Enquête sur la personnalité autoritaire | Causeur

Enquête sur la personnalité autoritaire

Theodor Adorno ou les difficultés de la méthode

Publié le 16 avril 2017 / Culture

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Charlie Chaplin dans Le Dictateur, 1940. SIPA. 00518593_000004

« Si les gens ne savent pas de quoi ils parlent, le concept d’opinion perd beaucoup de sa signification. » Dixit Adorno. Mais les sociologues, surtout s’ils sont psychosociologues, possèdent l’art de faire dire aux gens ce qu’ils ignorent eux-mêmes.

L’on identifie l’antisémite extrême au fait qu’il « ne peut tout simplement pas s’arrêter »

Au cours de cette enquête réalisée par Theodor Adorno en 1944-1945, quelque deux mille personnes ont été invitées à remplir un questionnaire, suivi par un interview approfondi (examen clinique). L’échantillon était constitué de « groupes-clefs » (étudiants, cercles d’entraide, détenus…). L’examen des réponses a permis d’établir des « échelles » mesurant plusieurs paramètres : antisémitisme, ethnocentrisme, conservatisme économique et politique et « fascisme potentiel ». Les signes de ce dernier sont le conventionnalisme, la soumission à l’autorité, l’agressivité autoritaire, l’animosité à l’égard des individus imaginatifs, la superstition et la stéréotypie, la dureté, le cynisme, la projectivité (des émotions personnelles), le souci exagéré du contact sexuel. Personne ne souhaiterait avoir un score élevé sur de telles échelles et, de fait, peu nombreux sont ceux qui souhaitent être caractérisés de fascistes. Encore faudrait-il savoir interpréter sans ambiguïté, par exemple, l’énoncé n°17 du questionnaire : « La familiarité engendre le mépris. » Ou le n°32 : « Pour apprendre à travailler de manière efficace, il est nécessaire que nos enseignants ou nos chefs expliquent en détail ce qu’il faut faire, et comment le faire. »

Néanmoins, l’analyse est judicieuse à plus d’un égard. Adorno remarque ainsi que l’on identifie l’antisémite extrême au fait qu’il « ne peut tout simplement pas s’arrêter ». Il évite l’identification du fascisme avec la réaction, aborde avec prudence l’idée de « conserver le mode de vie américain » (à cette époque, il s’agissait encore de le conserver) et fait preuve de nuance en forgeant le concept de « pseudo-conservatisme » qui vise l’abolition des valeurs qu’il prétend défendre et qui, associé au « pseudo-socialisme », conduit à un « antilibéralisme » servant de « déguisement démocratique aux désirs antidémocratiques ». En attaquant les « abus » de la démocratie (tous pourris!), on finit par l’abolir.

Tout est question de mesure, sans doute. D’ailleurs, Adorno termine l’étude en s’appuyant sur des concepts psychanalytiques (syndrome conventionnel, manipulateur) dont on sait qu’ils mettent l’accent sur la notion de déséquilibre (dévoiement du surmoi, extraversion du ça, résolution sadomasochiste du complexe d’œdipe). Pourquoi donc, tout ce travail ?

Critique de la raison sociologique

Le thème de l’enquête est jugé si délicat que l’organisateur n’a « jamais informé les sujets de l’objet particulier du questionnaire ». On pouvait ainsi répondre positivement à un énoncé comportant des préjugés « tout en continuant à croire que l’on n’a pas de préjugé ». De plus, les enquêteurs ont eu recours à des « chefs » qui eux étaient informés. Toute proportion gardée, cela évoque le cas désagréable du kapo. Certes, celui qui n’a rien à cacher ne craint pas la police, même de la pensée. Du reste, on a évité d’interroger des groupes au sein desquels les minorités sont majoritaires (sans doute les minorités ne sont-elles pas fascistes ?).

Ces questions méthodologiques ont parfois une portée insoupçonnée. Et inversement : un interviewer s’aperçoit tardivement que l’admiration d’un personne envers la Russie tient au fait qu’elle veut mettre son mari en colère. Pour un mystère élucidé, combien sont restés dans l’ombre ? Il arrive aussi que l’on soit parvenu à expliquer les contradictions d’un sujet après avoir effectué, par hasard, un trajet privé en voiture avec lui. Ici, le problème, en termes juridiques, serait la recevabilité de la preuve. D’ailleurs, à défaut de preuve, il suffit de se convaincre au gré des besoins. Une lapalissade apparaît quand Adorno évoque le mauvais conventionnalisme qui favorise le fascisme et le bon qui en protège.

