avis compte, mais l’opinion “éclairée” des hauts fonctionnaires qui ne représentent personne sauf eux-mêmes (pardon, pour vous, ils représentent “l’Etat” – qu’es-aco?), et ce en toutes circonstances (votre défense d’Agnès Saal sur la base de ses compétences inégalables – en quoi?? – en est un bon exemple).

      • 30 Juillet 2016 à 9h27

        durru dit

        Que dire de votre opinion du monde économique? Je suis certain que, si vous pouviez réactiver l’esclavage pour toutes ces canailles du privé, vous n’hésiteriez pas une seconde. Car ce ne sont que des profiteurs, des chouineurs et des escrocs. Et, à n’en pas douter, le succès des grandes boîtes françaises n’est certainement pas le fait d’ingénieurs innovants, de techniciens instruits et volontaires, de commerciaux efficaces ou (last but not least) de patrons visionnaires rompus à l’économie capitaliste. Non, absolument pas. Leur succès n’est que le fait de hauts fonctionnaires parachutés dans des postes de direction pour relayer les intérêts supérieurs de l’Etat. Mme Saal n’a pas la carrure pour être énumérée ici, mais Mme Lauvergeon pourrait très bien faire l’affaire.
        Vous avez la certitude que seuls les hauts fonctionnaires (et assimilés) sont des patriotes qui comprennent et servent les intérêts de la France, contrairement à tous ceux qui se décarcassent dans le privé pour leurs bas intérêts financiers. Tout en “oubliant” que vos preux chevaliers blancs gagnent des fortunes et ce, sans aucune obligation de résultat.
        Sous votre direction et celle de vos semblables, la France est arrivée à faire un bel assemblage entre une république bananière et une vieille aristocratie féodale.
        Je vous dis bravo!
        Je vous salue bien bas,
        Un connard de Roumain qui suce tous les jours le sang de la France, en bossant comme un malade dans une entreprise privée qui bénéficie à fond de vos mansuétudes, par le simple fait que vous lui permettez (encore) d’exister.

        • 30 Juillet 2016 à 9h38

          thd o dit

          Vous êtes parfaitement ridicule.

          Par ailleurs, mes commentaires sont factuels, à la différence de vos procès d’intention.

          Enfin, je ne peux que rappeler le grand nombre de discussion que nous avons eu, et l’extrême difficulté que vous mettez systématiquement à reconnaître vos erreurs factuelles. Dès lors, à quoi bon vous répondre sur vos accusations délirantes et non factuelles ?

        • 30 Juillet 2016 à 9h45

          durru dit

          Factuels? “Gnagnagna” (c)… Quelques exemples:
          “Airbus n’est pas au premier chef concerné par les questions de coûts, étant une entreprise dominant son secteur d’activité.” Effectivement, Boeing n’existe pas.
          “à présent les Allemands ont la majorité relative des postes de direction et presque la majorité absolue” [chez Airbus]. Trois sur neuf, avec trois Français, c’est exactement ça: factuel.
          Et je ne parle pas des insultes lancées en veux-tu en voilà.
          Bon vent.

        • 30 Juillet 2016 à 9h58

          thd o dit

          Je vous confirme qu’Airbus, comme toutes les entreprises ayant une avance technologique et à la différence des marchands de savonnette, n’est pas avant tout en compétition sur les coûts.

          Ils ont la majorité relative, tudfal a sans doute ajouté le néerlandais. Du moins est-ce factuel et non des procès d’intentions.

          Si j’en venais à vous qualifier d’abruti psychorigide (par exemple), ce ne serait pas une insulte mais un diagnostic. Mais je ne crois pas l’avoir fait, donc arrêtez de prétendre que je vous insulte, ce qui est doublement fallacieux.

        • 30 Juillet 2016 à 10h10

          durru dit

          Trois est certainement supérieur à trois, ils ont donc clairement la majorité relative. Et c’est pas loin du tout de la majorité absolue. Oui, oui, c’est très factuel.
          Pour Boeing, n’en parlons plus. Votre compréhension de la chose économique est tout à fait épatante.
          “traître”, “ridicule”, “âneries”, etc… Tout ça, ça élève le débat, à n’en pas douter.

        • 30 Juillet 2016 à 13h47

          thd o dit

          La notion d’élasticité-prix n’est pourtant pas très exotique, et est couramment utilisée pour expliquer, par exemple, pourquoi Mercedes a une plus grande marge de manoeuvre que d’autres constructeurs dans la fixation des prix.

