Une année de “L’Esprit de l’escalier” | Causeur

Une année de “L’Esprit de l’escalier”

2016, année de la terreur et des surprises

Auteur

Alain Finkielkraut

Alain Finkielkraut
est philosophe et écrivain.

Publié le 25 décembre 2016 / Politique

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De Bruxelles à Trump le "gros con" en passant par le Brexit et la victoire de François Fillon, revivez une année de L'Esprit de l'escalier en compagnie d'Alain Finkielkraut.

 

Alain Finkielkraut sur l’arrestation de Salah Abdeslam (21 mars 2016)

Alain Finkielkraut revient sur l’arrestation de Salah Abdeslam et note qu’à Molenbeek « les policiers belges ont été obligés, à plusieurs reprises, de disperser une foule très hostile ».


L’esprit de l’escalier : Alain Finkielkraut sur… par causeur

 

Alain Finkielkraut sur les attentats de Bruxelles (27 mars 2016)

Alain Finkielkraut revient sur les attentats belges et ce qu’ils signifient pour une Europe dont le «serment» était, rappelle-t-il, «plus jamais de guerres entre les nations du Vieux continent»: «La promesse a été tenue mais pourtant la paix est en train de nous échapper». «Si je ne cède pas au découragement, poursuit-il, c’est qu’il y a des musulmans critiques, des femmes qui ne se résignent pas à l’enfermement communautaire, ce sont ces gens-là qu’il faut soutenir sans faille». Ainsi, pour lui, «un rassemblement contre l’islam radical aurait un peu plus de sens qu’un rassemblement contre la peur.»


L’esprit de l’escalier : Alain Finkielkraut sur… par causeur

Alain Finkielkraut sur le Brexit (26 juin 2016)

Alain Finkielkraut ignore si la décision souveraine du peuple britannique de sortir de l’Union européenne est une bonne ou une mauvaise chose. Cependant, pour lui, comme il ‘a expliqué lors de l’émission « L’Esprit de l’escalier », il est certain que « les eurocrates ne l’ont pas volé ». À force de promouvoir une Europe désincarnée, sans racines, ni mode de vie particulier, les classes dirigeantes européennes se prennent un violent retour de bâtons. Au point qu’une nouvelle ligne de faille semble traverser les sociétés européennes qui « se partagent désormais entre les planétaires et les sédentaires, les globaux et les locaux, les hors-sol et les autochtones ». Dans cette nouvelle lutte des classes, « les planétaires sont non seulement mieux lotis économiquement mais ils se croient politiquement et moralement supérieurs. Ils traitent les autochtones de ploucs, voire de salauds » xénophobes.


L’esprit de l’escalier 26 Juin 2016 Alain… par causeur

 

Alain Finkielkraut sur l’élection de Donald Trump (13 novembre 2016)

Les électeurs de Donald Trump réclament des frontières. La mondialisation, qui devait être le dernier avatar de la domination occidentale, les a laissés sur le carreau par le transfert à la Chine des capacités productives américaines. Majoritairement blancs, ils tolèrent de moins en moins bien la discrimination positive, la suspicion et le mépris dont ils sont l’objet dans les African American studies, les women studies, les subaltern studies, toutes les nouvelles disciplines inventées par le politiquement correct. Leurs ancêtres sont des DWEMs : « Dead White European Males » et ceux-ci sont chargés de tous les péchés de la terre. Traités par Hillary Clinton « de sexistes, de racistes, d’homophobes, d’islamophobes, j’en passe et des meilleures », ces électeurs n’en peuvent plus, je les comprends. Mais ce qui est tragique, c’est que la frustration et la colère les aient jetés dans les bras d’un démagogue sans foi ni loi ni culture.


