Affaire Ferrand: Opération mains moites | Causeur

Affaire Ferrand: Opération mains moites

Pourquoi la “moralisation” ne va rien changer

Auteur

Régis de Castelnau

Régis de Castelnau
est avocat.

Publié le 01 juin 2017 / Politique

Mots-clés : , , ,

richard ferrand loi moralisation

Richard Ferrand. Sipa. Numéro de reportage : 00703363_000011.

L’affaire Ferrand, qui empoisonne le nouveau président de la République quelques semaines après son élection, était un boomerang inévitable. Les équipes et les soutiens d’Emmanuel Macron, dont Richard Ferrand était une pierre angulaire, ont abondamment utilisé l’affaire Fillon quand elles ne l’ont pas organisée. Ce qu’il est légitime de qualifier de « coup d’État judiciaire » avait pour but de fausser l’élection présidentielle en disqualifiant le candidat de droite républicaine. Quelle meilleure cible que celui qui portait la soi-disant exigence de probité du nouveau pouvoir ? Et bien évidemment, ce qui permet de faire des gorges chaudes, c’est moins le fond du dossier de la mutuelle que la duplicité arrogante du secrétaire général d’En Marche!. Comme pour Cahuzac, chargé dans le premier gouvernement Ayrault de la lutte contre la fraude fiscale…

Vite, une loi!

D’habitude, ce genre d’affaire produit dans la classe politique, gauche et droite confondues, un étonnant mélange de sidération, de panique, et de zèle presque enfantin. Vite vite, une loi, une nouvelle réglementation ! Sauf que cette fois-ci, le candidat Macron ayant fait du renouvellement son cheval de bataille en surfant sur le scandale Fillon, il avait inscrit dans son programme une « loi de moralisation politique ». Et l’on peut dire qu’Emmanuel Macron a commencé fort. Outre quelques girouettes sans principe venues du camp d’en face, il a fait entrer au gouvernement des gens particulièrement vulnérables, et en particulier son Garde des Sceaux qui devait être le porteur de la fameuse nouvelle loi (!).

Nos dirigeants sont médiocres et impuissants

Il faut trouver des choses à dire, des choses à faire, mais aussi parce que la rupture avec ceux qu’on représente, avec les citoyens et les électeurs est génératrice d’une vraie souffrance. Comment restaurer la confiance ? Fébrilement, on se trompe de diagnostic, et par conséquent de remède. En fait, les Français se défient de leurs représentants politiques, moins parce qu’ils seraient malhonnêtes, que parce qu’ils sont médiocres et impuissants.

Comme d’habitude, il est probable qu’il ne se passera rien d’intéressant ni d’utile. Le problème n’est pas une histoire de mots ou de textes. Il ne sert à rien d’ajouter à un arsenal déjà largement suffisant. C’est simplement une question de volonté politique. Alors comment expliquer ce feuilleton des « affaires » qui dure maintenant depuis près de vingt-cinq ans ? Comment se fait-il que l’on assiste aux mêmes indignations, que l’on entende les mêmes discours, que l’on lise les mêmes articles qu’il y a vingt ans, quinze ans, dix ans, cinq ans ?

Le poison des années fric

Les années 1980, que l’on a aussi appelées « les années fric » virent l’explosion simultanée de deux phénomènes. Tout d’abord l’inflation des dépenses politiques liées à l’adoption des méthodes de la communication commerciale. La corruption de la décision publique ensuite. Les partis politiques existent depuis longtemps dans notre pays et sont reconnus par la Constitution comme contribuant à l’expression du suffrage universel. En application d’un principe de liberté, ils ne faisaient l’objet d’aucune organisation juridique. La question de leur financement était taboue. Et ils vivaient tous d’expédients. La fin des partis de masse, avec l’effondrement des grandes idéologies et l’inflation des besoins, ont amené une forme d’industrialisation des expédients. L’essentiel de la décision publique (marchés, autorisations administratives) faisait l’objet  de contreparties au profit des organisations politiques. Cela s’appelle la corruption.

>> A lire aussi: Ferrand-Fillon: l’affaire comme un boomerang

La fin des années 1980 a vu l’éclatement d’un certain nombre de scandales, montrant que ce système n’était plus « socialement acceptable ». Tout le monde a compris qu’il fallait passer, comme dans d’autres pays (Allemagne, Italie), au financement public des partis. Une loi essentielle fut adoptée en 1990 sous le gouvernement Rocard.

