L’Arabie saoudite dans l’ombre du 11-Septembre | Causeur

L’Arabie saoudite dans l’ombre du 11-Septembre

Le royaume wahhabite aurait-il aidé deux des terroristes?

Publié le 29 juin 2016 / Monde Politique

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Près de quinze ans après l’attentat le plus meurtrier de l’Histoire, les pressions de l’opinion publique américaine et des membres du Congrès pour déclassifier un dossier confidentiel relancent les spéculations sur une possible implication de l’Arabie saoudite dans les attaques qui ont touché New York et le Pentagone.

Les décombres des tours jumelles du World Trade Center à New York, le 11 septembre 2001 (Photo: SIPA.sipausa31131776_000008)

Depuis la fin 2002 et les derniers comptes rendus du Joint Inquiry — la commission parlementaire mise sur pied pour enquêter sur le 11-Septembre — une petite portion censurée des 832 pages de rapports provoque des crispations importantes outre-Atlantique. Ces 28 pages renfermeraient, selon des membres du Congrès qui ont pu les consulter, de « troublantes coïncidences » concernant les liens présumés entre l’Arabie saoudite et les attentats. Preuve de l’extrême sensibilité du dossier, l’administration Bush avait rapidement décidé de classifier les 28 pages, assurant que cela relevait de la « sécurité nationale. » Mais il semble que ce soit plutôt les relations américano-saoudiennes que l’ex-président voulait à tout prix préserver – ce qui, vue l’importance et la fragilité de l’alliance entre Washington et Riyad, revient au même… Barack Obama a depuis promis par deux fois de rendre publiques les vingt-huit pages de la discorde, mais les Américains n’en ont toujours pas vu la couleur.

Dès la fin du travail du Joint Inquiry, la National Commission on Terrorist Attacks Upon the United States – plus connue sous le nom de 9/11 Commission – a pris le relai, en tentant d’éclaircir les nombreuses zones d’ombres soulevées par les 28 pages. Et il se trouve que cette commission a relevé un nombre important d’éléments portant sur les liens entre deux des dix-neuf pirates de l’air et des officiels saoudiens aux Etats-Unis, notamment en Californie.

Le 15 janvier 2000, Nawaf al-Hazmi et Khalid al-Mihdhar, arrivent en même temps à LAX – l’aéroport de Los Angeles. Tous deux sont des membres saoudiens d’Al-Qaida, connus des services secrets du royaume et étroitement surveillés par ces derniers après avoir tenté de faire rentrer des armes dans leur pays en 1997. Ils ne parlent pas un mot d’anglais et n’ont absolument aucune expérience ni connaissance de la vie occidentale, qui plus est aux Etats-Unis. Il est donc fort peu probable qu’ils aient pu subsister dans un pays inconnu pendant un an et demi, sans aucune aide extérieure, jusqu’à ce jour de septembre 2001 où ils participèrent au détournement du vol 77 d’American Airlines qui s’écrasa sur le Pentagone. Selon une série de mémos de la 9/11 Commission datant de 2003, Khalid Sheikh Mohammed – le cerveau des attentats, arrêté la même année – aurait avoué sous la torture que les deux pirates de l’air du vol 77 ont été envoyés sur la côté Ouest « avec des instructions spécifiques, afin de chercher de l’aide auprès des mosquées et des communautés locales. »