L’esprit de l’escalier – Alain Finkielkraut… par causeur

 

Alain Finkielkraut sur le renoncement de François Hollande et la victoire de François Fillon (4 décembre 2016)


L’esprit de l’escalier – Alain Finkielkraut sur… par causeur

 

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    • 26 Décembre 2016 à 19h27

      Malinamodra dit

      Vous avez bien noté que ça fait un an!!! Alors votez pas Fillon parce que s’il recule l’âge de la retraite vous en reprenez pour trois!

    • 26 Décembre 2016 à 12h59

      Malinamodra dit

      “Plus grand que grand !!!” Un bon rappel à ceux qui ont la mémoire atrophiée

      http://www.atlantico.fr/decryptage/mao-ou-histoire-invraisemblable-culte-personnalite-delirant-qui-est-exporte-jusqu-en-france-emmanuel-pierrat-plus-grand-que-2917437.html/page/0/2

      Il faut se dire que pour avoir admiré Mao, il fallait être “Plus con que con” et…il doit bien en rester un fond de bouteille…
      N’est-ce-pas Comte Frankencroute, n’est-ce-pas Duc Crassepoutine?

    • 26 Décembre 2016 à 8h40

      Malinamodra dit

      C’est bien les lendemains de réveillon! on bouffe les restes et là ils sont passablement refroidis mais Causeur doit être riche car comme aurait dit Marcel Mauss , c’est…la part maudite!

      • 27 Décembre 2016 à 10h59

        Hannibal-lecteur dit

        Alors ma Lina, impossible de ne pas pisser vinaigre? Même pour Noël? Un effort ma Lina chérie…

        • 27 Décembre 2016 à 21h25

          Malinamodra dit

          Attention pour le réveillon: la bûche ça colle au dentier! Arrêtez vous après les huitres! Vous aurez l’impression d’avoir mangé la cervelle de Crassepoutine!

        • 28 Décembre 2016 à 6h20

          Hannibal-lecteur dit

          Rien à faire, impossible de vous maîtriser, ma Lina chérie, le vinaigre reste votre seule expression possible?
          Là, bien sûr il vous faudrait faire un effort: vous avez trouvé quelques formules, leur répétition est lassante, il faudrait en imaginer d’autres. Votre ironie méchante s’exerce à propos de chaque désaccord: une gentille plaisanterie serait plus efficace …mais il faut abandonner le vinaigre, et ça, c’est une gageure !
          Bonne année, considérez ceci comme un vœu… 

    • 26 Décembre 2016 à 8h35

      malaimé dit

      Je crois sincèrement que Fienkielkraut devrait se mettre au vert. Il parle trop, il écrit trop.
      Il dit de plus en plus n’importe quoi.
      Je l’aimais bien mais maintenant ça ne va plus du tout.

    • 26 Décembre 2016 à 8h19

      Malinamodra dit

      Livraison hebdomadaire des lettres de Zazubie: huitième lettre
      lire la suite sur

      http://kelenborn.e-monsite.com/pages/nouvelles-1/nouvelles/causeur-ou-le-royaume-de-zazubie/la-reine-le-comte-et-crassepoutine.html

      POEME DE ZAZUBIE
      INSPIRE D’UNE FABLE CELEBRE DE JEAN DE LA FONTAINE

      Ecrit par Aldebaran à sa bien-aimée marquise Quefouille-Missilnais

      Du logis d’un vieux décati
      Reine Erzebeth, un samedi
      S’empara, c’est une rusée
      Le maître étant gaga, ce lui fut chose aisée
      Elle porta chez lui ses savates, un soir,
      Ou s’étant oublié, il avait du trop boire
      Passant sa nuit dehors car le temps était doux
      Il faut soudain happé par une nuit de boue
      Quand revenu à lui il fit soudain surface
      Il se mit en chemin retrouver son palace
      Quand il vit Erzebeth, le nez à la fenêtre
      Voila soudain qu’il tremble jusqu’au fond de son être
      Dieux de l’ébriété, Bacchus et Dionysos !
      Sort-on de son logis pour aller à la noce
      Qu’on trouve en son salon une gueuse de migrante
      Une donzelle râleuse qui se croit aguichante
      Je vous reconnais bien, ma chère reine Erzebeth
      Et vous avez bien tort de me croire assez bête
      Pour avaler tout crus vos serments à sornettes
      Et vos élans du cœur qui puent la tartiflette
      Holà Ma très chère Erzebeth
      Que l’on dégage sans trompette
      Ou je vais m’en aller raconter aux merdias
      Que votre savoir-vivre est tombé plus que bas….