Le texte reposait sur trois principes : financement public en proportion du poids électoral, limitation drastique des dépenses de campagne, contrôle strict, assorti de sanctions, à la fois des campagnes électorales mais aussi de l’activité  financière des partis. Il s’agissait, je le répète, d’une véritable révolution copernicienne dans l’activité politique. Qui a eu des conséquences très positives, mais également des effets pervers. La loi et la réglementation ont évolué jusqu’à aujourd’hui, toujours dans le sens d’une plus grande rigueur, parfois d’ailleurs ridicule. La jurisprudence a pris le relais et on pourrait considérer que le système est aujourd’hui stabilisé. Malheureusement, les dernières élections présidentielles ont montré que le respect des textes était à géométrie variable et que le candidat Macron avait bénéficié outre, de la disqualification de son concurrent par la justice, d’une singulière mansuétude des organes de contrôle de la régularité du scrutin.

Le refus de tourner la page

Les années 80 avaient été incontestablement une période de folie, la corruption personnelle se nourrissant aussi de la corruption politique. Mais, qu’aurait-il fallu faire pour tourner la page? D’abord solder le passé. Ce qui aurait permis d’instaurer des mécanismes de contrôles efficaces. La peur du gendarme est une arme qui a ses avantages.

Il y avait trois solutions :

- L’amnistie. Avoir le courage du coup d’éponge en choisissant la bonne date. Soit 1995, soit 2002, le temps que les systèmes soient démontés et les mauvaises habitudes abandonnées. Cette solution aurait eu, entre autres mérites, celui d’éviter mélanges et anachronismes. Des faits qui se sont déroulés il y a très longtemps sont comparés avec des affaires d’aujourd’hui comme le démontre la mise en examen d’un vieillard de 88 ans pour des faits non encore établis qui se seraient déroulés il y a vingt-cinq ans. Cela aurait aussi facilité la mise en place des moyens de surveillance nécessaires sans s’en remettre uniquement à la machine judiciaire qui n’en a pas les moyens.

- L’opération « mains propres ». Comme le fit l’Italie, et comme le préconisait Jean-Luc Mélenchon, un coup de balai, une table rase. Mais attention, une vraie «Mani Pulite ». Disparition de tous les partis à l’exception du PCI à peu près indemne, mais au prix une lourde opération de chirurgie esthétique, dont il sortit valide, mais défiguré. L’opération provoquera la disparition prématurée du paysage de 80 % du personnel politique. Le résultat chez nos amis transalpins, ce fut Berlusconi, le transparent Romano Prodi pour finir par Beppe Grillo. De toute façon, c’est trop tard pour faire ce genre de choses ici.

- L’opération « mains moites ». La pire des solutions. Qui a été adoptée dans les faits. La décimation. La vie politique dans notre pays est égayée par les affaires depuis vingt-cinq ans. De temps en temps, on se passe les nerfs sur les quelques malchanceux qui payent pour les autres. De Gaymard à Ferrand en passant par Woerth, Thévenoud et Fillon. Rappelons-nous aussi Noir, Mouillot, Dugoin qui, douloureusement surpris, se défendaient en disant : « Mais tout le monde fait pareil !» Depuis 1988 – début des hostilités – la proportion des élus touchés est faible. Il y a 450 000 élus locaux et nationaux dans notre pays. En près de trente ans, quels sont les chiffres ? Détentions : peut-être une cinquantaine en comptant les provisoires. Mises en examen, disons 300. Jugements ou arrêts de condamnation définitifs : à ce jour moins de 100.  Et en général, ceux qui ont souhaité revenir en politique après ont été triomphalement réélus ! Une opération mains propres lente et molle.

Ceux qui ne veulent pas que ça change

Et tout ceci va continuer. Pour la bonne raison, que les principaux acteurs n’ont aucun intérêt à ce que ça change. Sinon, ils auraient agi depuis longtemps. Et qui sont ces acteurs ? Les trois sommets d’un triangle vaguement équilatéral : politiques, journalistes, magistrats.

Les politiques : Pourquoi faire de la politique quand on peut déshonorer ses concurrents ? L’action politique, sans trop la caricaturer, se réduit aujourd’hui essentiellement à l’assouvissement d’une ambition personnelle, déconnectée de grands projets collectifs. Comment se distinguer de ses adversaires, sans clivages idéologiques et différences politiques ? Tout simplement, en jouant les chevaliers blancs et en essayant de les disqualifier moralement. Mais gardez-vous, chers petits Ivanhoé, gare au retour d’épée !