Soutien logistique et financier

A l’époque, un certain Fahad al-Thumairy s’occupe des « questions religieuses » au consulat saoudien de Los Angeles et mène occasionnellement des offices à la King Fahad Mosque (KFM), une mosquée reconnue comme « plutôt radicale et anti-occidentale » par les services US mais néanmoins fréquentée par de nombreux diplomates saoudiens. Une note du FBI datant de 2012 semble accréditer la thèse selon laquelle al-Thumairy aurait « immédiatement assigné un individu pour prendre en charge al-Hazmi et al-Mihdhar durant leur séjour à Los Angeles. » Cependant, les pontes du bureau fédéral ne semblent pas avoir été en mesure de retracer les quinze premiers jours des deux terroristes sur le sol américain. Ces derniers réapparaissent, début février 2000, déjeunant dans un restaurant méditerranéen situé à deux pas de la KFM. Ils y rencontrent Omar al-Bayoumi, un présumé agent secret saoudien chargé de surveiller les dissidents du Royaume en Californie. Avant de se rendre au restaurant, Bayoumi aurait rencontré Thumairy à la mosquée et les enquêteurs suspectent fortement ce dernier d’être à l’initiative de cette entrevue. Interrogé par le FBI plus tard, Bayoumi a assuré que sa rencontre avec les deux terroristes était totalement fortuite : il aurait reconnu leur accent du Golfe avant d’engager la conversation. Et au vu de la situation précaire de ses compatriotes fraîchement arrivés, Bayoumi les aurait invités à venir s’installer chez lui, à San Diego, le temps de leur trouver un autre endroit où vivre. Le 5 février 2000, Bayoumi leur trouve un appartement dans le même immeuble que le sien ; il apparaît comme cosignataire du bail et règle de sa poche la caution ainsi que les deux premiers mois de loyer. Ils sont vraiment sympas, ces Saoudiens… Le philanthrope les a ensuite aidé à ouvrir un compte bancaire à la Bank of America, crédité de 9 900 dollars — par pur hasard, juste en dessous du seuil des 10 000 dollars, qui aurait pu éveiller les soupçons des autorités. Ces dernières n’ont jamais réussi à expliquer la provenance de ces fonds. Bayoumi a, selon le FBI, également partagé son téléphone avec les deux terroristes. Entre février et mai 2000, son téléphone a passé 32 appels à l’ambassade saoudienne de Washington D.C., 37 à la Mission culturelle saoudienne basée au même endroit, ainsi que 24 autres appels à destination du consulat saoudien de Los Angeles. Bayoumi a voyagé dans ces lieux durant la même période. Qui a-t-il rencontré durant ses nombreux séjours ? Le mystère reste entier étant donné qu’aucun enquêteur n’a jugé utile de lui demander, ni d’approfondir les recherches sur ses voyages.

Interrogé à Riyad en 2004 par le FBI, Fahad al-Thumairy a servi un discours « mensonger » sur ses relations avec Omar al-Bayoumi, qu’il assurait ne pas connaître en dépit des relevés téléphoniques que les enquêteurs lui ont mis sous le nez, montrant 21 appels entre eux étalés sur deux ans. Durant ses séjours en dehors de San Diego, Bayoumi a missionné Mohdhar Abdullah, un étudiant yéménite, afin de fournir toute l’assistance nécessaire à al-Hazmi et al-Mihdhar : traduction, ouverture de comptes bancaires, contact avec les écoles de pilotage… A la suite du 11-Septembre, il a avoué au FBI qu’al-Mihdhar lui avait confié être membre de l’Armée islamique d’Aden – un groupe terroriste yéménite, affilié à Al-Qaida, qui a revendiqué l’attentat-suicide qui a frappé le destroyer américain USS Cole le 12 octobre 2000.

Durant la période où les deux futurs pirates de l’air séjournaient à San Diego, Omar al-Bayoumi était régulièrement en contact avec son ami proche Osama Bassnan, également suspecté d’être un agent saoudien par les autorités US. Ce dernier a reçu 150 000 dollars de la part de la princesse Haifa Al Fayçal, fille du roi Fayçal et femme de l’ambassadeur saoudien alors en poste à Washington, Bandar bin Sultan. Bassnan aurait reçu cette somme rondelette afin de financer un traitement pour la prétendue maladie thyroïdienne de sa femme. Là aussi, les enquêteurs ne semblent pas avoir été en mesure de confirmer la véracité de l’argument ; mais d’après le Huffington Post, Osama Bassnan aurait signé pour 150 000 dollars de chèques à la femme d’Omar al-Bayoumi, à la période même où les terroristes logeaient dans un appartement mitoyen.