      suite lien sur fichier PDF

      • 27 Décembre 2016 à 10h57

        Hannibal-lecteur dit

        Bon Dieu, où qu’il est mon StopPub?

    • 25 Décembre 2016 à 20h13

      steed59 dit

      ah mes amis quelle orgie ! mon ventre va éclater !

      je vois qu’il y en a qui ont vraiment rien à foutre un jour de Noël 

      • 25 Décembre 2016 à 20h25

        Bibi dit

        :-)

      • 25 Décembre 2016 à 20h38

        Lector dit

        alors que vous, vous êtes tant occupés à vous faire des papouilles nocturnes festives engluées dans la date comme n’importe quel citoyen lambda l’est dans l’arbitraire calendaire.
        Oh my friends & followers what a selfish pity !

        • 25 Décembre 2016 à 20h46

          steed59 dit

          excusez-moi de ne pas avoir une vie aussi merdique que la vôtre

        • 25 Décembre 2016 à 20h53

          Lector dit

          ne vous en faites pas tout le monde ne peut pas être comme vous un simple “gros con” doublé d’un fat à la panse débordée qui passe son médiocre temps sur un forum en projetant sur d’autres son désoeuvrement néanmoins festif.

        • 25 Décembre 2016 à 21h02

          steed59 dit

          faire la fête en famille et causer sur causeur sont deux plaisirs de ma vie bien réels quoique très différents l’un de l’autre. 

        • 25 Décembre 2016 à 21h04

          Bibi dit

          Lector,
          Prenez un bon beignet et qq croquettes, allumez qq bougies et ça vous calmera. :-D

        • 25 Décembre 2016 à 21h23

          Lector dit

          hahaha je vous laisse donc ces deux grands plaisirs qui prétendent sortir votre petite vie du lot merdique où vous vous plaisez si promptement à ranger les autres, de prime abord à la cantonade.

          Quant à l’autre brebis galeuse adepte de pensée magique sachez que ni l’éventuel chien galeux faisant la manche sur ce fil ni mon deuil personnel n’ont besoin de vos misérables leçons de mauvais humour en injure dissimulée. Enfilez-vous donc tous les cierges que vous voudrez.

          Bien le bonsoir ; hop-là :D

        • 26 Décembre 2016 à 4h29

          Hannibal-lecteur dit

          Lector, il y a une certaine incongruité à se moquer de façon inutilement agressive et piquante de l’activité d’autrui en vous livrant à la même.
          Noël, le petit Jésus, plutôt l’apaisement, non? 

        • 26 Décembre 2016 à 6h49

          Lector dit

          eh bien vous avez décidément du mal à suivre Hannibal vu que c’est déjà ce que je renvoyais à Steed en première instance (:voir et comprendre “selfish pity”)… lorsqu’il disait donc, sans doute en pensant aux nombreux copiés-collés d’André P, que etc. Cf. son 20h13… et l’autre qui se marre dessous, quand précisément ces deux-là comme on peut le constater voire le vérifier viennent de passer plus encore de temps sur d’autres fils à blablater la veille et son lendemain.
          Alors mon cher adressez donc vos récriminations ou bons conseils à qui les mérite, vous ne ferez ici qu’emboîter le pas de mon premier commentaire.
          Did you get it ?! Parce que parlant d’incongruité.. là pour le coup vous êtes de fait dedans jusqu’au cou ^^

        • 26 Décembre 2016 à 11h04

          Malinamodra dit

          Lector+le dentier +steed
          Ben je comprends pas! L’autre jour vous étiez copains comme cochons pour vous taper Malinamodra et voila que vous vous empaillez comme des chiffoniers. Y avait la crêche, fallait vous taper la vierge Marie comme le Pere Dupanloup dans la chanson!
          Et puis le vocabulaire!!! Si Crassepoutine vous lit il est bon pour une semaine de diarrhée dans la mitre du Cardinal
          Zêts vraiment cacaboudins!