          Quant à la compétition Airbus Boeing, cela peut se décliner ainsi :

          https://en.wikipedia.org/wiki/Competition_between_Airbus_and_Boeing#Modes_of_competition

          Comme vous le voyez, la notion de coût, d’ailleurs apparemment plutôt à l’avantage d’Airbus, n’est qu’un facteur parmi d’autres.

          Quelles sont exactement vos fonctions dans le monde des preux chevaliers du privé, durru ? Je vous avais fourni l’autre jour un lien sur le cadre mythomane d’Orange, et je me demande de plus en plus si vous n’êtes pas de la même étoffe.

          Il est important d’indiquer à Aristote qu’il raisonne en traître, le discours médiatique dominant ayant tendance à encourager ce point de vue. Mais qu’il raisonne en traître dans son message sur ce fil est incontestable.

      • 30 Juillet 2016 à 17h31

        ZOBOFISC dit

          Cher Monsieur DURRU,

        Pourquoi vous acharnez-vous à discuter avec ce Monsieur thd o ?

        Je ne sais s’il est, comme vous le dites, un de ces technocrates qui savent tout mieux que vous, qui ne produisent rien mais se contente de gaspiller le fruit de NOTRE travail, et qui nous qualifient élégamment de « con débile et idéologique » comme c’est mon cas, mais ce que je constate, comme vous, c’est qu’il est bouffi de certitudes et fermé à toute discussion.

        L’utilisation par trois fois de l’anglicisme « factuel » en six lignes dans une de ses réponses est une parfaite synthèse du personnage. Il correspond parfaitement à la définition que donne LAROUSSE de cet adjectif « Qui s’en tient aux faits, qui les présente sans les interpréter».

        Dernièrement, il a affirmé péremptoirement, sur la base de statistiques de l’OCDE, que le fait que la France dépense moins d’argent par étudiant ou élève que d’autres pays d’Europe ou que les USA prouvait que l’Education Nationale était mieux gérée chez nous.

        Lorsque je lui répondu que « comparaison n’est pas raison » et que si l’OCDE donnait une dépense par élève du Zimbabwe quatre fois moindre que celle de la France, cela ne voulait pas dire que l’Education Nationale du Zimbabwe était quatre fois mieux gérée que la nôtre, il m’a traité de « con débile et idéologique ».

         Comment voulez-vous avoir le début du commencement de l’ébauche d’un débat constructif avec un tel spécimen. C’est comme vouloir convaincre un djihadiste que l’Islam est une religion de paix et d’amour.  

        • 30 Juillet 2016 à 19h34

          thd o dit

          De mémoire, je vous ai fait remarquer le caractère débile de votre pseudo lorsque vous vous êtes plaint du manque de place en prison (car sans fisc, pas de prison) et du caractère idéologique de vos propositions de construction desdites prisons par le privé (puisque cela coût plus cher, et empêche de mettre en oeuvre la proposition phare de la droite de mise en place d’un service de renseignement en prison).

          Vous choisissez de prendre la mouche, mais vous feriez mieux de vous demander si, en effet, “zobofisc” n’est pas contradictoire avec plus de flics et de prisons ; et si, en effet, votre insistance à vouloir faire construire ces prisons par le privé n’est pas singulièrement mal venue.

          S’agissant de votre réponse sur l’EN, j’ai déjà eu l’occasion d’y répondre. Vous n’avez qu’à vous y reporter, et à argumenter à partir de là en cas de désaccord. Pourquoi faites-vous perdre du temps à tout le monde en ignorant les réponses qui vous ont déjà été faites ?

      • 30 Juillet 2016 à 19h41

        Saul dit

        les hauts fonctionnaires ? un tas de parasites coûteux et incompétents au possible.