Les journalistes : La transparence dans le brouillard ? La crise de la presse d’information est une évidence. Elle a des conséquences économiques qui retentissent lourdement sur sa qualité. La popularité des éditorialistes est aussi faible dans l’opinion que celle des politiques. Alors, que faire ? Deux choses : d’abord porter au pinacle les “journalistes d’investigation” en prétendant qu’ils sont une des pierres angulaires du contrôle démocratique. Lorsque l’on connaît un peu l’endogamie matricielle qui les lie à la sphère politique nationale, on rigole de bon cœur. Ensuite, profiter de ce qui constitue une niche économique. Quitte à accepter de se faire instrumentaliser par des intérêts qui n’ont rien à voir avec la recherche de la vérité. Aucune affaire politico-financière ne commence pour des raisons juridico-judiciaires. Dissimulé sous l’opacité de la transparence, il y a toujours un facteur extérieur, et souvent un imam caché : rivalités politiques, économiques, industrielles. Et une volonté d’instrumentaliser la justice pour des fins qui ne sont pas les siennes.

Les magistrats : Inamovibles, puissants, et encensés par les médias, pourquoi changer ? Dans un pays où la tradition de régulation administrative a largement reculé au profit de la régulation juridique, intégration européenne oblige, la justice est confrontée à des responsabilités nouvelles. Prétendre qu’elle n’a pas aujourd’hui les moyens institutionnels de son indépendance est faux. Ne serait-ce que parce que les politiques en ont une peur bleue. La justice française n’est pas la pire, loin de là. Mais, incontestablement, elle souffre d’abord de son manque de moyens et  d’une difficulté d’adaptation à ses responsabilités nouvelles. Longtemps soumise au pouvoir politique, elle a fait de la recherche de son indépendance un objectif en soi. Or l’indépendance n’est qu’un moyen, celui qui peut garantir son impartialité. Cette impartialité est souvent maltraitée par la magistrature française, où la culture arbitrale est faible. Or, en droit, le juge est là pour appliquer la loi et arbitrer entre des intérêts contradictoires. Le hiatus, c’est qu’il se vit aussi comme garant de l’ordre public. Cela n’est pas déshonorant, mais ce n’est pas sa mission. Inutile de dresser la liste des juges justiciers, tout le monde la connaît. De Thierry Jean-Pierre à Serge Tournaire en passant par Éric Halphen et Eva Joly, combien de fois le respect des règles et l’impératif d’impartialité sont passés au second plan au profit d’objectifs purement politiques, d’ambitions personnelles, d’envie de succès éditoriaux, et de satisfactions d’amour-propre?

Changer le scénario ?

Et cela durera. Les scénaristes de cette triste comédie ne changeront rien. Ils n’y ont aucun intérêt. Jusqu’à la prochaine clameur. Le soap Opération mains moites a de beaux jours devant lui. Les acteurs changent, mais le scénario restera aussi définitivement répétitif que celui des Feux de l’amour.

En attendant, nous allons avoir trois nouvelles « grandes lois de moralisation politique » qui seront aussi inutiles que beaucoup des précédentes, et qui ne restaureront pas plus la confiance. Mais qui vont présenter cette fois-ci l’énorme défaut d’affaiblir les institutions démocratiques. À force d’avoir enfermé les fonctions politiques dans des carcans, on est arrivé au bout. Pour faire plus sévère encore pour les mutiler et les affaiblir, il faut savoir que l’on est arrivé à l’os. Et c’est pour cela qu’on nous annonce la mise en cause des principes : suffrage universel, séparation des pouvoirs, immunité parlementaire etc. etc.

Alors que faire ? Monsieur le président de la République, si je puis me permettre, abandonnez cette idée des trois grandes lois (dont une révision de la Constitution) dont la rédaction et l’adoption ne vont vous attirer que des contrariétés. Faites réaliser une compilation des textes existants relatifs à la responsabilité personnelle des décideurs publics, ils sont bien suffisants. Et si vous voulez inaugurer une ère nouvelle marquée par l’exigence pour l’avenir de l’irréprochabilité, soldez le passé en utilisant une méthode que votre maître Paul Ricoeur lui-même conseillait l’amnistie.