        • 26 Décembre 2016 à 11h09

          Malinamodra dit

          Et puis enfin rendez l”Être” à Plougardel et le “Néant” à Frankencroute, sinon Crassepoutine va avoir “la Nausée”…Depuis qu’il boit du sang frais, il trouve que le boudin c’est de la merde

        • 27 Décembre 2016 à 7h30

          Hannibal-lecteur dit

          Lector , vous commencez par ” vous dites comme moi ” , vous concluez par ” incongruité “. Si je dis comme vous , je vous suis congru. 
          Je dis en plus: Jésus, Noël, gentillesse… pourquoi insister dans la querelle?
          Allez un petit effort pour finir l’année… 

        • 27 Décembre 2016 à 8h43

          Hannibal-lecteur dit

          Lector, codicille , …et surtout pour ne pas sombrer dans le pisse-vinaigre comme ma Lina chérie…

        • 27 Décembre 2016 à 21h31

          Malinamodra dit

          Hannibal-lecteur dit
          Lector, codicille , …et surtout pour ne pas sombrer dans le pisse-vinaigre comme ma Lina chérie…

          Hannibal vs êtes incorrigible!!!Non seulement vous perdez votre dentier mais vu vos obsessions urinaires il semble même qu’il soit tombé dans votre pot de chambre, le même ustensile dans lequel tomba Crassepoutine quand il était petit, ce qui , d’après Herr Doktor Karl est la cause de sa scatophobie

        • 28 Décembre 2016 à 6h27

          Hannibal-lecteur dit

          Ma Lina chérie, je demande un peu de gentillesse, vous répondez par une ironie qui ne mord même pas ( obsession urinaire ) puisque c’est vous qui pissez vinaigre et persistez avec persévérance. Dommage.

    • 25 Décembre 2016 à 20h07

      Lector dit

      :D et aussi une année d’André Plougardel ; une plongée dans un sombre réel loin de l’oublieuse Académie ou bien disons la égoïste car finalement aujourd’hui, engoncé dans le spectaculaire on n’y fait plus philosophe qu’à demi.

    • 25 Décembre 2016 à 14h38

      André Plougardel dit

      Raymond, c’est un patient. Il sait attendre avec son chien, le ventre vide pendant des heures. Attendre qu’une pièce tombe d’une main providentielle. La faim ne lui fait pas peur. Seule la sauvagerie d’un humanoïde aviné lui fait peur. Un type sort de nulle part et commence par insulter puis à tabasser sans raisons. Le monde est fou. Raymond a eu droit à un séjour aux urgences, le bras et le visage tuméfié. La violence la plus fréquente et la plus plausible est plutôt verbale. Le classique «va bosser fainéant !”revient souvent dans la bouche de bourgeois bien sapés et bien coiffés. Les cerbères de la morale sociale. Il y a surtout les grosses bourgeoises, l’hiver engoncées dans leur visons et qui vous jette un regard glacial et sans appel avant de s’engouffrer dans leurs grosses bagnoles fumantes. Péremptoires et sans pitié. Parfois, je tombe sur une pépite.