De fait, cette enquête a quelques points communs avec le fascisme (potentiel) qu’elle dénonce. La confusion et les approximations conduisent à la tautologie. La manipulation et la dissimulation dévoilent une intention d’influence. Ajoutons le risque d’assignation (définitive ?) et la médicalisation qui réfutent toute marge de liberté, par exemple celle d’être fasciste le matin et pas le soir. Le principe lui-même de l’enquête pose un dilemme qui consiste à analyser des cas individuels pour expliquer un phénomène collectif. Dès lors, auquel de ces deux niveaux le problème doit-il être résolu ?

Que faire ?

Sur ce plan, les organisateurs sont peu spécifiques, mais lucides. Le score élevé des ouvriers « ne surprendra que ceux qui considèrent l’ouvrier comme le véhicule principal des idées libérales. » (Aujourd’hui, avec Terra Nova, remplaçons ouvrier par islamiste?). D’ailleurs, l’expérience directe de l’étranger ne semble pas suffisante pour préserver des préjugés et peut même, souligne Adorno, « renforcer la stéréotypie ». Le philosophe souhaite plutôt « reconstituer la capacité d’avoir des expériences. » Il propose de concevoir des programmes qui ne se limitent pas aux instruments destinés à « manipuler les gens pour qu’ils se comportent de manière démocratique », mais aussi à « développer la conscience de soi qui rend toute manipulation impossible ». On apprécie la nuance.

D’autre part, l’enjeu n’est peut-être pas dans les grands projets étatiques. La personnalité « libérale authentique » apparaît en effet fortement liée « à l’ouverture d’esprit des parents et à l’amour de la mère pour les enfants. » Conclusion d’Adorno : c’est dans la famille que se joue le développement de la personnalité autoritaire. Ce qui convient, notons-le, à son approche psychanalytique à la condition de combiner les facteurs conscients et inconscients.

Autre combinaison : les facteurs subjectifs et objectifs

L’enquête cherche à donner un contenu au préjugé antidémocratique, mais nulle part n’est donnée une définition de la démocratie. On suppose le consensus à ce propos. Au demeurant, pourquoi se torturer les méninges, s’il « apparaît clairement que la propagande antidémocratique ne deviendra une force dominante dans ce pays que si les intérêts économiques les plus puissants le décident. […] Sur cette question la grande majorité de la population a peu de voix au chapitre. » Ah ? La population d’une grande démocratie « n’a pas voix au chapitre ».

L’enquête accorde peu de place, non seulement à la réalité immédiate, mais surtout aux siècles de réalité accumulés par l’histoire. Et pourtant, Adorno semble partagé entre son tempérament démocrate et un vieux tropisme marxiste. En soulignant, d’une part, que la démocratie est livrée aux puissants, d’autre part, qu’il ne faut pas « négliger les forces sociales objectives », ne risque-t-il pas – comme un « pseudo-conservateur » – de retirer à celle-ci toute sa substance ?

Pseudo-autocritique et littérature

Adorno reconnaît que certains énoncés ont été formulés de manière « peu claire, ambiguë » et admet surtout le caractère « potentiellement fasciste » de toute typologie. Mais il argue que « l’on est fondé à chercher des types psychologiques, parce que le monde dans lequel nous vivons est typé […]. C’est seulement en identifiant les traits stéréotypiques chez les êtres humains modernes, et non en niant leur existence, qu’il est possible de s’opposer à la tendance pernicieuse à une classification et subsomption générale. » Le remède du mal dans le mal, en somme. Adorno accorde un privilège exagéré à ceux qui font un usage scientifique de la typologie.1 Par ailleurs, il s’accuse, par inadvertance, du fatalisme qu’il reproche aux fascistes potentiels (inutile de lutter contre la nature humaine).

Plutôt que d’établir une science des degrés fascistes, une attitude humaniste encouragerait à chercher, jusqu’au dernier homme, ce qui en lui fait de l’autre un être libre. Le fait que l’objectif de l’enquête ne soit pas divulgué jette une lumière étrange à cet égard. Ajoutons encore la rationalisation, l’impression que le problème est traité comme extérieur, maîtrisé : n’est-ce pas le signe d’une mentalité autoritaire ?