« Le philosophe se gardera de condamner les successives amnisties dont la République française en particulier fait grande consommation, mais il en soulignera le caractère simplement utilitaire, thérapeutique. Et il écoutera la voix de l’inoublieuse mémoire, exclue du champ du pouvoir par l’oublieuse mémoire liée à la Refondation prosaïque du politique. À ce prix, la mince cloison qui sépare l’amnistie de l’amnésie peut être préservée. » (Paul Ricoeur, La mémoire, l’Histoire, l’oubli, Le Seuil, 2000, p. 651.)

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 4 Juin 2017 à 18h58

      Laocoon1 dit

      Que la justice se mette en marche ! C’est le moment pour E. Macron d’apporter la preuve qu’il veut vraiment moraliser la vie politique… Et pas faire du camouflage. Son recrutement de ministres est raté. Certains candidats sélectionnés pour les législatives sont antisémites et islamistes.
      A propos de l’affaire Ferrant une information contredit le premier ministre :
      http://www.dreuz.info/2017/05/29/affaire-ferrand-un-temoin-et-un-document-prouvent-que-le-ministre-a-enfume-tout-le-monde/
      Je ne contribuerais pas à donner une majorité a ce gouvernement hétéroclite, mais pour les Républicains.

      • 5 Juin 2017 à 12h22

        AGF dit

        Croyez vous que beaucoup de français soient gênés par le fait que “certains candidats soient antisémites ou islamistes” . Quand on est à la recherche “d’un électorat le plus large possible” on n’est pas regardant. D’autant moins que quarante ans “d’antisionisme” d’Etat, la promotion par les médias des Dieudonné ou des “Indigènes de la République” , le négationnisme et la haine de la France et de la laïcité enseignée à l’école dite de la République vous ont concocté des citoyens à la main dont les politiciens ne cessent de dire “car les Français sont intelligents”.

    • 3 Juin 2017 à 19h20

      AGF dit

      Le bal des faux culs. Les Français,nous dit-on seraient intransigeants sur la morale de leurs élus et MM les journalistes “d’investigation”, courroies de transmission de la délation la plus sordide, se répandent l’air contrit et sentencieux sur les plateaux. Le moindre scribouillard qui n’aligne pas 3 mots sans une faute est tout à coup devenu professeur de droit des affaires. Quand on fera le compte des sottises et des contradictions …il ne se passera rien parce que les mêmes corbeaux seront passés à un autre pipi de chat.
      Il aurait été beaucoup plus intéressant de citer le nom des associations islamiques que M. Ferrand a financées. Celles qui théorisent le bien fondé des attentats contre Charlie Hebdo ou le Bataclan et qui portent au pinacle les Coulibaly,Fofana et autres Mohammed Mehra. Mais là pas touche .Ce serait faire de la politique et quand on est l’obligé des lobbies arabes ou iraniens est-il permis d’avoir une opinion?
      Alors les Français continueront à découvrir qu’il y a des hommes d’affaires auxquels l’Etat pique beaucoup d’argent pour entretenir des populations parasites, des présidents de mutuelles qui se crèvent pour que les cotisations de leurs adhérents soient plus supportables et qui peuvent parfois être victimes, comme peut-être M. Ferrand, de l’extraordinaire complexité d’un droit inventé par des branleurs passés directement de la sucette à l’ENA et de là à l’Inspection des Finances. Beaucoup n’ont connu des entreprises, où ils ont été 15jours stagiaires, que le Resto du Club où on se salit rarement la main à serrer celle d’un manœuvre.

    • 3 Juin 2017 à 17h46

      Pyrrhon dit

      J’ai été sensible à un dossier très précis sur cette affaire, publié par le Figaro. Qui montre que le montage effectué par Richard Ferrand, directeur des Mutuelles de Bretagne, était conforme aux pratiques PRIVÉES, en matière immobilière. Il n’y a eu, ni préjudice, ni profit anormal, ni partie flouée par l’autre. Politiser cette affaire, la mettre au présent, est simplement malfaisante, calomnieuse. L’éthique, la morale, ne sont pas du côté qui fait mousser l’affaire.

    • 3 Juin 2017 à 15h26

      favroux.jeanmarie@neuf.fr dit

      Rien que pour l’interdiction d’embaucher sa famille, ilsera tellement simple de faire embaucher sa femme par un collègue et d’embaucher son fils !!!