        • 30 Juillet 2016 à 19h56

          durru dit

          Bonsoir Saul,
          Et c’est pas moi qui le dit, c’est un fonctionnaire :)
          Plus sérieusement, ce n’est pas la première fois que je me dis que tout dialogue est impossible (comme le fait judicieusement remarquer Zobofisc plus haut), mais là je pense avoir enfin compris pourquoi.
          Et à la lumière de ce que j’ai compris, on a pas le c.l sorti des ronces…

        • 30 Juillet 2016 à 20h13

          thd o dit

          Quelques haut fonctionnaires :

          Jean-Louis Beffa (ingénieur des mines)
          Mireille Ballestrazzi (commissaire de police)
          Claude Erignac (corps préfectoral)
          Laurent Collet-Billon (ingénieur de l’armement)
          Bernard Larrouturou (ingénieur des ponts)
          Philippe Seguin (ex magistrat à la cour des comptes)
          Henri Sterdyniak (administrateur de l’INSEE)
          Jean-Louis Bruguière (magistrat)
          Patrice Cahart (IGF) :
          http://www.sauvonsleclimat.org/eoliennes-arr%C3%AAtons-le-gaspillage/35-fparticles/1915-eoliennes-arr%C3%AAtons-le-gaspillage.html

        • 30 Juillet 2016 à 20h21

          durru dit

          Eoliennes? Bizarre, d’affreux libéraux disent la même chose.

        • 30 Juillet 2016 à 21h25

          thd o dit

          D’autres libéraux veulent au contraire plus d’éoliennes, et l’Ademe (direction de ministère formée à partir de la “société civile”) veut en coller partout.

          Mais sur le fond, ce sont des réformes libérales imposées par la commission (et par les libéraux français) qui conduisent à couper EdF en petits bouts, et à mettre des éoliennes.

          Côté syndicats, c’est la CFDT (dont certains ici se félicitaient que la loi el Komry lui donne un avantage) qui pousse en ce sens. C’est aussi elle qui inspire les pires syndicats de l’EN, celui des personnels de direction et le Sgen-cfdt, soutiens infaillibles de toutes les réformes de ces 40 dernières années.

        • 30 Juillet 2016 à 21h33

          durru dit

          Non, moi je parlais de vrais libéraux, pas de ceux qui veulent faire des affaires privées avec de l’argent public, comme Bolloré ou Bouygues. Comme la CFDT également, d’ailleurs.
          Pour ce qui est de la Grosse Kommission, ce sont les conservateurs et les sociaux-démocrates qui ont la main, qui sont plutôt des étatistes (et encore plus aujourd’hui, après le Brexit), pas les libéraux.

        • 30 Juillet 2016 à 21h52

          himavat dit

          @ duuru

          capitalisme de connivence …

          quant au libéralisme le mot a tant d’ emplois …
          je serai un peu PME de mon côté
          ceux qui trinquent le plus

          merci de vôtre énergie et des utiles contributions (et je dirai, de l’ air frais) que vous apportez

        • 30 Juillet 2016 à 22h35

          thd o dit

          Vos “vrais libéraux” n’existent que dans votre imagination, j’en ai peur…

        • 30 Juillet 2016 à 22h38

          himavat dit

          et dans vos cauchemars?
          :-)

        • 30 Juillet 2016 à 22h40

          himavat dit

          30 Juillet 2016 à 19h41

          Saul dit

          les hauts fonctionnaires ? un tas de parasites coûteux et incompétents au possible.

          Saul
          repentez-vous!
          à l’ instant!
          vous avez profitez que je sois parti faire les courses pour poster des choses pareilles!

        • 30 Juillet 2016 à 22h41

          thd o dit

          Non, dans mes cauchemars il n’y a que des orcs :

          http://krugman.blogs.nytimes.com/2012/04/27/a-is-not-a-it-seems/?_r=0

          (pour ceux qui connaissent Ayn Rand, la folle archi-libérale, et son bouquin).

        • 30 Juillet 2016 à 22h43

          himavat dit

          ah! Rand
          c’ est une belle histoire (très étonnant)