      • 25 Décembre 2016 à 14h42

        André Plougardel dit

        Je me souviens qu’une fois j’étais sur le parking d’un magasin Lidl. Je fixais une dame d’un certain âge, cheveux grisonnant, une dame à l’apparence comme il faut. Elle déchargeait ses courses qu’elle rangeait soigneusement dans le coffre de sa voiture. Je la fixais, la dévisageais comme on dévisage une femme qu’on aurait choyée et aimé. On sentait en elle le poids de la vie. Elle était veuve probablement. Elle portait cette culotte de cheval qui donne à certaines femmes un peu grasse une démarche lourde, pesante et lasse. Elle s’approcha de Raymond et lui tendit une pièce de monnaie non sans lui avoir spécifié la destination de la dite pièce: elle était pour le chien. J’entends encore cette injonction faite à Raymond: -Attention, ce n’est pas pour vous, c’est pour le chien! Je fais souvent fait la manche à des endroits stratégiques pour apitoyer le passant. La manche est une histoire de communication. Je me souviens d’une fois je m’étais mis rue Mouffetard, dans le Vè arrondissement. J’avais faim. Faire la manche le ventre vide, un calvaire. La patience, pour vaincre le temps qui passe, est le carburant indispensable pour faire la manche. Et la patience ne saurait se satisfaire d’un ventre vide. Assis, adossé au mur, le point de vue infériorise le candidat à la manche. La main tendue devient superfétatoire,inutile,voire grotesque. La communication a évolué. Le fait d’être à mi-hauteur des passants suffit largement à attirer son attention, susciter quelque chose,une empathie, parfois une angoisse vite dissipée ou même une indignation.

        • 25 Décembre 2016 à 14h44

          André Plougardel dit

          L’image du mendiant qui vous tend la main est désuète. Néanmoins, cela vous interpelle sur l’état de nos sociétés. Vous vous sentez coupable car vous n’avez pas su faire en sorte que le type qui vous tend la main garde sa dignité. Vous vous sentez coupable car la société c’est JE, c’est TU, c’est IL. Les gens font le plus souvent l’autruche. Les gens tendent la pièce et regarde ailleurs. Ils ne me regardent jamais dans les yeux. Comme si j’étais une conscience. La seule conscience légitime. On ne se regarde jamais dans un miroir quand on se sent sale,coupable.Le SDF c’est le miroir de notre condition humaine pas trop reluisante,s’il en est.IL vous balance en pleine face une vérité aussi sociale, philosophique que cinglante. Il ne pollue pas. Il n’exploite pas. Il n’est pas productif, sinon pour quoi faire? Il ne fait pas de tort à la planète,car il sait que dans ce monde rien ne lui appartient. Le galaxy S5, il s’en fiche.

          André Plougardel , chômeur, SDF

    • 25 Décembre 2016 à 14h29

      André Plougardel dit

      Un sans dent chômeur

      Chômeur, je vis au quotidien la dure réalité du chômage. Je suis rejeté par ma famille. J’ai voté Hollande pour sortir de ma condition de chômeur.J’avoue qu’il m’a bien baisé le bâtard.Il est vrai, j’avais fini par tirer parti des avantages que me donnait l’oisiveté: affalé devant la télé, me couchant tard, me levant tard, gorgé de bière ,la plupart du temps . J’étais souvent saoul comme un cochon, incapable de la moindre initiative, attisant la colère de ma femme. J’avais obligation néanmoins de me présenter aux convocations de pôle emploi sous peine de perdre mes droits, enfin ce qu’il me restait au bout de trois ans de chômage. Autant dire pas grand-chose.

      • 25 Décembre 2016 à 14h32

        André Plougardel dit

        Après avoir perdu mon travail, les années passèrent et le temps passe vite quand on est chômeur. J’ai perdu dans la foulée et ma femme et mes gosses, j’ai fini par vendre ma maison pour payer mes dettes, mes impôts aux socialos et les diverses taxes. J’étais pour ainsi dire chômeur à la rue. Maintenant, je vis dans une caravane. Mon dossier de logement s’est perdu dans les méandres de l’administration, oublié en bas d’une pile de dossiers en souffrance. Mon frigo est vide. Je suis en fin de droits et je fais les fins de marché. J’accepte les dons de fruits et de légumes encore mangeables. Je suis juste un grade au-dessus de clochard. Je regarde autour de moi. Le marché se vide. Les derniers chalands ont donné leurs derniers sous, des gens qui, comme moi, le dos courbé, remuent les poubelles, des sacs remplis d’immondices, espérant trouver une pitance salvatrice. Je repense souvent à la période d’avant ma situation de chômeur. J’étais cadre sup dans ma boite. Je tutoyais mon directeur entre deux parties de dix-huit trous.