      • 4 Juin 2017 à 15h21

        Hannibal-lecteur dit

        Un post fort drôle dit ci-dessous : interdit à l’épouse et aux enfants mais permis à la maîtresse et aux bâtards !

    • 3 Juin 2017 à 11h52

      Caillaux dit

      Les Mutuelles de Bretagne, pour une société mutualiste, sont très discretes sur leur gestion. Pas très transparents sur les administrateurs (qui les présentent, quand sont-ils renouvelés? leur lien politiques ou confessionnels). Nombre d’adhérents, nombre de bénéficiaires? Tarifs préférentiels des membres mutualistes? Enfin pas de statuts déposés sur Infogreffe, pas de dépôts des comptes annuels. Pas d’accès sur leur site aux comptes qui sont diffusés aux assemblées, donc aucune notion diffusée sur les subventions reçues par les départements (pour l’aide à domicile, par la Région Bretagne pour diverses aides (investissement, fonctionnement) au titre de l’économie, de la santé ou du social.

    • 3 Juin 2017 à 10h39

      Cmanel dit

      Est-il prévu dans la loi de moralisation, des sanctions pénales pour ceux qui maquillent outrageusement les comptes publiques comme l’a fait le gvt Hollande et ses comptes “insincères” (CDC) : 23 % de dette structurelle supplémentaire et sans crise.
      Sous-budgétisation de certaines missions qui permet de reporter à plus tard certains déficits, ou encore la sortie du périmètre de l’Etat des dépenses” le déplacement de dette dans le hors bilan (3500 Mds !), etc…Cela oblige à faire des audits, payés par le contribuable mais aucune sanction pour ceux qui ont utilisé des “artifices” comptables pour nous tromper, avant des élections, par exemple.

    • 2 Juin 2017 à 15h46

      ronchon56 dit

      Soyons un peu techniques:

      Le dirigent d’une mutuelle, dont l’objet social est la meilleure gestion des intérêts qui lui sont confiés (fiducie) cherche un local…

      Deux options:

      soit louer, à fonds perdus pour la personne morale, soit acheter un bien immobilier qui figurera à terme au bilan (actif) de son administrée,lorsqu’elle aura terminé de rembourser un emprunt d’un montant mensuel équivalent au loyer qu’elle aurait dépensé purement et simplement.

      soit:décider de louer à une société créée afin d’acheter l’immeuble choisi, et de lui louer avec charge de rénover et entretenir tout au long du bail
      à la fin duquel le propriétaire du local récupère un local en bon état qui a pris une plus-value importante aux frais du locataire.

      Il y a justement un local à vendre libre et qui conviendrait: La Mutuelle peut ou pourrait l’acheter, elle est aussi solvable qu’un particulier ou une SCI de particuliers ( très particuliers)….

      MAIS:

      La Mutuelle choisit de louer à une SCI qui n’a pas encore acheté l’immeuble à crédit car elle n’a pas les fonds et doit emprunter…

      Heureuse coîncidence: les loyers couvriront les mensualités de l’emprunt…et à la fin du bail elle aura un patrimoine immobilier de valeur

      La banque eut prêter en confiance à la

    • 2 Juin 2017 à 12h00

      Caminho dit

      Nous assistons, pantois, à la “refondation”, de la République……En marche !

    • 2 Juin 2017 à 11h06

      Pepe de la Luna dit

      C’est officiel, les hackers russes ne sont pas derrière le piratage d’EM : http://www.ledauphine.com/france-monde/2017/06/01/les-hackers-russes-ne-sont-pas-derriere-l-attaque-contre-macron
      Après avoir relayé les intox pendant des semaines, la presstituée nationale reste totalement silencieuse…