Un indic pas très net

Le 31 mai 2000, Nawaf al-Hazmi et Khalid al-Mihdhar quittent l’appartement loué par Bayoumi et s’installent chez un informateur du FBI surnommé « Muppet », dont la véritable identité est Abdussattar Shaikh. Ce dernier aurait pu être la pièce maîtresse dans la découverte du projet d’attentat, mais il semble qu’il en savait bien plus que ce qu’il a rapporté à son agent traitant. Les mémos de la 9/11 Commission montrent que le FBI savait que Shaikh avait deux colocataires saoudiens prénommés « Nawaf » et « Khalid », mais n’a eu vent de leur identité complète qu’après les attaques. Surtout, c’est la nature des relations entre l’informateur et les deux terroristes qui soulève le plus de questionnements. Il semble avoir fourni au FBI « beaucoup d’histoires incohérentes concernant quand et comment il a rencontré al-Mihdhar et al-Hazmi. » En 2003, le FBI affirmait que Abdussattar Shaikh avait rencontré les deux pirates de l’air au Centre islamique, avant d’accepter de leur « louer une chambre ». Pourtant, quand il parlait à ses voisins, « Muppet » présentait ses deux colocs comme les « fils d’amis d’Arabie saoudite ». Après les attaques, il a subitement retourné sa veste en rappelant ses voisins, pour finalement leur dire qu’il les avait rencontrés à la mosquée… Mais le plus perturbant dans tout cela, c’est que l’enquête du FBI sur l’informateur a conclu qu’il n’a pas eu connaissance des projets d’attentats et les pontes du bureau fédéral n’ont, semble-t-il, pas jugé utile de le questionner à propos de ses soudains troubles de la mémoire à la suite du 11-Septembre. Pis, le Joint Inquiry, qui voulait interroger Abdussattar Shaikh, s’est heurté aux refus conjoints du FBI, du département de la Justice et de la Maison Blanche.

Un « mini-sommet terroriste » sur le sol américain !

La date du 9 juin 2000 représente également un moment clé pour comprendre la faillite des services de sécurité américains et leur laxisme dès lors qu’il s’agit d’enquêter sur leurs amis du Golfe. Durant cette journée se tient un « mini-sommet terroriste », organisé dans un hôtel à proximité du consulat saoudien de Los Angeles et réunissant Nawaf al-Hazmi, Khalid al-Mihdhar et Khallad bin Attash. La présence de ce dernier sur le sol américain apparaît plus que déroutante dès lors que l’on se rappelle du contexte de l’époque et du pedigree d’Attash. La période couvrant la fin 1999 et le début 2000 est une époque au cours de laquelle les Etats-Unis sont en alerte en raison des nombreuses menaces d’Al-Qaida, qui voulait marquer les esprits en frappant pour le nouveau millénaire – un attentat à LAX a d’ailleurs été évité à la mi-décembre 1999, avec l’arrestation d’un soldat de Ben Laden.

Khallad bin Attash, quant à lui, est un membre influent d’Al-Qaida, connu des services de sécurité américains comme le cerveau présumé de l’attaque contre l’USS Cole. Il serait arrivé à LAX le même jour que les deux pirates de l’air du vol 77. Il n’aurait jamais pu rentrer sur le territoire américain sans avoir été aidé, qui plus est par un diplomate. Selon le Huffington Post, qui cite un rapport du FBI, il existait à ce moment-là « certains arrangements diplomatiques dans divers aéroports, autorisant des diplomates à rencontrer des étrangers au carrousel à bagages. » Donc avant le contrôle des douanes et des services d’immigration. « Le FBI de New York a estimé qu’il a été possible que quelqu’un du consulat saoudien de Los Angeles ait rencontré Khallad à l’aéroport avant de l’escorter à travers les douanes. » Cela expliquerait donc comment un terroriste reconnu – dont l’arrivée aux Etats-Unis aurait dû être un premier signal d’alarme – a pu rentrer incognito sur le territoire américain, grâce au blanc manteau diplomatique.

En lisant ces lignes, il est difficile de ne pas faire le lien avec Fahad al-Thumairy, dont le nom n’a cessé de revenir dans les différents documents. C’est d’ailleurs ce dernier que des rapports de la CIA et du FBI désignent comme le principal organisateur du « mini-sommet terroriste ».

Enfin, la dernière zone d’ombre connue concerne le rôle de Saleh al-Hussayen, un important religieux saoudien lié à la famille royale. La veille des attaques, le 10 septembre 2001, il séjourne dans le même hôtel que Nawaf al-Hazmi. Par la suite, alors qu’il est interrogé par le FBI, il feint une crise d’épilepsie avant d’être hospitalisé et de — toujours selon la 9/11 Commission — « quitter le pays avant que le FBI ne puisse le réinterroger. »

Pression de l’opinion publique et de l’Arabie saoudite

Mais alors, comment est-il possible qu’avec tant de « coïncidences » entourant le rôle de l’Arabie saoudite dans cette affaire, une enquête approfondie n’ait pas été réalisée et que le Joint Inquiry ait simplement conclu : « Nous n’avons trouvé aucune preuve que le gouvernement saoudien ou des officiels saoudiens aient individuellement financé Al-Qaida » ?