        • 30 Juillet 2016 à 23h09

          durru dit

          Himavat, merci, vous me faites trop d’honneur, que je ne mérite pas.
          Oui, “capitalisme de connivence”, j’ai juste essayé de rester compréhensible, si vous voyez ce que je veux dire.
          @Thd o
          Non, le site vers lequel je vous ai dirigé est la preuve (une des preuves, plus exactement) que mon imagination n’est pas leur seul repaire.
          Désolé pour vos cauchemars, je n’y suis pour rien. Les “libertaires” (dans le sens français du terme, style Cohn-Bendit, par exemple) ne sont pas forcément ma tasse de thé.
          .
          Je divague un peu, je suis plutôt de bonne humeur.
          Il y a d’abord la phrase attribuée (à tort) à Voltaire: “je déteste ce que vous dites, mais je donnerai ma vie pour que vous ayez le droit de le dire”. Pour ce qui est de la démocratie (et la liberté de parole indissociable).
          Ensuite, il y a la devise de la République, “liberté, égalité, fraternité”. Si, un jour, il faudrait choisir et défendre un seul de ces trois principes, car impossible de les défendre tous, je choisirais sans hésiter la “liberté”. Car les autres peuvent être restaurés par la suite par des individus libres, tandis que l’inverse est faux, au moins sur le court et moyen terme, et on en a des preuves.
          Voilà, les “vrais libéraux”, c’est à peu près ça. Nombre de ceux qu’on s’empresse à appeler “libéraux” (style Valls, Macron, Sarkozy, etc.) n’ont pas grand chose à voir avec le concept, à part le nom emprunté pour des basses raisons politiciennes. Soit leurs convictions sont ailleurs, soit ils n’en ont pas (le plus souvent, en fait).

        • 30 Juillet 2016 à 23h18

          himavat dit

          de rien, de rien

          ah! oui! Lauvergeon
          et
          la double centrale EPR anglaise est signée (et le Brexit au fait?)
          bonjour l’ embrouille
          j’ ai très peur pour nozimpau
          (je connais un très bel exemple en Chine, ça a couté très cher)
          détails disponible

        • 30 Juillet 2016 à 23h42

          durru dit

          Vu que l’Etat est actionnaire à 85% d’EDF et que la décision a été prise en CA, voici une nouvelle preuve de cohérence dans l’action de notre gouvernement. On ne s’étonne même plus, c’est devenu la norme.

        • 30 Juillet 2016 à 23h53

          eclair dit

          durru

          Les centrales anglaises achetées ont déjà été un gouffre pour le contriuable français. une partie des hausses de l’electricité a servi a épongé cela.

        • 31 Juillet 2016 à 7h02

          durru dit

          Himavat, j’ai une bonne nouvelle pour vous. Si les choses vont bien, l’EPR anglais ne coûtera que 5000€ par contribuable. Voilà à quoi servent nozimpau, à assouvir la soif de grandeur de nos chers politiques et autres hauts fonctionnaires, les uns plus irresponsables que les autres. Elle est pas belle, la vie?

        • 31 Juillet 2016 à 23h50

          ZOBOFISC dit

          Cher Monsieur DURRU,
          Les chiffres de ce site CONTREPOINT m’interpellent. 20 milliards soit 5 000 € par contribuable. Il n’y a donc que 4 millions de contribuables en France ?
          Je vais bientôt me sentir seul.
          Et puis c’est quoi 20 milliards ? Peanuts, une broutille, c’est à peine huit fois le budget annuel de l’Administration pénitentiaire (hors immobilier précise ECLAIR dans mon dos) C’est moins que ce que verse chaque année l’état et les collectivités locales aux Associations, notamment ces associations tellement utiles comme SOS RACISME, BARAKACITY , le CFCM, j’en passe et des meilleures…….

          Ne chipotons pas s’il vous plait, la grandeur de la France est à ce prix ! 

        • 1 Août 2016 à 7h24

          durru dit

          J’ai bien peur, Monsieur Zobofisc, que l’article en question soit écrit un peu à la va-vite. Les 5000€ doivent représenter l’effort total nécessaire pour équilibrer les comptes d’EDF de la part de chaque foyer fiscal (37 millions au total, mais seulement 17,6 soumis à l’impôt). Car il est question de plus de 90 milliards, il me semble.
          Par ailleurs, je ne sais pas si les déductions d’impôts, suite aux dons aux associations, ont été prises en compte dans vos calculs. Mais les associations sportives en ont bien besoin et, pour la plupart, le rendent bien à la collectivité. Ca va être difficile de faire le tri.
          Mais vous avez raison, ne chipotons pas, la grandeur de la France n’a pas de prix!

    • 30 Juillet 2016 à 8h51

      Lecteur 92 dit

      On avait le Canada, on l’a perdu,
      On avait la Louisiane, on l’a perdu
      On avait la langue diplomatique, on l’a perdu
      On avait le bon gout, le savoir faire, la mode, on l’a perdu
      On avait un projet : l’Europe, on l’a perdu.
      On est tellement persuadé d’être plus intelligent que les autres qu’on se fait avoir à tous les coups. Il faut reconnaitre que les anglais sont moins idéalistes, plus pragmatiques et ils s’en tire nettement mieux.
      Quelqu’un disait : si tu veux bloquer les français, nomme un français à la tête de la commission, il favorisera tout le monde sauf les siens.