Une véritable autocritique et donc une empathie avec le sujet serait possible si l’exercice était littéraire. En 1945, Georges Orwell a publié la Ferme des animaux. Il a décrit un monde qu’il a vu en lui-même, dans son imagination, et qu’il a rejeté. De toute son âme, il conjure son lecteur de ne pas se conduire comme un cochon. Pour lutter contre le fascisme, la littérature semble aussi bien armée que la sociologie, dont les contradictions sèment le trouble. Mais cette opinion est peut-être le signe d’un anti-intellectualisme suspect ? Du reste, pour ceux qui craignent de se reconnaître en fasciste (potentiel) ou en libéral (authentique), n’ayez pas peur, le doute sur soi est un trait typique des bonnes natures…

Theodor Adorno (dir.), Etudes sur la personnalité autoritaire, Allia, 2017, 435 pages (traduction abrégée de l’édition complète en anglais publiée en 1950).

  1. Theodor Adorno (dir.), Etudes sur la personnalité autoritaire, Allia, 2017, 435 pages (traduction abrégée de l’édition complète en anglais publiée en 1950)

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 18 Avril 2017 à 17h13

      accenteur dit

      Dans la plupart des études en psychosociologie faites autour des années 50-60, les chercheurs ont utilisé d’une part des sujets “naïfs” qui étaient réellement testés dans une épreuve dont on leur cachait l’objectif véritable et d’autre part des “compères” ou complices de l’expérimentateur, la plupart du temps étudiants en psychologie, chargés souvent d’induire la réponse comportementale des sujets étudiés.
      C’est ainsi qu’a procédé Sanley Milgram le célèbre expérimentateur de “L

      • 18 Avril 2017 à 17h23

        accenteur dit

        suite : Soumission à l’autorité.
        Ces études n’étaient pas sans intérêt mais posent des problèmes de déontologie.

        Le bouquin de Johan Chapoutot, professeur d’histoire à la Sorbonne, LA LOI DU SANG 2014 ouvre des horizons sur le contexte idéologique ambiant. Un chef ne surgit pas au hasard, un contexte le favorise : un système d’idées précède et crée le fascisme avec l’adulation pour un homme qui incarne le mieux l’idéal du moment.

        • 18 Avril 2017 à 19h49

          Renaud42 dit

          Milgram dans les années 60 et à sa suite l’émission de France 2 qui s’appelait le Jeu de la Mort vers 2010, sont fascistes au deuxième degré en fabriquant du fascisme en laboratoire dans le but dans le but de dénoncer-étudier le fascisme. C’est un peu le sujet de l’article.

    • 18 Avril 2017 à 0h13

      Maimonide dit

      Theodor Adorno, réfugié aux Etats-unis avec tout son institut fut chargé par une association humanitaire d’étudier les conditions éventuelles d’implantation d’une dictature dans n’importe quel pays. Ses enquêtes et interrogatoires lui permettront de mettre en évidence des questions et des réponses caractéristiques d’une certaine mentalité, sinon nécessaire et suffisante, du moins favorisant largement les apirations à une dictature. La caractère autoritaire est fait d’un certain nombre de traits : aménagement de la relation à l’autre : l’autre est différent. Premier degré d’une escalade où l’autre va devenir l’ennemi à tuer. L’autoritaire est un adepte du retour à la nature, du patriotisme et de la pureté. La race oblige. Le livre d’Adorno montre la fréquence de certaines personnalités qui constituaient le lit tout préparé, la complicité préalable à tout appel au meurtre ou au génocide.
      1984 d’Orwell. War is peace ( la guerre c’est la paix) : la guerre c’est la paix intérieure du sujet. Freedom is slavery ( La liberté c’est l’esclavage): le combattants sont incapables d’entreprendre quoi que ce soit en leur nom. Si par malheur la guerre devait se terminer, ils deviendraient une population d’assistés. Ignorance is strenght ( L’ignorance c’est la force ) : Ignorance des sujets quant à leur exploitation par ceux qui détiennent le pouvoir et ses jouissances secrètes. War is peace et Freedom is slavery ne sont que la traduction en slogans d’intentions complices émanants des dictateurs et de masses dirigées. Ils sont en relation avec un souci d’ordre et d’organisation. Ignorance is strenght va concerner chaque individu. Le désir du dictateur est d’agir à sa guise et de façon têtue et obsédante. La force de Big Brother repose sur un contrôle policier, mais la police la plus sûre est bien celle qu’exerce l’individu sur lui-même. C’est pourquoi l’exuse invoquée par des peuples entiers emboîtant d’un seul pas le chemins des dictateurs, celle d’avoir été contraints et forcés,

      • 18 Avril 2017 à 0h18

        Maimonide dit

        C’est pourquoi l’exuse invoquée par des peuples entiers emboîtant d’un seul pas le chemins des dictateurs, celle d’avoir été contraints et forcés, ne peut être retenue. Caractère et érotisme anal de Freud : ordre, parcimonie, obstination . Economie = travail, ordre = famille, obstination = patrie. Personnages d’Orwell et caractères autoritaires d’Adorno. 