Comment se fait-il que l’administration Bush ait préféré ne pas dévoiler les 28 pages – qui pourraient contenir d’autres éléments à charge – et de parfois court-circuiter les enquêtes des commissions indépendantes, comme par exemple avec l’épisode de l’ « informateur » du FBI ? « Dans quelle mesure les efforts du gouvernement américain pour enquêter sur les possibles liens entre le gouvernement saoudien et les attaques du 11-Septembre ont-ils été affectés par des considérations politiques, économiques, ou autres ? », s’est légitimement demandée la 9/11 Commission. Elle attend toujours la réponse.

Les choses pourraient cependant se décanter dans un futur proche : sous la pression des proches des personnes décédées dans les attentats et de l’opinion publique américaine, le Sénat a voté à l’unanimité, le 17 mai dernier, un projet de loi permettant aux familles de victimes d’attaquer l’Arabie saoudite en justice. Le vote de la Chambre des représentants devrait avoir lieu prochainement. Le royaume du Golfe, par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères Adel al-Jubeir, a d’ores et déjà menacé de vendre pas moins de 750 millions de dollars en bons du Trésor américain et d’autres avoirs détenus aux Etats-Unis, si la loi venait à être adoptée.

De nombreux membres du Congrès font le forcing pour rendre publiques les fameuses 28 pages — dont l’Arabie saoudite a toujours demandé la déclassification, affirmant ainsi pouvoir répondre aux accusations — mais, malgré l’ouverture apparente d’Obama, le doute subsiste. John Brennan, le directeur de la CIA, a récemment affirmé à la très « indépendante » chaîne de télé saoudienne Al Arabiya, que « les gens ne devraient pas les considérer (les 28 pages) comme une preuve de complicité saoudienne dans les attaques. » Le problème, c’est que même sans elles, il est difficile de ne pas se poser la question.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 4 Juillet 2016 à 18h05

      beornottobe dit

      Aah……… “soupçonner l’ARABIE SAOUDITE”?……!!!!!!!
      “faut attendre ce qu’en pensent les Etats Unis’ “(les Gouvernants)”……….
      ……..
      ah…. j’ai dit une c……..? (ça reste à voir……
      (entre nous : il a du “boulot” l’ambassadeur!….. (et des nerfs….)

    • 3 Juillet 2016 à 12h30

      Loulou dit

      Cela parait évident que les services Américain de l’époque, ont apportés leur contribution en laissant faire ! Leur meilleur défense étant de parler de la “théorie du complot”!! Je ne trouve pas normal que les familles des victimes aient été très mal menés lorsqu’ils ont chercher à comprendre! certains ont été menacés!Les US ont comme la France un contrôle aérien efficace des radars performants, des bases aériennes et des avions bien équipés de missiles efficaces encore faut-il donner les ordres!Sachant qu’ils étaient informés par tous les services extérieurs! Même avec le transpondeur coupé les avions étaient visibles sur les radars! Seulement voilà il fallait justifier l’intervention en Irak !!! Ce n’est pas une première aux USA déjà le Gal. Eisenhower après Pearl Harbor à l’issue de la Guerre avait recommandé dans un discours aux Américains, de ce méfier de Services de renseignement ( c’est vérifiable.).

    • 1 Juillet 2016 à 23h17

      marcopes dit

      beaucoup trop de zones d’ombres depuis le début sur ce dossier , la vérité est surement encore plus glauque que ce que l’on croit

    • 1 Juillet 2016 à 14h09

      Pathfinder dit

      En complément de ce qu’a écrit “Silverstone” sur l’info et l’intox… il est important de garder à l’esprit que la participation probable de princes saoudiens, n’implique pas la participations du Roi ou du gouvernement dans son ensemble. Les conflits d’intérêts sont à tous niveaux.
      Il ne viendrait à personne dans l’Hexagone, toutes convictions confondues, d’avancer que Mr Hollande, son gouvernement, son parti, et les francais sont une seule et même chose…

    • 30 Juin 2016 à 11h27

      SILVERSTONE dit

      Comme il est rigoureusement impossible de savoir,après coup,qui dit vrai,quelle est la part d’infos & d’intox,je me cantonnerais à rester interrogatif,pour ne pas dire+,sur le fait que si,selon l’historique,les”services”en savaient autant sur ces individus,comment se fait-il(comme ailleurs,& notamment en France)que les moyens dont on dispose,n’aient pas été,du moins,suffisamment,pour empêcher,même partiellement,ces attentats? Est-ce de la complicité ou de l’incurie?