        • 25 Décembre 2016 à 14h37

          André Plougardel dit

          J’étais établi. Un Plan d’Épargne Logement à la banque, un livret de développement durable, une assurance vie.Je votais socialiste. J’avais un gros catcat BMW qui polluait un max, un cross over que je prenais à chaque fois que j’allais chercher ma baguette de pain chez ma boulangère en prenant soin de mater ses formes plus que généreuses. Hé oui, je suis un gros cochon et même un peu vicelard…Une vie de gros beauf,quoi!Con et golfeur. Je consommais. Je polluais. L’environnement, la planète, la disparition des éléphants en Afrique, j’en avais rien à foutre.Seul comptait mon petit bonheur personnel, avec ma petite bonne femme. Temps en temps je m’offrais un petit extra, j’allais au putes ou alors j’allais mater un film porno dans un sexshop. Maintenant, c’est dans une caravane que je partage le quotidien avec Raymond, un SDF, un ancien flic.Le seul souci c’est qu’il est homo Raymond et m’inflige “plus belle la vie” tous les soirs. Il aime bien revoir ses potes d’avant. Un cauchemar.

    • 25 Décembre 2016 à 13h09

      André Plougardel dit

      Qui mieux que Fillon pour vous le mettre dans le fion?

      C’était une file interminable.Une foule dense qui n’en finissait pas,qui se perdait à l’horizon couvert de brume.Il pleuvait .Une pluie fine qui ne finissait pas de tomber.Une forêt de parapluie couvrait cette foule compacte où chacun était collé l’un à l’autre pour se réchauffer et pour se soutenir.Cependant,il en fallut davantage pour dissuader cette foule immense et déterminée pour accomplir ce pour quoi elle était venu,comme par devoir .Oui, rien , ni personne ne pouvait la détourner de son but.L’objet de son déplacement en ce dimanche de novembre était son salut.Elle était venue pour montrer au Créateur et au monde sa colère douce et amère, une colère tant contenue qu’elle en devenait insupportable.Ils étaient des centaines , ils étaient des milliers tels des prisonniers de guerre se suivant les uns derrière les autres.Comme on les voit encore au travers d’images d”archives et qui rappellent encore dans nos mémoires les heures-les-plus-sombres-de-notre-Histoire dixit Valls.Mais là ce ne sont point des prisonniers, nous ne sommes pas en guerre.Où allaient t ils donc?Vers quoi marchaient ils avec l’Idée en tête, une Idée fixe dans leur tête de vieux , des vieux à la tête chenue pour la plupart? Allaient ils voir la Joconde?C’était ça l’Idée?Comme ces files d’attente devant les musées aux portes desquels des cons et des chintocs font le pied de grue pour regarder des merdes lors des journées du patrimoine?Allaient ils à un enterrement d’un cher disparu?Ou celui d’une personnalité respectée ,regrettée et idolâtrée?Ou peut être s’agissait -il du versement de leur retraite, aumône tant attendu après une vie de dur labeur?Non plus,car de leur retraite ils avaient fait leur deuil depuis longtemps.Les socialopes les avaient habitués au minimum vital.La parabole de la grenouille est passée par là.Ils sont intelligents les socialopes.