        • 18 Avril 2017 à 0h30

          Maimonide dit

          Le caractère autoritaire n’est pas le seul syndrome mis en évidence par Adorno ; il est le plus homogène et le plus fréquent. Les autres tendances, démocratiques, sont plus diversifiées et n’ont pas l’aspect monolithique des personnalités autoritaires. C’est dire en passant que les mouvements de masse ne sont généralement pas démocratiques.

    • 17 Avril 2017 à 12h16

      QUIDAM II dit

      Au cours de l’Histoire, les juifs ont certainement été le peuple le plus calomnié, le plus persécuté (et de la façon la plus monstrueuse) alors qu’ils forment le peuple le moins prosélyte, le moins conquérant et le moins criminel parmi tous les autres peuples.
      Toujours minoritaires, donc toujours faibles, il a toujours été très facile et sans danger de faire des juifs les boucs émissaires épiatoires de toutes les détresses et de toutes les souffrances induites par l’impéritie et la corruption des gouvernants civils et religieux.
      Sous nos yeux le phénomène se répète malheureusement.
      Au Proche-Orient, en ce moment, les chrétiens minoritaires, calomniés et persécutés, jouent le rôle de boucs émissaires dévolus habituellement aux juifs. 

    • 17 Avril 2017 à 11h06

      keg dit

      N(est pas Adolf qui veut…. Et pourtant le monde semblerait grouiller d’élèves…. à faire führer!

      Le problème c’est que tous n’arriveront pas à se caser, alors on crée des partis où chacun devient führer en second pour y être premier! SA (et SS) division sont les mille -I- tants de base…. Qui obéissent aveuglément….

      http://wp.me/p4Im0Q-1DA

    • 16 Avril 2017 à 20h33

      Renaud42 dit

      Encore une illusion qui tombe, je croyais apprécier Adorno, j’aurais dû le soumettre à des algorithmes, c’est plus moderne qu’une enquête et il aurait fait de même avec moi et on se serait traité mutuellement de fasciste.

    • 16 Avril 2017 à 20h04

      alain delon dit

      Pour l’anecdote: Adorno a été réformé P4 après avoir répondu à son propre questionnaire

    • 16 Avril 2017 à 19h19

      IMHO dit

      1944 – 2017, c’est loin . 1871 – 1944 , ce serait aussi loin .
      A part ça , qu’est-il dit ci-dessus ? Avec l’intention de dire , non par mégarde .

      • 16 Avril 2017 à 19h28

        Clash75 dit

        Je comprends pas ce post ! !??..

        • 16 Avril 2017 à 19h40

          IMHO dit

          Moi c’est l’article que je ne comprend pas .

    • 16 Avril 2017 à 17h57

      A mon humble avis dit

      De l’art d’accuser les peuples -ou les individus qui les composent- d’être fascistes, racistes ou autres, alors qu’ils sont manipulés par leurs dirigeants qui se servent de ces “outils” pour parvenir ou rester au pouvoir.
      Il faudrait aussi comprendre que le fascisme est une extension autoritaire du socialisme, pas du conservatisme: Mussolini était un ex-marxiste qui a quitté les communistes en 14 mais est resté socialiste; Hitler dirigeait le parti national-socialiste ouvrier allemand.
      Les peuples -les individus- ne sont pas naturellement racistes, bien au contraire: Sapiens est une espèce grégaire et empathique. Ils sont poussés aux extrêmes par des démagogues, chefs de partis voulant devenir chefs d’État et y parvenant quelquefois; les conflits entre nations ou entre groupes sont les meilleurs moyens pour être au pouvoir: voilà pourquoi il y a tant de guerres.
      L’Homme a le culte du chef et le respect de l’autorité (y compris chez les anarchistes); on le constate aussi chez les chimpanzés, et de façon générale chez presque tous les primates: pas étonnant que certains en abusent.

      • 16 Avril 2017 à 18h03

        AGF dit

        Jean-François Revel a fait une démonstration magistrale de cette filiation quasiment automatique du fascisme avec le socialisme.

      • 16 Avril 2017 à 18h32

        Lector dit

        vous oubliez que les nationalismes italien, espagnol et allemand (voire même la France de Vichy) combattaient le bolchévisme (ainsi du PNF et du parti Nazi) et se sont opposés au Front Populaire (Fr et Esp).
        Quant au culte du chef, on comprend que les monarchistes aient suivi ces populismes d’extrême droite -alors que les anarchistes dont la devise est “sans dieu ni maître” se trouvaient surtout dans le camp opposé (même en URSS contre Staline).