    • 30 Juin 2016 à 11h01

      Cardinal dit

      @bu2bu : Merci du commentaire.

      @ scarlet :
      Oui je sais, vous avez raison sur Atta et quelques autres, mais je commentais l’article qui se concentrait et ne parlait que des deux logés à San Diego et auraient été aidé par un diplomate, le coeur de l’article.
      Je pense au contraire que les fameuses 28 pages manquantes montrent peut être que des ultra américains auraient pu être concernés dans l’organisation.
      Pensez y en vous concentrant sur la nature et la similitude des cibles !
      Moins de six ans seulement après Oklahoma City le FBI n’aurait pas gardé un oeil sur les ultras ? Déjà qu’ils n’ont pas repéré des terroristes saoudiens connus débarquant aux USA et qui ont mis des mois pour préparer leur coup, le scandale serait terrible.
      Rappelez vous de 1995 et Oklahoma City (voir Wikipedia) :
      “Ce fut l’acte terroriste le plus destructeur sur le sol américain jusqu’aux attentats du 11 septembre 2001, avec la mort de 168 personnes et plus de 680 blessés. L’explosion a détruit ou endommagé 324 bâtiments dans un rayon de seize pâtés de maisons, détruit ou brûlé 86 voitures et soufflé les vitres de 258 bâtiments à proximité.”
      Et cela par deux américains avec une simple camionnette !!

      • 2 Juillet 2016 à 0h21

        scarlet dit

        Cardinal: Pensez à qui sont les ultras aux US, des groupes persuadés que le Gouvernement Fédéral personnifie le Mal absolu, des rednecks, des racistes convaincus de la suprématie de la race blanche. Et d’ailleurs Oklahoma, c’est exactement cela: ils s’en sont pris à un bâtiment du FBI, à un symbole du gouvernement fédéral. La méfiance à l’égard du gouvernement fédéral est assez courante aux US et c’est d’ailleurs un thème récurrent dans le cinéma américain. Songez au nombre de films ou l’enquête du brave Sherif local est perturbée par les méchants fédéraux! Parfois on a le sentiment que, chez certains, le gouvernement Fédéral a pris la place des anglais dans leur inconscient.

        1: que ces gens s’allient avec des arabes musulmans, déjà c’est peu crédible. Ils sont vraiment racistes et souvent très chrétiens.
        2: ces groupes sont dans le viseur du FBI et si l’un d’entre ces groupes (étroitement surveillé) avait eu des contacts avec des islamistes, cela aurait vraiment éveillé l’attention du gouvernement;
        3: Les cibles du 11 Septembre ne collent pas avec ces groupes: le World Trade Center et tous ces gens qui y travaillaient, les passagers des avions, le Pentagone, peut être et encore pas sure.Ces cibles ne correspondent pas du tout à l’objet de leur haine. Ce ne sont pas des symboles de L’Etat Fédéral. Ils ne haïssent pas les américains, ni même vraiment l’armée. Ils haïssent l’Etat Fédéral.

    • 30 Juin 2016 à 9h32

      Clash75 dit

      Rien de neuf sous l’orage,non? Sans tomber dans la théorie complotiste,Arabie Quatar,Turquie.double jeu:du John le carré à tous les étages et les américains le découvriraient alors qu’ils savaient et ont toujours couvert. Amérique du Sud pendant des lustres,Irak,printemps arabes,Syrie où ils emboîtent le pas de Poutine,le seul à faire de alla malgre ses excès domestiques. Pétrole et manque d’idées les amis. Du mauvais John le carre en fait car personnages insignifiants,dangereux.

    • 30 Juin 2016 à 0h18

      Gen65 dit

      Les journalistes français ont des problèmes avec les chiffres, les millions, milliards et l’économie en général…

    • 29 Juin 2016 à 23h48

      Pepe de la Luna dit

      Cela fait des mois que tout le monde le sait : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/04/du-doux-metier-de-maitre-chanteur.html
      Il était temps de vous réveiller…

    • 29 Juin 2016 à 23h04

      bu2bu dit

      Parfaite analyse de Cardinal.
      Surtout quand on connaît la complexité, et la flexibilité du partage du pouvoir en AS.