      • 30 Juillet 2016 à 9h09

        L'Ours dit

        Vous m’avez cassé le moral… mais c’est tellement vrai.

    • 30 Juillet 2016 à 6h55

      L'Ours dit

      thd o,
      à quoi sert de parler de trahison?
      Regardez: depuis des lustres on nous dit d’acheter français et que faisons-nous, nous le petit peuple? Nous achetons de la m. la moins chère possible.
      En économie, la variable morale ou engagement solidaire ne joue que très peu, hélas.
      Il faut donc regarder là aussi la réalité en face et agir en fonction. Et dans ce domaine la charge sociale et fiscale est un mur autour de l’hexagone qui empêche d’entrer et qui n’empêche pas de sortir. D’où une croissance misérable.
      Et les patrons français ne sont pas plus mauvais que les autres.
      En France, on veut de l’emploi mais on ne veut pas de ceux qui créent de l’emploi et si par malheur l’un d’eux arrive, on lui met des sacs de plomb sur les épaules et des boulets au pied.

    • 30 Juillet 2016 à 3h14

      thd o dit

    • 29 Juillet 2016 à 19h24

      IMHO dit

      Et si la cause de tout cela était tout simplement le constat que des dirigeants français sont incapables de maintenir une entreprise dans la voie d’une expansion durable et rentable ?
      Si cette éviction des Français avait un rapport avec l’échec commercial de l’Airbus 380, du TGV, du Rafale et le naufrage d’Areva et de l’EPR ?
      Malheur à ceux qui ne savent que parler car on ne les écoutera pas .

      • 29 Juillet 2016 à 22h18

        thd o dit

        Alors fermez-la. Si c’est pour écrire ce genre d’âneries, mieux vaut vous abstenir.

        • 29 Juillet 2016 à 23h24

          durru dit

          Pour une fois qu’il écrit quelque chose de sensé, le pauvre…

    • 29 Juillet 2016 à 17h57

      Augustin Labiche dit

      Monsieur Tudfal,

      Merci pour vos commentaires, la rédaction a été mal avisée, vous auriez dû écrire cet article, quoi qu’à la lumière de ce que vous venez d’écrire, il n’y a avait pas lieu d’en écrire un.
      Encore merci.

      Votre dévoué.
      Augustin Labiche. 

    • 29 Juillet 2016 à 17h15

      beornottobe dit

      après le Concorde…….!!!……..
      cqfd

    • 29 Juillet 2016 à 16h52

      tudfal dit

      Mon commentaire, partie II:

      Parlons de la branche Electronics & Border Security, maintenant. Thales ne s´est pas mais alors pas du tout battu pour l´acheter. Cette cession concerne à 95% des sites allemands, notamment en Bavière. Les sites français d´Airbus DS ne sont quasiment pas impactés.
      C´est ici qu´il aurait fallu insister, au lieu de taper sur les Allemands : quelle technologie vendons-nous aux Américains via cette transaction ? Clairement, le plus gros danger n´est pas de se laisser doubler par les Allemands, ce serait plutôt le tropisme américain de Tom Enders. Et sa manie de vouloir décorréler le politique d´Airbus, alors que cette entreprise est, de par sa nature et son secteur, éminemment politique.

      J´aimerais bien également rencontrer la « voix syndicale autorisée » mentionnée dans l´article : elle s´entendrait probablement très bien avec les syndicats allemands qui eux, trouvent que les plans sociaux touchent très peu la France mais surtout l´Allemagne. Pour être honnête, c´est du 50-50 et les plans sociaux Airbus sont une vaste blague –pour perdre son poste ici, il faut vraiment le vouloir, et encore. Les effectifs France/Allemagne sont à peu près les mêmes.

      Par ailleurs, il est logique que la part de l´emploi dans les pays « historiques » européens diminuent, au fur et à mesure de l´internationalisation du groupe. Pour vendre aux américains, on doit ouvrir une ligne d´assemblage aux USA, idem pour les chinois, les brésiliens ou même les Australiens ! Et il est aussi logique d´ouvrir certains sites au Mexique ou en Roumanie quand le coût de main d´œuvre est déterminant sur certaines pièces.

      Et pour finir, arrêtons de croire qu´Airbus est français, Airbus est français ET allemand, avec une touche espagnole et anglaise. Ce n´est pas être un mauvais français que de dire ça, c´est juste la réalité.