        • 16 Avril 2017 à 19h58

          A mon humble avis dit

          Je n’oublie rien: Hitler a aidé Franco uniquement parce qu’ils avaient les mêmes ennemis (les communistes), bien que Franco ne fût pas socialiste: les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Rien d’autre ne les unissait, et l’Espagne ne s’est pas alliée à l’Allemagne.
          Hitler détestait les communistes parce qu’il les accusait d’avoir provoqué la défaite de l’empire en 1918, pas par idéologie. Et aussi parce qu’il y avait des juifs parmi les communistes. Ça ne l’a pas empêché de s’allier avec Staline pour se partager la Pologne.
          Depuis le XIXe siècle, anarchistes et communistes se sont souvent associés contre le capitalisme: là aussi, par ennemi commun, bien que les communistes aient inventé le culte de la personnalité, divinisation du chef.
          Moi aussi je n’ai ni dieu ni maître, mais je ne suis pas anarchiste pour autant: l’anarchisme est plus une posture politique insurrectionnelle qu’un vrai refus de l’autorité.

        • 16 Avril 2017 à 20h14

          Lector dit

          tant mieux, sauf que, comme beaucoup ici, vous aviez l’air de sous entendre que ces dictatures étaient inspirées par une idéologie de gauche alors qu’elles furent soutenues par des conservateurs précisément contre des révolutions prolétariennes ou progressistes, pour endiguer celles-ci.

    • 16 Avril 2017 à 17h36

      et ? dit

      Les gars, je vous aime vraiment bien à Causeur.
      Mais je dois dire que votre obsession pour l’antisémitisme devient lassante.
      Aérez un peu,svp.
      Je ne nie pas le problème, loin s’en faut, mais le goy que je suis finit par se sentir intrus et je ne pense pas que ce soit l’objectif.
      Amicalement

      • 16 Avril 2017 à 18h33

        AGF dit

        Pas du tout. mais il semble que ce soit le SEUL endroit où l’on puisse en parler.
        Quand ce sujet est évoqué sur d’autres sites, l’immense majorité des “grands” médias on est systématiquement censuré. C’est la France préfacho que les socialos nous ont concoctée.
        Un tout petit exemple : les communes de banlieue ne savent plus comment honorer la “diversité”. Viendrait-il au maire de l’une de ces banlieues bien nommées “territoires perdus de la République” de donner le nom de Georges Charpak, immigré juif (un parmi combien d’autres), combattant,résistant arrêté pour cela à 16 ans, miraculeusement revenu, entré à l’ Ecole Normale Supérieure et finalement Prix Nobel de physique. En d’autres temps on aurait dit un “grand français”. Le maire de Clichy sous Bois, dont la culotte sent encore…a préféré honorer 2 jeunes délinquants, dealers de leur état,qui sont allé se faire griller dans un local électrique qu’ils avaient squatté .
        Et j’ajoute pour Charpak qu’il obtint bien après la guerre la nationalité française, par protection ,chance que d’autres combattants juifs de la résistance ne purent avoir et qui furent brutalement renvoyés dans les pays , Pologne, Ukraine, Biélorussie etc qu’ils avaient fuis pour échapper aux pogromes.
        Aujourd’hui Mélenchon qui va drainer les votes des racailles représente ce danger antisémite beaucoup plus dévastateur que celui des nostalgiques du pétainisme qui traînent encore au FN.

      • 16 Avril 2017 à 18h54

        Clash75 dit

        Moi pareil. Avec le risque de finir comme Renaud camus, victime d’une sacrée cabale. L’autre jour la fausse affaire halimi (pas ilian je précise pour n’as être vilipendé ) ça commence à être gonflant de gonflant et je le répète pour la nième fois archi contreproductif. Je ne vais pas écrire ici que déjà ça me gonfle très grave que la porte de mon immeuble soit “bloquée ouverte : tous les vendredis et à chaque nombreuses fêtes juives. En se foutant que ca emmerde tous les autres..Mais prendre chaque prétexte, ici culte du chef, du mouton etc. Pour nous ressortir des conneries sans rapport, pour faire passer des messages foireux. Le seul intérêt c’est que qqun est cité Le grand REVEL, ne le connaissant pas assez lui et son oeuvre, j’espère qu’il ne s’est pas commis ou fourvoyé dans des positions douteuses sur Israël ou autre. Causeur :bhl sort de ce corps. Bouton pause la dessus et stop la machine