      • 25 Décembre 2016 à 13h10

        André Plougardel dit

        Ils n’avaient déjà plus de sécurité sociale.Ceux qui avaient la chance d’avoir la santé engraissaient Goldman Sachs et les mutuelles privées en attendant leur mort prochaine.Les plus fragiles étaient déjà occis et utilisés comme engrais.La société les avait utilisés de la naissance jusqu’à leur mort.Les moins chanceux étaient là qui avançaient vers cette Idée.Ils avaient décidé d’en finir…par leur volonté.Leur retraite n’était que chimère.Ils s’étaient résignés.Leurs combats successifs n’avaient rien donné.Leur vie ne valait plus rien .Ils ne servaient à rien.Le capitalisme ne voulait plus de cette viande avariée et inutile.Désormais ,le Système avait dressé devant eux,non pas un tapis rouge mais un couloir de misère et de souffrances.Il n’y avait pas d’ échappatoire ni à droite ,ni à gauche. Quelle était donc cette Idée ,cette belle et noble Idée qui les avait arrachés au doux confort de leur chaumière, à leur vie douillette de vieillards misérables et résignés ?Une chose plus grave ,une mission plus urgente les appelaient .On les avait grisé.Non pas avec du cidre mais avec des discours.On leur avait promis un monde meilleur.Les communicants leur ont promis mille vierges dans l’Autre Monde.Oui,un Monde meilleur.Certains étaient venus en couple.Les valides étaient sur leur deux jambes emmitouflés dans leur vieux manteaux noirs fripés.D’autres moins lotis par le destin ou par la vie s’aidaient d’une canne.D’autres encore que le destin avait frappé brutalement ou anéanti à petit feu avançaient à petits pas soutenu par un déambulateur qu’une association charitable,la dernière sûrement, avait sans doute financé.Tout cet amas humain n’en pouvait plus.L’espoir d’une vie meilleur ici bas les poussaient malgré tout à s’accrocher à l’existence tant qu’il leur restait un souffle de vie.Mais là c’en était fini.Le rideau venait de tomber.Le désespoir l’avait emporté.

        • 25 Décembre 2016 à 13h12

          André Plougardel dit

          Quand il atteignirent enfin cette Idée ,l’Idée tant convoitée , tant désirée, les premiers levèrent les yeux et lurent sur le fronton de l’établissement:

          **** de CASTRIE & FILLON ****

          SÉDATION PALLIATIVE , EUTHANASIE ACTIVE.

          André Plougardel ,militant FN chômeur

        • 27 Décembre 2016 à 11h02

          Hannibal-lecteur dit

          Dédé, la seule réponse possible c’est ” marre de tes diarrhées ” c’est ce que tu cherches?

    • 25 Décembre 2016 à 12h40

      Pol&Mic dit

      sûrs qu’ils étaient des leur impunité, de leur Pouvoir, (et d’un savoir-faire qui a montré ses limites)

    • 25 Décembre 2016 à 12h38

      Pol&Mic dit

      la “gauche” a ABUSE en TOUT !!!!!

    • 25 Décembre 2016 à 12h34

      André Plougardel dit

      Plougardel aux “ressources humaines”.

      Lorsque plougardel posa la main sur la poignet de porte, il se demanda en lui même s’il était correctement habillé.Il se toisa , se jugea apte à l’examen en remettant son col de chemise bien droit.L’appréhension qu’il pouvait décevoir l’angoissait.Son apparence était comme une garantie de crédibilité ,de respectabilité.Aussi,lui servait elle de bouclier face au jugement qu’une femme pouvait avoir sur sa personnalité physique.Et donc le moindre détail vestimentaire comptait.Il était toutefois rassuré car il allait séduire par son vocabulaire assez riche et détonant .Il se regarda dans le reflet de la porte pour s’assurer qu’il s’ était correctement apprêté.Il allait pénétrer dans un monde qui n’était pas le sien.Un monde qui n’était plus le sien , celui de l’usine ,le monde des hommes et des machines,le monde du bruit et des cadences infernales.Il entrait dans “l’autre monde”. Un monde où il ne serait plus le maître mais un intrus.Le royaume de la toute puissance de la femme où l’homme,l’ouvrier “sale” qu’il était,n’a pas sa place.Un monde propre et feutré où il faut savoir parler,mesurer son langage.Un monde qui décide de la vie et de la mort sociale du salarié.Un monde qui peut se muer en un tribunal implacable et sans merci dès lors que l’ouvrier ne sera plus en mesure de remplir sa tâche de productif.Tel un animal malade ou blessé devenu improductif , il se verra alors signifier la fin de son parcours vers la “déchetterie”,abattoir pour animal humain appelé par euphémisme pôle emploi,où le salarié devenu inutile ira végéter dans l’antichambre de la mort sociale attendant la mort physique.