      • 29 Juillet 2016 à 18h16

        L'Ours dit

        Très intéressant.

      • 29 Juillet 2016 à 22h38

        thd o dit

        “Et pour finir, arrêtons de croire qu´Airbus est français, Airbus est français ET allemand, avec une touche espagnole et anglaise. Ce n´est pas être un mauvais français que de dire ça, c´est juste la réalité.”

        Historiquement c’était français et britannique, et à présent les Allemands ont la majorité relative des postes de direction et presque la majorité absolue. Il ne faut quand même pas dire qu’il n’y a pas à s’inquiéter…

        De toutes façons c’est toujours pareil avec eux (et avec les dirigeants français, en sens inverse). Et maintenant c’est l’armée elle-même qui est dans le collimateur.

        • 29 Juillet 2016 à 22h41

          thd o dit

          …sans oublier les gens qui osent écrire ici qu’il est normal que la France fasse faillite parce qu’ils paient trop d’impôts (qu’y disent), et qui ne voient pas en quoi cela constitue une trahison.

    • 29 Juillet 2016 à 16h50

      tudfal dit

      Mon commentaire, partie I:

      Pour le coup, il faut bien mal connaitre Airbus de l´intérieur pour écrire cet article. Pour l´anecdote, les Allemands écrivent également ce genre de choses… mais à l´envers, en se plaignant que les Français raflent tout.

      Quelques éclaircissements, maintenant. Le poste de directeur technique d´Airbus Group est une coquille vide. En effet, le CTO (directeur technique) au niveau groupe n´a aucun pouvoir sur les CTO des divisions et ne gère qu´un budget de R&D et un effectif ridicules. Pour rappel, les directeurs techniques (tout comme les directeurs exécutifs !) d´Airbus commercial et d´Airbus Helicopters (ex-Eurocopter) sont Français. Côté Airbus DS, il n´y a pas de CTO actuellement –la fusion Cassidian/Astrum étant passé par là et le groupe étant encore extrêmement peu intégré au contraire des deux autres divisions.

      Dire que le poste de directeur de la stratégie n´a plus de valeur est complétement faux. Ajoutons également que le DRH du groupe est français. Deux des trois directeurs de division sont Français. Rappelons également que Tom Enders, bien qu´allemand, n´a jamais fait de cadeau à son pays d´origine et qu´il entretient des relations bien plus que compliquées avec son gouvernement…

      Que le siège d´Airbus DS soit à Munich est normal, on rappelle que les sièges d´Airbus Group, Airbus Commercial et Airbus Helicopters sont en France. Et il est absolument faux de dire que le management est presque 100% allemand! Le comex se compose de 9 personnes, dont 4 allemands… (https://airbusdefenceandspace.com/about-us/our-executive-commitee/). 

      • 30 Juillet 2016 à 9h32

        durru dit

        Désolé, sur votre lien, j’ai compté trois Allemands, trois Français, un Anglais, un Espagnol et un Néerlandais. Ou je me trompe?

        • 1 Août 2016 à 10h01

          tudfal dit

          Vous avez aprfaitement raison, je prends toujours Evert Dudok pour un allemand alors qu´il est néerlandais. A ma décharge, il a le physique et la consommation de bière d´un allemand standard.

        • 1 Août 2016 à 10h11

          durru dit

          :D Je dois remercier Mr Thd o, il m’a fait regarder ça de plus près. Mais à part ce détail, j’ai beaucoup apprécié votre intervention et je vous en remercie.

    • 29 Juillet 2016 à 14h18

      Aristote dit

      je comprends votre souci.

      Mais au vu de l’environnement fiscal et social des activités localisées en France, quel patron responsable abriterait-il en faveur de la France ?

      On vient de perdre deux sièges sociaux d’entreprises du CAC 40, et cela n’a rien avoir avec la CIA !

      Et ce ne sont pas les grèves récentes et les abus qui les ont accompagnées qui vont faire changer d’avis les décideurs.