      Dire ” l”Arabie a soutenu les terroristes” n’a aucun sens Les Bin Laden sont tout aussi bien de fermes soutiens des Al Saoud, que leurs pires ennemis : Tout dépend de qui on parle, dans les deux familles.
      Il n’y a pas de centralité du pouvoir au sens occidental: Fluctuant, cloisonné, évolutif, opaque…tant qu’on veut, et même contradictoire: Une famille, un groupe d’intérêt, royal, ou princier, ou autre, peut soutenir des clans ou des groupes totalement opposés. Au gré des circonstances.

    • 29 Juin 2016 à 20h49

      Bibi dit

      Heureusement, 0bama s’est aligné sur l’axe chiite. Et le Monde est en Paix.

      • 29 Juin 2016 à 20h59

        i-diogene dit

        Boh, ça ne rattrapera jamais les massacres engendrés par Bush..!

        • 29 Juin 2016 à 21h32

          Bibi dit

          Allez raconter vos balivernes au demi-million de syriens assassinés par votre idole l’ophtalmo-boucher de Damas. Minable collabo.

        • 30 Juin 2016 à 13h09

          salaison dit

          aahhhhhhh!la FAMILLE BUSH !!!! (père et fils)

      • 29 Juin 2016 à 22h12

        Patrick dit

        La Pax Obama ?

    • 29 Juin 2016 à 20h11

      Cardinal dit

      Que les pirates aient reçu de l’aide aux USA est évident, on voit mal comment un groupe de 19 hommes dont certains ne parlaient pas anglais pouvaient vivre et se déplacer dans le pays.
      D’un autre coté, avec une aide, il est facile de se déplacer aux USA sans le moindre problème et sans éveiller l’attention de quiconque ainsi que transférer de l’argent ou ouvrir des comptes.
      Le contrôle sur transfert de 10,000 US$ concerne les transferts internationaux, pas inter US states, sinon les autorités auraient de sérieuses difficultés à surveiller le tout.
      Cet article nous dit :
      1. Ils ne parlent pas un mot d’anglais et n’ont absolument aucune expérience ni connaissance de la vie occidentale, qui plus est aux Etats-Unis.
      2. Bayoumi a missionné Mohdhar Abdullah, un étudiant yéménite, afin de fournir toute l’assistance nécessaire à al-Hazmi et al-Mihdhar : traduction, ouverture de comptes bancaires, contact avec les écoles de pilotage…
      Ils ne parlent pas anglais mais prennent des cours de pilotage ?
      Que des saoudiens aient aidé rien de nouveau, Ben Laden était un très riche saoudien, que certains aient été diplomates rien de surprenant, de là à accuser le gouvernement saoudien d’être concerné par l’attaque du 11/9 est un peu excessif.
      Quel aurait été son intérêt? Il y a des attentats d’al Qaida chez eux. On sait qu’aujourd’hui Daesh reçoit de l’aide de Saoudiens.
      La traîtrise n’est pas une exclusivité saoudienne.
      Le plus probable est qu’un des très nombreux et très riches princes de la famille royale, où les rivalités ne font pas défaut, y ait participé ce qui évidemment serait un tantinet embarrassant pour le Roi et sa relation avec les USA.
      Il ne faut pas oublier que l’attentat le plus meurtrier aux USA avant le 9/11 était celui d’Oklahoma City en 1995 dont seuls des citoyens anglophones américains étaient les auteurs. On peut donc aussi supposer qu’un ou plusieurs fanatiques locaux du même calibre aient aidés les saoudiens dans l’organisation du massacre de 2001.

      • 29 Juin 2016 à 21h45

        Aristote dit

        Tout à fait d’accord. Le problème n’est pas de savoir si des Saoudiens ont aidé, mais quels Saoudiens, avec quels liens avec le Roi. Et on peut comprendre que le gouvernement US ne veuille pas embarrasser ses alliés au sein de la famille royale en étalant au grand jour les âpres rivalités en son sein.

      • 29 Juin 2016 à 23h52

        scarlet dit

        Cardinal: Certains d’entre eux, dont Atta, parlaient anglais et avaient une bonne connaissance de la vie occidentale pour avoir fait des études en Allemagne.

        Quant à supposer que des ultras américains aient aidé les salopards du 11 Septembre, certainement pas. Si cela avait été le cas, on le saurait car le gouvernement n’aurait eu aucune raison de le cacher. Bien au contraire, ils leur seraient tombés grave dessus, à grand renfort de publicité!

    • 29 Juin 2016 à 19h05

      walkyrie dit

      Cette hypothèse n’est pas nouvelle.