      • 25 Décembre 2016 à 12h35

        André Plougardel dit

        Les “ressources humaines”. Un concept qui nous vient des ricains.Un doux euphémisme subtilement paradoxal qui vide la personne humaine de sa dignité et de sa substance philosophique pour ne garder que l’aspect purement productif.La recherche de rentabilité exige de la “ressource humaine” corvéable et échangeable à souhait.Un matériel humain “flexible”.De la chair à canon en temps de guerre,de la chair à patron en temps de paix.De la chair “renouvelable”.La mode est au jetable et au renouvelable.Le patron n’ a qu’à se servir.Ressources naturelles,on creuse et on a du pétrole, sans se soucier à qui appartient ce pétrole.Les “ressources humaines”.Depuis que l’éboueur est devenu “ripeur” ,la femme de ménage une “technicienne de surface”,le service du personnel le bureau des “ressources humaines”, le salarié n’a jamais été autant méprisé, humilié, bafoué.On le flatte par une carotte sémantique ,une carotte qu’en fin de compte on lui fourre dans le cul une fois le dos tourné.La vaseline étant fournie par les syndicats.
        Le salarié comme ressource humaine ,on le presse comme un citron.Une ressource renouvelable et,inépuisable.Une fois pressé et qu’il a donné tout son jus,on le jette et on en prend un autre.Comme un puits de pétrole sitôt épuisé ,on en creuse un autre et ainsi de suite.On le jette à pôle emploi dans le pire des cas dès qu’on ne veut plus de lui.Si c’est une vieille peau on le met à la retraite,on lui fait comprendre par des moyens divers et variés qu’il n’est plus bon à rien,désormais mauvais à tout .
        Voilà ce que signifie le concept”ressources humaines”.

        Plougardel courba l’échine et entra.

        • 25 Décembre 2016 à 12h36

          André Plougardel dit

          Lorsque Wonderwoman aperçut Plougardel sur le pas de porte ,elle s’avança vers lui la main tendue pour le saluer, le sourire aux lèvres,un sourire convenu.Il ne se faisait pas d’illusion sur cette femme .Une femme puissante, le gendarme de la boîte,un gendarme dressé à l’affût de tout absentéisme injustifié.Petite de taille mais grande dans l’échiquier du pouvoir,un pouvoir exclusivement aux mains des femmes.Un pouvoir dont les hommes ont été exclus.Un féminisme instauré comme une chape.Un féminisme imposé.Un féminisme idéologique.Un féminisme exclusif,étriqué pondu par un esprit non moins étriqué.L’ennemi du féminisme est la femme elle même.

          Derrière sa silhouette avenante se cache une femme sans merci pour le type qui oublie que tous les jours il doit franchir les tourniquets de sécurité avec pour mission servir l’entreprise.Il a signé pour en chier .Et il en chiera tant que Wonderwoman n’aura pas sonné le gong de la retraite ,à moins que l’esclave n’ait rendu l’âme avant l’échéance programmée.Les cancers, les suicides ou risques psychosociaux pour utiliser un euphémisme à la mode liés aux cadences,les troubles musculosquelettiques, les AVC, les malaises cardiaques,les rachialgies, autant de pathologies qui guettent l’ouvrier esclave moderne dont toutes les wonderwomen macronnisées du monde se foutent comme de leur première culotte.

          André Plougardel militant FN