      • 29 Juillet 2016 à 14h19

        Aristote dit

        …arbitrerait-il…

      • 29 Juillet 2016 à 15h11

        mogul dit

        Ca n’ôte rien au fait qu’Airbus est une société d’essence majoritaireemnt française et que cette affaire est une nouvelle démonstration de l’incapacité de nos gouvernants à défendre nos intérêts nationaux. Moitié par bêtise et incompétence, moitié par idéologie “antinationaliste” (ce qui revient au même. ..). Ça s’appelle la macronite aiguë. 
        Nos eurolâtres sans frontiéristes trouveront ça sûrement très bien, mais ce seront bien les seuls.
        Voilà ce que c’est que de brader nos fleurons industriels au nom de l’amour universel et des petits oiseaux. Nos “partenaires” sont beaucoup plus pragamatiques. 
         

        • 29 Juillet 2016 à 15h22

          thd o dit

          Il me semble qu’Ariane est aussi en train de passer en mains allemandes (pardon : européennes), décisions prises sous l’égide de la ministre de la recherche Fioraso (voyez son CV pour juger de sa haute compétence en la matière).

          Et on parle aussi de transférer l’industrie de l’armement à ce niveau.

        • 29 Juillet 2016 à 16h24

          mogul dit

          C’est dingue…

      • 29 Juillet 2016 à 15h19

        thd o dit

        Je trouve incroyable de lire des réflexions comme la vôtre. En fait, vous êtes un traître, rien de plus.

        D’une part, la situation économique française n’est en aucun cas la caricature que vous en faites, comme je l’ai montré à plusieurs reprises et dans plusieurs domaines.

        D’autre part, Airbus n’est pas au premier chef concerné par les questions de coûts, étant une entreprise dominant son secteur d’activité. Donc, ce qui compte c’est bien le contrôle politique de cette entreprise, et l’article signale à raison qu’on laisse l’Allemagne s’en emparer.

        Mais votre réponse est simplement de dire que vous souhaitez les délocalisations pour imposer votre point de vue politique. C’est lamentable : vous souhaitez la victoire de l’Allemagne, parce que sans elle, demain, la décence sociale s’installerait partout.

        • 29 Juillet 2016 à 16h33

          durru dit

          Lisez mieux: c’est l’incurie des politiques français et leur politique fiscale irresponsable qui pousse les dirigeants à transférer les sièges pour améliorer les performances. Concurrence: vous auriez pas oublié Boeing, par hasard?
          Un constat n’est pas un souhait.

        • 29 Juillet 2016 à 16h43

          thd o dit

          C’est le démantèlement du contrôle public sur les grands groupes et le discours encourageant la cupidité qui pousse la poignée de branleurs surrémunérés qui se prétendent “dirigeants” à aller à des endroits où ils sont encore moins taxés (la politique fiscale à l’égard des grands groupes étant de toute façon différente) et contrôlés qu’en France.

          Il est possible que quelques idéologues roumains, affectant d’être traumatisés par leur expérience communiste, et n’ayant toujours pas trouvé la cellule psychologique leur permettant de soulager leur conscience après 20 ans de séjour en France, apportent ponctuellement leur appuis à une politique qui finira pourtant inévitablement par les sodomiser eux aussi.

        • 29 Juillet 2016 à 16h54

          mogul dit

          “Transférer les siéges pour améliorer les performances…”
          N’est il pas dit dans l’article que le siège d’Airbus vient d’atterrir à  Toulouse ?.. 
          Serait ce dû  à l’irresponsabilité des dirigeants ?.. 

        • 29 Juillet 2016 à 17h01

          durru dit

          Mogul, je parlais du commentaire de Thd o au post d’Aristote. Pour rappel:
          “On vient de perdre deux sièges sociaux d’entreprises du CAC 40″.
          “votre réponse est simplement de dire que vous souhaitez les délocalisations pour imposer votre point de vue politique”
          C’est juste du n’importe quoi.

        • 29 Juillet 2016 à 17h46

          Aristote dit

          @ durru

          thd o me poursuit avec une animosité telle qu’il m’insulte sans même prendre le temps de me lire, de comprendre serait trop lui demander.

          Il dilapide ainsi le peu de crédibilité que lui accordent encore quelques participants à ce forum.

          Son problème. 
           

        • 29 Juillet 2016 à 17h49

          durru dit

          @Aristote
          Vous êtes loin d’être le seul, ça devient amusant, à force…

        • 29 Juillet 2016 à 22h24

          thd o dit

          Je pense au contraire vous avoir très bien compris.

          Votre message revient objectivement à souhaiter que la France soit dépouillée de tout parce que vous ne vous estimez pas rémunéré à votre juste valeur.

          Cela s’appelle de la trahison.