    • 2 Juin 2017 à 10h42

      alleluïa dit

      Chers amis, Monsieur de Castelnau, vous êtes injustes et improductifs.
      Moi ce Ferrand je le nommerai ministre de l’Économie.
      J’ai lu dans Le Point qu’il avait loué ce local avant d’en être propriétaire. Donc franchement vraiment très très doué cet homme.
      Quant aux Mutuelles ayant procédé à cette location il faut le dire: il y avait un vrai nul de chez nul à leur tête au moment de la signature de cette location car j’ai aussi lu que ces Mutuelles auraient mieux fait de l’acheter car au bout de peu d’années ils en devenaient propriétaires et donc tout bénéfice.
      D’autant que ce sont ces Mutuelles qui ont remis à neuf cet immeuble ! Fichtre !
      Je ne sais où se cache la vérité mais une enquête judiciaire sérieuse devrait être mené sur ce prix d’achat. Il y a là quelque chose qui cloche vraiment.
      Donc Messieurs les Journalistes – car je crains que la Justice qui est en état d’épuisement après les diligences ultra efficaces, ultra rapides ultra tout dans l’affaire Fillon ne traîne vraiment les pieds d’autant qu’elle est aux ordres, n’est-ce pas ? – à votre enquête (pour plagier Averty) ! Et qu’elle soit très minutieuse, avance pas à pas avec des dates et des faits précis: là se trouve la vérité qui je pense doit être assez facile à découvrir. Mettez toutes les dates et tous les faits EN ORDRE CHRONOLOGIQUE et vous obtiendrez la vérité.
      Ah j’oubliais: Bretons, changez donc de Mutuelle. 

    • 2 Juin 2017 à 10h34

      Aristote dit

      Les lois Bayrou n’auraient pas empêché les magouilles écoeurantes de Ferrand, qui de concert avec la direction de la mutuelle, chacun son tour et tout le monde tient tout le monde, a abusé de la confiance des sociétaires.

      Moraliser le monde des mutuelles est au moins aussi urgent que moraliser le monde politique. Et bien souvent ce sont les mêmes…

    • 2 Juin 2017 à 10h09

      marcopes dit

      l’ascence de loi évidente qui permettrait d’éviter cette corruption devrait nous inciter à nous poser la question sur ce qu’est réellement notre république et démocratie il y a en toute logique une question principale qui échappe au peuple lequel ne sert qu’ à renouveler inexorablement les mêmes fripouilles

    • 2 Juin 2017 à 9h13

      Hannibal-lecteur dit

      Après Cahuzac, le comble de la pourriture, s’était établie avec une rapidité stupéfiante une sorte de justice populaire morale qui voulait que doute égale culpabilité, et que démission immédiate soit le seul remède. 
      Fillon a été victime de sa résistance à cette nouvelle  ” législation non écrite ” et rien ne semble devoir la remettre en question tellement elle plaît au peuple et remplit les critères de morale courante (1). …À moins que …à moins que, par un mirâcle nouveau, Ferrand puisse y échapper, dans l’ambiance de parfait succès de son chef. Verrons-nous ce mirâcle ?
      Celà me déplaîrait beaucoup quoique comme Isa ci-dessous j’en ai marre de cette passion subite pour la lessive et le plus blanc que blanc.
      (1) morale courante: celle qui lorsqu’elle est bafouée soulève avant tout de la part du peuple vertueux l’envie et la jalousie pour ses bafoueurs. 

      • 2 Juin 2017 à 9h38

        Caminho dit

        Que ne disiez vous cela lorsque Ferrand déclarait que “Fillon salit toute la classe politique” ?

    • 2 Juin 2017 à 9h10

      Caminho dit

      Escroquer les sociétaires d’une mutuelle quand on est à la direction de cette mutuellle….ma grand-mère avait une expression pour celà : manger sur la tête des pouilleux.

    • 2 Juin 2017 à 8h38

      radagast dit

      J’ai suffisamment pesté contre l’utilisation qui a été faite par les médias et la caste politico-judiciaire de la machination ourdie par Hollande contre François Fillon pour ne pas concevoir le ridicule qu’il y aurait à hurler avec les loups contre Ferrand .
      Je dirai : chacun son tour , et à l’intention de Macron qui a récolté les fruits de ce que Hollande avait tramé en pensant s’en servir que dans un héritage il faut aussi être prêt à assumer le passif .
      Quant à Bayrou il avait déjà montré son incapacité notoire quand il était ministre de l’éducation nationale , je constate avec malice qu’il s’apprête à récidiver et nous “gratifier” d’une énième loi qui interdira à un député d’employer sa femme ou ses enfants mais lui laissera le champ libre pour rétribuer sa maîtresse ou ses bâtards.

      • 2 Juin 2017 à 9h01

        Caminho dit

        Comme pour le vol ou tout autre délits ou crime la lutte contre le népotisme est sans fin, ce n’est pas pour autant qu’il faut cesser la lutte contre le népotisme ou tout autre délit ou crime.